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jeudi 24 janvier 2013

"De Katyn (1940) à Katyn (2010)" (suite)

Initialement blog du 15avril 2010

Je ne veux pas revenir sur la censure dont j’ai été l’objet et dont je suis, en partie responsable [J'y reviendrai dans la suite seulement car les deux affaires sont sans rapport, ce que je n'ai pas compris à l'époque], Le titre de mon post était ironique bien entendu ; j’avais prévu, au départ, d’y ajouter, « comme dirait Jean-Marie Bigard », mais c’était, là aussi, trop long ; ainsi raccourci, l’intitulé est devenu incompréhensible et, par là même, suspect, car, en outre, mon texte étant, comme souvent, trop long, je l’ai tronçonné, ce qui a aggravé le malentendu. Cela dit, si le NO ne souhaite pas ma présence, le mieux serait de me le dire, car je ne sais même pas où est mon texte du 14 avril [Le texte précédent sur Katyn, miraculeusement réapparu dans la suite] que certains, plus malins que moi, ont trouvé ce qui n’a pas été mon cas.

Sur cette affaire, mais surtout sur la Pologne elle-même, Marc a adressé trois commentaires ce 13 avril, mais à la suite de mon post de la veille; je prends donc la liberté de les publier sans son accord explicite car je sais qu’il ne m’en voudra pas de le faire ; ils me semblent du plus haut intérêt sur tous les plans et ils n’ont pu être lus puisque mon texte avait été supprimé. Les voici donc dans l’ordre de leur envoi, mes remarques éventuelles étant, selon l'usage, entre crochets et en italiques.

Commentaire n° 1 de Marc [sur un autre texte que je donnerai plus yard et que j'avais tenté de publier auparavant, le 11 ou 12 avril 2010]

« Cela devient ridicule et insupportable [il s’agit de mon article du 11 avril 2010 intitulé  « La vie des dames galantes », jugé « sexiste » par la censure du NO, en dépit ou à cause de la référence littéraire ]. Entendre taxer votre article de sexiste m'en ferait tomber de ma chaise si mon chat ne s'y accrochait !!!

J'ai écrit il y a quelque temps, lors de la mise en place du Nonobs new-look et des nouvelles règles de modération que je m'étais permis d'apprécier, que mon thermomètre d'observance de ces règles PAR le Nouvel Obs étaient les blogs de Hakim-Aissa et Eva R-sistons.

Force m'est de constater que ces blogs prospèrent gentiment, que le racisme border line et le complotisme y font florès et que le pousse au crime s'y porte très bien. Oh, on n'attaque jamais directement LES juifs et on se contente de vouer aux gémonies LES sionistes comploteurs et Maîtres du Monde, le tout sans bavures ni accès de modération outranciers.

J'ignore si la raison d'état s'impose lorsque l'on parle des aventures réelles ou supposées des Premières Dames de France ou lorsque l'on glose sur l'imbécillité des pilotes polonais préférant démontrer qu'ils en ont une belle paire plutôt que de perdre la face devant l'ennemi héréditaire et d’atterrir en toute sécurité.

Mes parents étaient polonais et je crois un peu connaître le sujet d'un pays passant d'une dictature catholico-féodale (Pilzudsky) à une dictature soviétique, après éradication de ses élites pour une meilleure prise en main, à un passage brutal sans préparation à l'économie libérale la plus délirante.

Ce qui est effarant dans l'accident du TU-154 décapiteur de la tête du pays, c'est qu'il est dû au fait qu'un premier hommage avait été rendu par le Premier Ministre polonais avec son homologue russe et que Kaczinsky refusait de le rencontrer, d'où la seconde commémoration ...[Ce point , capital, n’est guère souligné dans la presse française !].

Moralité, "plus buté qu'un polonais..."

Commentaire n° 2 de Marc

« Histoire de fiabiliser mon propos, ci-joint un extrait de la (longue) diatribe d'Eva R-sistons portant justement sur l'accident du TU-154 :

« Pologne foncièrement anti-communiste, caricaturalement anti-communiste et donc prête à se mettre sous protection américaine, même si la sujétion est totale. Et les Américains aiment les Etats soumis... Les Polonais se croient libres, mais ils ne le sont pas. C'est un autre débat. Toujours est-il qu'à travers les excuses de la Russie, à travers cette "réconciliation", Polonais et Russes étaient en train de faire des pas les uns vers les autres, pouvant en laisser présager d'autres, ce qui ne pouvait que mécontenter Washington voulant régner en maître. Alors, pour autant y-a-t-il eu complot ? De toutes façons, pas de la part des Russes, évidemment, puisque cela se serait retourné contre eux. Mais de la part des Anglo-Saxons (et éventuellement de leurs alliés israéliens) ?

Les apparences, les circonstances de l'accident laissent supposer qu'il s'agit d'un malheureux incident, lié au brouillard et au refus polonais de suivre les indications des aiguilleurs du ciel russes.

L'avenir nous dira s'il s'agit d'un malheureux concours de circonstances, ou d'autre chose - lié au contexte de guerre froide renaissant, prenant racine sur la puissance retrouvée de la Russie, et le désir américain de la contrer, ou d'un plan machiavélique du Nouvel Ordre Mondial, lié, lui, à la personnalité du Président Polonais - prenant ses distances avec les vaccinations imposées, et aussi très eurosceptique - ou pire encore, à la multiplication d'incidents et de troubles en vue d'une guerre mondiale.

Sans doute y verrons-nous plus clair bientôt... Et pour le moment, il semble prématuré de se livrer à des conclusions hâtives ! » Eva R-sistons

Tout le reste est de mêmes eaux, compilant complots américano-israéliens, Nouveau Pouvoir Mondial et pandémie H1N1 provoqué artificiellement, devinez pas qui.

ET CELA PARAIT DANS LES COLONNES DU NOUVEL OBS, sans censure ni actions ni messages quelconques !!!!!

Il est vrai que l'on est très, très loin du sexisme ...

Commentaire n° 3 de Marc

« Il faut bien connaitre l'histoire délirante de la Pologne pour comprendre ce qui s'y passe. Lorsque l'on part du 12ème siècle, la Pologne a été marquée par les invasions à répétitions des Suédois, des Russes, des Allemands et la Pologne était tellement divisée, l'aristocratie polonaise étant farouchement attachée à ses droits, qu'ils ont longtemps été incapables de se doter d'un roi polonais, ce qui nous a valu d'hériter de la superbe place Stanislas à Nancy ....

La Pologne a deux caractéristiques, la première étant d'être un des pays les plus croyants et pratiquants au monde et la seconde d'avoir toujours été dominée et contrôlée par une élite. Les Russes ne s'y étaient pas trompés et Katyn en fut la résultante "logique" ...

D'abord l'aristocratie pendant quelques siècles appuyée par une couche d'intellectuels majoritairement conservateurs, puis la nomenklatura communiste et toujours ses intellectuels, et pour finir ce qui est issu de Solidarnosc et qui a complètement mis de côté ses aspirations de liberté.

Du coup, les frères Kaczinsky en sont le dernier avatar, représentant le "recours" des masses contre la confiscation du pouvoir par les élites, après avoir tenté un revival des communistes recyclés, avatar jouant à fond sur le conservatisme le plus rigoureux, la religion présente à tous les étages et la préservation à tout prix des intérêts polonais, sans oublier le lien fort avec l'énorme et puissante diaspora polono-américaine. Le jour où la Pologne sera européenne, ça se saura ......

En paraphrasant Voltaire "Comment peut-on être Polonais ?", je vous souhaite une bonne soirée. »".

N’ai-je pas bien fait de publier ces trois textes, si remarquables d’information et de pertinence, et dont la censure a empêché la plupart d’entre vous de prendre connaissance ?

mercredi 23 janvier 2013

"De Katyn (1940) à Katyn (2010)"


Chose promise chose due. Voici mon blog du 14 avril 2010 qui avait ce même titre et qui, comme vous le verrez dans la suite, m'a conduit, par le retour trois ans en arrière auquel j'ai été contraint, à comprendre enfin la censure dont j'ai fait l'objet de la part de Nouvelobs.com et surtout les vraies raisons de mon éviction de cet "hébergeur" où mon blog était souvent parmi les plus lus. Mais pour aujourd'hui restons-en à Katyn.

"Une fois de plus la consternante ignorance et l’incurable paresse de la plupart de nos journalistes conduit notre presse à présenter l’accident du Tupolev qui s’est écrasé non loin de Smolensk, comme un banal accident d’aéronef qui fera sans doute couler moins d’encre et de salive que le crash du Rio-Paris alimenté, des mois durant, par la controverse technique sur les sondes Pitot.

A peine a-t-on mentionné, les premiers jours, le nom même de Katyn ; je ne l’ai entendu, plus tard, que très rarement et brièvement évoqué, sans commentaire particulier ; on le citait comme on aurait mentionné Petaouchnok ou Volosibirsk ! J’ai cru, une fois de plus tomber de ma chaise, où je vais désormais m’arrimer soigneusement chaque fois que j’écouterai la radio ou regarderai la télé.

Un peu d’histoire, la plus sommaire et la plus brève possible, pour les lecteurs français surtout.

Non seulement Katyn, et plus précisément sa forêt, est l’un des lieux les plus célèbres de la Deuxième Guerre mondiale (je suis trop peu optimiste pour dire, comme tout le monde, la « Seconde », ce qui impliquerait qu’il n’y en aura jamais une troisième ; on se souvient que la première, celle de 14-18 devait déjà être « la der des ders »), mais s’est déroulé, dans cette forêt, l’un des plus effroyables massacres de l’histoire du monde qui fut aussi une machination diabolique dont seul l’infâme Beria pouvait avoir l’idée. Il en est résulté un débat politico-historique sur cette affaire qui a duré un demi-siècle et qui n’a cessé que lorsque les vrais auteurs de cet épouvantable crime contre l’humanité sont enfin passés aux aveux et qu’ont été enfin mises au jour les preuves irréfutables de leur culpabilité.

A la belle époque du Pacte germano-soviétique que signent Hitler et Staline le 24 août 1939, le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre, le Reich envahit la Pologne. Mi-septembre, l’URSS l’attaque à son tour. Sans trop de mal on s’en doute : 250 000 soldats polonais et 10 000 de leurs officiers sont alors faits prisonniers par les Soviétiques. Plus de 150.000 simples soldats, dont on ne sait que faire, sont relâchés, les autres captifs étant confiés au NKVD qui en livre une bonne partie aux Allemands. Fin 1939, le NKVD détient encore 40 000 prisonniers de guerre, dont à peu près 8500 officiers et sous-officiers.

Fin février 1940, plus de 15.000 Polonais sont toujours prisonniers, des policiers mais surtout des officiers dont de nombreux intellectuels et étudiants qu’on s’efforce, en vain on le devine, de gagner à la cause soviétique. On les juge, de ce fait « nationalistes et contre-révolutionnaires » et, le 5 mars 1940, sur proposition de Beria à Staline, le Politburo signe l’ordre de leur exécution (cette pièce est désormais disponible !).

Le machiavélisme des bourreaux soviétiques va être poussé à l’extrême dans l’exécution de ce crime. Les méthodes d’exécution sont classiques et elles ont été déjà très souvent utilisées par les sbires de Staline. Les victimes sont transportées par trains entiers sur le lieu désert choisi où ont été creusées de vastes fosses communes. Chaque condamné est placé sur le bord de la fosse et on lui tire une balle dans la nuque. Les exécutions, et c’est là que réside la ruse, sont opérées avec des pistolets et des balles de fabrication allemande. 20.000 Polonais sont ainsi exécutés au titre de la décision du Politburo du 5 mars 1940
Paradoxalement ce sont les Allemands qui vont, les premiers, découvrir les traces de ces massacres de Katyn, dont on a tout fait pour qu’ils soient eux-mêmes soupçonnés de les avoir commis ! En effet, en juin 1941, Hitler envahit l’URSS et peu après, dès août 1941, les troupes allemandes trouvent dans la forêt de Katyn les premiers charniers qui contenaient les restes de plusieurs centaines d'officiers polonais. La presse nazie exploite bien entendu largement cette macabre découverte dont l’immensité n’apparaît toutefois que peu à peu, le nombre des cadavres découverts atteignant 5000 au milieu de l’année 1943.
Les médias allemands, dont surtout Radio-Berlin, répandent la nouvelle, attribuant naturellement, et non sans raison, ces massacres aux Soviétiques, tandis que ces derniers, conformément à leur machiavélique plan de départ, dénoncent comme allemandes ces atrocités ! Pour faire d’une pierre deux coups, la propagande allemande, affirme même que ces braves Polonais ont été exécutés par des Juifs russes, ce qui , vers le milieu de l’année 1943, est jugé propre à encourager la résistance allemande dont on ne peut plus guère dissimuler les échecs militaires sur le front de l’Est. Il faut massacrer les Juifs si l’on ne veut pas être massacrés par eux, répète, à l’envi, la radio allemande !
Toute cette affaire ne fait alors que commencer et elle constitue un vrai roman autrement riche, complexe et important que Da Vinci Code ou Millenium !

Avant même la fin de la guerre, le général Sikorski, qui dirige le gouvernement polonais en exil à Londres et qui sait sans doute par des informations venues de Pologne même, à quoi s’en tenir, met en accusation l’URSS. Le politique prend de plus en plus le pas sur les faits eux-mêmes. Les Alliés veulent en effet ménager les Soviétiques et ils s’accommodent tout à fait de la mise en cause des Nazis.

Aucun de nos journalistes français, toujours aussi informés et savants, ne semble avoir remarqué que c’est la deuxième fois qu’un gouvernement polonais en exercice trouve la mort dans un accident d’avion. En effet, le 4 juillet 1943, Sikorski, sa fille et d'autres membres du gouvernement polonais sont tués dans le crash de leur avion, qui vient de décoller de Gibraltar. Le pilote, un Tchèque, miraculeusement indemne et tout aussi miraculeusement aussitôt disparu, dira qu'il a inexplicablement perdu le contrôle de l'avion, un Liberator B-24. Les circonstances de la mort de Sikorski furent donc très loin d'être éclaircies, les archives de l'enquête britannique devant rester secrètes jusqu'à 2050 !

L’affaire vient de revenir dans l’actualité avec les révélations de François Delpla, le 24 août 2008. Selon Delpla, Staline aurait confié que c’est Churchill, qui, en dépit de ses bonnes relations avec Sikorski, l’avait fait tuer. La chose pourrait se justifier par les intérêts conjoints des Alliés et de l’URSS que Sikorski mettait alors en accusation dans les massacres de Katyn et par la volonté de l’URSS d’installer au plus vite un gouvernement fantoche en Pologne, manœuvre que Sikorski rendait impossible.

Cette hypothèse se fonde, pour partie, sur le fait que le fameux Kim Philby se trouvait alors à Gibraltar. On se souvient que cet agent, opérant au plus haut niveau du MI6 des services secrets britanniques, était, depuis 1934, un agent soviétique. En 1963, il passera en URSS et y vivra 25 ans entouré d’honneurs avant d’être enterré à Moscou dans le carré d’honneur des généraux du KGB.

Mais voici qu’entrent en scène, de façon inattendue, dans le mystère de la mort de Sikorski, la principale victime du crash de Katyn, ce que F. Despla, qui écrit ce texte en 2008, ne pouvait évidemment imaginer :

« Plus récemment, le Daily Telegraph s’est fendu (le 1er juillet 2008) d’un article de son correspondant berlinois Harrry de Quetteville. Il se contente de résumer les divers bruits, après avoir donné les dernières nouvelles : l’inénarrable président Kaczinsky et son nouveau premier ministre, Donald Tusk, se sont mis d’accord pour demander l’exhumation du corps de Sikorski, rendu à la Pologne par la Grande-Bretagne peu après la chute du régime communiste. Il s’agit notamment d’examiner la large blessure à la tête qui fut déclarée (avec quelque crédibilité) cause du décès et elle-même causée par le crash, et de voir si par hasard une balle n’aurait pu faire le travail juste avant ! »

De commissions d’enquête (dont les concluions demeurent parfois secrètes) en livre blanc par lequel les Allemands tentent de se disculper, l’affaire de Katyn s’éternise ; les Alliés persistent à charger les Allemands pour épargner l’URSS, en se fondant, comme prévu sur l’identification des balles. L’un des procureurs soviétiques, qui répugne à souscrire aux hypothèses qu’on entend lui imposer, est assassiné (sans doute par le SMERSH), sa mort est maquillée en suicide et le corps de Nicolai Zoria ne sera jamais rendu à sa famille
Mieux encore, l’URSS tente de noyer le poisson en créant, en 1969, une confusion volontaire entre le massacre des 20.000 Polonais de Katyn et un autre drame survenu dans un village de Biélorussie quasi homonyme. En effet, en mars 1943, un peu comme à Oradour-sur-Glane, les nazis ont brûlé vifs, à Khathyn, 143 personnes. Pour entretenir la confusion, on y construira même un monument et, en 2005 encore, alors que la vérité sur la forêt de Katyn est depuis longtemps connue, le Figaro publiera un texte de Poutine sur les "villages martyrs".

En fait, il faudra attendre la fin de l’URSS, pour que Gorbatchev dans son désir d’assainir les relations avec la Pologne, reconnaisse enfin que c’est bien l’URSS qui a commis le massacre de Katyn et présente des excuses officielles au peuple polonais. Ce n’est toutefois qu’en 1992 qu’Eltsine ouvre au public certaines archives et remet à Lech Walesa, président de la République de Pologne, plusieurs documents émanant du comité central, dont l’ordre d’exécution des officiers polonais.
Cependant, tout n'est pas réglé puisqu’en mars 2005, en réponse à la demande de la Pologne lors du 65e anniversaire du massacre, la Russie refuse de remettre les autres documents sur le sujet, toujours classés secrets. Mieux encore, le procureur général militaire russe clôt la dizaine d’années d’instruction du dossier par un non-lieu. Le massacre n’est considéré que comme un simple « crime militaire ». Il ne constitue donc ni un génocide ni un crime contre l’humanité, ce qui permet de lui accorder le bénéfice de la prescription puisque 50 ans se sont écoulés depuis les faits.

Je reviendrai demain sur les commentaires de Marc qui sont des plus intéressants et éclairants".

lundi 21 janvier 2013

Usbek en Pologne

DZIEN DOBZY
DZIEKI ZNAJOMEJ POLCE MOGE PODZIEKOWAC LEKTOROM
POLSKIM ZA ZWIEDZANIE MOJEGO BLOGU
POZDROWIENIA !!!

Comment le fait, tout soudain et inexpliqué, d'avoir eu, dans la semaine qui vient de s'écouler et, en quelques jours, plus de 100 visites de lecteurs de Pologne, peut-il ne pas tourner la tête d'un pauvre blogueur persan comme moi. J'ai donc sollicité une de mes amies polonaises pour m'écrire, dans cette langue polonaise dont j'ignore tout, quelques mots de remerciement à mes honorables lecteurs et mes distinguées lectrices. J'espère qu'elle ne m'a pas fait une blague en y mettant, en guise de remerciements quelques propos peu amènes pour les premiers ou salaces pour les secondes !

Les statistiques permanentes de Google, fort bien tenues et des plus vigilantes, nous réservent des surprises et j'en ai eu une hier puisqu'en milieu de journée, j'avais eu 37 visites de Pologne contre 30 de France!

Le lectorat français voire francophone est sans problème bien entendu, mais on a affaire à trois phénomènes des plus étranges.

D'une part un lectorat aux États-Unis qui est constitué essentiellement de gens qui ne lisent sans doute pas les textes mais sont en quêye d'adresses de blogs et en profitent pour vous inonder de messages sous forme de commentaires, généralement commerciaux et mercantiles ou destinés à les attirer dans les blogs des auteurs de ces messages.

Un deuxième lectorat, plus étrange que le premier dont les mobiles sont parfaitement évidents quoi que ce bombardement soit insupportable, est constitué par des lecteurs souvent isolés mais qui sont situés dans d'étranges contrées, qui vont de la Namibie aux Iles  Cook et qui, dans la plupart des cas, sont des visites qui ne se reproduise plus dans la suite.

Un troisième lectorat est constitué par des arrivées massives et inattendues, sans rapport avec le sujet du texte. Ainsi, parfois plusieurs dizaines de lecteurs surgissent de pays lointains, l'Australie par exemple, ou proches, comme l'Allemagne, où j'ai habituellement quelques lecteurs qui sont, pour la plupart sans doute,des gens que je connais. Il peut soudain s'y trouver, sans qu'on distingue la moindre cause à ce mouvement, plusieurs dizaines de lecteurs qui disparaitront tout aussi vite.

En dehors de ces phénomènes qui sont à la fois sporadiques et relativement peu nombreux, le lectorat de ce blog est constitué, pour l'essentiel je pense, par des amis que j'ai dans différents pays exotiques comme le Canada, la Belgique, les aires créolophones et l'Afrique, La Russie est un cas à part car je pense que les lecteurs de mon blog qui y apparaissent sont en réalité des lecteurs d'Expat qui est assez aimable pour signaler mes articles, même si nous ne sommes sans doute pas toujours d'accord sur leur contenu.

À demain donc pour un blog plus conforme à mes habitudes. Et encore merci à toute la Pologne ... en français cette fois !

COMMENTAIRE

Anonyme a ajouté un nouveau commentaire sur votre message "Usbek en Pologne" :

Évidemment j'ai immédiatement confié le texte en polonais au traducteur de Google qui :
1/ propose quelques ajustements orthograqphiques :
"Essayez avec cette orthographe : DZIEN DOBRY DZIEKI ZNAJOMEJ POLCE MOGE PODZIEKOWAC LEKTOREM POLSKIM ZA ZWIEDZANIE MOJEGO BLOGU POZDROWIENIA !!!"
2/ traduit :
"DOBZY JOUR
MERCI étagères, je peux remercier un ami d'annonceurs
POLONAIS POUR VISITER MON BLOG
MEILLEURS VOEUX!"

Pour reprendre un calembour passé de mode les Polonais sont donc logés à la même enseigne que nous, chacun se demandant : Mon Dieu, dans quel état j'erre ?
COMMENTAIRE DU COMMENTAIRE

Je suis pleinement responsable des fautes de lecture ou plutôt de reccopiage !

DERNIERE MINUTE ; CE MATIN LA POLOGNE MENE DEVANT LA FRQNCE DE ONZE VISITES /