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dimanche 16 décembre 2012

Du Sénégal au Luxembourg.


Ce titre, un peu énigmatique, évoque en fait la biographie de Rama Yade qui , venue en France, de son Sénégal natal à 11 ans (rassurez-vous, elle n'y était pas née dans une famille de "banabana" de Dakar  et quoique musulmane avait fréquenté l'école catholique) s'est vue contrainte, à la suite de ces échecs électoraux, de rejoindre le Luxembourg (le jardin et le palais du même nom, siège du Sénat ; n'allez pas croire à d'autres raisons et comparer son parcours à celui de notre Gégé qui vient de lancer à la face de notre Premier Ministre son passeport et sa carte vitale.

Le hasard a fait que ce matin, au cours de mon zapping radiophonique (particulièrement nul le dimanche où y règnent en maîtres absolus les bricoleurs, les jardiniers et les fondus du vroum-vroum), je suis tombé sur un débat sur ce pauvre Gérard Depardieu, qui opposait Rama Yade à Olivier Duhamel.

Elle ne doit pas avoir perdu tous ses espoirs électoraux car elle a dans toute cette affaire pris des positions exclusivement politiques, assez maladroites et contradictoires d'ailleurs, ce qui explique peut-être ses récents insuccès. Tout en essayant de faire la publicité de je ne sais quelle association qu'elle dirige et anime bien évidemment, elle y a dit, d'une phrase à l'autre, le blanc et le noir. Quasiment dans la même seconde, elle a marqué le désespoir de jeunes qui n'ont pourtant "aucune ambition entrepreneuriale", avant de dénoncer, dans la phrase suivante, la condition funeste de ces jeunes entrepreneurs. Bref, le tout était à l'avenant et sans intérêt ni cohérence.

L'entendre m'a fait simplement me souvenir qu'elle était revenue au Sénat où elle exerce, depuis dix ans pile (vous verrez l'intérêt de la date dans la suite), les fonctions d'administrateur.

Ce détail de sa biographie me fait penser à nouveau à cette haute assemblée qui est sans la moindre utilité et dont la suppression serait une façon commode, rapide et efficace, d'économiser des dizaines de milliards, puisque nous avons récemment appris que la "caisse noire" de cette institution s'élevait à 1,3 milliards et que les coûts de fonctionnement de cette assemblée étaient inconnus puisque la Cour des Comptes n'a pas le droit d'y mettre son nez. Les rémunérations sont, à qualification égale, de 30 à 50 % plus élevées que dans la fonction publique "ordinaire" et le fonctionnaire du Sénat le mieux payé perçoit davantage que le Premier Ministre ou le Président de la République !

Pas de couplet social SVP! Fermer le Sénat n'est pas fermer Arcelor-Mittal ; tout le monde sera payé jusqu'au bout et fort bien et ça ne coûtera rien puisqu'il faut entretenir tout ce beau monde usque ad mortem !

Bref cela m'a amené à regarder un peu ce qui concerne le personnel du Sénat et je permets  de vous donner ici une liste des rémunérations que vous pouvez, sans la moindre difficulté, trouver n'importe où.

Comme souvent Médiapart avait levé le lièvre et, en avril 2011, avait signalé les dépenses en personnel du cabinet du président du Sénat, alors Gérard Larcher, qui avait augmenté de 26 % entre 2007 et 2010, avec des salaires qui allaient jusqu'à plus de 19 000 € par mois. Interrogé le président du Sénat avait indiqué qu'il n'avait aucun commentaire à faire. On s'en doutait un peu, mais on doit se souvenir, à sa décharge, qu'il y avait en 2012 une élection où allait se jouer en particulier la présidence du Sénat.

Bref, je vous la fais courte !
Les agents du Sénat ont des salaires ainsi qui s'établissent entre 3000 € par mois la première année (pour le petit peuple qui s'occupe du nettoyage, de l'accueil, etc.). Après dix ans, on passe à 4000 euros et en fin de carrière à 6250 euros. Les couloirs doivent être bien balayés mais je ne serais pas étonné que ce soit par une entreprise spécialisée!

Une secrétaire de direction perçoit 3500 € par mois la première année et 7170 € en fin de carrière.

Un administrateur-adjoint du Sénat débute à 4080 € par mois pour passer à 5420 € par mois après 10 ans de carrière et finir à 8500 € par mois.

Quant à la pauvre Rama Yade, qui est sans doute, on l'espère pour elle, administrateur  et non adjointe (elle est entrée dans le corps en 2002), le salaire mensuel, qui était de 5000 € la première année, serait de 7920 € par mois après 10 ans de carrière, le salaire final s'élevant à 13 330 € par mois.

Somme toute, c'est plutôt mieux que d'être député, d'autant que les tâches sont légères avec onze semaines de congés annuels, c'est-à-dire, en réalité, quatre mois puisque le Sénat est déjà au repos entre juin et octobre.

On a vu dans une affaire récente que le personnel du Sénat avait une prime de 4000 € par mois pour le chauffage ; on peut raisonnablement espérer que cette prime est au moins doublée pour les administrateurs d'origine africaine qui doivent être davantage sensibles au froid que leurs collègues caucasiens.

lundi 7 juin 2010

Gourou est arrivé!

Retour de Philippe Meirieu sur France-Infos, ce lundi 7 juin 2010 à 8 heures 15. Il nous manquait ! Cette tête pensante rhônalpine (Depuis son élection au Conseil régional, il e présente ainsi : « Je suis Rhônalpin») est consultée sur le problème des rythmes et des vacances scolaires.

Naguère bardé de certitudes, il avance désormais rur la pointe de pieds, le gourou rhônalpin ! A l’entendre, on ne soupçonnerait pas un instant qu’il a régné, une décennie durant, sur le 110 de la rue de Grenelle, les ruthmes scolaires et les programmes, sujets dont il parle comme s’ils lui étaient tout à fait étrangers. Il émet des opinions très générales, aussi insignifiantes que vaines. Pour résumer, il faut, en la matière, respecter les rythmes temporels de chacun qui, par définition, sont toujours individuels et, par là même différents. Vaste programme comme aurait pu dire le Général !

Bref, Mirieu ne se mouille plus et ne veut désormais contrarier personne dans sa stratégie régionalo-rhônalpine (et, on le devine nationale, car l’homme se pense promis à de plus hautes destinées), ni les enseigants, ni les parents, ni les syndicats, ni les lobbys du tourisme, ni... ; on pourrait réécrire sur les choix en matière de rythmes scolaires la fameuse tirade de Figaro sur la liberté de la presse – qui, notons-le au passage, est de plus en plus d’actualité, je suis mieux place que quiconque pour le savoir !

Après avoir parlé dix minutes pour ne rien dire sur ce sujet, Meirieu reprend le même numéro à propos d’Europe-Ecologie, quand la journaliste veut l’attirer sur le terrain des conflits au sein de cette mouvance, après que chacun a vu, à la télé, Cécile Duflo et Dany Cohn Bendit à deux doigts d’en venir aux mains ! Ce ne sont que des broutilles aux yeux du lénifiant gourou qui a changé ses anciennes révélations messianiques contre l’insipide et permanente affirmation que tout le monde est beau et gentil...sauf l’UMP ! Leibnitzien le Meirieu ! Tout est pour le mieux dans la meilleure écologie possible.

En espérant en tirer enfin quelque chose, la pauvre journaliste lui cause foot et lui demande son pronostic sur la Coupe du monde. Bernique ! Il s’esquive même sur ce terrain pourtant peu risqué et, bravant Duflo, il lui conseille de demander plutôt à Cohn-Bendit, grand spécialiste en la matière ! Une savonnette ou plutôt cerveau dans le corps d’une anguille ce Meirieu !

En revcncha j’ai vu, je ne sais où, la veille, l’interview des deux footballeurs français suite aux propos de Rama Yade, sur l’hôtel cinq étoiles des Bleus et leurs chambres à mille euros la nuit. Naïve ou rusée notre Rama ? Un bon coup de pub à peu de frais ? Une pierre dans le jardin de Roselyne qui a plongé comme prévu ? Une sincère indignation ? Allez savoir !

Elle doit pourtant connaître un peu la vie Rama Yade et savoir que, pour un Ribery qui gagne 700.000 euros net par mois et s’offre des passes à 2000 euros (sans l’avion privé pour venir à Paris), 1000 euros la nuit n’est pas grand chose, d’autnat plus qu’en outre ce n’est pas lui qui paye ! En revanche, les propos des deux footeux vus à la télé vâlent le coup (si j’ose dire) ; l’un, le blanc (Gourcuff) est nul et, sans son conseiller en communication, bredouille on ne sait quoi ; l’autre black (Diaby ou Diarra, je ne sais pas trop), hilare (dans le genre « Ya bon Banania !) est plus comique. Il s’en fout de toute évidence (et non sans raison) et forme l’hypothèse que la seule raison de l’intervention de Rama tient à ce qu’elle n’a pas été invitée.

Il ne connaît pas plus le monde de la diplomatie que Rama celui du foot, car , sans cela, il saurait que Rama sera au moins aussi bien logée que lui en RSA !

Pauvre France !

samedi 29 mai 2010

Vive le sport !

« Vive le sport ! » comme disait le nain sportif de France2, Gérard Holtz, un « journaliste » de plus au-dessus de sa condition. Le fait de montrer sa binette à la télé, en étant, en outre, très bien payé pour ça, en dépit de la médiocrité de ses prestations professionnelles, l’ a conduit à rêver de gloire artistique ! Je crois, en effet, avoir entendu dire qu’il avait tâté du théâtre, faisant mal la différence entre un public captif comme celui de France2 et un public qu’on doit attirer et qui, en outre, paye sa place (en plus fort cher en général).

Bref la nain sportit avait comme formule favorite « Vive le sport et France2 ». Non seulement, on devrait écarter des écrans des journalistes si médiocres, mais on devrait aussi interdire, dans les médias (télés et radios) « l’auto-publicité ». Le CSA, dans les rares moments où il sort de ses siestes inteminables, interdit, « sur les antennes » la publicité rédactionnelle ; de ce fait, sur RMC le matin, le Gardois de service à cette heure (Bourdin ne cesse de nous rappeler ses origines cévenoles) prend des mines de vierge effarouchée, quand l’un de ses auditeurs ou invités mentionne le nom d’une marque de quoi que ce soit. En revanche, chez Bourdin (comme chez Fogiel sur Europe1), il ne se passe pas cinq minutes « sur cette antenne », sans que le « patron » et l’un ou l’autre des intervenants stipendiés de la radio, en fasse la publicité (« Nous sommes les meilleuts !») ou , à défaut, en cite au moins le nom ! C’est la même chose sur toutes les chaînes et il serait bon qu’on s’y applique à soi-même la règle commune. La chose est d’autant plus exaspérante que la qualité des prestations est souvent loin de correspondre à l’enthousiasme qu’elles suscitent, du moins chez ceux–là mêmes , qui les fournissent. On n’est jamais aussi bien servi que...

A ce propos et avant d’en venir à mon sujet, car je vais bien finir par y arriver (mais c’est samedi et l’on peut musarder un moment), un mot comme toujours sur le professionalisme de nos journalistes. Ce matin, 29 mai 2010, sur France-Infos, 8 heures. Comme vous le savez peut-être, à France-Infos, on repasse sans cesse les mêmes sujets et entre les rediffusions, un(e) « journaliste » fait les « enchaînements » et surtout donne l’heure. Souvent, on commence par une erreur sur l’heure, ce qui donne des émotions à des auditeurs un peu préssés. Ainsi, ce main on annonce « 9 heures 7 » au lieu de « huit heures sept » ! Par hasard, la journaliste s’en rend compte et elle réctifié tout de suite. On repasse alors le sujet sur le compétition de football attribuée à la France. Budget annoncé par la journaliste « Un milliard 700.000 euros « ; Bof ! C’est 1 milliard 700 millions d’euros, mais au point où l’on en est, nous n’en sommes plus à 699,3 millions d’euros près. Dans le sujet qui suit, le journaliste donne le bon chiffre, mais, en revanche, dans son texte, préparé et rediffusé, il évoque des précédents, dont les Jeux Olympiques de 2000 à Athènes ! Sauf que c’était en 2004 et non en 2000. Des grands professionnels et des gens sérieux, comme je vous le dis !

Habile transition de ma part vers mon sujet : le succès de la France, qui a devancé la Turquie (d’une voix !) à Genève pour l’attribution du Championnat d’Europe de football.

Oubliés la dette, le chômage, les retraites, les gouffres abyssaux de notre dette et les perspectives sinistres de notre économie ! Sarkozy, qui avait pris le risque (bien mince car l’Italie était hors course depuis longtemps) de se rendre à Genève avec Roselyne, obtient enfin un succès,dérisoire à dire vrai ! Et voilà Rama Yade en première ligne et propulsée dans tous les médias !

Elle fait fort ce matin notre Rama : la France retrouve enfin « le bonheur » (je laz cite texto!) et qui sait « la richesse », puisque claquer près de 2 milliards à construire des stades (car soyez sûr qu’on ira très au-delà du 1,7 milliard dans l’addition finale) va relancer notre économie et réduire notre déficit et nos dettes ! On comprend un tel enthousisme de la part du moustachu président de la Ligue de Football, mais de la part d’un ministre qui, certes a des raisons de se réjouir de ce choix, on ne doit pas aller jusqu’à pareil délire, quelles que soieznt les consignes!

Rama en rajoute même, car comme elle part pour Haïti faire, comme tout le monde, son tour de piste caritativo-humanitaire, d’ailleurs de moins en moins obligé , au fur et à mesure que les mois passent. « Vive le sport » encore et toujours, car non seulement le football va sauver la France de la banqueroute, prévue par un Attali qui, lui, ne manque jamais un coup d’édition pour en faire son beurre (Françaises, Français ! Préparez-vous à la crise en ne dépensant pas bêtement vingt euros dans l’achat de son livre !). mais le sport et Rama Yade vont aussi et en plus sauver Haïit. Au lieu de se lamenter sur leur sort, les jeunes Haïtiens et les jeunes Haïtiennes vont faire du sport. On ne sait pas trop où ni comment, à moins que notre Rama n’apporte dans ses bagages quelques dizaines ou même centaines de terrains de sport. Puisqu’on rêve, pourquoi se gêner ?