A mi-chemin entre les épreuves écrites du baccalauréat et la publication de ses résultats, le 5 juillet 2013 (qu'on imagine déjà assez facilement glorieux ), une information un peu sérieuse sur cet examen national me semble indispensable, à la lecture du grand nombre d'inexactitudes voire de sottises qui sont produites à ce propos dans nos médias.
Un point essentiel et qui est, le plus souvent ignoré alors qu'il explique la situation de notre enseignement supérieur, est que le baccalauréat, quoi qu'il marque et sanctionne la fin de l'enseignement secondaire, est le premier grade de l'enseignement supérieur. C'est pourquoi, même si on ne le dit jamais, il donne un accès direct et sans sélection ni contrôle, à l'université, sauf dans un certain nombre de filières qui ont, souvent subrepticement et toujours illégalement, mis en place des formes diverses de sélection. Le cas des classes préparatoires n'a rien à voir ici puisqu'elles ne relèvent en rien de l'université, comme le montre d'ailleurs actuellement la question des droits que la Loi Fioraso veut imposer à leurs élèves.
Il est donc absurde de prétendre, comme je l'ai lu, que les professeurs d'université devraient « s'investir davantage dans les jurys ». En effet tous les jurys de baccalauréat sont, selon la loi, toujours présidés par des enseignants du supérieur, même si beaucoup d'entre eux ne s'acquittent pas de ce devoir avec l'allégresse qu'ils devraient montrer puisque cette fonction fait partie de leurs obligations statutaires. Ils sont d'autant moins enclins à le faire que, s'ils doivent présider les jurys, ils ne sont en rien concernés ni par les contenus ni par les modalités de cet examen.
Un autre mystère du baccalauréat (mais il y en a tant dans l'administration française) est son coût exact et réel, surtout rapporté à son utilité, puisque on dépasse en général largement les 80 % de réussite et davantage encore, si on prend en compte les redoublements. Récemment le Syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale (SNDPEN) a présenté une facture énorme, avançant, dans le Figaro du 10 juin 2013, que le baccalauréat coûtait, chaque année, 1,5 milliard d'euros, alors que la rue de Grenelle ne parle que de 57 millions. L'augmentation de la facture tient au mode de calcul. Le SNDPEN a tenu compte, dans son évaluation, de l'annulation de trois semaines de cours en juin et du salaire des enseignants, le coût de fonctionnement de ces trois semaines (200.000 heures) restant le même, que les cours aient lieu ou non. On atteint donc ainsi le milliard et demi d'euros en ajoutant le montant de ces cours (1.434.548.000 d'euros), financé de toute façon, aux 57 millions d'euros que le ministère de l'éducation nationale annonce, pour 2012, pour la seule organisation des épreuves.
Ce doit être même davantage car, en tout état de cause, il est évident que, si l'année officielle, pour le ministère, se termine le 4 juillet, dans les faits, le fonctionnement normal des établissements scolaires s'achève généralement à la mi-juin ; comme les élèves se jugent en vacances à partir du moment où les conseils de classe ont eu lieu, c'est plus vraisemblablement au début du mois de juin qu'il faut placer la fin de l'année scolaire. Le SNDPEN ne pousse toutefois pas le bouchon trop loin, peut-être pour éviter que le MEN ne songe, de ce fait, à réduire les primes de ces personnels !
Comme, en fait, seuls quelques dizaines de milliers de candidats n'obtiennent pas le bac, ce milliard et demi d'euros, qui conduit surtout à refuser l'accès de l'université à ces médiocres élèves, représente une dépense considérable (25.000 euros par candidat recalé!). Elle est d'autant plus considérable et même vaine que le non-bachelier peut tout à fait, au bout d'un certain temps, passé l'Examen spécial d'entrée à l'université (bien plus facile encore) qui lui permettra d'oublier qu'il a été dans les rares élèves qui n'ont pas réussi à avoir le baccalauréat.
Il y a bien longtemps que je pense qu'on aurait dû supprimer le baccalauréat, mais loin d'envisager de le faire, on est même en train, toujours subrepticement (et selon le principe bien français qui fait toujours apparaître la nécessité de remettre en place ce qu'on avait auparavant supprimé), d'en rétablir "la première partie" que l'on avait supprimée en 1963. Si l'on voyait un peu plus loin que le bout de son nez au 110 de la rue de Grenelle (jusqu'à la rue de Bellechasse au moins !), on aurait pu, en 2008, quand on a célébré le bicentenaire du baccalauréat, fêter, en même temps, le retour au baccalauréat en deux parties, puisque le bac de français, placé en fin de première, s'est désormais enrichi d'autres épreuves, ce qui marque un retour incontestable vers le vieux bac en deux parties.
Toutefois, ce sont plutôt les incidents qui ont marqué la session de juin du baccalauréat 2013 et qui justifient le titre de ce billet "Le baccalauréat : sabordage ou sabotage" qui m'ont conduit à l'écrire.
Quand on connaît le luxe extravagant de précautions qui entoure la préparation des épreuves et leur déroulement (j'ai personnellement été confronté à tout cela en temps que président de jury et chef de centre à diverses reprises), on se demande comment, par exemple, on peut se tromper de sujets au bac en donnant une épreuve de mathématiques lors de l'épreuve d'économie (j'ai un peu oublié le détail qui est sans importance ici), alors que la préparation des sujets, leur transport, leur conservation et leur distribution sont entourées d'un luxe de précautions qu'on pourrait même juger excessif. Faute d'oser supprimer le baccalauréat, ce qui serait parfaitement défendable avec des arguments très forts, n'essayerait-on pas de faire mettre en cause son maintien par le public lui-même, en multipliant les incidents autour de son déroulement ?
Ne parlons même pas de l'atmosphère délétère créée autour du baccalauréat, avec les bruits de l'incitation des correcteurs à noter sur 24 et non pas sur 20 ! Cela dit, les instructions rectorales données aux jurys et à leurs présidents pour susciter ou ordonner leur indulgence sont depuis longtemps de tradition. Laissons aussi de côté la mascarade qui fait que les mentions "très bien", naguère encore une rareté, se sont multipliées ; chaque année, on classe, à travers la France, les élèves qui ont obtenu 21 sur 20 de moyenne à l'ensemble des épreuves !
Quand se décidera-t-on enfin, en renonçant à ces pitreries, à prendre la décision raisonnable et à supprimer ce baccalauréat aussi coûteux qu'inutile ?
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vendredi 28 juin 2013
mercredi 20 octobre 2010
Grève, blocage et sabotage.
Grève, blocage ou sabotage ?
J'étais pourtant fermement décidé jusqu'à 16:15 en ce 20 octobre 2010, à ne pas écrire une seule ligne sur la crise sociale liée à la question des retraites dans un débat qui me paraît débile et même parfois stupide.
Il ne s'agit pas de faire ici l'historique de la question puisque tout le monde sait que le premier à avoir mis en évidence à la fois le caractère inéluctable d'une réforme et le risque fatal qu'elle comporterait pour tout gouvernement qui l’entreprendrait est, chacun le sait, Michel Rocard. Cette lucidité et sa prudence l’ont d’ailleurs conduit à ne rien faire dans un domaine pourtant, à ses yeux, si important et où l’action était si urgente et si indispensable. On observera, en outre, qu’actuellement, sans doute préoccupé par les calottes glaciaires et le grand emprunt (sujets qui sont, il est vrai, plus rémunérateurs moins brûlants), Rocard est en ce moment remarquablement discret sur une question dont il est pourtant sans doute l’un des meilleurs connaisseurs.
Pour un Philistin de mon acabit, il est évident que, dans toute cette affaire, le moment essentiel a été d’abord 1993, où Balladur a modifié le nombre des annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein, en faisant passer ce nombre de 37,5 à 40 et en faisant calculer cette retraite sur 25 années et non plus sur 10. Le gouvernement Balladur avait alors été assez habile pour s'en prendre au seul secteur privé, ce qui naturellement n'a guère ému le secteur public, dont on sait bien que le rôle est toujours déterminant dans les mouvements sociaux car les gens y étaient souvent payés, d’une façon ou d’une autre durant les grèves. En 1993, le secteur public et, a fortiori, les régimes spéciaux n’ont pas bronché et se sont même, me semble-t-il, laissés aller à rire sous cape devant cette réforme qui ne les touchait en aucune façon. Ils se sont émus en, revanche, en 2003 au moment où ce régime de passage des 37,5 à 40 annuités (et même à 41 en 2012) leur a été étendu par Fillon (déjà lui !). Le but, dans cette affaire, était certes d’aligner le public sur le privé (sans toucher aux régimes dits spéciaux !) et de faire cotiser les gens plus longtemps, mais SURTOUT de faire en sorte qu'un nombre extrêmement réduit de retraités soient désormais en mesure de percevoir leur retraite à son taux plein.
Dans la confusion actuelle, on discute de tout et de rien, chacun semblant trouver son intérêt dans ce dialogue de sourds. Les syndicats, qui prétendent ne jamais avoir été consultés, l'ont été, à de nombreuses reprises, depuis le Grenelle social de février 2010, mais il est clair que de telles négociations ne servent à rien si chacun, comme c'est toujours le cas, entend camper sur ses positions et ne pas faire la moindre concession On connaît le principe de base de la CGT ; « Ce qui est à moi est à moi, pour ce qui est à toi on va négocier».
À regarder les choses objectivement et de loin, on peut même penser que les principales concessions sur la pénibilité et le travail des femmes sont venues du côté gouvernemental mais ce ne sont pas toujours les mesures les plus opportunes qui ont été mises en avant. Le parti socialiste semble admettre, plus ou moins, le caractère inévitable de la réforme et le passage à 62 ans (comme le montrent les palinodies de Mme Aubry sur ce point). En réalité, il est évident que les socialistes sont ravis que l’inéluctable réforme qu'ils s'étaient si soigneusement abstenu d'entreprendre 14 années durant, soit mise sur les rails par la droite, même si c'est dans des conditions difficiles qui, en tout cas, leur auront été épargnées.
Cette métaphore des rails me ramène à mon sujet puisque si j'ai décidé d'intervenir sur ces questions, c'est parce que sur la ligne Aix-en-Provence-Digne, au passage à niveau de Venelles, j'ai vu quelques individus vêtus de gilets de travailleurs routiers s'affairer autour d'un certain nombre de wagons de marchandises qui étaient arrêtés sur la voie. Je ne sais pas exactement ce qu'ils faisaient là, mais tout me donne à penser qu'ils avaient placés ces wagons à cet endroit pour empêcher le passage des TER.
Ces gens-là étaient des grévistes je suppose (même si j'en sais rien car peut-être étaient-ils en service et, à ce titre, payés par la SNCF, mais sans doute pour faire tout autre chose) ; ils s'affairaient donc, me semble-t-il, à bloquer la ligne avec des wagons de marchandisers chargés qu’ils n’avaient sans doute pas poussés à la main depuis la gare d’Aix-en-Provence, mais en « empruntant » en douce, pour ce faire, une motrice. Le fait de disposer des obstacles imprévus sur une voie de chemin de fer est, en général, un comportement répréhensible et peut être même tout à fait legitimement assimilé à un sabotage.
S'il est vrai, comme je l'ai souvent entendu dire par des responsables syndicaux et politiques de gauche, que le gouvernement fait de la « provocation » en mettant des forces de police aux endroits « sensibles » et en particulier devant les établissements scolaires que les élèves bloquent à grand renfort de poubelles, je pense que les provocateurs devrait pousser la provocation un peu plus loin.
Il doit bien être possible de trouver parmi les cheminots non-grévistes quelqu'un qui, moyennant une rémunération aussi solide que discrète, se mettent, sans rien dire à persoone comme les bloqueurs, aux commandes d'une motrice et la fasse entrer en collision avec les wagons inopinément arrêtés en pleine voie ; s'il s'agit d'un professionnel, il doit être capable de faire tout ça sans trop prendre lui-même de risques. Je pense que, dans ces conditions, on pourrait tout à fait inculper de sabotage des agents de la SNCF qui se sont livrés à cette manoeuvre de blocage/sabotage en utilisant illicitement en outre une motrice!
La confusion entre le droit de grève et le fait d'empêcher de travailler ceux qui n’entendent pas s'associer à cette grève est en France aussi ancienne que constante. Il en est de même pour les établissements scolaires et je ne vois pas davantage de quel droit des élèves empêchent de pénétrer dans les locaux ceux qui souhaitent le faire. Dans cet ordre d'idées, j'ai peine à croire qu'après avoir entassé les poubelles devant la porte du lycée ou du collège, ils se soucient de les remettre en place, épargnant ainsi aux travailleurs, du sort desquels ils se déclarent si soucieux, le soin de les remettre aux places où elles auraient dû rester. Mais je ne pense pas que cet aspect des choses constitue un réel souci pour nos lycéens ou collégiens grévistes qui, toutefois, pour épargner la peine du rangement aux travailleurs, mettent le feu aux deiyes poubelles et parfois même au collège.
J'étais pourtant fermement décidé jusqu'à 16:15 en ce 20 octobre 2010, à ne pas écrire une seule ligne sur la crise sociale liée à la question des retraites dans un débat qui me paraît débile et même parfois stupide.
Il ne s'agit pas de faire ici l'historique de la question puisque tout le monde sait que le premier à avoir mis en évidence à la fois le caractère inéluctable d'une réforme et le risque fatal qu'elle comporterait pour tout gouvernement qui l’entreprendrait est, chacun le sait, Michel Rocard. Cette lucidité et sa prudence l’ont d’ailleurs conduit à ne rien faire dans un domaine pourtant, à ses yeux, si important et où l’action était si urgente et si indispensable. On observera, en outre, qu’actuellement, sans doute préoccupé par les calottes glaciaires et le grand emprunt (sujets qui sont, il est vrai, plus rémunérateurs moins brûlants), Rocard est en ce moment remarquablement discret sur une question dont il est pourtant sans doute l’un des meilleurs connaisseurs.
Pour un Philistin de mon acabit, il est évident que, dans toute cette affaire, le moment essentiel a été d’abord 1993, où Balladur a modifié le nombre des annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein, en faisant passer ce nombre de 37,5 à 40 et en faisant calculer cette retraite sur 25 années et non plus sur 10. Le gouvernement Balladur avait alors été assez habile pour s'en prendre au seul secteur privé, ce qui naturellement n'a guère ému le secteur public, dont on sait bien que le rôle est toujours déterminant dans les mouvements sociaux car les gens y étaient souvent payés, d’une façon ou d’une autre durant les grèves. En 1993, le secteur public et, a fortiori, les régimes spéciaux n’ont pas bronché et se sont même, me semble-t-il, laissés aller à rire sous cape devant cette réforme qui ne les touchait en aucune façon. Ils se sont émus en, revanche, en 2003 au moment où ce régime de passage des 37,5 à 40 annuités (et même à 41 en 2012) leur a été étendu par Fillon (déjà lui !). Le but, dans cette affaire, était certes d’aligner le public sur le privé (sans toucher aux régimes dits spéciaux !) et de faire cotiser les gens plus longtemps, mais SURTOUT de faire en sorte qu'un nombre extrêmement réduit de retraités soient désormais en mesure de percevoir leur retraite à son taux plein.
Dans la confusion actuelle, on discute de tout et de rien, chacun semblant trouver son intérêt dans ce dialogue de sourds. Les syndicats, qui prétendent ne jamais avoir été consultés, l'ont été, à de nombreuses reprises, depuis le Grenelle social de février 2010, mais il est clair que de telles négociations ne servent à rien si chacun, comme c'est toujours le cas, entend camper sur ses positions et ne pas faire la moindre concession On connaît le principe de base de la CGT ; « Ce qui est à moi est à moi, pour ce qui est à toi on va négocier».
À regarder les choses objectivement et de loin, on peut même penser que les principales concessions sur la pénibilité et le travail des femmes sont venues du côté gouvernemental mais ce ne sont pas toujours les mesures les plus opportunes qui ont été mises en avant. Le parti socialiste semble admettre, plus ou moins, le caractère inévitable de la réforme et le passage à 62 ans (comme le montrent les palinodies de Mme Aubry sur ce point). En réalité, il est évident que les socialistes sont ravis que l’inéluctable réforme qu'ils s'étaient si soigneusement abstenu d'entreprendre 14 années durant, soit mise sur les rails par la droite, même si c'est dans des conditions difficiles qui, en tout cas, leur auront été épargnées.
Cette métaphore des rails me ramène à mon sujet puisque si j'ai décidé d'intervenir sur ces questions, c'est parce que sur la ligne Aix-en-Provence-Digne, au passage à niveau de Venelles, j'ai vu quelques individus vêtus de gilets de travailleurs routiers s'affairer autour d'un certain nombre de wagons de marchandises qui étaient arrêtés sur la voie. Je ne sais pas exactement ce qu'ils faisaient là, mais tout me donne à penser qu'ils avaient placés ces wagons à cet endroit pour empêcher le passage des TER.
Ces gens-là étaient des grévistes je suppose (même si j'en sais rien car peut-être étaient-ils en service et, à ce titre, payés par la SNCF, mais sans doute pour faire tout autre chose) ; ils s'affairaient donc, me semble-t-il, à bloquer la ligne avec des wagons de marchandisers chargés qu’ils n’avaient sans doute pas poussés à la main depuis la gare d’Aix-en-Provence, mais en « empruntant » en douce, pour ce faire, une motrice. Le fait de disposer des obstacles imprévus sur une voie de chemin de fer est, en général, un comportement répréhensible et peut être même tout à fait legitimement assimilé à un sabotage.
S'il est vrai, comme je l'ai souvent entendu dire par des responsables syndicaux et politiques de gauche, que le gouvernement fait de la « provocation » en mettant des forces de police aux endroits « sensibles » et en particulier devant les établissements scolaires que les élèves bloquent à grand renfort de poubelles, je pense que les provocateurs devrait pousser la provocation un peu plus loin.
Il doit bien être possible de trouver parmi les cheminots non-grévistes quelqu'un qui, moyennant une rémunération aussi solide que discrète, se mettent, sans rien dire à persoone comme les bloqueurs, aux commandes d'une motrice et la fasse entrer en collision avec les wagons inopinément arrêtés en pleine voie ; s'il s'agit d'un professionnel, il doit être capable de faire tout ça sans trop prendre lui-même de risques. Je pense que, dans ces conditions, on pourrait tout à fait inculper de sabotage des agents de la SNCF qui se sont livrés à cette manoeuvre de blocage/sabotage en utilisant illicitement en outre une motrice!
La confusion entre le droit de grève et le fait d'empêcher de travailler ceux qui n’entendent pas s'associer à cette grève est en France aussi ancienne que constante. Il en est de même pour les établissements scolaires et je ne vois pas davantage de quel droit des élèves empêchent de pénétrer dans les locaux ceux qui souhaitent le faire. Dans cet ordre d'idées, j'ai peine à croire qu'après avoir entassé les poubelles devant la porte du lycée ou du collège, ils se soucient de les remettre en place, épargnant ainsi aux travailleurs, du sort desquels ils se déclarent si soucieux, le soin de les remettre aux places où elles auraient dû rester. Mais je ne pense pas que cet aspect des choses constitue un réel souci pour nos lycéens ou collégiens grévistes qui, toutefois, pour épargner la peine du rangement aux travailleurs, mettent le feu aux deiyes poubelles et parfois même au collège.
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