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mercredi 2 juillet 2014

Censure des blogs : les malices du hasard


Je ne dirai décidément jamais assez combien le hasard est malicieux !

Je m'étais réjoui bruyamment (mais sottement on va le voir !) de mon retour sur le blog du Nouvel Observateur et j'avais reçu avec plaisir les bienveillantes paroles d'accueil de nombre de mes anciens correspondants en ce lieu d'où je vais être contraint de m'exclure à nouveau moi-même, suite à une affaire tout à fait caractéristique l’ère Sarkozy qui s’y perpétue. Comme la tente d’Holopherne chez Giraudoux avait été exclue du péché originel, le blog du Nouvel Observateur l’est de la liberté de la presse, même après la fin du règne de D. Olivennes !

J'ai narré dans son détail, il y a juste deux jours, dans mon dernier billet publié, sous le titre désormais bien inexact : « Usbek : le retour ! », les circonstances de mon éviction du NO olivennien en raison d’un procès pour « diffamation » que m’avait intenté en 2010,  René Ricol, sévèrement débouté par une justice restaurée au bout de trois ans. En fait, il n'y a pas eu de vrai retour d’Usbek, aussitôt muselé, et il n'y en aura pas ; mon blog suivant, dont j’avais demandé la publication le 1er juillet 2014 et qui avait pour titre « Immigration et émigration », a été purement et simplement rejeté par la censure du NO. 

On m’a adressé, en cette circonstance, le message suivant, d’une hypocrite cordialité, que je reproduis exactement ci-dessous, y compris les fautes d'orthographe :
« Bonjour usbek Après lecture et analyse attentive [ tu parles ! ] de votre article du 01.07.14 11h38 par notre équipe de modération, celui-ci a dû être retiré de la publication en raison de sa non-conformité vis-à-vis de la charte díutilisation du NouvelObservateur. Nous tenons à vous assurer que nous faisons tout notre possible pour accepter le plus grand nombre de messages et que tous nos modérateurs sont tenus à une stricte obligation díimpartialité. La neutralité de leur analyse est díailleurs régulièrement vérifiée par un superviseur. Toutes les opinions sont acceptées dans la limite des règles définies dans la charte éditoriale et sous réserve de les exprimer de manière courtoise, argumentée, et sans agressivité. Le motif de retrait de votre participation est : Propos potentiellement [J’adore le « potentiellement » ! ] racistes Les propos racistes, xénophobes, ou de façon générale, étant de nature à inciter à la haine raciale ou à rejeter une personne en raison de ses origines, sont interdits par la charte du site. Il níest également pas permis de stigmatiser, díattaquer ou de faire des insinuations sur une personne ou une communauté, en raison de son appartenance ethnique, culturelle ou religieuse. Sont également considérés comme racistes les propos dégradants ou injurieux basés sur le sexe ou les orientations sexuelles díune personne (homophobie). Cordialement [le « cordialement » me plait aussi beaucoup !], Líéquipe de modération 

En réponse à Marc, un commentateur, qui avait pu voir ce même blog sur Mediapart où j’avais aussi mis ce même texte mais qui, faute d’être abonné, ne pouvait le commenter (une erreur de marketing que j’ai déjà signalée), j’ai envoyé un commentaire qui a été censuré en ces termes par le NO qui a précisé que ce bref commentaire était « insultant ». Jugez en :
« Bonjour usbek Après lecture et analyse attentive de votre article du 01.07.14 16h27 par notre équipe de modération, celui-ci a dû être retiré de la publication en raison de sa non-conformité vis-à-vis de la charte d’utilisation du Nouvel Observateur. [je coupe la suite, identique au texte pécédent, jusqu’au si délicieux « cordialement » ; il ne s’agit pas là d’un « article » mais d’un « commentaire », mais une feuille essentiellement publicitaire comme le NO ne va pas s’arrêter à de tels détails !). Cordialement, L’équipe de modération Ps : pour rappel, le texte de votre article était: --------------------------------------- "Une telle censure qui a conduit à faire censurer mon billet "immigration et émigration" dont je maintiens tous les termes qui ne sont en rien racistes, ne témoigne que l'inculture anthropologique et historique des censeurs du NO car je suis sûr que nombre de Musulmans cultivés ou même simplement instruits partagent, en gros, cette analyse. Le malheur de l'Islam est le pétrole tombé aux mains exclusives de roitelets stupides et ivres de leur pouvoir plus familiers de Partouche que d'Averroès ! "

Je soupçonne la si cordiale Anastasie du NO de ne pas avoir compris mon commentaire jugé « insultant », sans doute pour Monsieur Averroès, fidèle lecteur du Nouvel Observateur !

Si j'avais séjourné sans problème près de quatre ans dans l'ancien blog du Nouvel Observateur, je n’aurais guère passé qu’une quinzaine cette fois-ci ! Je dois dire d'ailleurs que je suis quelque peu étonné (mais je l'avais déjà été la première fois) de voir utiliser de pareils procédés dans un hebdomadaire que j'ai vu autrefois naître et dont je n'arrive pas à comprendre comment Monsieur Jean Daniel, qui était déjà là lors de cette naissance, peut accepter de demeurer !

Mais ce point est au fond sans importance ; si j'avais eu un peu plus de clairvoyance et lucidité et si je ne m’étais pas laissé porter par les sentiments nostalgiques envers des amis que j’y avais laissés, je n'aurais pas fait pareille tentative.

L'amusant de la chose et c'est là où la malice du hasard intervient est que dans Mediapart où il y a eu aussi, à un degré moindre, des problèmes de censure ou de rejet, Géraldine Delacroix publie précisément ce 1er juillet 2014 (le jour même où je subis la censure du NO et c’est en cela que réside la vraie malice du destin) un texte sur la nouvelle charte de Mediapart qui traite surtout de ce point. Je reproduis ci-dessous, sans autorisation, les premiers paragraphes de son article.
« Mieux vivre ensemble, expliquer la façon dont la modération se pratique sur notre site, décrire les pratiques mises en œuvre au quotidien, les attentes de Mediapart, ses obligations aussi: pour rédiger cette nouvelle Charte, nous nous sommes appuyés sur notre expérience, avec un  souci permanent de clarté. Nous la mettrons en ligne ce vendredi 5 juillet.En voici aujourd’hui la partie principale, c’est-à-dire celle qui concerne la vie de tous les jours sur Mediapart. Il va sans dire que si nous la rendons ici publique, c’est pour en discuter, la préciser, l’amender si besoin.Un second point, celui qui concerne vos responsabilités juridiques et les nôtres – notamment les demandes de modification ou suppression de billets adressées à Mediapart depuis l’extérieur, le plus souvent par des personnes se considérant diffamées, mais aussi par des entreprises se disant atteintes d’un préjudice, et enfin les réquisitions judiciaires – sera abordé d’ici vendredi. » , Géraldine Delacroix, 1er juillet 2014.

Je dois confesser que si certains se plaignent, à Mediapart, du rejet de textes par la rédaction, l'atmosphère est tout de même très différente de celle du Nouvel Observateur. D'ailleurs, ce même 1er juillet, jour de la censure de mon blog par le Nouvel Observateur, j'avais aussitôt, aux fins d'expérience et de comparaison, publié dans Mediapart, ce blog jugé raciste et même insultant ! Il est paru dans le Club sans aucun problème et je dois dire dois dire qu'il n’a suscité de la part des lecteurs éventuels aucune réaction.

Si vous voulez juger de son contenu, il suffit de revenir, dans le Club et dans mon blog au 1er juillet, pour voir ce texte dont je maintiens, comme je l'ai dit, tous les termes. J'avais pensé un moment revenir, surtout pour me simplifier les procédures, aux « errements antérieurs » (Que René Ricol ne se trompe pas sur le sens de cette expression !). Hélas, le comportement de l'Anastasie du Nouvel Observateur me contraindra, une fois de plus, à quitter cette maison avec d'autant moins d'amertume que j'ai le souvenir de ce que fut autrefois le Nouvel Observateur, ce qui est aussi à vrai dire le triste lot de l’Express ! Je n'y regretterai que les quelques amis que j'y ai, ils y étaient avant mon retour eta et ils y seront encore après mon second départ. Je leur rendrai visite de temps en temps, à charge de revanche. Amitiés à toutes et à tous.

lundi 30 décembre 2013

La quenelle et le fruit sec

Je vous vois déjà, chère lectrices et impétueux lecteur, vous interroger à la fois sur le sujet de ce billet et la légitimité de mon intervention. 

Pour ce qui est de la « quenelle » aucun doute en ce qui me concerne, je suis lyonnais et, comme tel, spécialiste patenté de cette préparation culinaire, bien plus que n'importe quel footballeur, médiocre has been, fût-il lié à Dieudonné M’Bala M’Bala puisqu'il faut l'appeler par son nom.
Je me demande encore, en commençant à rédiger ce billet, ce qui peut bien me pousser à intervenir dans une affaire si dérisoire et si stupide, si ce n'est le médiatique déferlement des âneries depuis 48 heures.

J'entendais samedi la sénateure (ou la sénatrice, je préfère le second terme)  Chantal Jouanno, ex championne de karaté ou de je ne sais quel sport oriental, déclarer que cette quenelle était inspirée du salut nazi ? Voilà ce qui montre à la fois qu’elle n'a jamais vu le salut nazi et pas davantage une quenelle qui ne se porte pas sur le haut du bras droit. Réglons d’emblée ce point historico-culinaire mineur !

Dans la « quenelle » afro-belge, Dieudonné (dont le papa est ewondo et la maman belge) le rôle essentiel est tenu par le bras gauche, alors que, dans le salut nazi, c'est le bras droit qui officie essentiellement et uniquement et dans un tout autre geste. Cette interprétation est donc parfaitement stupide et infondée, ce qui n'a rien d'étonnant vu ce que l'on entend depuis le match en cause.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase de mon indignation est l'audition sur Europe 1, au « grand débat », dimanche soir vers 19h30, d'une discussion réunissant des spécialistes de Dieudonné et de la « quenelle » dans laquelle j'ai entendu (et je n'invente rien sinon ce serait pas drôle) avancer que Jean-Marie Le Pen avait un enfant dont le parrain était Dieudonné M’Bala M’Bala. C'est en fait, bien entendu, l'inverse et c'est Jean-Marie Le Pen qui est le parrain de la troisième fille de Dieudonné, ce qui est à la fois plus logique et plus vraisemblable. Cependant cette fausse assertion, absurde de toute évidence, a rencontré l'approbation unanime de ces prétendus spécialistes réunis pour la circonstance et aucun d'entre eux n'a émit le moindre doute à ce propos. C'est dire une fois plus la qualité de l'information même si un tel détail est évidemment dérisoire.

Pour en finir avec l'origine du geste en cause, il pourrait plus vraisemblablement s'agir de la reprise d'une attitude du Docteur Folamour, nostalgique du nazisme qui, dans le film de Kubrick, de sa main gauche empêche son bras droit de se lever pour effectuer le salut nazi, dans une ultime tentative pour se défendre d'exécuter un geste si naturel pour lui. M’Bala M’Bala n’est pas homme à s’embarrasser d’un petit plagiat !

Que vient donc faire la quenelle dans cette affaire ? Les amateurs de ce salut n’ont qu’à se reporter au Trésor de la langue française, dictionnaire dont ils peuvent ne pas être familiers et y apprendre un détail sans doute propre à les réconforter dans leurs hypothèses germanophiles. En effet, l'origine vraisemblable du mot « quenelle » en français, où il est attesté depuis le milieu du XVIIIe siècle, est… l'allemand « knödel » qui désigne « un aliment en forme de boulettes ou de petits cylindres à base de viande, d'abats ou de poisson finement hachés, incorporés à une pâte de farine ou de mie de pain». Le seul apport de M’Bala M’Bala dans cette affairer serait donc le fruit sec qu’il constitue lui-même!

La principale caractéristique de Dieudonné M’Bala M’Bala est que Wikipédia lui consacre quasiment une bonne trentaine de pages dont 250 notes, ce qui me paraît être un record pour cet ouvrage.
Ce que je juge étonnant est que, sur le plan politique, l’antisémite Dieudonné, qui se situait plutôt à gauche et étaitvdéjà noir au début des années 90, a connu ses principaux et désormais seuls succès en s'associant, dans un duo assez réussi, plusieurs quelques années durant, avec Elie Seymoun c'est-à-dire avec un juif. Il fera également dans la suite une brève tentative en 2000 avec Gad El Maleh qui est depuis devenu une de ses cibles dans ses productions actuelles.

Dans le duo Dieudonné-Seymoun, il est clair, vu la suite de leurs carrières respectives, que l'imagination et la vis comica se situaient du côté d’Elie et que les deux hommes se sont séparés, non pour des questions idéologiques ou politiques mais sur la question de la répartition de leurs profits, sans doute dans la mesure où Dieudonné devait sentir qu'il n'était pas tout à fait à la hauteur de son partenaire pour ce qui concerne l'humour et le succès.

C'est à mon avis le moment-clé de l’histoire personnelle de Dieudonné car, à partir du moment où ils se séparent en 1997, le parcours de Monsieur M’Bala M’Bala devient extrêmement sinueux, pour ne pas dire totalement chaotique. C'est alors en effet qu'il s'essaye au cinéma avec un insuccès égal, liant de façon assez absurde, aux yeux des historiens du moins, la question de la traite des Noirs à la responsabilité des juifs. On voit la trace de cette évolution absurde puisque, en 1997, il s'engagera même dans la lutte contre Marie-France Stirbois, candidate du Front National à, Dreux ; il participe en 1998 aux législatives à une liste de gauche ! Nouvelle mutation, à partir de 2000 : il prétend alors incarner une troisième gauche « verte » ; n'ayant pas pu réunir les 500 parrainages qui lui auraient permis d’être candidat à la présidentielle, il se présente aux législatives à Sarcelles, recueillant triomphalement 2 % des suffrages.

Autant dire que Monsieur M’Bala M’Bala fait et dit n'importe quoi, parcourant en tous sens et en zigzags l’Hexagone comme le paysage politique ! Il en est de même pour ses amitiés comme pour ses « collaborations ». Avec Alain Soral qui qualifiait M’Bala M’Bala non sans pertinence, « d'inculte et pas drôle » il se réconcilie et il œuvre avec son frère ennemi. En 2008, il invite le négationniste Robert Faurisson et l’amène sur scène lors de ses spectacles ; il le fait applaudir, l'ayant déguisé en déporté juif ; il sera condamné pour cela, au terme de plus de trois ans de procédure, sans être toutefois frappé d'inéligibilité, ce qui lui permet d'annoncer la création d'une liste« antisioniste », casserole qui déclenche à nouveau une campagne de presse qui est le véritable but recherché.

M’Bala M’Bala montre tout autant d’éclectisme hors de France, mais avec plus de succès semble-t-il, du moins pour ce qui concerne les profits. Cela vaut, dans ses relations avec Carlos (alors en prison et qui qu'il l’assure de son soutien et de son vote … symbolique) mais aussi avec Chavez qu'il rencontre en 2006 à Téhéran où il se rend régulièrement à des fins diverses mais rentables. Il reconnaît lui-même recevoir de l'Iran un budget qui lui permet de réaliser des films ; en 2011, il rend visite à Kadhafi qu'il soupçonne d'être manipulé par le lobby juif !

On constate aisément par tout cela que, depuis ses échecs comme humoriste  et sa séparation d’avec Elie Seymoun), Monsieur M’Bala M’Bala est désespérément à la recherche d'autres sources de succès, tant sur le plan politique qu'électoral, s’alliant tour à tour avec ses anciens ennemis jurés ou se brouillant avec ses anciens amis au fil de ses relations internationales et de ses visées électorales.

Notre ministre de l'intérieur réfléchit à interdire ses spectacle, alors que, curieusement, notre justice a toujours traité, jusqu'à présent, de façon un peu étrangement indulgente, ce prétendu humoriste. En effet, si Monsieur M’Bala M’Bala a déjà été à de nombreuses reprises condamné à des peines d'amende (qu'il n'aurait d'ailleurs jamais payées murmure-t-on) pour « provocation à la discrimination à la haine ou à la violence raciale religieuse », il est stupéfiant de constater que la justice ne lui a jamais infligé la moindre peine entraînant son inéligibilité. Ce serait pourtant là une mesure simple, efficace et surtout logique, plus que sa censure, puisqu'il paraît clair que désormais Dieudonné, ayant sagement renoncé à faire rire, concentre ses efforts sur une carrière politique qu’il a déjà esquissée avec un insuccès qui ne paraît pas l'avoir découragé.

À mes yeux, le principal mystère reste donc le fait, que, en dépit de ses multiples condamnations pour des raisons graves, le personnage n'a jamais été frappé d'inéligibilité, la seule mesure prise sur ce plan l’étant par les électeurs qui le créditent généralement de scores entre 1 et 2 % ce qui indique sans ambage son influence réelle.

lundi 28 janvier 2013

L'énigme du Nouvel Obs.com.

Je vérifie une fois de plus que lorsqu'on a envie de faire quelque chose, il faut le faire tout de suite sans en différer l'exécution, ne fût-ce que de quelques jours et quelle qu'en soit la raison ; en effet, la chose perd immédiatement à peu près tout attrait et ce qui me paraissait intéressant m'ennuie soudain ; mais ce qui est promis est promis.

J'ai fait état, dans mon post d'hier, de la pitoyable critique que m'avait adressée alors le ou la modérateur(e) du Nouvel Obs.com suite à mon article sur "La vie des dames galantes" (12 avril 2010) ; manifestement la personne qui avait écrit ce texte était aux ordres et n'ayant pas grand-chose à dire n'avait pu avancer que les plus lamentables arguments me prêtant même des termes dont je n'avais pas usé. Qui doit noyer le chien du patron ....!

Ce n'est que trois ans plus tard plus tard que les clés de l'énigme sont apparues. Elles tiennent en une simple chronologie.

2008. Monsieur Denis Olivennes devient directeur de publication du Nouvel Obs. et se confie à la France, dans une lettre savoureuse (du 25 mars 2008 je crois) dont je ne cite que quelques très brefs extraits :

" A VOUS, LECTEURS, j’aurais pu dire tout simplement que, depuis de longues années, j’apprécie, moi aussi, semaine après semaine, les éditoriaux, les analyses, les enquêtes, les interviews ou les débats du Nouvel Observateur ; que j’en goûte l’esprit tolérant, pluraliste et engagé ; que j’en respecte l’exigence intellectuelle et morale, à rebours de l’air du temps trop souvent désinvolte et cynique qui exaspère ou désespère. Bref, que si j’ai accepté avec enthousiasme la proposition de Claude Perdriel de rejoindre Michel Labro et Guillaume Malaurie, Directeurs de la rédaction, Louis Dreyfus, le Directeur Général et toute l’équipe, en qualité de Directeur de la publication, c’est tout simplement parce que j’aime, comme vous, ce journal
[...]
Le Nouvel Observateur est au cœur de trois défis cardinaux des années à venir.

[Je ne citerai que le premier, le plus savoureux vu la suite]

Tout d’abord un enjeu de liberté. Je veux parler évidemment de la « libre communication des pensées et des opinions (…) l’un des droits les plus précieux de l’homme », comme dit la Déclaration de 1789. Elle n’est certes pas menacée dans notre pays par quelque moderne despotisme. Mais, plus sourdement, par la concentration des pouvoirs médiatiques entre les mains de quelques groupes industriels, avec la connivence d’intérêt ou la complaisance qu’une telle situation implique parfois, soit vis-à-vis du monde économique, soit vis-à-vis de telle ou telle force politique et plus généralement du pouvoir. Il est à craindre que les choses n’aillent pas s’améliorant à l’avenir. La totale indépendance du Nouvel Observateur par rapport aux puissances quelles qu’elles soient, son entière liberté de pensée et de parole sont un bien rare et précieux qui doit être défendu becs et ongles et garanti pour les années qui viennent." Fin de citation.

Juin 2009. Le Nouvel Observateur publie un numéro de huit pages à la gloire de Nicolas Sarkozy, ce qui est pour le moins inattendu. Cette publication entraîne immédiatement une prise de position publique de la part de la rédaction dont je ne donne ici que quelques exemples brefs pour en montrer le contenu et le ton à travers l'article de Laure Equy dans Libération :

" La société des rédacteurs, réunie ce vendredi matin en AG, a publié un communiqué au vitriol contre les méthodes employées par son directeur de la publication, Denis Olivennes.[...]

L’argument du timing n’a manifestement pas suffi à convaincre. La société des rédacteurs, dans son communiqué, «s’élève vigoureusement» contre la manière dont s’est déroulé cet épisode. Le principe même de l’entretien n’est pas en cause, souligne-t-elle sans se leurrer sur le risque d’«apparaître comme une instrumentalisation du journal». C’est bien son organisation, «sans consultation des rédacteurs en chefs et des journalistes» qui est jugé «inacceptable et contre-productif».[...]

La société des rédacteurs, qui avait, plus tôt dans la semaine, mis en garde contre une «dérive "sarkophile"», rappelle également avoir été «choquée par la succession de deux couvertures consacrées au changement d’image de Nicolas Sarkozy» qui veut, à mi-mandat, imprimer un nouveau style, assagi, plus consensuel, notamment pour amadouer un électorat de centre-gauche.

La société des rédacteurs, qui avait, plus tôt dans la semaine, mis en garde contre une «dérive "sarkophile"», rappelle également avoir été «choquée par la succession de deux couvertures consacrées au changement d’image de Nicolas Sarkozy» qui veut, à mi-mandat, imprimer un nouveau style, assagi, plus consensuel, notamment pour amadouer un électorat de centre-gauche.

Cette «tentative de séduction nommée "ouverture" ne doit pas passer par le Nouvel Observateur sans contre-enquête ni examen critique», prévient sa rédaction, préoccupée par «l’apparence de complaisance» qui pourrait être renvoyée à son lectorat".

Revenons en arrière ! Août 2009. Je publie dans mon blog, sans m'attirer la moindre remarque des "modérateurs", le 6 août 2009, un texte humoristique sur un certain René Ricol dont j'ignorais tout, mais qui est une figure majeure de la Sarkozie. Comme le montre son titre : « Les errements de René Ricol », ma critique a pour point de départ le discours et porte en particulier sur le fait que Monsieur René Ricol juge plus noble et plus distingué, que le mot "erreur", le mot "errement", mais sans savoir que les sens de ces deux mots ne sont pas du tout les mêmes.
Bref ! Calme plat dans le blog.

J'apprendrai un an et demi plus tard, en février 2011, que je suis mis en examen suite à une plainte en diffamation de Monsieur Ricol, déposée le 23 octobre 2009 comme "porteur d'un mandat public" (il était en août 2009 "médiateur du crédit", quoique depuis deux mois en partance d'un poste qu'il avait DEJA quitté puisque dès septemre 2009 il y avait été remplacé par Monsieur Gérard Rameix !

Alors que le Nouvel Obs connaissait parfaitement mon identité et toutes mes coordonnées (je n'ai pris le pseudo d'Usbek qu'à la demande de l'hébergeur), j'ai appris que j'avais été poursuivi et identifié par la brigade financière de la préfecture de police de Paris et mis en examen sans savoir ce qui m'était reproché (car je ne voyais pas où pouvait se loger la DIFFAMATION) et sans avoir jamais été entendu par un juge d'instruction et, en outre, après une modification subreptice du motif de la plainte (aussi ridicule dans sa seconde version que dans la première),

J'apprends, pour finir, que Monsieur Denis Olivennes est, dans cette affaire, témoin assisté, alors qu'en tant que directeur de publication, sa responsabilité est clairement engagée.

Tout s'est éclairé soudain. « Bon sang mais c'est bien sûr ! »

C'est sans doute la direction du Nouvel Observateur qui, informée de la plainte de Monsieur René Ricol (qui agit en tant que porteur de l'autorité de l'État alors qu'il est déjà remplacé par G. Rameix), a donné ordre aux commentateurs de se donner les moyens de virer ce bloqueur inopportun qui déplaît sans doute à la Sarkozie puisqu'il s'est permis de critiquer la mauvaise qualité du français de l'un de ses plus honorables représentants qu'on donne pour un futur ministre. La chose sera d'autant plus facile que j'ai fais connaître, dès le départ, que si j'avais à choisir entre "me soumettre et me démettre", je choisirai évidemment le second terme de cette alternative. Mon blog a été fermé en avril 2010 , mesure que je conteste en rien mais précédé et accompagné d'une succession d'abus d"autorité et de clairs dénis de justice coutumiers dans la Sarkozie.

Les faits se rétablissent dans toute leur logique dans la suite.
 
Fin 2010 (on m'a viré un mois avant!), Monsieur Denis Olivennes, le coeur brisé, quitte le Nouvel Observateur qu'il aimait tant pour rejoindre .... son ami Monsieur Arnaud Lagardère. CQFD !

 

samedi 26 janvier 2013

"Etre ou ne pas être" ou les mystères de la censure au Nouvel Observateur.



"Etre ou ne pas être" ( mon blog du 19 avril 2010 !). "Etre" ? Est-ce "être" ce qu’on croit qu’on "est" ou "être" ce que les autres pensent qu’on "est "?

De façon un peu inattendue, les remarques du « Service de modération des blogs » du Nouvel Observateur m’ont amené il y a trois ans à me demander à moi-même ce que je suis. Devrais-je ici rappeler (ou apprendre à ce service car le Nouvel Obs n'est plus ce qu'il fut comme on le verra) ) la formule de Sartre qui soutient que l'homme (mais la femme aussi, rassurez-vous !) "n'est pas ce qu'il est et est ce qu'il n'est pas".

A propos d’un post que je je reproduis ci-dessous et qui avait pour titre « Les vies des dames galantes », le modérateur ou la modérateure du blog (je n’ose me prononcer sur ce point délicat) qui, de toute évidence, n'apprécie ni les références littéraires ni l'humour (les unes et les autres lui échappant largement de toute évidence), m’a adressé, à propos de ce texte, la remarque suivante qui est à l'origine de toute l'affaire dont les dessous m'ont longtemps été dissimulés pour les raisons qu'on verra dans la suite. Le "modérateur" m'avait alors tancé en ces termes :

« Quant à la note précédente sur les "premières dames" [il s’agit du post "les vies des dames galantes" reproduit dans la suite ; on notera que l'expression "premières dames", que j'excrècre par ailleurs, ne figure nulle part dans mon texte] elle est plus que limite [sic]. Le sexisme comme le racisme et l'antisémitisme n'ont pas leur place sur notre site ». 
 
Ce n'était pas l'avis de Marc, comme on a pu le voir dans un post précédent, exemples à l'appui. cela aurait dû m'inviter à chercher d'autres causes à cette censure, ce que je ferai demain, à la lumière de faits que j'ignorais alors.

Oserai-je solliciter de mes lectrices surtout (mais les lecteurs peuvent aussi s’exprimer) leur avis sur le caractère « sexiste » du texte que je reproduis ci-dessous?

Voici le corps du délit :
 
"Pierre de Bourdeille, dit Brantôme (1540-1614), dans sa Vies des dames galantes, écrivait : « Si tous les cocus et leurs femmes qui les font se tenoyent tous par la main et qu'il s'en pust faire un cerne, je croy qu'il seroit assez bastant pour entourer et circuire la moitié de la terre ».

L’histoire récente de notre République ne confirme que partiellement ce principe.

Un petit rappel historique.

« La femme de César ne doit pas être soupçonnée ». Cette formule, de César lui-même dit-on, selon les témoignages, convergents mais repris les uns des autres, par Cicéron, Plutarque et Dion Cassius, s’applique inégalement selon les épouses de nos présidents.

Madame Coty et Madame de Gaulle (dite Tante Yvonne) ne prêtaient guère le flanc (ni le reste) à ce genre de critiques !

Les choses se gâtèrent avec Madame Claude Pompidou, à qui l’on a prêté, tour à tour, des moeurs saphiques et légères ; ces goûts ne sont nullement contradictoires, comme le croient quelques sots innocents. Ce fut la fameuse affaire Marcovic (le garde du corps des Delon qui, vu les conditions de sa réapparition, ne put guère témoigner dans cette affaire) ou Marcantoni, réputé au service de quelques hauts personnages proches du Général et qui voulaient, par ces rumeurs agrémentées de quelques photos, écarter Georges Pompidou de la succession. Une des dernières volonté du Général, d’ailleurs respectée, fut d'interdire que Pompidou vînt lui rendre hommage après sa mort. Devenu Président, Pompidou, qui prétendait tout connaître des dessous de l’affaire, s’appliqua à écarter les présumés coupables des cercles du pouvoir et en particulier du SDECE.

Anne-Aymone ne se fit guère remarquer, sauf en étant la seule épouse de président à présenter ses voeux aux Français, ce qui, vous me l’accorderez est une forme de séduction bien innocente. Si la femme de Giscard ne fut jamais soupçonnée, il en, fut bien autrement de Valéry, avant même ses tardives et récentes confidences. Il fut grand amateur d’une actrice qui ne s’était pas encore consacrée à la littérature enfantine. On pourrait reprendre à propos de cette dame ce que La Rochefoucauld disait des vieillards qui « donnent de bons conseils pour se consoler de ne plus pouvoir donner de mauvais exemples ». Celles qui ont le plus rôti le balai font souvent les meilleures dames patronnesses !

Tatie Danielle annonçait-elle la couleur en nommant sa fondation « France-Libertés » ? Tonton ne se privait guère de son côté, finissant même par s’afficher avec Madame Pingeot, la mère de Mazarine, elle-même gardée en permanence par une douzaine de gendarmes, tandis que Tatie Danielle ne faisait guère mystère de son Helvète ! La femme de César n’avait pas à être soupçonnée puisqu’elle faisait étalage des déviances de sa situation conjugale, sans que la presse en soufflât mot.

Chirac, défini publiquement par des dames comme « Cinq minutes, douche comprise», ne courait guère de risque du côté de Bernie, plus occupée de pièces jaunes que de galipettes.

« In cauda venenum » ; « Toute belle femme s'estant une fois essayée au jeu d'amour ne le désapprend jamais ». écrivait encore ce même Brantôme dans « Les vies des dames galantes »).

Il y a une quinzaine de jours, avant mon séjour outre-atlantique, la rumeur autour du couple élyséen était encore discrète ; voilà qu’à mon retour tout cela est sur la place publique, la presse anglaise ayant comme toujours étalé ce qui ailleurs restait dans une relative discrétion. On ressort, dès lors, les épisodes du roman Nicolas-Cécilia, le texto et la fameuse visite de Richard Attias et Cécilia dans une grande surface d’électro-ménager (on espère que ce n’était pas chez Darty !), comme les déclarations de Carla sur l’ennui que suscite chez elle la monogamie. On ne prête qu’aux riches, dit-on, mais Carla, en artiste qu’elle est, a porté ses choix dans le milieu de la musique ; après avoir longtemps renoncé à y faire son marché, elle semble-y-revenir, lassée des rollers comme du registre des Atrides où elle avait fait un enfant qui est, en quelque sorte, métaphoriquement, le frère de son père !

Serait-ce là encore une stratégie de communication des gourous de l’Elysée qui préféreraient faire les premières pages de Gala ou de Voici que la couverture des Echos ou les feuillets saumon du Figaro ?

A demain pour la clé de l'énigme que j'ai mis trois ans à découvrir et par le plus grand des hasards.

jeudi 24 janvier 2013

"De Katyn (1940) à Katyn (2010)" (suite)

Initialement blog du 15avril 2010

Je ne veux pas revenir sur la censure dont j’ai été l’objet et dont je suis, en partie responsable [J'y reviendrai dans la suite seulement car les deux affaires sont sans rapport, ce que je n'ai pas compris à l'époque], Le titre de mon post était ironique bien entendu ; j’avais prévu, au départ, d’y ajouter, « comme dirait Jean-Marie Bigard », mais c’était, là aussi, trop long ; ainsi raccourci, l’intitulé est devenu incompréhensible et, par là même, suspect, car, en outre, mon texte étant, comme souvent, trop long, je l’ai tronçonné, ce qui a aggravé le malentendu. Cela dit, si le NO ne souhaite pas ma présence, le mieux serait de me le dire, car je ne sais même pas où est mon texte du 14 avril [Le texte précédent sur Katyn, miraculeusement réapparu dans la suite] que certains, plus malins que moi, ont trouvé ce qui n’a pas été mon cas.

Sur cette affaire, mais surtout sur la Pologne elle-même, Marc a adressé trois commentaires ce 13 avril, mais à la suite de mon post de la veille; je prends donc la liberté de les publier sans son accord explicite car je sais qu’il ne m’en voudra pas de le faire ; ils me semblent du plus haut intérêt sur tous les plans et ils n’ont pu être lus puisque mon texte avait été supprimé. Les voici donc dans l’ordre de leur envoi, mes remarques éventuelles étant, selon l'usage, entre crochets et en italiques.

Commentaire n° 1 de Marc [sur un autre texte que je donnerai plus yard et que j'avais tenté de publier auparavant, le 11 ou 12 avril 2010]

« Cela devient ridicule et insupportable [il s’agit de mon article du 11 avril 2010 intitulé  « La vie des dames galantes », jugé « sexiste » par la censure du NO, en dépit ou à cause de la référence littéraire ]. Entendre taxer votre article de sexiste m'en ferait tomber de ma chaise si mon chat ne s'y accrochait !!!

J'ai écrit il y a quelque temps, lors de la mise en place du Nonobs new-look et des nouvelles règles de modération que je m'étais permis d'apprécier, que mon thermomètre d'observance de ces règles PAR le Nouvel Obs étaient les blogs de Hakim-Aissa et Eva R-sistons.

Force m'est de constater que ces blogs prospèrent gentiment, que le racisme border line et le complotisme y font florès et que le pousse au crime s'y porte très bien. Oh, on n'attaque jamais directement LES juifs et on se contente de vouer aux gémonies LES sionistes comploteurs et Maîtres du Monde, le tout sans bavures ni accès de modération outranciers.

J'ignore si la raison d'état s'impose lorsque l'on parle des aventures réelles ou supposées des Premières Dames de France ou lorsque l'on glose sur l'imbécillité des pilotes polonais préférant démontrer qu'ils en ont une belle paire plutôt que de perdre la face devant l'ennemi héréditaire et d’atterrir en toute sécurité.

Mes parents étaient polonais et je crois un peu connaître le sujet d'un pays passant d'une dictature catholico-féodale (Pilzudsky) à une dictature soviétique, après éradication de ses élites pour une meilleure prise en main, à un passage brutal sans préparation à l'économie libérale la plus délirante.

Ce qui est effarant dans l'accident du TU-154 décapiteur de la tête du pays, c'est qu'il est dû au fait qu'un premier hommage avait été rendu par le Premier Ministre polonais avec son homologue russe et que Kaczinsky refusait de le rencontrer, d'où la seconde commémoration ...[Ce point , capital, n’est guère souligné dans la presse française !].

Moralité, "plus buté qu'un polonais..."

Commentaire n° 2 de Marc

« Histoire de fiabiliser mon propos, ci-joint un extrait de la (longue) diatribe d'Eva R-sistons portant justement sur l'accident du TU-154 :

« Pologne foncièrement anti-communiste, caricaturalement anti-communiste et donc prête à se mettre sous protection américaine, même si la sujétion est totale. Et les Américains aiment les Etats soumis... Les Polonais se croient libres, mais ils ne le sont pas. C'est un autre débat. Toujours est-il qu'à travers les excuses de la Russie, à travers cette "réconciliation", Polonais et Russes étaient en train de faire des pas les uns vers les autres, pouvant en laisser présager d'autres, ce qui ne pouvait que mécontenter Washington voulant régner en maître. Alors, pour autant y-a-t-il eu complot ? De toutes façons, pas de la part des Russes, évidemment, puisque cela se serait retourné contre eux. Mais de la part des Anglo-Saxons (et éventuellement de leurs alliés israéliens) ?

Les apparences, les circonstances de l'accident laissent supposer qu'il s'agit d'un malheureux incident, lié au brouillard et au refus polonais de suivre les indications des aiguilleurs du ciel russes.

L'avenir nous dira s'il s'agit d'un malheureux concours de circonstances, ou d'autre chose - lié au contexte de guerre froide renaissant, prenant racine sur la puissance retrouvée de la Russie, et le désir américain de la contrer, ou d'un plan machiavélique du Nouvel Ordre Mondial, lié, lui, à la personnalité du Président Polonais - prenant ses distances avec les vaccinations imposées, et aussi très eurosceptique - ou pire encore, à la multiplication d'incidents et de troubles en vue d'une guerre mondiale.

Sans doute y verrons-nous plus clair bientôt... Et pour le moment, il semble prématuré de se livrer à des conclusions hâtives ! » Eva R-sistons

Tout le reste est de mêmes eaux, compilant complots américano-israéliens, Nouveau Pouvoir Mondial et pandémie H1N1 provoqué artificiellement, devinez pas qui.

ET CELA PARAIT DANS LES COLONNES DU NOUVEL OBS, sans censure ni actions ni messages quelconques !!!!!

Il est vrai que l'on est très, très loin du sexisme ...

Commentaire n° 3 de Marc

« Il faut bien connaitre l'histoire délirante de la Pologne pour comprendre ce qui s'y passe. Lorsque l'on part du 12ème siècle, la Pologne a été marquée par les invasions à répétitions des Suédois, des Russes, des Allemands et la Pologne était tellement divisée, l'aristocratie polonaise étant farouchement attachée à ses droits, qu'ils ont longtemps été incapables de se doter d'un roi polonais, ce qui nous a valu d'hériter de la superbe place Stanislas à Nancy ....

La Pologne a deux caractéristiques, la première étant d'être un des pays les plus croyants et pratiquants au monde et la seconde d'avoir toujours été dominée et contrôlée par une élite. Les Russes ne s'y étaient pas trompés et Katyn en fut la résultante "logique" ...

D'abord l'aristocratie pendant quelques siècles appuyée par une couche d'intellectuels majoritairement conservateurs, puis la nomenklatura communiste et toujours ses intellectuels, et pour finir ce qui est issu de Solidarnosc et qui a complètement mis de côté ses aspirations de liberté.

Du coup, les frères Kaczinsky en sont le dernier avatar, représentant le "recours" des masses contre la confiscation du pouvoir par les élites, après avoir tenté un revival des communistes recyclés, avatar jouant à fond sur le conservatisme le plus rigoureux, la religion présente à tous les étages et la préservation à tout prix des intérêts polonais, sans oublier le lien fort avec l'énorme et puissante diaspora polono-américaine. Le jour où la Pologne sera européenne, ça se saura ......

En paraphrasant Voltaire "Comment peut-on être Polonais ?", je vous souhaite une bonne soirée. »".

N’ai-je pas bien fait de publier ces trois textes, si remarquables d’information et de pertinence, et dont la censure a empêché la plupart d’entre vous de prendre connaissance ?

lundi 3 mai 2010

Loin des méphitiques relents vichystes du néo-obs et de son Anna-stasi(e) qui ont choisi en ce « le jour de célébration de la liberté d'expression » de dénoncer fallacieusement je ne sais lequel de mes crimes pour faire fermer mon blog d’« over-blog » par une administration qui n’a même pas jugé utile de m’en informer, je me sens un peu revivre, puisque je retrouve ici quelques-unes des figures sympathiques du blog du NO d’autrefois.

J’avais évoqué avec Parker, qui hante ce blog sous un beau et énigmatique pseudonyme que je me garderai de vous révéler, l’idée de venir les rejoindre ; en effet, les présentations de mes textes over-blog , tantôt marqués d’étranges zébrures, tantôt imprimés, comme me l’a joliment dit Parker elle-même, à l’encre sympathique, tantôt mêlant, sans raison apparente, le blanc, le bleu et le noir, me paraissaient à la longue un peu fatigantes.

Ayant fait un tour dans les blogs de Parker, d’Expat et de Marius, j’avais été impressionné par la grande qualité technique de ce blog qui faisait paraître minables les présentations du néo-obs comme celle de l’over-blog. Ce qui me retenait le plus, toutefois, était que, chez Parker comme chez Marius (qui, aux dernières nouvelles, aurait été, à nouveau, viré du neo-obs par la censure), il y a clairement une recherche d’écriture, poétique chez la première, célinienne chez le second dont je me sens tout à fait incapable. Je ne vais pas redire une douzième fois que je ne suis en rien un écrivain et que je ne suis entré en bloguerie que pour m’amuser et parfois me défouler, en écrivant au lieu de grommeler. Tenez, cette nuit même, sujet à l’une de mes habituelles insomnies, j’avais rêvassé sur mon blog du lendemain, dont, comme toujours, les esquisses nocturnes mentales sont bien supérieures à ce qui en reste le lendemain.

J’avais vu, ce dimanche 2 mai 2010, chez Anne-Sophie Lapix, Eric Woerth que notre Président a chargé de faire avaler à la France laborieuse l’amère pilule de la réforme des retraites. Rocard avait été l’un des premiers à parler de sa nécessité absolue, sans être toutefois assez sot pour l’entreprendre et en promettant même un sort funeste à celui qui s’y hasarderait. Si cette vue des choses a rendu assez confortable, à cet égard, la vie des Premiers Ministres de la Gauche, il a bien fallu finir par s’y coller, au-delà même de ce qu’avait pu faire Balladur !

Madame Lagarde, pas folle a sans doute brandi l’élégante canne qu’elle promène quelquefois pour signifier clairement qu’une pauvre infirme ne pouvait assumer pareille tâche. L’éternel adolescent chiraquien, Baroin, même après avoir abandonné ses lunettes et redonné un brin de romantisme à sa chevelure (Vous savez qu’il est avec une actrice !), n’avait pas, de toute évidence, la carrure de l’emploi, lui qui n’a jamais travaillé de sa vie que pour porter le café du matin à Elkabach. Restait donc ce brave Eric Woerth, un homme au-dessus de tout soupçon, qui a réussi à être le trésorier de l’UMP et des campagnes électorales, sans déclencher le concert de casseroles caudales qui a caractérisé l’exercice des mêmes fonctions par un Emmanuelli ou un Juppé !

L’homme est, paradoxalement, à la fois inquiétant et rassurant.

Ne comptez par sur moi pour dire qu’il a des yeux de fouine et un menton fuyant. Rien de tel chez notre Eric. Le menton n’est en rien fuyant et serait même plutôt proéminent. Ce qui le caractérise surtout est que, cet homme, même rasé de près et de frais, a toujours l’air d’avoir une barbe de trois jours ; pas une des ces barbes, molles et mi-longues, de bobo, tellement en vogue de nos jours, mais un poil, abondant, noir, rugueux et de toute évidence abrasif, ce qui lui donne un air de cinquième Dalton mâtiné de Chéri-Bibi ! Pas de ce lunettes Christian Dior ou Gucci ; de bonnes lunettes rondes, du genre de celles que vous rembourse à peu près la Sécurité sociale ! Pour un Eric Woerth, foin de jogging, de golf ou de vélo de course ; il joue au foot, dans le style des plus obscures divisions de ce noble sport populaire, avec mollets velus et genoux cagneux.

Comment un homme pareil pourrait-il être soupçonné de vouloir rouler dans la farine les travailleurs de France, ses semblables, ses frères?
En cette mémorable journée de la liberté d'expression, mon nouvel exil m'amène à rejoindre ici quelques-uns de mes amis inconnus.
J'ai toujours pensé que la démocratie américaine était l'une des rares démocraties du monde, à la différence de la nôtre. Je ne résiste donc pas au plaisir de citer ici le premier amendement :
« Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu'a le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre. ».
Dont acte.
A tout à l'heure pour un texte moins sérieux.
Usbek.