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samedi 3 mai 2014

Ailleurs l'herbe est toujours plus verte ! Du Nouvel Observateur à Edouard Martin.


Si je savais comment retourner dans le blog du Nouvel Observateur sans que soit perdu définitivement les 1500 billets que j'avais en mémoire dans mon ancien blog « Nouvelles persaneries » publiés sous le pseudonyme d’Usbek, j’y  retournerais tout de suite. J’en ai été discrètement viré en 2010 pour un article paru le 8 août 2009. J’y faisais grief à un baron de la Sarkozie, René Ricol, « médiateur du crédit », pour un usage aussi excessif qu’impropre du mot « errement » ; il jugeait ce terme plus distingué que le si commun « erreur », mais il en ignorait clairement le véritable sens. Il avait donc alors, à mon insu, déposé une plainte en « diffamation à l’égard d’un porteur d’un mandat public » ; je n’avais évidemment pas été informé et il avait lancé sur ma piste (alors que mon identité et mon adresse courriel étaient parfaitement connues bien entendu, du Nouvel Observateur) la brigade financière de Paris dans un très clair abus d’autorité ; ce n’en était que le premier acte puisque j’ai été ensuite mis en examen puis jugé sans avoir jamais été entendu par la justice de notre si belle démocratie.

Naturellement, le directeur du NO, Denis Olivennes, était aussi concerné par l’affaire, ce qui rendait sans doute les choses délicates vu les relations, aussi étroites qu’inattendues, de ce dernier avec Madame Sarkozy ! On s’est donc alors employé au NO à me censurer plus ou moins, pour me conduire à « me soumettre ou à me démettre » ; j’ai évidemment choisi le second terme de l’alternative ! La justice avance à pas compté, ce qui a eu l’avantage de permettre un changement de régime et conduit, quatre ans plus tard, à débouter, d’ailleurs en terme sévères à mes yeux, la plainte en diffamation de R. Ricol qui se rêvait en ministre de Sarkozy ; il était redevenu un simple expert-comptable chez lequel on peut sans doute pardonner plus facilement d’ignorer le sens du mot « errement ».

Hélas, il semble que le fonctionnement du « blog des internautes » du NO  ait changé et si l'on veut bien sans doute m'y accepter, ce serait pour un nouveau blog ; ce changement me ferait perdre toute la « mémoire » du précédent que j’avais tenu pendant quatre ans et où j'avais des contacts et des échanges bien plus intéressants que ceux que j’ai à Mediapart où, si l'on ne fait pas parti de la « secte » et si l'on traite pas de façon étroite de la politique la plus immédiate, on n’a à peu près aucun échange avec qui que ce soit.

Je n'en veux pour preuve que le débat qui a été ouvert autour des propos de Monsieur Edouard Martin, l'ancien (très, très ancien…) syndicaliste, désormais inattendu candidat aux Européennes et même leader de la liste du PS honni pour l’Est la France (C. Trautmann ayant été, elle, proprement virée de la course aux prébendes réservée aux has-beens du PS !). C'est la preuve que n’intéressent, dans le Club ou Mediapart, que les aspects les plus médiocres et les plus sordides de la vie politique française, puisque les propos effarants d’effronterie tenus par cet individu, qui ne méritent que le mépris, ont attiré à ce jour près de 500 commentaires (488 très exactement au moment où j’ai consulté MDP) pour un texte au titre clairement antiphrastique « Je ne suis pas un produit marketing ! »

Sauf votre respect, Monsieur Martin ne nous prenez pas pour des cons avec tant d’impudence ! Vous n'êtes rien d'autre qu'un produit marketing, assez mauvais et dépourvu de crédibilité d’ailleurs, dont le seul mérite est d’afficher clairement son prix. L'opération « député européen »va vous permettre de multiplier votre salaire, que vous avez perdu ou être en voie de perdre, par dix. Comme la plupart des électeurs ignorent sans doute les règles de ce scrutin, ils ne sauront sans doute même pas qu’ils peuvent vous éliminer de la liste et vous punir ainsi de vous être vendu si ignomineusement à un parti pour lequel vous n’aviez pas eu de mots assez durs !

Le parti socialiste, sans bourse délier, espère trouver là une publicité dont il est bien éloigné en ce moment et glaner des voix à gauche ! Monsieur Martin a en effet occupé les écrans pendant des mois (plutôt bel homme dans le genre baraqué, viril et le langage à peine populacier propre à séduire l’électorat féminin plus que la parité), s'étant opposé à Sarko comme à Hollande et à leurs rodomontades à propos de Florange. L'amour soudain que lui porte Solférino n'a rien d'étonnant, puisque les retournements de vestes et les palinodies y sont l'exercice quotidien de tous les éléphants,  nous comme en avons encore récemment vu des exemples multiples !

Quant à Edouard Martin, en affirmant sans rire à la télévision (il était encore récemment au Grand Journal de Canal+) ne pas être « un produit marketing », il a démontré qu'il était tout à fait apte à exercer les fonctions politiques juteuses qu’il vise.

Certains commentaires ineptes, parus dans MDP, jugent remarquable de voir un ouvrier devenir député européen ! Le problème n'est assurément pas là ; on ne pourrait que se féliciter de cette soudaine promotion si elle s'était opérée dans des circonstances différentes ! Je ne sais quel commentateur suggère que le sort de Monsieur Martin aurait dû être de devenir, non pas député européen, mais Secrétaire général de la CFDT. Je ne sais pas si ce commentateur est innocent ou perfide ! La comparaison est toutefois clairement opportune, parce que, si l'on en juge par les précédentes carrières et les retraites dorées sur tranche de Madame Nicole Notat puis de Monsieur François Chérèque ensuite, Edouard Martin a effectivement tous les caractères qui ont permis, au terme de leurs mandats syndicaux, des promotions aussi rapides voir brillantes aux deux précédents Secrétaires généraux de la CFDT.

Je vais aller prendre mon café du matin et j'ai donc pas envie de prolonger outre mesure ce billet, car je pense qu’on l'aura compris, Edouard Martin et toutes ces affaires me donnent envie de vomir ! 

vendredi 2 juillet 2010

Pouce!

Comme je n’ai guère qu’une demi-douzaine de lecteurs pour ce blog (mais de quelle qualité !) et que nous devisons souvent, je me sens obligé de vous informer que je serai absent du 2 au 17 juillet 2010 car je pars pour des cieux lointains que j’espère toutefois moins torrides que ceux que nous promet la météo française.

La fin du mois étant arrivée, je suis allé voir mon ancien blog du NO et j’ai constaté une mystère sur lequel les esprits sagaces que vous êtes (tous anciens du NO plus ou moins) auront peut-être la bonté d’éclairer le nigaud que je suis. Je pense surtout ici au savant Olivier ou au perspicace Marius ! J’ai constaté que pour un mois de juin, où rien n’est paru et où aucun de mes textes n’était accessible, j’ai eu 2051 visites qui ont occasionné la lecture ( ?!?) de 8.298 pages avec une moyenne de fréquentation de 68 et un maximum de 105 ! Sauf explication que personnellement je ne conçois guère, je crois qu’il y a là, de la part des gestionnaires de ce blog, une belle arnaque qui leur permet de facturer aux annonceurs des lecteurs fantômes de leurs placards publicitaires.

Et dire que c’est par « déontologie » que Florence Aubenas aurait quitté « Libération » pour le « Nouvel Obs » ! C’est ce qui s’appelle, dans notre belle langue classique, « Tomber de Charrybde en Scylla » et, plus joliment, en créole mauricien « Sap dan karay, tom dan difé » ( = sauter de la marmite pour tomber dans le feu »). Le « karay » est une marmite indienne locale, mais, ailleurs, on dit, dans le même esprit et avec le même sens mais un récipient différent : « sap dans pwalon » ! Pas besoin de traduire!

Evoquer le "Nouvel Obs" à propos de la Gauche est, je vous l’accorde, profondément comique, surtout quand on prend en considération les publicités qui font bouillir la marmite de cet hebdomadaire et, en particulier, la dernière page immobilière avec les annonces de vente de modestes demeures dont la décence socialiste interdit d’ailleurs de mentionner le prix. Le titanesque affontement entre Bergé et Perdriel à propos du « Monde » a récemment montré toute l’importance de la dimension idéologique de tels conflits ; ça me fait penser qu’il faudra, un de ces jours, que je vous cause de Monsieur Olivennes, autre grande figure du NO et de la Gauche (forcément). Rappelez-le moi, à mon retour, au cas où le climat tropical m’aurait ramolli les neurones.

Puisque j’évoque cette affaire du « Monde », le point le plus positif est la claque que le crypto-conseiller spécial élyséen Alain Minc a prise sur le museau, lui qui rêvait, par personne interposée, de faire au « Monde » un retour triomphal. Edwy Plenel a dû en sabrer le champagne ! Quant à Colombani.... Existe-t-il même encore ? Le compte-rendu de l’émission où, après le livre de Péan et Cohen, G. Durand avait reçu la Sainte Trinité du Monde, Colombani, Plenel et Minc est l’un des textes que je me suis le plus amusé à écrire dans le gros millier de posts que j’ai rédigés en quatre ans et demi.

Et voilà que je vais devoir me taire près de quinze jours durant ! Ce n’est pas la matière qui manque pourtant, à gauche comme à droite. Martine Aubry peste contre cette droite qui commet d’ignobles abus de biens sociaux étatiques (Heureusement qu’elle n’a jamais su que Tonton avait entretenu et fait surveiller une batarde pendant quatorze ans aux frais de l’Etat ! Et c’était une autre ardoise que les cigares de Blanc !) et Ségolène Royal qui n’a jamais reçu un centime de Bergé ! Il se bornait à payer le loyer de « Désir d’avenir » ! N’est-ce pas là ce que le fisc appelle un « avantage en nature » ? Quant au pauvre Dalton Woerth, voilà qu’on lui reproche d’emmener sa Florence enchapeautée au Prix de Diane (« Gais et contents, nous marchions triomphants / En allant à Longchamp... ») et de la laisser entrer (je n’ai pas dit « faire entrer », vous l’aurez noté) au conseil de surveillance d’Hermès (en fait, c’est la faute à Bernadette qui s’y ennuyait toute seule !). Ministre du travail, que fait-il d’autre que son boulot en trouvant pour sa femme, qui fait dans le conseil financier, une place, à un niveau modeste (elle n'aurait jamais vu en privé Madame Bettencourt) chez Clymène à 180.000 euros par an. Et alors... ?

Et les gars, calmez-vous un peu pendant que je ne suis pas là !
Déjà que je ne vais pas pouvoir regarder la phase finale de la Coupe du monde après avoir dû subir les pitreries françaises !