Messages les plus consultés

Affichage des articles dont le libellé est crise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est crise. Afficher tous les articles

vendredi 18 janvier 2013

FMI et crise : Au fou!


Connaissez-vous Olivier Jean Blanchard ?
Pas grave. J'ai consulté pour vous Wikipedia et vous en livre l'essentiel.
"Olivier Jean Blanchard est né le 27 décembre 1948 à Amiens. Ancien étudiant en économie et en mathématiques à Dauphine et Nanterre, il décide de partir faire un doctorat au MIT quand il se rend compte, bien qu'il ait été en DES, qu’il y avait beaucoup de « trous » dans ses connaissances. Il obtient son doctorat (PhD) en sciences économiques au MIT en 1977 sous la direction de Stanley Fischer.
Après sa thèse, il enseigne à Harvard, comme "Assistant professor" de 1977 à 1981, comme "Associate professor" de 1981 à 1983. En 1983, il part enseigner au MIT, comme "Assistant professor" jusqu'en 1985, comme "Professeur" par la suite. Il y a été directeur du département d'économie de 1998 à 2003.
Classé parmi les néo-keynesiens, il est un spécialiste de l’économie du travail (nature du marché du travail, rôle des institutions, origine du chômage) ; il a beaucoup travaillé sur la situation du chômage en Europe. En 1986, il a proposé un mécanisme d'hystérèse. Il a étudié également le rôle de la politique monétaire et la transition des anciens pays socialistes vers l’économie de marché. Il s'est enfin illustré dans la politique budgétaire en approfondissant la question des déficits et des dettes publics.
Il a été membre du Conseil d'analyse économique, de 1997 à 2008, auprès de l'ancien premier ministre français, Lionel Jospin. Olivier Blanchard est membre du conseil de l'Econometric Society et de l'American Academy of Arts and Sciences. Il a aussi été vice-président de la plus importante association d'économistes en Amérique du Nord, l'American Economic Association. Il a agi à titre de conseiller économique pour plusieurs pays et organismes nationaux et internationaux tels que l'European Economic Policy Forum Panel.

Il est conseiller auprès de la FED de Boston et de la FED de New York. Il est depuis 2006 membre du conseil scientifique de l'école d'économie de Paris. Depuis le 1er septembre 2008, il est  chef économiste au Fonds monétaire international (FMI).

Proche du Parti socialiste français, il se définissait en 2008 « très à gauche en 1968 avant de devenir social démocrate en apprenant l'économie et attendu 20 ans que le Parti socialiste ne le devienne[1] ».

Il a néanmoins apporté son soutien à Nicolas Sarkozy (UMP) dans la campagne présidentielle de 2007 en France[7], mais a critiqué par la suite certaines mesures du « paquet fiscal. » Il continue, avec quelques autres économistes, à conseiller le président Nicolas Sarkozy."

Le Pourquoi du Comment ?
Je vous renvoie pour ça à "Marianne.net" du jour dont je ne vous donne que le début, essentiel en la circonstance.
"L'aveu est incroyable, presque inimaginable. Quatre ans après le déclenchement de la Grande Crise qui secoue les économies occidentales avec une violence sans égale depuis 1929, l’un des plus grands économistes de la planète, en l’occurrence le directeur du département Recherche du Fonds Monétaire International, vient de publier un rapport dans lequel il avoue que le FMI - et avec lui, l’ensemble des dirigeants européens, ministres des finances, Banque centrale, Commission européenne… – ont gravement sous-estimé les effets néfastes des politiques d’austérité infligées aux Etats les plus endettés.

Oui, vous avez bien lu : Olivier Blanchard, l’une des sommités économiques les plus renommées au monde, admet noir sur blanc, dans un rapport de 43 pages rendu public le 3 janvier dernier, que le FMI s’est trompé sur toute la ligne. Et la faute provient d’une simple erreur de calcul, sur un coefficient bien connu dans la discipline : le multiplicateur".

Pincez-moi que je me réveille !

mercredi 7 septembre 2011

Du lourd!



Quelques jours de silence de ma part sur ce blog du fait de mon éloignement de mon ordinateur ; cette circonstance m'a amené à réfléchir à des sujets sérieux sans me vouer, comme on me le reproche parfois, aux futilités et aux niaiseries de notre paysage audiovisuel français.

J'ai été d'autant plus enclin à le faire que nous sommes en pleine période de réflexion à la fois sur le très court terme (comment trouver quelques milliards pour boucher très vite une infime partie du gigantesque gouffre de notre dette ?) et sur le long terme (comment faire face au problème des évolutions prévisibles, en particulier démographiques et économiques, de notre pauvre France ?).

Naturellement les mesures envisagées ont engendré aussitôt une unanime et immense levée de boucliers de la part de tous ceux qui étaient concernés par les changements proposés par le gouvernement qui, naturellement, a laissé un peu de mou dans décisions pour permettre aux députés de les aménager dans le détail et de faire, par là, leur tour de piste électoraliste . On retrouve ici la règle, non pas d'or mais d'airain de notre pays (inutile de l'inscrire dans la constitution car l'airain est aussi dur que l'or est mou !) qui est que nous sommes, tous et toujours, pour les réformes et le changement à condition qu'ils ne nous concernent pas personnellement!

On a même vu Jean-Pierre Raffarin jouer les moutons enragés et monter au créneau contre la taxe appliquée aux parcs de loisir. Dans un souci purement électoral, il prétend sauvegarder l'oeuvre immortelle du regretté Monory, le Futuroscope de Poitiers. Il emboitait ainsi le pas au Vicomte de Villiers, prêt à rompre des lances pour son cher Puy du Fou! J'ai même été très étonné, en la circonstance, de ne pas entendre grincer la voix de Valéry Giscard d'Estaing, ce qui me donne à penser que son Vulcania n'est pas un parc de loisirs.

Restons-en aux choses sérieuses, nous savons désormais qu'en France, nous voyons peser sur notre avenir deux lourdes menaces : d'une part, le vieillissement de notre population et le coût de l'entretien d'une foule de vieillards sans cesse croissante ; d'autre part, plus inattendu, une démographie galopante (la tête de la course étant tenue sans discussion possible par les « quartiers » et, en particulier, le 93 qui a plusieurs longueurs d'avance). La conséquence, inattendue mais inéluctable, de cette démographie est la montée du chômage, dans lequel nous avons déjà des performances tout à fait remarquables.

Envisageant ces deux problèmes, j'eus soudain une illumination que je livre à la sagacité de notre gouvernement, ce conseil étant naturellement gratuit comme tout ceux que fournit Usbek and Co. Consulting.

On sait, depuis Christophe Colomb et son oeuf, que la solution des problèmes en apparence insolubles est toujours des plus simples. Quelle est la difficulté ? Nous devons à la fois nourrir nos vieillards et réduire le nombre de nos nourrissons. Comment faire ?

La solution est évidente : il suffit de faire manger les bébés par les vieillards !

Je ne suis pas sûr que quelques vagues souvenirs de l'enseignement classique n'ait pas été chercher, au fin fond de mon subconscient, le mythe de Chronos, le papa de Zeus, qui, on s'en souvient, dévorait ses enfants. Zeus n'échappa à la voracité de son paternel que parce que l'avidité de Chronos, égale à son appétit, l'empêcha de remarquer qu'on avait substitué une grosse pierre au nourrisson qu'il pensait dévorer.