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mercredi 19 décembre 2012

Le paradis d'Outre-Quiévrain.


 
Je vais d'emblée vous livrer un scoop que nul ne connaît encore mais qui demain fera là une de toute la presse française.

Michel Blanc vient de rejoindre Gérard Depardieu en Belgique;  ils vont enfin pouvoir légaliser une union demeurée secrète et qui s'était commencée au cours du tournage du film "Tenue de soirée" que vous connaissez sans doute.

Comment mieux joindre l'utile à l'agréable, pour l'un comme pour l'autre, même si les revenus de Michel Blanc ne sont sans doute pas à la hauteur de ceux de son futur conjoint. Je ne doute pas d'ailleurs que Gégé, par la prudence qu'on lui connaît, n'ait acquis que pour la frime et les apparences l'immonde bicoque qu'on nous a montrée partout et qu'il ne se soit offert, en plus et en douce (il y avait longtemps que j'avais délaissé mon cher zeugma !), une demeure plus digne de ses goûts et de son compte en banque.

Mais il y a mieux encore pour le happy few. Imaginez une jeune femme richissime et accablée par le système fiscal français, qui décide de gagner, à son tour, la Belgique ; en passant je vous informe qu'il y a , dit-on, autant de Belges qui gagnent d'autres cieux que de Français qui viennent en Belgique, ce qui n'est pas, évidemment le cas de Monaco. Notre Cresa (féminin normal de Cresus) y est rejointe par sa compagne ; elles pourront enfin légaliser leur union outre-Quiévrain par un vrai mariage mais, mieux encore, eles vont s'y offrir le luxe, tout à fait légal là-bas, d'une procréation médicalement assistée (une des spécialités belges avec le Manneken Piss, le chocolat et les moules-frites) ce qui leur permettra, enfin, de se donner une héritière ou un héritier à leurs biens désormais à l'abri du fisc français. Que peut-on rêver de mieux?

Naturellement me direz-vous, au plat pays, il y a aussi les Belges, mais ils ne sont pas ce qu'on dit et il ne faut pas croire tout ce qu'a pu en dire Coluche et tout ce que prétendent à leur propos les raconteurs hexagonaux de blagues de comptoir..

Que Michel Blanc et Gérard Depardieu soient indulgents à mon endroit et qu'en songeant à leur bonheur futur, ils n'aillent pas me traîner devant les tribunaux, même belges ; j'ai déjà ma claque !

De toute façon je vais me gagner le coeur des Belges en révélant que Jules César fut le premier à raconter des histoires sur les Belges quand il écrit :
"Toute la  Gaule est divisée en trois parties, dont l'une est habitée par Belges. Les Belges sont les plus braves de tous ces peuples, parce qu'ils restent tout à fait étrangers à la politesse et à la civilisation de la province romaine, et que les marchands, allant rarement chez eux, ne leur portent point ce qui contribue à énerver le courage."

La cervoise ?

vendredi 14 décembre 2012

Les vraies causes du départ de Depardieu


Depuis deux ou trois jours, avant que tombent les dernières feuilles du marronnier de l'exil fiscal, il n'est bruit de la mise en vente par Gérard Depardieu de son hôtel particulier de la rue du Cherche Midi, dans le sixième arrondissement parisien, dont l'acteur avait largement caché l'existence.

Les mauvaises langues (et il n'en manque pas) rapprochent naturellement cette décision de son exil soudain vers la riante Belgique ; on comprend mieux la décision qu'il a de se séparer définitivement de cette superbe demeure de 1800 m², en plein cœur de Paris, depuis qu'on a pu voir l'immonde bicoque qu'il a acquise en Belgique.  Cette sinistre masure (fût-elle ornée, sur une partie de sa toiture, de panneaux solaires qui ne doivent guère s'user dans cette belle région) est située sur le coin d'une rue minable et le tout pue à plein nez le coron. Après tout Gégé en revient-il, par là, au bon temps de Germinal, faute de pouvoir retrouver celui des valseuses !

A mon avis, vu ses nouvelles fréquentations, il a dû avoir vent du désir de l'Emir du Qatar d'acquérir un pied-à-terre à Paris ; connaissant les penchants qu'on prête à Gérard Depardieu, on se doute que l'idée de vendre 50 millions d'euros un bien immobilier qu'il a acquis pour quatre, il y a une quinzaine d'années, on comprend qu'une telle opération le tente. Quant à l'émir; c'est à peine le prix de l'achat d'un footballeur et nul doute que l'hôtel de Chambon lui causera moins de problèmes et lui apportera plus de satisfaction. Peut-être pourrait-on lui suggérer d'y loger Zlatan Ibrahimovitch et à sa famille qui sont un peu difficiles dans leur choix d'un logis.

A ce propos, certains racontent que l'acquisition de ce monument historique est le résultat d'une confusion, car lorsqu'il a fait l'affaire, Gérard Depardieu, peu au fait de la géographie historique parisienne et que le notaire n'avait pas soumis à l'alcotest, avait compris qu'il s'agissait non pas de l'hôtel de Chambon mais de l'hôtel de jambon ! Comme il avait alors une petite faim, on comprend la suite.

J'ai entendu un journaliste, défenseur de notre Obélix (ils sont rares et il faut d'autant plus les écouter) que Gérard Depardieu voulait surtout vendre cet hôtel car, dans la petite partie dont il se sert, l'une des pièces comporte une immense photo de son fils disparu. Il ne pourrait plus, dit-on, en supporter la vue et ce serait là une raison de la mise en vente de son hôtel. Très émouvant ; en tout cas plus que la fuite devant le percepteur !

Toutefois, comme la demeure de 1800 m² comporte une trentaine de pièces, on aurait peut-être pu lui suggérer, avant d'en venir à la présente extrémité, d'en occuper une autre partie ou même, à défaut, s'il demeure très attaché à celle qu'il occupe, de faire retirer la photo de son fils pour l'installer ailleurs. Mais Gérard Depardieu, comme tous les grands artistes, a parfois de ces distractions qui finissent par lui coûter cher ou... lui rapporter gros.

dimanche 9 septembre 2012

Où vas-tu Johnny ?

On commençait à se lasser de la "boucherie Chevaline" savoyarde  (personne n'a osé la faire à ma connaissance, alors allons-y !). Heureusement, tel Zorro dans cet étiage médiatique, Bernard Arnault est arrivé.

Je ne comprends pas qu'on s'interroge sur son désir de devenir belge.

On lui prête, sans preuve puisque il affirme le contraire, les pires intentions, en général, fiscales (un homme comme lui ne va pas se déterminer à quoi que ce soit pour un million d'euros) et/ou successorales (il a 62 ans et devra un jour laisser à sa fille son empire).On a même imaginé même que, comme autrefois Johnny, il voudrait  faire un détour par l'Outre Quiévrain avant de gagner Monaco (ce qui vous l'avouerez est un parcours bien étrange), même si en devenant belge, il pourrait cesser d'être français, ce qui est une condition mise sur le Rocher méridional pour toute naturalisation, sans doute de façon à éviter que la Principauté soit envahie immédiatement par des millions de Français aspirant à devenir monégasques. Mais alors pourquoi ne pas se faire Samoan ou Guinéen ?

Où vas tu Johnny-Bernard ? En Belgique bien évidemment!

Qui d'entre vous n'a pas un jour rêvé d'être belge ?

La Grand-Place de Bruxelles, Bruges, les moules frites, le Manneken-Pis, la peinture flamande, comment résister aux charmes, si puissants dans leur diversité même, de la Belgique ?

Devenir aussitôt, avec des Juifs, le héros de la plupart de nos bonnes histoires. « Nos amis les Belges" comme disait Coluche.

N'est-ce pas pour B. Arnault un simple retour aux sources puisqu'il est né à Roubaix dont le nom même vient du néerlandais "Robaais" ?

En plus, dans l'Europe économique et pour un homme d'affaires comme Bernard Arnault, être belge c'est être un peu allemand (sans l'être trop!), puisque l'allemand est l'une des langues officielles de la Belgique !

Et puis un pays qui continue à fonctionner, tout aussi bien et plutôt mieux, sans gouvernement pendant un an et demi, n'est-ce pas un exemple pour un entrepreneur dynamique?

Si vous voulez, "une fois", je suis en mesure de vous fournir "wouit" bonnes raisons de devenir belge alors qu'une seule suffit largement. Et vous, Monsieur Arnault, laissez donc babeler les mêle-tout et continuez, en souvenir, à acheter votre pain français!