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lundi 30 juin 2014

Usbek : le retour !

 

Il y a quelques semaines que je veux faire une mise au point sur les différents blogs entre lesquels je suis désormais partagé (Blogspot.com, Mediapart et désormais, à nouveau, Nouvelobs.com) ce qui n'est pas des plus confortables, ni pour moi ni pour mes éventuels lecteurs qui ne sont pas nécessairement informés de la singularité de ces localisations diverses. Le mieux est toutefois, pour l’expliquer, de reprendre les choses par ordre chronologique.
Je suis entré en « bloguerie », en 2004 me semble-t-il, dans le blog des « internautes » duNouvel Observateur où j'ai écrit, dans la suite, près de 1500 billets. J'avais pris un pseudonyme car on le demandait dans la formule d'inscription. Sans y avoir trop réfléchi, j'avais choisi celui d’Usbek, en intitulant mon blog « Nouvelles persâneries », avec un accent circonflexe de modestie que notre graphie informatique  a refusé sans explication, en écartant par là même la note d'humilité que comportait cet accent circonflexe à l’égard de mon auguste prédécesseur en la matière et du caractère souvent peu sérieux de ce blog. Je dois dire que je n'avais fait le choix d'un pseudonyme que parce que je croyais qu’on me le demandait. En fait, je n'envisageais nullement de me dissimuler derrière ce pseudo. Il a toutefois maintenu le mystère de ma véritable identité suffisamment longtemps pour qu'un certain nombre d'hypothèses soient formulées sur ce point ; certaines d'entre elles étaient particulièrement  réjouissantes et je crois me souvenir en avoir fait un billet amusant qu’il me faudrait rechercher, non sans mal hélas, comme on le verra dans la suite.
J'ai séjourné dans le blog du Nouvel Obs de 2004 à 2010 ; je n'en suis parti que parce qu’on m’a, au fond, amené par la voie d’une forme discrète de censure à me soumettre ou à me démettre ;  j'ai alors choisi de me démettre, mais je n'ai compris que beaucoup plus tard la manipulation dont j’avais été l’objet.
En effet, début août 2009, j'avais écrit un blog sur un auguste personnage de la Sarkozie, Monsieur René Ricol, qui occupa successivement des fonctions un peu curieuses pour un homme de sa formation (expert comptable) . Je ne le connaissais en rien et ses activités n'étaient en rien le sujet de mon blog. Sous le titre « Les errements de René Ricol », j’y soulignais, simplement et avant tout, que Monsieur Ricol avait une affection débordante et inopportune pour le mot « errement » ; ce terme lui paraissait à la fois distingué et précis (à la différence du prosaïque « erreur » dont use le bon peuple), quoiqu'il en ignorât le sens exact comme beaucoup d'autres personnes qui usent de la même impropriété.
Se jugeant diffamé par cette remarque et la mention de quelques détails de sa vie et de sa carrière repris dans des textes à son propos qu’il avait lui-même rédigés (style Who’s Who) ou dont il avait approuvé les termes (publications hagiographiques), il m’a intenté un procès en diffamation en tant que porteur d’un mandat public qu’il avait d’ailleurs dû abandonner en raison des risques évidents de conflits d’intérêts.
Dans des conditions dont je vous épargnerai ici le détail, mais qui sont une longue succession d'abus d'autorité et de manœuvres illégales, R. Ricol m'a donc traîné en justice pour diffamation (aux frais de l'État sans doute car il n'était pas homme à se priver de cet avantage), ce qui m'a conduit à être poursuivi d’abord (de façon tout à fait légale sans doute mais rocambolesque) par la « Brigade financière de la Préfecture de Paris » afin de retrouver ma trace et se procurer mon numéro de téléphone (en liste rouge) et mon adresse, tous détails que naturellement l'administration du Nouvel Observateurconnaissait parfaitement.
Bref, je passe sur le monceau d’illégalités qui ont caractérisé cette procédure durant ces deux  années ; toujours est-il que, sans avoir jamais été entendu par un juge d'instruction (autre abus évident) et sans même savoir au juste ce qu’on me reprochait, car le ridicule de la procédure a conduit la partie adverse à changer en douce les dates et les motifs de la plainte (qui au départ concernait l’ensemble de mon texte), j'ai été mis en examen et traduit devant le tribunal correctionnel à une date que j'ai toujours ignorée d'ailleurs, car on n'a pas jugé bon de me la faire connaître exactement. J’ai tenté, en vain, de m’expliquer sur le caractère humoristique de mon blog (clairement et toujours affirmé) comme sur son contenu réel par des lettres successives à une juge d'instruction parisienne que je n’ai jamais rencontrée et qui ne m'a jamais fait l'honneur de répondre à mes multiples courriers.
Dans de telles circonstances, j’ai naturellement refusé de prendre un avocat ! Toujours est-il que fort heureusement pour moi, l'élection présidentielle ayant conduit Monsieur Ricol à se démettre en toute hâte de ses fonctions avant d'en être viré ; le vent ayant cessé de souffler dans le sens de l'abus d'autorité et de l'illégalité aux mains d’une justice aux ordres, mon affaire a été enfin jugée et, sans même que j’ai pris un avocat, Monsieur René Ricol a été débouté de sa plainte d'une façon et dans des termes que je juge personnellement assez sévères mais parfaitement fondés et justes.
Mais c'est seulement dans cette période, entre 2010 et 2012, que je me suis rendu compte qu'en fait ce qui avait conduit à mon éviction provoquée du blog du Nouvel Observateurest le fait que dans la procédure entamée par R. Ricol et dans la structure éditoriale d’alors,  la responsabilité de Monsieur Denis Olivennes s’était trouvée engagée car il y était « témoin assisté » ! Le directeur du NO, dont les liens avec les Sarkozy sont bien connus,  avait donc dû faire savoir à l’Anastasie de l’époque affectée à ce genre de tâches qu'il serait bon de manoeuvrer pour me pousser discrètement vers la sortie.
Ayant quitté le NO, j'ai alors recherché l’hospitalité d'un premier hébergeur (dont je me suis aperçu ensuite qu'il était plus ou moins aux mains de TF1) ; l'ayant quitté peu après, je me suis mis chez Google sous la protection du Premier Amendement et pour finir tout en restant chez « Blospot.com », j'ai cherché refuge, d'une façon un peu inattendue dans le blog de Mediapart auquel j’étais abonné et qui m’a fait bon accueil en dépit de quelques échanges un peu vifs avec Edwy Plenel au début de 2010 si je me souviens bien. Je n'étais évidemment pas, au point de vue idéologique, dans la ligne archéo-trotskiste de Mediapart, mais je m'en suis accommodé. E. Plenel quant à lui n'a sans doute jamais eu connaissance du blog que j'avais fait à son sujet (partiel) dans le Nouvel Obs. Ce billet est l'un de ceux dont la rédaction m'a le plus amusé. Je l'ai fait, en effet, au moment de l'affaire du livre de Pierre Péan sur le Monde  je m'étais beaucoup diverti alors à décrire et étudier ce si singulier (et pourtant durable) ménage à trois journalistique, « la Trinité du Monde », où sous la haute direction de Jean-Marie Colombani voisinaient, de la façon la plus inattendue quoique la proximité ait duré longtemps, Alain Minc… et Edwy Plenel !
Me sentant me sentant de plus en plus étranger, dans  Mediapart quoique j’y ai eu des échanges intéressants avec certains commentateurs, j'ai décidé, tout en gardant mon abonnement, de quitter le blog, pour regagner mon hébergeur d'origine c'est-à-dire leNouvel Observateur.
J’abandonnerai donc de ce fait ma pratique actuelle, inutilement compliquée, de mettre mes blogs sur trois hébergeurs différents (Mediapart, Blogspot.com et Nouvelobs.com). Désormais et comme disaient nos crieurs publics d’antan (Roulement de tambour… « Avis à la population ! Qu’on se le dise… ») : tout en gardant mon ancien pseudo (Usbek) et mon titre « Nouvelles persaneries », je ne publierai plus (peut être jusqu’à ce que j’en sois à nouveau viré) mes blogs que dans le « Blog des internautes » du Nouvel Observateur (adresse électronique : nouvelobs.com.blogs). « Avis à la population ! Qu’on se le dise… »). Fermez le ban ! 
Comme je l’ai écrit à quelques uns, j’avais la nostalgie des échanges courtois avec nombre d’internautes du NO dont quelques uns m’ont d'ailleurs adressé, à mon retour, des messages de sympathie auxquels j'ai été particulièrement sensible. Ce qui m'a retardé dans cette  démarche de retour a été toutefois la nécessité, apparemment inéluctable d’ouvrir un nouveau blog et donc de perdre, en dépit de mes efforts pour pallier cet inconvénient, toute la mémoire et l'archivage des très nombreux  textes que j'avais mis dans ce blog entre 2004 et 2010 ; mon désordre naturel m'a empêché de les conserver tous ainsi que les commentaires souvent intéressants qu’ils avaient suscités et plus encore avec le classement et l'archivage rigoureux et bien commode qu’avait apporté à cet ensemble l’équipe technique du Nouvel Observateur.
Même si j'ai été un peu surpris, à mon retour, de l'alacrité voire de la violence de certains échanges entre des internautes du Nouvel Observateur, je m’y résignerai et j'essayerai, aussi et surtout, de m'habituer aux nouvelles formules de cet hébergeur, car je dois dire que je suis parfois quelque peu déconcerté.

Merci encore à celles et à ceux qui m'ont adressé des messages mais aussi à tous les autres, car je suis bien moi-même bien loin d'avoir songé à les remercier tous et toutes. 

samedi 3 mai 2014

Ailleurs l'herbe est toujours plus verte ! Du Nouvel Observateur à Edouard Martin.


Si je savais comment retourner dans le blog du Nouvel Observateur sans que soit perdu définitivement les 1500 billets que j'avais en mémoire dans mon ancien blog « Nouvelles persaneries » publiés sous le pseudonyme d’Usbek, j’y  retournerais tout de suite. J’en ai été discrètement viré en 2010 pour un article paru le 8 août 2009. J’y faisais grief à un baron de la Sarkozie, René Ricol, « médiateur du crédit », pour un usage aussi excessif qu’impropre du mot « errement » ; il jugeait ce terme plus distingué que le si commun « erreur », mais il en ignorait clairement le véritable sens. Il avait donc alors, à mon insu, déposé une plainte en « diffamation à l’égard d’un porteur d’un mandat public » ; je n’avais évidemment pas été informé et il avait lancé sur ma piste (alors que mon identité et mon adresse courriel étaient parfaitement connues bien entendu, du Nouvel Observateur) la brigade financière de Paris dans un très clair abus d’autorité ; ce n’en était que le premier acte puisque j’ai été ensuite mis en examen puis jugé sans avoir jamais été entendu par la justice de notre si belle démocratie.

Naturellement, le directeur du NO, Denis Olivennes, était aussi concerné par l’affaire, ce qui rendait sans doute les choses délicates vu les relations, aussi étroites qu’inattendues, de ce dernier avec Madame Sarkozy ! On s’est donc alors employé au NO à me censurer plus ou moins, pour me conduire à « me soumettre ou à me démettre » ; j’ai évidemment choisi le second terme de l’alternative ! La justice avance à pas compté, ce qui a eu l’avantage de permettre un changement de régime et conduit, quatre ans plus tard, à débouter, d’ailleurs en terme sévères à mes yeux, la plainte en diffamation de R. Ricol qui se rêvait en ministre de Sarkozy ; il était redevenu un simple expert-comptable chez lequel on peut sans doute pardonner plus facilement d’ignorer le sens du mot « errement ».

Hélas, il semble que le fonctionnement du « blog des internautes » du NO  ait changé et si l'on veut bien sans doute m'y accepter, ce serait pour un nouveau blog ; ce changement me ferait perdre toute la « mémoire » du précédent que j’avais tenu pendant quatre ans et où j'avais des contacts et des échanges bien plus intéressants que ceux que j’ai à Mediapart où, si l'on ne fait pas parti de la « secte » et si l'on traite pas de façon étroite de la politique la plus immédiate, on n’a à peu près aucun échange avec qui que ce soit.

Je n'en veux pour preuve que le débat qui a été ouvert autour des propos de Monsieur Edouard Martin, l'ancien (très, très ancien…) syndicaliste, désormais inattendu candidat aux Européennes et même leader de la liste du PS honni pour l’Est la France (C. Trautmann ayant été, elle, proprement virée de la course aux prébendes réservée aux has-beens du PS !). C'est la preuve que n’intéressent, dans le Club ou Mediapart, que les aspects les plus médiocres et les plus sordides de la vie politique française, puisque les propos effarants d’effronterie tenus par cet individu, qui ne méritent que le mépris, ont attiré à ce jour près de 500 commentaires (488 très exactement au moment où j’ai consulté MDP) pour un texte au titre clairement antiphrastique « Je ne suis pas un produit marketing ! »

Sauf votre respect, Monsieur Martin ne nous prenez pas pour des cons avec tant d’impudence ! Vous n'êtes rien d'autre qu'un produit marketing, assez mauvais et dépourvu de crédibilité d’ailleurs, dont le seul mérite est d’afficher clairement son prix. L'opération « député européen »va vous permettre de multiplier votre salaire, que vous avez perdu ou être en voie de perdre, par dix. Comme la plupart des électeurs ignorent sans doute les règles de ce scrutin, ils ne sauront sans doute même pas qu’ils peuvent vous éliminer de la liste et vous punir ainsi de vous être vendu si ignomineusement à un parti pour lequel vous n’aviez pas eu de mots assez durs !

Le parti socialiste, sans bourse délier, espère trouver là une publicité dont il est bien éloigné en ce moment et glaner des voix à gauche ! Monsieur Martin a en effet occupé les écrans pendant des mois (plutôt bel homme dans le genre baraqué, viril et le langage à peine populacier propre à séduire l’électorat féminin plus que la parité), s'étant opposé à Sarko comme à Hollande et à leurs rodomontades à propos de Florange. L'amour soudain que lui porte Solférino n'a rien d'étonnant, puisque les retournements de vestes et les palinodies y sont l'exercice quotidien de tous les éléphants,  nous comme en avons encore récemment vu des exemples multiples !

Quant à Edouard Martin, en affirmant sans rire à la télévision (il était encore récemment au Grand Journal de Canal+) ne pas être « un produit marketing », il a démontré qu'il était tout à fait apte à exercer les fonctions politiques juteuses qu’il vise.

Certains commentaires ineptes, parus dans MDP, jugent remarquable de voir un ouvrier devenir député européen ! Le problème n'est assurément pas là ; on ne pourrait que se féliciter de cette soudaine promotion si elle s'était opérée dans des circonstances différentes ! Je ne sais quel commentateur suggère que le sort de Monsieur Martin aurait dû être de devenir, non pas député européen, mais Secrétaire général de la CFDT. Je ne sais pas si ce commentateur est innocent ou perfide ! La comparaison est toutefois clairement opportune, parce que, si l'on en juge par les précédentes carrières et les retraites dorées sur tranche de Madame Nicole Notat puis de Monsieur François Chérèque ensuite, Edouard Martin a effectivement tous les caractères qui ont permis, au terme de leurs mandats syndicaux, des promotions aussi rapides voir brillantes aux deux précédents Secrétaires généraux de la CFDT.

Je vais aller prendre mon café du matin et j'ai donc pas envie de prolonger outre mesure ce billet, car je pense qu’on l'aura compris, Edouard Martin et toutes ces affaires me donnent envie de vomir !