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jeudi 24 octobre 2013
"Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle" ou "le festin des mercenaires"?
Je ne sais pas si, en la circonstance et compte tenu de la suite, vous préférez Néron ou Salammbô. Le choix du titre ne dépend que de vous, mais la consternante réalité des faits reste la même. Sortez vos mouchoirs et préparez les Kleenex, car le week-end du 30 novembre 2013 vous risquez d'être privé du spectacle du championnat de France de football, trompeusement dénommé désormais, selon le modèle commun, (mais seule l'étiquette a changé) Ligue 1 et Ligue 2, ces termes ayant remplacé les anciennes et infamantes dénominations de première et deuxième divisions qui avaient au moins le mérite de ne pas attenter à la langue française ; on y usait en effet de l'ordinal, seul possible en pareil cas. On ne peut toutefois demander aux "gros pardessus" officiels du foot de connaître le français ; ils ont déjà bien du mal avec le foot !
La moustache de Monsieur le Président de la Ligue de Football Professionnel est encore toute frémissante d'indignation ; cette menace de grève, en réponse à la mesure qu'on annonce sur les oeuvres vives financières du foot, n'est pas vaine dans sa bouche. Le président Hollande, qu'on dit amateur de football, risque donc se résigner à la prendre en considération, sans pour autant choisir la vraie bonne décision en la matière.
À dire le vrai, cette qualité même d'amateur de football devrait le conduire, non seulement à maintenir le prélèvement fiscal de 75% sur les revenus annuels d'un million d'euros et donc à accepter par là le principe de cette grève, mais, éventuellement, il pourrait même faire en sorte de la prolonger. En effet, désormais, tous les vrais amateurs et connaisseurs de ce sport peuvent satisfaire leurs appétits de vrais spectacles sportifs en regardant, grâce à la télévision, les championnats anglais espagnols et italiens (par ordre de mérite, les épreuves françaises n'ayant évidemment aucun titre à figurer dans un tel palmarès).
Car les "représentants" du football français, officiels ou dirigeants de clubs professionnels, n'ont pas la moindre vergogne à se comporter comme ils le font, dans la situation que connaît l'immense majorité des Français et à venir inviter cette misérable population à verser des torrents de larmes sur les pauvres travailleurs du protège tibia (j'hésite à use du terme de "sportifs" au vu des prestations de ces joueurs et du discours de leurs représentants) qui devront payer 75 % d'impôts si leur revenu annuel dépasse le million d'euros. Les pauvres !
Indépendamment de toutes ces considérations, le sport professionnel, puisqu'il attire ainsi l'attention sur ses maux financiers, devrait être l'objet d'attentions infiniment plus vigilantes de la part des services fiscaux et douaniers compétents en la matière, car il me paraît clair que, tant pour les transferts que pour les salaires, le sport français et, d'une façon plus générale, le sport international est une immense et permanente blanchisserie où viennent retrouver leur virginité les milliards issus de tous les trafics du monde. N'oublions pas que l'un des premiers et des plus actifs promoteurs du blanchiment d'argent sale dans le football a été, à la fin des années 70, le grand Pablo Escobar qui a failli amener ainsi la Colombie sur la plus haute marche du championnat du monde de football.
Quelques chiffres car, bien entendu, on ne les trouve guère dans le discours officiel et on ne risque guère de les imaginer, si l'on a le malheur, de temps en temps, de suivre ne serait-ce qu'une dizaine de minutes d'un match de championnat de France de football.
En France, il y a en effet (et ce total ne prend pas en compte Monaco qui n'est pas en France comme vous le savez !) cinquante trois joueurs dont le salaire annuel est supérieur à 1 million d'euros, sans compter les multiples embrouilles de fraudes fiscales qui font que des primes et/ou des compléments de salaires sont versés, ici ou là, dans des paradis fiscaux, comme tout le monde le sait sans que personne ne le dise. Ne parlons même du fait que ce sont les EMPLOYEURS qui payent les impôts !
Il est certain qu'à regarder le spectacle qui est donné sur nos stades dans les épreuves de ce championnat, on peut guère imaginer que l'équivalent de cinq équipes de football complètes sont sur les terrains chaque semaine et que ces gens-là sont payés au moins 1 million d'euros par an. C'est évidemment consternant mais le problème n'est pas là.
On pourrait dire d'ailleurs que le fol accroissement des salaires des joueurs (alors qu'il y de moins en moins de spectateurs présents) a été inversement proportionnel à la qualité du jeu des équipes. On se demande comment des spectateurs vont jusqu'à payer de 30 à 90 € pour aller voir ses sinistres guignolades tandis que près de 90 % des Français sondés jugent que les joueurs de l'équipe de France sont trop payés. C'est encore pire pour tous les joueurs qui opèrent dans notre championnat.
Je ne crois pas un instant que ni les dirigeants de la fédération ni les principaux dirigeants de clubs se soucient le moins du monde ni des joueurs eux-mêmes ni des spectateurs, et encore bien moins s'il est possible, des seconds que des premiers. Ils ont d'ailleurs parfaitement raison, puisque l'on continue à les applaudir dans les stades au lieu de les accabler, à chacune de leurs apparitions, de tomates et d'oeufs punais. Tout ce milieu est parfaitement nauséabond er quand on voit jouer, par exemple l'Olympique Lyonnais, on a peine à imaginer que treize joueurs de cette équipe gagnent plus d'un million d'euros par an, comme d'ailleurs 13 autres des Girondins de Bordeaux ou du LOSC, sans parler des 17 que compte l'Olympique de Marseille et des 21 qui portent le maillot du Paris-Saint-Germain. Tout cela ne sert pas grand-chose d'ailleurs quand on voit qu'une équipe comme Monaco, qui doit compter une bonne quinzaine de millionnaires arrive péniblement à faire match nul avec Sochaux, avant dernier de notre pitoyable classement de Ligue 1.
Tout cela est scandaleusement nul au plan sportif et sans doute fiscal, mais, après tout, les gens qui, comme moi, ne regardent jamais les matchs des clubs français n'ont pas de raison de s'en plaindre. Côté FFF ou LFP, s'ils ont entendu parler de ça, ils vont faire à notre président le coup du "panem et circenses" mais le pain est rassis depuis des mois et les lions édentés depuis des années ! Reste le "lien social" mais la ficelle est à sens unique !
En revanche, côté gouvernement, les propos du ministre spécialisé sont bien timides et font craindre le pire ; elle allègue simplement que "la population ne comprendrait pas que le football professionnel ne participe pas à l'effort collectif". Foutaises ! La seule réponse serait le passage pour cette catégorie de sportifs de 75 % à 90 % d'impôts (car en plus ils ne les payent même pas !), taux avait été choisi pour les plus hauts revenus par le président Roosevelt au moment de la grande crise américaine. Peut-être le président François Hollande passerait-il alors dans les sondages de 23 % à 86 % de satisfaits, ce qui est justement le pourcentage des Français qui considèrent que les revenus de ces footballeurs sont scandaleux ! Le tout devrait être assorti bien sûr de contrôles impitoyables des services fiscaux et de la TRACFIN (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits Financiers clandestins) qui feraient sûrement un carton !
samedi 4 mai 2013
Du sport à la télé
C'est
aujourd'hui samedi et je renoncerai donc à quelques sujets sérieux que je
méditais d'aborder ici pour parler de sport, surtout dans les médias, quitte à
décevoir quelques-uns de mes lecteurs et surtout, sans doute, hélas, de mes
lectrices.
Parmi les rares confidences
personnelles que je me permets ici, j'avoue que, durant ma vie, j'ai beaucoup
aimé les sports et que j'en ai aussi fait beaucoup. Je n'en fais plus guère,
mais, en revanche, je m'intéresse volontiers, quand cela en vaut la peine, au spectacle
sportif, surtout dans les sports que j'ai pratiqués et ils sont assez nombreux.
Mercredi 1er mai
2013 au soir, j'étais donc devant mon téléviseur, non sans une certaine
gourmandise, pour voir comment Barcelone aurait digéré le 4-0 encaissé à Munich
la semaine précédente. Je n'avais pas beaucoup d'espoir, à vrai dire, surtout quand,
en début de match, on a pu voir Messi, sur la touche, enfoncé dans sa doudoune,
dans son fauteuil et dans sa morosité, ce qui annonçait clairement qu'il ne
jouerait pas.
Je n'ai pas une grande
estime pour le nouveau coach du Barça; Tito Vilanova, qui me paraît un homme
qui ne comprend rien à rien. Quoique issu du Barça, il n'y tint jamais le
moindre rôle et fit en Espagne une carrière de joueur médiocre. Même s'il n'est
pas responsable de la façon dont joue le Barça, équipe qui a trouvé son
inspiration dans les tactiques de Guardiola (qui est aujourd'hui au Bayern et
qui me semble avoir déjà donné, contre ses anciens joueurs, des conseils fort
judicieux à sa nouvelle équipe),
comment, dès le match aller, en étant mené 2; puis 3 à 0, avant de l'être par 4
à 0, a-t-il pu continuer à faire jouer son équipe exactement de la même façon
que si elle menait elle-même par de tels scores? Comment persister à laisser le
Barça jouer à "la passe à dix" dans le rond central, au lieu de faire
entrer des attaquants et de les lancer à l'assaut de la surface de réparation
adverse? Compte tenu de la différence de gabarit entre les joueurs catalans et
allemands, il est clair que la seule chance des visiteurs était de faire attaquer
en dribbles le but allemand par Villa, Pedro et Messi et de chercher ainsi le penalty
qui était la façon la plus simple de parvenir à marquer au moins un but
précieux sur le terrain adverse.
Il n'en a
évidemment rien été et les absurdes rodomontades de Vilanova, avant le match
retour, l'ont apparemment détourné de choisir immédiatement la technique de
l'attaque à outrance ; non seulement il a laissé Messi sur la touche, après
avoir dit qu'il était en mesure de jouer, mais il a réservé ses attaquants au
départ au lieu de leur imposer la seule stratégie possible, c'est-à-dire l'attaque à outrance par des
percussions individuelles dans la surface de réparation.
On n'a rien
entendu de tel dans les commentaires sur Canal Plus, dont les
"experts", comme toujours, pour retenir les clients proclament
sublimes les pires spectacles. J'ai d'ailleurs éteint la télé avant même le
milieu de la seconde mi-temps ! Il faut savoir que les vedettes de "l'animation"
à la télévision comme Denisot, Drucker et Bourdin sont anciens reporters
sportifs ; ils ont évidemment réussi; dans lcs genres télévisuels populaires;
par leur science, innée, immédiate et spontanée, de la sottise et de
l'aveuglement de leur public !
Au passage et
hors sujet, une bien bonne de l'inénarrable Bourdin sur RMC ce vendredi 3 mai 2013,
à 8 heures 20, à propos des fameux tableaux de Guéant. Interviewé par Bourdin,
un spécialiste de la peinture corrige Bourdin, qui lui parle de "peintre
hollandais", en précisant "Non! Flamands". Bourdin, pour se
rattraper aux branches, corrige, à son tour, sans comprendre, en disant
"Oui, Belges Flamands", montrant par là que ses ignorances en matière
d'histoire valent celles qu'il a pour la peinture (la Belgique n'est créée qu'en
1830 et il est question là d'un peintre du XVIIè siècle) ! Bof...!
Il faut savoir
que, en particulier dans les médias du style de RMC-BFMTV, les journalistes
sportifs, comme les autres, sont d'un niveau que je n'ose pas qualifier de
lamentable. RMC, dans sa permanente autopromotion, se flatte de posséder, en matière
sportive, une "Dream Team" ; ces gens-là ne sont pas meilleurs en français
qu'en anglais, car ce n'est pas une équipe de rêve mais plutôt de cauchemar,
quand on voit comment elle est composée.
La vedette, pour
ce qui concerne le football, est un ancien tâcheron ibérique de l'équipe de
France que vous reconnaîtrez assurément par son accent faubourien lyonnais qui
lui fait parler des "jouOR" (pour "joueurs") et des
foutbalOR, trait phonétique tout à fait caractéristique du parler des Minguettes
d'où il est lui issu ; une autre caractéristique linguistique de ses propos est
un goût irrépressible pour les formulations lexicales ternaires, car on a dû lui
expliquer que c'était là une des élégances majeures du style français ( genre :
"C'est beau, c'est grand, c'est généreux, la France"). Toutefois;
manquant de vocabulaire, ill éprouve toujours quelques difficultés avec cet
usage rhétorique ; s'il parvient assez facilement à trouver deux synonymes, il
ne réussit jamais à trouver le troisième, ce qui entraîne des pataquès fâcheux
dans tous ses propos.
Le deuxième
élément de cette prétendue "Dream Team" est un ancien des Baumettes, désormais
plus familier des tripots que des stades qui, comme le précédent, cherche
désespérément à trouver une place d'entraîneur quelque part, sans jamais y
parvenir. Il devrait plutôt essayer de se placer dans les casinos.
Le
troisième élément de cette "Dream Team" de has been (payés à prix d'or Dieu seul sait pourquoi), est un ancien
pilier de rugby qui, comme tous ceux qui ont occupé ce poste, a reçu trop de
coups sur la tête, ce qui l'a complètement privé de jugement. Il en arrive même
désormais à croire qu'il est drôle et cherche à devenir humoriste professionnel
; il se livrerait, dit-on, à des one-man-shows qui ne doivent pas être tristes,
mais, après tout, Arthur et Courbet le font bien ! "A la télé un jour, à
la télé toujours!" comme on dit là-bas.
Le
quatrième est un boxeur ce qui nous ramène au cas précédent, à l'ambition théâtrale
près.
Comme je ne suis
pas un esprit chagrin (vous l'aurez remarqué), je finirai sur une note plus optimiste,
en soulignant une image fugace que j'ai beaucoup appréciée mais que personne
n'a évoquée ni reproduite. Il s'agit de Johnny Wilkinson, du RC Toulon, qui, à
la dernière seconde de la demi-finale de Coupe d'Europe à XV a assuré par un
drop la victoire sur les Saracens. Owen Farrell, le jeune demi d'ouverture
adverse, qui connaît bien Wilkinson qui l'a précédé à ce poste dans le XV d'Angleterre,
avait bien sûr prévu le coup ; il s'est donc précipité sur Jonny qui était en
train d'ajuster son drop. Il a réussi à le mettre à terre mais sans parvenir à empêcher
Wilkinson de passer son coup de pied ; ils se sont donc retrouvés à terre à
suivre des yeux le ballon qui passait entre les poteaux. Farell était
manifestement désespéré ; Jonny Wilkinson eut alors un geste sportif sublime,
et pour consoler son adversaire, lui a posé la main sur l'épaule avec tant de
cordialité et d'amitié que ce fut, là, sans doute, le plus beau ce geste
sportif de l'année.
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mardi 12 juin 2012
Lamentable ou pitoyable ?
Dans ce blog, qui se veut consacré à la situation quotidienne que nous vivons, j'ai hésité entre ces deux adjectifs : "Lamentable ou pitoyable ?" dans une seule et même interrogation.
Même sur le plan sportif on est exposé à ce choix douloureux. Au lendemain d'un France-Angleterre dont on ne sait pas non plus s'il a été lamentable ou pitoyable, en dépit de la satisfaction que nous avons eu d'obtenir un match nul. La rencontre semblait opposer des vétérans exténués et surtout préoccupés de ménager leurs dernières forces en se regardant jouer les uns des autres au milieu du terrain, La seule question est désormais de savoir si, oui ou non, Samir Nasri, après avoir marqué son but, a dit, oui ou non, "'Ferme ta gueule !" à l'envoyé de l'Equipe présent dans la tribune de presse. Pitoyable ou lamentable ?
Au plan politique, en ce jour ultime de dépôt des candidatures pour le deuxième tour, les maquignonnages politiques vont bon train, mais se situent à un niveau dont on ne sait, là aussi, s'il est pitoyable ou lamentable. "Franchement", pour user de l'adverbe qui, de façon inattendue, commence toutes les phrases de nos hommes politiques, les magouilles des états-majors parisiens, au mépris tant des hommes et des femmes politiques du cru qu'à celui des électeurs eux-mêmes,sont à pleurer quand elles ne prêtent pas à rire.
Le Front National, qui n'avait pratiquement aucune chance d'avoir le moindre élu (ce qui il faut bien en convenir pour un parti qui recueille 15 à 20 % des suffrages exprimés est franchement scandaleux) risque finalement d'avoir trois ou quatre élus (ce qui est sans importance ...sauf pour les intéressés)suite aux intrigues de couloirs des différents partis. Une des principales victimes sera sans doute NKM qui, il faut bien dire, sera dans ce cas punie par où elle a péché puisqu'elle avait dit qu'en cas de nécessité, mieux valait voter socialiste que Front National. Marine Le Pen n'a pas manqué de reprendre l'argument pour le lui appliquer.
Lamentable ou pitoyable, la sottise de Ségolène Royal qui a été assez maladroite pour proclamer urbi et orbi, bien avant les élections, sa volonté de se faire élire présidente de l'assemblée nationale. La seule vraie bénéficiaire de cette déclaration, clairement intempestive, a été Mme Lebranchu, à qui l'on a dû attribuer un ministère pour l'empêcher de se poser en concurrente de Ségolène, ce qu'elle aurait vraisemblablement fait avec toutes les chances de succès.
Pour faire place à Madame Royal(e), on a donc viré comme un malpropre le candidat local qui, depuis des années, tenait à bout de bras, semble-t-il, la section locale du PS à travers son université d'été. On l'a même pour faire bonne mesure, exclu du PS (Olivier Falho(r)nni ?), ce qui n'arrange guère les choses auprès de l'électorat local.
Si François Hollande a fait, globalement, dans les premiers temps de son mandat, un sans-faute, on ne peut en dire autant de Martine Aubry pour les derniers mois de sa présence au secrétariat du PS. Tout indique qu'elle va aller en outre soutenir personnellement Ségolène qui sera très probablement battue .On ne peut s'empêcher de penser que, chez la Première Secrétaire, il y a là une démarche qui vise, secrètement bien sûr, François Hollande. Franchement, rue de Solférino la vengeance est un plat qui se mange froid.
Le seul élément drôle dans ce second tour, mais je ne l''ai guère vu mentionné, est le nom même de la candidate du Front National contre Michel Vauzelle : Maréchal-Le Pen !!!! Si elle est élue, ce qui semble devoir se produire vu le retrait du candidat UMP, on pourra l'accueillir par un air bien connu: « Maréchal vous voilà... ».
Il y a eu 42 % d'abstentions au premier tour, il est à craindre, devant le spectacle (lamentable ou pitoyable ?) que donnent nos politiques qu'il y en ait davantage encore au second.
samedi 9 juin 2012
Grèce et Espagne : Panem et circenses
"Panem et circenses" ; du pain et des jeux suffisaient à Rome à se gagner la faveur du peuple ; sera-ce là notre nouveau "modèle social" européen ?
Tout le donne à penser.
On sait quel immense fiasco financier ont été successivement les jeux olympiques de Montréal et d'Athenes et quel bilan désastreux sera, sans le moindre doute, très prochainement, celui des Jeux de Londres. Il n'empêche qu'on se dispute pour les organiser, surtout ceux qui, à des titres divers, en tire d'immenses profits (savez-vous que vous ne pouvez pas utiliser, dans la même phrase "Jeux" et "2012" sans devoir mettre la main à la poche!) ; ce ne sont évidement pas les mêmes personnes qui recueillent ces bénéfices médiatiques et politiques et qui vont payer l'addition finale, des décennies durant.
On sait qu'en gros les Jeux d'Athènes ont coûté 10 milliards à la Grèce que l'on savait déjà depuis fort longtemps exsangue et surendettée ; il en sera évidemment de même pour les Jeux de Londres. Il n'empêche qu'en Grèce, tant dans la campagne de préparation de ces Jeux que dans leur bilan, personne n'a évoqué l'énormité de la dette qu'ils allaient laisser derrière eux, avec, en outre, des infrastructures qui se sont révélées par la suite inutiles et qui, depuis, sont souvent à l'abandon, à la fois faute d'utilité et de moyens de les entretenir.
Je ne reviendrai pas ici sur le cas de la Grèce où les armateurs n'ont même pas besoin d'être orthodoxes pour ne pas payer d'impôts ! Ce sont là des détails cités cent fois, sans le moindre effet local ; ajoutons qu'on ne parle guère, ni en France ni en Allemagne qui sont les principaux fournisseurs des matériels, du coût colossal du budget militaire grec investi pour se défendre contre une chimérique agression de la Turquie. Comme le sport, les affaires militaires sont des sujets qu'il vaut mieux ignorer ou éviter .
Arrive sur le tapis actuellement le cas de l'Espagne qui n'est pas triste non plus; certes la fin brutale de la folie immobilière est la principale cause de la situation espagnole, mais quand on voit la plupart des rivages de ce pays, de l'Andalousie à la Costa Brava, on comprend que le bouchon immobilier a été poussé un peu trop loin ; tous les Européens du Nord n'étaient tout de même pas prêts à acheter des studios en Espagne ; la spéculation aussi frénétique que cupide, ne s'arrête pas à de si menus détails.
Notez qu'on ne parle guère des aspects financiers du football espagnol même si ce dernier est actuellement très médiatisé puisque les experts s'accordent à prédire une victoire de l'Espagne. A quel prix toutefois?
Ce qui me paraît le plus scandaleux et même totalement fou est que, en cas de qualification pour les phases finales (la moindre des choses pour les champions du monde!) et, a fortiori, en cas de victoire, les footballeurs espagnols vont toucher des primes de quelques centaines de milliers d'euros. Ce n'est pas le fait lui-même qui étonne mais le caractère dérisoire de telles sommes pour les joueurs qui, dans certains cas, gagnent mensuellement deux ou trois fois le prix de la prime. On murmure, en France, qu'à l'énoncé du montant de la prime proposée aux Français en cas de victoire (j'ai oublié la somme elle-même), un joueur aurait demandé à celui qui lui annonçait le chiffre s'il n'avait pas oublié un zéro. Même si elle n'est pas vraie, l'anecdote mériterait de l'être car elle est, en tout cas, significative.
Le Real Madrid, à lui seul, aurait une dette de 600 millions d'euros ; les spécialistes affirment que le total des dettes des clubs espagnols s'élève à 3,5 milliards d'euros. Le pire de tous est en outre que selon ces mêmes experts, les clubs d'Espagne devraient au fisc plus de 750 millions !
Les peuples grec et espagnol glissent vers la misère ; pas grave, du pain et des jeux suffiront à leur bonheur comme à Rome! On peut ajouter, en citant cette fois, Marie-Antoinette "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !".
jeudi 29 décembre 2011
Investissez dans un footballeur argentin (suite)
Comme vous avez pu le constater, si vous avez lu mon premier blog «Investissez dans un footballeur argentin » (reproduit ci-dessus), j'avais vu assez juste en rédigeant ce texte dès début août 2011. L'affaire Javier Pastore s'est, en effet, à peu près terminée comme je l'avais prévue et la prétendue vedette argentine venue de Palerme (on aurait dû se méfier) a terminé la première partie de la saison sur le banc des remplaçants, en froid avec le manager après des échanges aigre-doux par presse interposée.
Voici qu'un deuxième (je ne dis pas "second") épisode commence avec l'achat d'une nouvelle vedette du football argentin en la personne d'Alexandre Rodrigues da Silva dit Pato qui jouait à Milan (… pas tellement semble-t-il et avec des fortunes diverses en fonction de son état de santé et des relations avec le coach). Il n'est pourtant pas « pataud », comme on pourrait le croire, car ce nom, qui n'est pas le sien, vient du fait qu'il est originaire de « Pato Branco ».
Nombre de détails font penser que son cas n'est pas sans analogie avec celui de Javier Pastore. C’est le footballeur argentin type, dans le genre mondain, danseur de tango élégant avec quelques éclairs de génie mais sur lequel on ne peut guère compter pour l’effort et dans la continuité. Il est en outre de la plus grande fragilité et il a passé plus de temps à l'infirmerie que sur les terrains.
En tout état de cause, à condition de trouver un émirat généreux et pas trop connaisseur, on peut en moins néanmoins espérer faire des affaires avec ce Pato. Acheté par le PSG pour 50 millions, il n’en avait coûté que 24 il y a trois ans au Milan AC qui en avait alors fait l'emplette. Certes le rendement est moindre que pour Pastore, mais doubler la mise en trois ans est néanmoins intéressant. Madhoff, après tout, n'en promettait pas plus !
La principale particularité de ce Pato, qui n’a guère convaincu balle au pied (ce qui lui laissait des loisirs), est, en fait, à sa liaison avec Barbara Berlusconi, la fille du patron du Milan AC. Il y a donc là la matière d'un roman pour la collecte Harlequin car on ne sait trop démêler les raisons du coeur de celles du portefeuille.
Sans doute compte-t-on au PSG et au Qatar sur l'avenue d'Anceloti qui devrait être le sorcier capable de mettre d'accord tous ces joueurs dont l'ego ne doit pas être des plus modestes ; on espère que ses talents culinaires l’aideront à faire monter la mayonnaise au Parc des Princes, mais comme il a bétonné son contrat pas de risque pour lui !
Tout compte fait l'émir du Qatar n'est peut-être pas le pigeon oriental que l'on imaginait puisque j'ai appris hier, dans je ne sais quelle chaîne télévisée, qu'en revendant, quelques moi, en le revendants après l’achat d'un immeuble acquis auprès de l'État français, il avait fait 50 millions de bénéfices c’est-à-dire le prix payé au PSG pour Pato.
Au fond et à y bien réfléchir, c'est nous autres pauvres Français surendettés qui, à travers les incompétences de Bercy, avons offert Pato au Quatar et au PSG !
Qu’est-ce-qu’on dit à la France Monsieur l’Emir ?
Voici qu'un deuxième (je ne dis pas "second") épisode commence avec l'achat d'une nouvelle vedette du football argentin en la personne d'Alexandre Rodrigues da Silva dit Pato qui jouait à Milan (… pas tellement semble-t-il et avec des fortunes diverses en fonction de son état de santé et des relations avec le coach). Il n'est pourtant pas « pataud », comme on pourrait le croire, car ce nom, qui n'est pas le sien, vient du fait qu'il est originaire de « Pato Branco ».
Nombre de détails font penser que son cas n'est pas sans analogie avec celui de Javier Pastore. C’est le footballeur argentin type, dans le genre mondain, danseur de tango élégant avec quelques éclairs de génie mais sur lequel on ne peut guère compter pour l’effort et dans la continuité. Il est en outre de la plus grande fragilité et il a passé plus de temps à l'infirmerie que sur les terrains.
En tout état de cause, à condition de trouver un émirat généreux et pas trop connaisseur, on peut en moins néanmoins espérer faire des affaires avec ce Pato. Acheté par le PSG pour 50 millions, il n’en avait coûté que 24 il y a trois ans au Milan AC qui en avait alors fait l'emplette. Certes le rendement est moindre que pour Pastore, mais doubler la mise en trois ans est néanmoins intéressant. Madhoff, après tout, n'en promettait pas plus !
La principale particularité de ce Pato, qui n’a guère convaincu balle au pied (ce qui lui laissait des loisirs), est, en fait, à sa liaison avec Barbara Berlusconi, la fille du patron du Milan AC. Il y a donc là la matière d'un roman pour la collecte Harlequin car on ne sait trop démêler les raisons du coeur de celles du portefeuille.
Sans doute compte-t-on au PSG et au Qatar sur l'avenue d'Anceloti qui devrait être le sorcier capable de mettre d'accord tous ces joueurs dont l'ego ne doit pas être des plus modestes ; on espère que ses talents culinaires l’aideront à faire monter la mayonnaise au Parc des Princes, mais comme il a bétonné son contrat pas de risque pour lui !
Tout compte fait l'émir du Qatar n'est peut-être pas le pigeon oriental que l'on imaginait puisque j'ai appris hier, dans je ne sais quelle chaîne télévisée, qu'en revendant, quelques moi, en le revendants après l’achat d'un immeuble acquis auprès de l'État français, il avait fait 50 millions de bénéfices c’est-à-dire le prix payé au PSG pour Pato.
Au fond et à y bien réfléchir, c'est nous autres pauvres Français surendettés qui, à travers les incompétences de Bercy, avons offert Pato au Quatar et au PSG !
Qu’est-ce-qu’on dit à la France Monsieur l’Emir ?
Achetez-vous un footballeur argentin!

J'ai publié le dimanche 7 août 2011 un blog que peu d'entre vous ont dû lire et que je reprends ici avant de lui donner une suite dans la journée.Si vous connaissez et suivez tant soit peu le foot, vous rendrez hommage à ma claivoyance estivale.
"Vu la conjoncture économique et financière actuelle, on ne sait plus où trouver des placements sûrs et fructueux.
L'or a atteint une limite ; l'immobilier reste certes une piste exploitable, mais si l'on doit passer par les banques, les taux d'intérêt ont monté et le feront encore. Il reste toutefois la voie royale : le footballeur argentin.
Si vous songez que Palerme à acheté Javier Pastore il y a deux ans pour 8 millions d'euros et vient de le vendre au PSG pour 42 millions, dites-moi un peu où vous pouvez trouver un placement qui vous rapporte, par an, 200 % (laissons tomber, s'il vous plaît, les miettes et les intérêts composés !).
Il faut tout de même vous méfier, car Dieu sait que, dans le milieu du football, les aigrefins, voire les repris de justice, sont légion, à commencer par ceux que l'on appelle joliment les "agents" (sans doute par référence à la police mais par antiphrase) qui, souvent, passent directement de la paille humide des cachots aux fauteuils de leurs jets privés ou aux positions les plus officielles dans nos médias. Je ne vise naturellement personne!
Certes, tout le monde n'a pas la chance de tomber sur un émir du Qatar qui, à peine descendu de son chameau, investit 100 millions dans une équipe bidon qui se permet d'en claquer 42 pour acheter un danseur de tango maigrelet, venu de Cordoba.
Javier Pastore est un charmant jeune homme, grand et svelte. Ses biographes s'accordent à lui accorder une taille d'un 1,87 mètre mais le font peser tantôt 75, tantôt 78 kilos, ce qui, pour un prix total de 42 millions d'euros, met tout de même le kilo de Javier aux alentours de 500.000 à 600.000 euros. Son poids est un peu imprécis mais ses états de service footballistiques sont encore nettement plus flous.
Ayant dû quitter l'Argentine suite à la quasi-faillite du club Huracan où il venait de signer un an avant, il aurait fait un séjour de test de recrutement à l'AS Saint-Étienne qui finalement n'en a pas voulu. C'est assurément une grosse bêtise sur le plan commercial quand on voit la suite, quels que soient les talents de footballeur de Pastore.
On nous le présente également comme l'une des gloires du football argentin ( le nouveau Messie, nous assène-t-on, mais on doit se souvenir que Barcelone a recruté le vrai Messi à 13 ans, le faisant venir en Catalogne avec toute sa famille pour un traitement médical !) et surtout de son équipe nationale. En fait, vus de plus près, ses états de service comme international ne sont pas des meilleurs.
En fait, il ne l'a guère été vraiment. Il a joué dans une sélection non officielle (à Barcelone contre une sélection de Catalogne où il est entré en deuxième mi-temps le 22 décembre 2009) ; il a été sélectionné contre l'Allemagne mais sans jouer. Le premier match international où il a joué est celui contre le Canada, le 25 mai 2010, dans une rencontre de préparation du Mondial sans trop d'histoire puisque l'Argentine a gagné cinq à zéro. En fait, son seul vrai match officiel et non amical, en Afrique du Sud, a été, le 22 juin 2010, contre la Grèce, où il a joué, en tout et pour tout, 13 minutes en seconde mi-temps. Pour le nouveau Messie qu'on veut nous vendre c'est tout de même un peu léger face au vrai Messi qui, à l'âge de Pastore (il a exactement 2 ans de plus) comptait déjà 14 sélections internationales.
Ajoutons qu'à Palerme, en deux saisons, Pastore n'a marqué que 17 buts (4 la première année et 13 la seconde), alors que Messi, certes dans un autre emploi, en a inscrit, pour le Barça 108 durant la même période.
En tout cas les Palermitains ont fait, dans cette affaire Pastore, une excellente opération. Il n'est pas sûr qu'il en soit de même pour le PSG.
Il est fort à craindre que le prince du Qatar soit le dindon de la farce, ce qui n'est pas véritablement fait pour me chagriner!"
samedi 15 octobre 2011
"Qu'elle était verte ma vallée..."
Comment ne pas aller voir ce matin la demi-finale de la Coupe du monde de rugby entre la France et le Pays de Galles.?Ce n'est pas que les Français se soient montrés très enthousiasmants dans les matchs précédents, même dans le quart de finale contre l'Angleterre ! Il faut tout le chauvinisme extraordinaire des commentateurs français et, pour certains, leur ignorance du jeu pour s'extasier devant ce match où les Anglais ont été assez médiocres à l'image du beau Jonny Wilkinson qu'on a rarement vu si peu inspiré ou en tout cas peu heureux.
En fait j'irai voir le Pays de Galles jouer en souvenir d'une des lectures favorites de mon enfance. Comme le laisse à penser le titre de ce post, il s'agit du roman de Richard Llewellyn (dont l'orthographe même du patronyme est, à elle seule, tout un programme !) Qu'elle était verte ma vallée. L'action se situe dans le Sud du Pays de Galles, au rude pays des mineurs où l'on est plus qu'ailleurs peut-être, passionné de rugby. Un des personnages, joueur de rugby lui-même, nommé Cythfartha Lewis est réputé dans le pays pour sa science de ce jeu. Une phrase du roman qui l'évoque est restée dans ma mémoire depuis cette époque. Au moment où un adversaire tente de lui faire une feinte dans le jeu, l'auteur observe que « vouloir faire un crochet à Cythfartha Lewis, c'était comme vouloir vendre du poison à un Borgia »!
Je ne parle donc pas encore de ce match puisqu'il ne commencera que dans une bonne demi-heure. Faute de pouvoir parler de rugby puisque le match n'a pas encore commencé, je vous dirai donc, en attendant, un mot de football pour souligner là aussi l'incompétence et la mauvaise foi de nos commentateurs sportifs.
À peu près personne, sauf dans une brève allusion matinale, le lendemain du match, n'a jugé bon de souligner que, dans le match de qualification de la Coupe d'Europe de football, la France avait une fois de plus volé sa place. On avait déjà eu, lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, une qualification des plus discutables puisque elle avait été obtenue par Thierry Henri sur une main décisive à proximité des buts, cette main ayant permis à un coéquipier de marquer le but qualificateur. L'équipe de France, cette fois, a fait mieux en quelque sorte pour se qualifier en Coupe d'Europe. En effet Samir Nasri a carrément volé la qualification en obtenant un penalty non seulement tout à fait immérité mais parfaitement frauduleux. Lors d'un contact avec un défenseur bosniaque, alors que ce dernier lui tournait déjà le dos et ne le touchait même pas, il a de l'extérieur de la surface de réparation, plongé à l'intérieur de celle-ci et ainsi obtenu un penalty. Ce qui devait lui valoir un carton jaune pour simulation manifeste a permis à l'équipe de France de se qualifier, puisqu'il a lui-même marqué le but à la suite du penalty qu'il avait si scandaleusement obtenu. Le pire est que le lendemain, tous les journaux télévisés et toutes les émissions ont montré et remontré Samir Nasri marquant le but à la suite de ce penalty mais se sont bien gardés de montrer le ralenti des circonstances dans lesquelles il avait si scandaleusement obtenu ce penalty.
Est-ce si grave après tout ? Il doit y avoir un bon dieu du football qui veille sur tout cela puisqu'on sait comment s'est terminée pour l'équipe de France, qui n'aurait jamais dû être qualifiée pour l'Afrique du Sud, la mascarade de cette Coupe du monde. Espérons pour la justice sportive qu'il en sera de même en Pologne pour la France dans la Coupe d'Europe de football l'année prochaine.
Ce matin le Bon dieu du rugby a dû faire la grasse matinée car il a laissé les Gallois se battre eux-mêmes. Réduits à 14 sur une décision arbitrale trop sévère (le jaune aurait suffi à sanctionner un plaquage un peu dangereux), les Gallois ont été battus d'un petit point après avoir perdu trois touches et surtout manqué trois drops et quatre pénalités (dont une à moins de 40 mètres face aux poteaux!). Une médiocre réussite de 50% , minimale à ce niveau,(au lieu des 12% qu'ils ont eus) les faisait gagner de 10 points. Cela n'empêchera pas toutefois nos médias de pousser des cocoricos durant une semaine.
En fait j'irai voir le Pays de Galles jouer en souvenir d'une des lectures favorites de mon enfance. Comme le laisse à penser le titre de ce post, il s'agit du roman de Richard Llewellyn (dont l'orthographe même du patronyme est, à elle seule, tout un programme !) Qu'elle était verte ma vallée. L'action se situe dans le Sud du Pays de Galles, au rude pays des mineurs où l'on est plus qu'ailleurs peut-être, passionné de rugby. Un des personnages, joueur de rugby lui-même, nommé Cythfartha Lewis est réputé dans le pays pour sa science de ce jeu. Une phrase du roman qui l'évoque est restée dans ma mémoire depuis cette époque. Au moment où un adversaire tente de lui faire une feinte dans le jeu, l'auteur observe que « vouloir faire un crochet à Cythfartha Lewis, c'était comme vouloir vendre du poison à un Borgia »!
Je ne parle donc pas encore de ce match puisqu'il ne commencera que dans une bonne demi-heure. Faute de pouvoir parler de rugby puisque le match n'a pas encore commencé, je vous dirai donc, en attendant, un mot de football pour souligner là aussi l'incompétence et la mauvaise foi de nos commentateurs sportifs.
À peu près personne, sauf dans une brève allusion matinale, le lendemain du match, n'a jugé bon de souligner que, dans le match de qualification de la Coupe d'Europe de football, la France avait une fois de plus volé sa place. On avait déjà eu, lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, une qualification des plus discutables puisque elle avait été obtenue par Thierry Henri sur une main décisive à proximité des buts, cette main ayant permis à un coéquipier de marquer le but qualificateur. L'équipe de France, cette fois, a fait mieux en quelque sorte pour se qualifier en Coupe d'Europe. En effet Samir Nasri a carrément volé la qualification en obtenant un penalty non seulement tout à fait immérité mais parfaitement frauduleux. Lors d'un contact avec un défenseur bosniaque, alors que ce dernier lui tournait déjà le dos et ne le touchait même pas, il a de l'extérieur de la surface de réparation, plongé à l'intérieur de celle-ci et ainsi obtenu un penalty. Ce qui devait lui valoir un carton jaune pour simulation manifeste a permis à l'équipe de France de se qualifier, puisqu'il a lui-même marqué le but à la suite du penalty qu'il avait si scandaleusement obtenu. Le pire est que le lendemain, tous les journaux télévisés et toutes les émissions ont montré et remontré Samir Nasri marquant le but à la suite de ce penalty mais se sont bien gardés de montrer le ralenti des circonstances dans lesquelles il avait si scandaleusement obtenu ce penalty.
Est-ce si grave après tout ? Il doit y avoir un bon dieu du football qui veille sur tout cela puisqu'on sait comment s'est terminée pour l'équipe de France, qui n'aurait jamais dû être qualifiée pour l'Afrique du Sud, la mascarade de cette Coupe du monde. Espérons pour la justice sportive qu'il en sera de même en Pologne pour la France dans la Coupe d'Europe de football l'année prochaine.
Ce matin le Bon dieu du rugby a dû faire la grasse matinée car il a laissé les Gallois se battre eux-mêmes. Réduits à 14 sur une décision arbitrale trop sévère (le jaune aurait suffi à sanctionner un plaquage un peu dangereux), les Gallois ont été battus d'un petit point après avoir perdu trois touches et surtout manqué trois drops et quatre pénalités (dont une à moins de 40 mètres face aux poteaux!). Une médiocre réussite de 50% , minimale à ce niveau,(au lieu des 12% qu'ils ont eus) les faisait gagner de 10 points. Cela n'empêchera pas toutefois nos médias de pousser des cocoricos durant une semaine.
lundi 3 octobre 2011
"Si tu vas à Rio..."
"Si tu vas à Rio
N'oublie pas de monter là-haut
[...] Et tu verras grimpant le long des collines
Des filles à la taille fine
Avancer à petits pas..."
Mais qui se souvient encore de la rengaine de Dario Moreno? En tout cas, les cariocas à la taille fine ne sont plus ce qu'elles étaient et l'obésité menace désormais le Brésil. J'en veux pour preuve moins les baigneuses de Copacabana (je n'en ai pas vu pour n'avoir parcouru Copacabana qu'en voiture grâce à l'aimable complaisance de mon ami Pierre) que les publicités de la télévision que j'ai beaucoup regardée, sans toutefois l'écouter faute de comprendre un seul mot de portugais.
J'aime assez l'approche télé-ethnologique que je pratique souvent car je crois que le simple spectacle des télévisions donne beaucoup d'informations sur les publics auxquels on les destine vu les méthodes et les ruses des producteurs.
Au Brésil trois thèmes télévisuels essentiels ont retenu mon attention, souvent nocturne, car désormais, ici comme ailleurs, les spectacles de la télévision sont quasiment ininterrompus, jour et nuit, souvent en boucle pour meubler sans trop de frais.
Le premier est celui du football qui sur plusieurs chaînes offre à peu près en permanence des matchs inlassablement rediffusés. Toutefois l'évocation du monde de football au Brésil est, pour moi, moins celle de la télévision que celle des trajets que j'ai pu y accomplir (toujours avec mon ami Pierre) dans Rio de Janeiro même. Comment ne pas être sensible à la poésie footballistique quand on voit successivement sur les panneaux indicateurs de la ville Flamengo, Fluminense, Botafogo, Maracana, etc. Tous les commentateurs de toutes les télévisions du monde se sont mis désormais à la mode brésilienne et tout but marqué par l'une ou l'autre équipe est salué d'un "go-al-al-al-al-al..." prolongé ; il paraît qu'il y a même dans le Guinness Book, une rubrique spéciale pour le "goal-al-al-al..." braillé le plus longtemps possible ; je ne suis malheureusement pas en état de vous donner ni le titulaire de ce record ni la durée précise de sa vocifération.
Le deuxième thème télévisuel important est celui, parallèle mais non conjoint, de la beauté et de l'obésité. On sait que le Brésil est le paradis de la chirurgie esthétique mais pour une clientèle plus modeste, des télés proposent une multitude d'instruments et de produits permettant de sculpter son corps de la façon la plus avantageuse ; cela va des machines les plus compliquées, dont les unes ne sont que des variantes un peu améliorées des instruments qui meublent les salles de musculation françaises, à d'autres, à la pointe du progrès, qui sont des innovations plus particulières et d'usage moins pénible, comme une sorte de plaque vibrante où il suffit de se tenir debout mais dont je ne suis pas sûr qu'elle contribue à vous donner une musculature imposante et la tablette de chocolat abdominale dont rêvent tous les hommes. Ces émissions sont plutôt attrayantes car elles sont peuplées d'éphèbes bronzés et musclés et de cariocas qui, elles, ont effectivement la taille fine de la chanson. Pour les fainéantes tricheuses, on propose même des gaines qui non seulement vous amincissent mais vous sculptent, au moins en apparence, le bas du dos. Les mauvaises langues ont même supposé que les fesses de Pippa Middleton, qui ont fait l'admiration de tous les médias du monde, n'étaient peut-être pas si naturelles qu'on avait pu le croire mais sculptées et mises en relief par l'une ou l'autre de ces gaines qui font de la croupe la plus plate celle d'une Vénus callipyge voire hottentote!
En revanche les publicités de lutte contre l'obésité sont effrayantes car elles sont toujours fondées sur le diptyque « avant et après » dont la première partie au moins n'est guère susceptible d'exciter les convoitises que de quelques pervers adipomanes. Ces innombrables spots vous promettent monts et merveilles, depuis le produit-miracle qui vous fera perdre 15 à 20 cm de tour de taille en un mois (photos du tas de graisse à l'appui) jusqu'aux crèmes amaigrissantes, dont les résultats ne sont pas attestés mais généralement les ambitions un peu plus modestes.
Toutefois ce qui m'a le plus amusé a été le troisième genre d'émissions télévisuelles consacrées aux télé-évangélistes. Le modèle de ces émissions est assurément celui qu'on trouve aux États-Unis et les productions brésiliennes en sont directement inspirées. Je n'ai malheureusement pas pu suivre, dans le détail, les guérisons physiques et morales qui étaient opérées. Sans doute n'ai-je pas été assez longuement attentif pour assister à l'un ou l'autre des miracles opérés en direct, mais j'ai vu quelques ex-porteurs de béquilles et de cannes quitter les bras du gourou-télé-évangéliste de service en gambadant et en jetant aux orties ces instruments devenus inutiles. Une des caractéristiques de ces gourous est leur élégance recherchée, le port du costume-cravate étant sans doute obligatoire dans l'exercice de cette profession.
L'un d'entre eux, qui m'a beaucoup plu, prévoyait toujours, pour éponger la sueur que ces exercices thérapeutiques procurent toujours, de petites serviettes éponge blanches qui étaient posées, à portée de main, sur son pupitre. Il s'en essuyait régulièrement le front mais, après deux ou trois opérations de séchage frontal, ne manquait jamais de jeter la serviette utilisée dans le public. Comme vous l'imaginez, on se la disputait avec la même frénésie que, dans un stade de foot, le maillot trempé de sueur lancé dans le public des fans par la vedette locale. J'ai même vu une femme, qui avait réussi à s'emparer d'une serviette, la serrer amoureusement au bord de l'orgasme évangéliste. Je ne doute pas un instant que certains fassent commerce de ces linges devenus sacrés pour avoir reçu la sueur du mage.
Un des exercices obligés de ces séances est la scène des larmes ; les candidats à la guérison ou au miracle en versent volontiers ; le gourou lui-même de temps en temps en sèche quelques-unes, vraies ou feintes, et là, assurément, le mouchoir humecté de ses larmes doit atteindre les tarifs les plus élevés au catalogue évangéliste.
Une des scènes courantes de ses émissions télé-évangélistes est celle où le gourou de service (il y en a, bien sûr, de blancs et de noirs suivant les moments et les publics visés) prend dans ses bras ceux et celles qui viennent chercher sa protection et les embrasse, tandis que les multiples caméras, qui sont sans cesse en opération, filment en gros plan la scène et les physionomies extatiques des participants. Le plus admirable dans tout cela tient à la technique de prises de vue avec naturellement de nombreuses caméras et surtout un repérage préalable dans l'assistance de participants et de participantes particulièrement expressifs ou extatiques. On se demande si ce sont les cameramen qui sont chargés de repérer les meilleurs clients ou si l'on a prévu dans l'assistance des comparses qui, chacun à leur tour, y font le numéro préparé. Bref, de grands professionnels sur tous les plans en somme.
Après avoir contemplé ces émissions à plusieurs reprises, je me suis dit que si j'avais un jour la possibilité de contacter un producteur de télévision brésilien, je lui proposerais volontiers de créer une formule originale qui cumule les publics en proposant des cures amaigrissantes par le télé-évangélisme. L'idéal serait bien sûr de prendre comme gourou une vedette du foot...
N'oublie pas de monter là-haut
[...] Et tu verras grimpant le long des collines
Des filles à la taille fine
Avancer à petits pas..."
Mais qui se souvient encore de la rengaine de Dario Moreno? En tout cas, les cariocas à la taille fine ne sont plus ce qu'elles étaient et l'obésité menace désormais le Brésil. J'en veux pour preuve moins les baigneuses de Copacabana (je n'en ai pas vu pour n'avoir parcouru Copacabana qu'en voiture grâce à l'aimable complaisance de mon ami Pierre) que les publicités de la télévision que j'ai beaucoup regardée, sans toutefois l'écouter faute de comprendre un seul mot de portugais.
J'aime assez l'approche télé-ethnologique que je pratique souvent car je crois que le simple spectacle des télévisions donne beaucoup d'informations sur les publics auxquels on les destine vu les méthodes et les ruses des producteurs.
Au Brésil trois thèmes télévisuels essentiels ont retenu mon attention, souvent nocturne, car désormais, ici comme ailleurs, les spectacles de la télévision sont quasiment ininterrompus, jour et nuit, souvent en boucle pour meubler sans trop de frais.
Le premier est celui du football qui sur plusieurs chaînes offre à peu près en permanence des matchs inlassablement rediffusés. Toutefois l'évocation du monde de football au Brésil est, pour moi, moins celle de la télévision que celle des trajets que j'ai pu y accomplir (toujours avec mon ami Pierre) dans Rio de Janeiro même. Comment ne pas être sensible à la poésie footballistique quand on voit successivement sur les panneaux indicateurs de la ville Flamengo, Fluminense, Botafogo, Maracana, etc. Tous les commentateurs de toutes les télévisions du monde se sont mis désormais à la mode brésilienne et tout but marqué par l'une ou l'autre équipe est salué d'un "go-al-al-al-al-al..." prolongé ; il paraît qu'il y a même dans le Guinness Book, une rubrique spéciale pour le "goal-al-al-al..." braillé le plus longtemps possible ; je ne suis malheureusement pas en état de vous donner ni le titulaire de ce record ni la durée précise de sa vocifération.
Le deuxième thème télévisuel important est celui, parallèle mais non conjoint, de la beauté et de l'obésité. On sait que le Brésil est le paradis de la chirurgie esthétique mais pour une clientèle plus modeste, des télés proposent une multitude d'instruments et de produits permettant de sculpter son corps de la façon la plus avantageuse ; cela va des machines les plus compliquées, dont les unes ne sont que des variantes un peu améliorées des instruments qui meublent les salles de musculation françaises, à d'autres, à la pointe du progrès, qui sont des innovations plus particulières et d'usage moins pénible, comme une sorte de plaque vibrante où il suffit de se tenir debout mais dont je ne suis pas sûr qu'elle contribue à vous donner une musculature imposante et la tablette de chocolat abdominale dont rêvent tous les hommes. Ces émissions sont plutôt attrayantes car elles sont peuplées d'éphèbes bronzés et musclés et de cariocas qui, elles, ont effectivement la taille fine de la chanson. Pour les fainéantes tricheuses, on propose même des gaines qui non seulement vous amincissent mais vous sculptent, au moins en apparence, le bas du dos. Les mauvaises langues ont même supposé que les fesses de Pippa Middleton, qui ont fait l'admiration de tous les médias du monde, n'étaient peut-être pas si naturelles qu'on avait pu le croire mais sculptées et mises en relief par l'une ou l'autre de ces gaines qui font de la croupe la plus plate celle d'une Vénus callipyge voire hottentote!
En revanche les publicités de lutte contre l'obésité sont effrayantes car elles sont toujours fondées sur le diptyque « avant et après » dont la première partie au moins n'est guère susceptible d'exciter les convoitises que de quelques pervers adipomanes. Ces innombrables spots vous promettent monts et merveilles, depuis le produit-miracle qui vous fera perdre 15 à 20 cm de tour de taille en un mois (photos du tas de graisse à l'appui) jusqu'aux crèmes amaigrissantes, dont les résultats ne sont pas attestés mais généralement les ambitions un peu plus modestes.
Toutefois ce qui m'a le plus amusé a été le troisième genre d'émissions télévisuelles consacrées aux télé-évangélistes. Le modèle de ces émissions est assurément celui qu'on trouve aux États-Unis et les productions brésiliennes en sont directement inspirées. Je n'ai malheureusement pas pu suivre, dans le détail, les guérisons physiques et morales qui étaient opérées. Sans doute n'ai-je pas été assez longuement attentif pour assister à l'un ou l'autre des miracles opérés en direct, mais j'ai vu quelques ex-porteurs de béquilles et de cannes quitter les bras du gourou-télé-évangéliste de service en gambadant et en jetant aux orties ces instruments devenus inutiles. Une des caractéristiques de ces gourous est leur élégance recherchée, le port du costume-cravate étant sans doute obligatoire dans l'exercice de cette profession.
L'un d'entre eux, qui m'a beaucoup plu, prévoyait toujours, pour éponger la sueur que ces exercices thérapeutiques procurent toujours, de petites serviettes éponge blanches qui étaient posées, à portée de main, sur son pupitre. Il s'en essuyait régulièrement le front mais, après deux ou trois opérations de séchage frontal, ne manquait jamais de jeter la serviette utilisée dans le public. Comme vous l'imaginez, on se la disputait avec la même frénésie que, dans un stade de foot, le maillot trempé de sueur lancé dans le public des fans par la vedette locale. J'ai même vu une femme, qui avait réussi à s'emparer d'une serviette, la serrer amoureusement au bord de l'orgasme évangéliste. Je ne doute pas un instant que certains fassent commerce de ces linges devenus sacrés pour avoir reçu la sueur du mage.
Un des exercices obligés de ces séances est la scène des larmes ; les candidats à la guérison ou au miracle en versent volontiers ; le gourou lui-même de temps en temps en sèche quelques-unes, vraies ou feintes, et là, assurément, le mouchoir humecté de ses larmes doit atteindre les tarifs les plus élevés au catalogue évangéliste.
Une des scènes courantes de ses émissions télé-évangélistes est celle où le gourou de service (il y en a, bien sûr, de blancs et de noirs suivant les moments et les publics visés) prend dans ses bras ceux et celles qui viennent chercher sa protection et les embrasse, tandis que les multiples caméras, qui sont sans cesse en opération, filment en gros plan la scène et les physionomies extatiques des participants. Le plus admirable dans tout cela tient à la technique de prises de vue avec naturellement de nombreuses caméras et surtout un repérage préalable dans l'assistance de participants et de participantes particulièrement expressifs ou extatiques. On se demande si ce sont les cameramen qui sont chargés de repérer les meilleurs clients ou si l'on a prévu dans l'assistance des comparses qui, chacun à leur tour, y font le numéro préparé. Bref, de grands professionnels sur tous les plans en somme.
Après avoir contemplé ces émissions à plusieurs reprises, je me suis dit que si j'avais un jour la possibilité de contacter un producteur de télévision brésilien, je lui proposerais volontiers de créer une formule originale qui cumule les publics en proposant des cures amaigrissantes par le télé-évangélisme. L'idéal serait bien sûr de prendre comme gourou une vedette du foot...
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dimanche 7 août 2011
Placement en temps de crise : achetez-vous un footballeur argentin!

Vu la conjoncture économique et financière actuelle, on ne sait plus où trouver des placements sûrs et fructueux.
L'or a atteint une limite ; l'immobilier reste certes une piste exploitable, mais si l'on doit passer par les banques, les taux d'intérêt ont monté et le feront encore. Il reste toutefois la voie royale : le footballeur argentin.
Si vous songez que Palerme à acheté Javier Pastore il y a deux ans pour 8 millions d'euros et vient de le vendre au PSG pour 42 millions, dites-moi un peu où vous pouvez trouver un placement qui vous rapporte, par an, 200 % (laissons tomber, s'il vous plaît, les miettes et les intérêts composés !).
Il faut tout de même vous méfier, car Dieu sait que, dans le milieu du football, les aigrefins, voire les repris de justice, sont légion, à commencer par ceux que l'on appelle joliment les "agents" (sans doute par référence à la police mais par antiphrase) qui, souvent, passent directement de la paille humide des cachots aux fauteuils de leurs jets privés ou aux positions les plus officielles dans nos médias. Je ne vise naturellement personne!
Certes, tout le monde n'a pas la chance de tomber sur un émir du Qatar qui, à peine descendu de son chameau, investit 100 millions dans une équipe bidon qui se permet d'en claquer 42 pour acheter un danseur de tango maigrelet, venu de Cordoba.
Javier Pastore est un charmant jeune homme, grand et svelte. Ses biographes s'accordent à lui accorder une taille d'un 1,87 mètre mais le font peser tantôt 75, tantôt 78 kilos, ce qui, pour un prix total de 42 millions d'euros, met tout de même le kilo de Javier aux alentours de 500.000 à 600.000 euros. Son poids est un peu imprécis mais ses états de service footballistiques sont encore nettement plus flous.
Ayant dû quitter l'Argentine suite à la quasi-faillite du club Huracan où il venait de signer un an avant, il aurait fait un séjour de test de recrutement à l'AS Saint-Étienne qui finalement n'en a pas voulu. C'est assurément une grosse bêtise sur le plan commercial quand on voit la suite, quels que soient les talents de footballeur de Pastore.
On nous le présente également comme l'une des gloires du football argentin ( le nouveau Messie, nous assène-t-on, mais on doit se souvenir que Barcelone a recruté le vrai Messi à 13 ans, le faisant venir en Catalogne avec toute sa famille pour un traitement médical !) et surtout de son équipe nationale. En fait, vus de plus près, ses états de service comme international ne sont pas des meilleurs.
En fait, il ne l'a guère été vraiment. Il a joué dans une sélection non officielle (à Barcelone contre une sélection de Catalogne où il est entré en deuxième mi-temps le 22 décembre 2009) ; il a été sélectionné contre l'Allemagne mais sans jouer. Le premier match international où il a joué est celui contre le Canada, le 25 mai 2010, dans une rencontre de préparation du Mondial sans trop d'histoire puisque l'Argentine a gagné cinq à zéro. En fait, son seul vrai match officiel et non amical, en Afrique du Sud, a été, le 22 juin 2010, contre la Grèce, où il a joué, en tout et pour tout, 13 minutes en seconde mi-temps. Pour le nouveau Messie qu'on veut nous vendre c'est tout de même un peu léger face au vrai Messi qui, à l'âge de Pastore (il a exactement 2 ans de plus) comptait déjà 14 sélections internationales.
Ajoutons qu'à Palerme, en deux saisons, Pastore n'a marqué que 17 buts (4 la première année et 13 la seconde), alors que Messi, certes dans un autre emploi, en a inscrit, pour le Barça 108 durant la même période.
En tout cas les Palermitains ont fait, dans cette affaire Pastore, une excellente opération. Il n'est pas sûr qu'il en soit de même pour le PSG.
Il est fort à craindre que le prince du Qatar soit le dindon de la farce, ce qui n'est pas véritablement fait pour me chagriner, d'autant que, dans un tel cas, on peut penser que les transferts sportifs ne servent pas, pour une fois, à blanchir de l'argent sale!
lundi 9 mai 2011
Messi ou Messie ?
J'étais fermement décidé, depuis le début des disputes autour de la fameuse question des quotas dans le football français, à ne pas m’en mêler vu le niveau lamentable des débats et de la claire volonté, du côté du pouvoir, d’augmenter encore la liste, dejà longue, des procès faits à Médiapart.
Il y a, en effet, bien d'autres sujets à traiter en ce moment, mais, malheureusement, comme je l'ai déjà souligné dans un post il y a quelques jours, je n’ai jamais partagé l’euphorie politique générale sur les « printemps démocratiques ». Comme j’étais un des rares à le prévoir, les lendemains ne chantent pas ni en Tunisie, ni en Libye, ni en Égypte, ni en Syrie. Ils ne chantent pas davantage en Haïti où l'État entre dans une semaine particulièrement difficile. En effet, si le président Martelly a été élu, sans que son élection entraîne des conséquences fâcheuses et si l’on a cru possible un accord avec le parti de son prédécesseur, « Sweet Micky » se trouve désormais dans une situation difficile. On se demande en effet comment il pourra mettre en place un gouvernement dirigé par un homme dont la majorité parlementaire ne veut pas et surtout sans que soit opérée la réforme de la constitution qui devrait avoir lieu avant 9 ou le 11 mai (on ne sait plus trop !). En effet, la minorité parlementaire conteste les 18 changements dans les résultats électoraux opérés par la Commission électorale après le deuxième tour des législatives. Ce ne serait pas trop grave, à la limite, si la réforme constitutionnelle en cause n'exigeait un quorum des deux tiers, qui ne peut être atteint si les députés et sénateurs minoritaires continuent à faire défection et à refuser de venir siéger. Comme le président Préval quitte ses fonctions le 14 mai 2011, on comprend la gravité de la situation.
Dès lors, les contorsions franco-françaises autour de la question des quotas chez les jeunes footballeurs admis dans le centre de formation national paraissent bien dérisoires, d'autant que tout cela semble tenir à la fois à des malentendus et aussi, sur un plan plus général, au fétichisme excessif du politiquement correct.
En 1998, lors de la victoire dans une Coupe du monde à Paris, triomphe dont quelques aspects demeurent un peu obscurs, la France s’était flattée de son équipe « blacks- blancs-beurs ». Il ne serait donc ni scandaleux ni stupide de se demander quelle doit être la proportion dans l'équipe de chacun de ces éléments ethniques qu’on avait été assez imprudent pour désigner comme tels. On peut penser que la composition de l’équipe de 1998 avait été été déterminée par la qualité de chaque joueur à chaque poste, sans la moindre considération pour son appartenance ethnique, dont la loi française refuse d’ailleurs la prise en compte, même dans les recensements et donc, a fortiori, au plan sportif et/ou professionnel.
En 1998, il avait été évidemment stupide et imprudent à la fois de se flatter de cette répartition puisqu'elle ne pouvait relever que du hasard et non d’une politique sportive nationale. Il ne s’agissait donc en rien de « quotas », ce que pouvait donner à penser une telle formule. Il aurait été aussi imbécile et scandaleux de se priver d’un joueur de talent au motif qu’il aurait porté au-delà du tiers visé son « ethnie » d’appartenance, que d’introduire dans la sélection un joueur médiocre, dans le seul but d’atteindre le tiers attribué à son groupe ethnique par une règle stupide. Si, par hasard, aucun joueur beur n’avait été désigné, par son talent, pour occuper l’un ou l’autre des postes de la formation, il n’y aurait eu aucune raison d'en sélectionner un, simplement pour maintenir un absurde équilibre ethnique.
Il y a en fait deux problèmes que beaucoup confondent soit par ignorance, soit par sottise et éventuellement pour les deux raisons.
Le premier est l'affaire des « bi-nationaux », c'est-à-dire des jeunes joueurs auxquels la Fédération française de football (la FFF) offre une formation technique gratuite durant leur jeunesse. Il est clair que cet investissement vise aussi à ce que, éventuellement dans la suite, ils puissent être sélectionnés pour jouer en équipe de France. S’ils sont bi-nationaux, dans l’état actuel des choses, ils peuvent choisir (et ce choix sera ensuite irréversible) de jouer dans leur équipe nationale (en Afrique ou ailleurs). Il n'est donc pas illégitime de penser qu'on pourrait leur demander, puisqu’ils bénéficient d'une formation gratuite pendant des années, de s'engager, dans la suite, à jouer en équipe de France. Après tout, c’est ce qui se passe en France, lorsqu'on passe un concours comme l’agrégation ou lorsqu’on entre dans de « grandes écoles » comme l'École normale supérieure où l'ENA. Les études sont offertes par l'État et l'on perçoit en outre une rémunération, mais on signe alors un engagement de servir l’Etat qu'on doit respecter durant un nombre donné d'années, faute de quoi on est tenu de rembourser le coût des études. Pourquoi ne pourrait-on imaginer un système de cet ordre qui règlerait définitivement ce genre de questions ?
Le principal problème n'est toutefois pas là, au point de vue sportif surtout. Je ne sais lequel les protagonistes de l’affaire aurait parlé de joueurs « grands et costauds » donc blacks ! Les grands « costauds » seraient-ils exclusivement des Africains et les Arabes comme les Européens ne seraient-ils que des mauviettes. Comment nos Chabal et Douillet peuvent-ils laisser tenir pareils propos ?
Il y a là un malentendu qui tient à l’ignorance même de l’évolution du football. On a assisté à une évolution technique, qui a conduit, pour partie, chacun le sait , à l’usage de produits anabolisants. Cela a fait que, dans les dernières décennies, dans bien des sports, la taille et le poids des joueurs ont globalement augmenté, même si on n'a pas atteint, dans le football, les sommets que connaît, par exemple, le rugby. Les « packs » (les huit joueurs de la mêlée) qui, il y a 20 ans, pesaient aux alentours de 750 kilos, y frôlent désormais la tonne ! On voit donc de plus en plus de joueurs de football qui ne sont plus les petits formats d'antan, mais qui atteignent (blancs ou noirs) le mètre 90 ou même dépassent les deux mètres comme l'international anglais Crouch.
Cette évolution n’est pas forcément, loin de là, un plus dans la technique individuelle des joueurs et tous les spécialistes ne s’en réjouissent pas, sans faire la moindre référence à la couleur des joueurs ! On peut remarquer que les trois meilleurs joueurs du monde (le trio au sein duquel a été désigné le dernier « ballon d'or ») est constitué d'un Argentin (Messi) et de deux Espagnols (Iniesta et Xavi Hernandez) qui sont très loin d'être des grands costauds (1,70 pour les deux derniers, le meilleur d'entre eux, Messi, prétendant à 1,69) ! De ce fait, on peut légitimement s'interroger sur la politique globale actuelle qui, dans des schémas de jeu très défensifs, recrute volontiers des grands costauds (quelle que soit leur couleur). Certains, (et cela paraît être le cas de L. Blanc) peuvent donc rêver de retrouver de grands techniciens et de fins stratèges comme Kopa ou Platini, pour prendre de grandes références inévitablement anciennes, car les tendances du recrutement français moderne ne sont pas allées dans ce sens. Tout cela n'a rien à voir avec la couleur bien évidemment !
Dans ces débats, la plupart des intervenants ne connaissent à peu près rien au football et ils le montrent souvent dans leurs propos. Une petite illustration comique de la chose dans une récente émission d’Yves Calvi où le problème a été abordé. L'inévitable Patrick Lozès ayant évoqué la venue d’un Messi, le grand spécialiste de la démographie qui lui faisait face, lui a répondu vivement, en déclarant de façon inattendue, dans sa première phrase, qu'il était lui-même « agnostique ». Il avait simplement confondu « Messi » et « Messie » ! La messe est dite !
Il y a, en effet, bien d'autres sujets à traiter en ce moment, mais, malheureusement, comme je l'ai déjà souligné dans un post il y a quelques jours, je n’ai jamais partagé l’euphorie politique générale sur les « printemps démocratiques ». Comme j’étais un des rares à le prévoir, les lendemains ne chantent pas ni en Tunisie, ni en Libye, ni en Égypte, ni en Syrie. Ils ne chantent pas davantage en Haïti où l'État entre dans une semaine particulièrement difficile. En effet, si le président Martelly a été élu, sans que son élection entraîne des conséquences fâcheuses et si l’on a cru possible un accord avec le parti de son prédécesseur, « Sweet Micky » se trouve désormais dans une situation difficile. On se demande en effet comment il pourra mettre en place un gouvernement dirigé par un homme dont la majorité parlementaire ne veut pas et surtout sans que soit opérée la réforme de la constitution qui devrait avoir lieu avant 9 ou le 11 mai (on ne sait plus trop !). En effet, la minorité parlementaire conteste les 18 changements dans les résultats électoraux opérés par la Commission électorale après le deuxième tour des législatives. Ce ne serait pas trop grave, à la limite, si la réforme constitutionnelle en cause n'exigeait un quorum des deux tiers, qui ne peut être atteint si les députés et sénateurs minoritaires continuent à faire défection et à refuser de venir siéger. Comme le président Préval quitte ses fonctions le 14 mai 2011, on comprend la gravité de la situation.
Dès lors, les contorsions franco-françaises autour de la question des quotas chez les jeunes footballeurs admis dans le centre de formation national paraissent bien dérisoires, d'autant que tout cela semble tenir à la fois à des malentendus et aussi, sur un plan plus général, au fétichisme excessif du politiquement correct.
En 1998, lors de la victoire dans une Coupe du monde à Paris, triomphe dont quelques aspects demeurent un peu obscurs, la France s’était flattée de son équipe « blacks- blancs-beurs ». Il ne serait donc ni scandaleux ni stupide de se demander quelle doit être la proportion dans l'équipe de chacun de ces éléments ethniques qu’on avait été assez imprudent pour désigner comme tels. On peut penser que la composition de l’équipe de 1998 avait été été déterminée par la qualité de chaque joueur à chaque poste, sans la moindre considération pour son appartenance ethnique, dont la loi française refuse d’ailleurs la prise en compte, même dans les recensements et donc, a fortiori, au plan sportif et/ou professionnel.
En 1998, il avait été évidemment stupide et imprudent à la fois de se flatter de cette répartition puisqu'elle ne pouvait relever que du hasard et non d’une politique sportive nationale. Il ne s’agissait donc en rien de « quotas », ce que pouvait donner à penser une telle formule. Il aurait été aussi imbécile et scandaleux de se priver d’un joueur de talent au motif qu’il aurait porté au-delà du tiers visé son « ethnie » d’appartenance, que d’introduire dans la sélection un joueur médiocre, dans le seul but d’atteindre le tiers attribué à son groupe ethnique par une règle stupide. Si, par hasard, aucun joueur beur n’avait été désigné, par son talent, pour occuper l’un ou l’autre des postes de la formation, il n’y aurait eu aucune raison d'en sélectionner un, simplement pour maintenir un absurde équilibre ethnique.
Il y a en fait deux problèmes que beaucoup confondent soit par ignorance, soit par sottise et éventuellement pour les deux raisons.
Le premier est l'affaire des « bi-nationaux », c'est-à-dire des jeunes joueurs auxquels la Fédération française de football (la FFF) offre une formation technique gratuite durant leur jeunesse. Il est clair que cet investissement vise aussi à ce que, éventuellement dans la suite, ils puissent être sélectionnés pour jouer en équipe de France. S’ils sont bi-nationaux, dans l’état actuel des choses, ils peuvent choisir (et ce choix sera ensuite irréversible) de jouer dans leur équipe nationale (en Afrique ou ailleurs). Il n'est donc pas illégitime de penser qu'on pourrait leur demander, puisqu’ils bénéficient d'une formation gratuite pendant des années, de s'engager, dans la suite, à jouer en équipe de France. Après tout, c’est ce qui se passe en France, lorsqu'on passe un concours comme l’agrégation ou lorsqu’on entre dans de « grandes écoles » comme l'École normale supérieure où l'ENA. Les études sont offertes par l'État et l'on perçoit en outre une rémunération, mais on signe alors un engagement de servir l’Etat qu'on doit respecter durant un nombre donné d'années, faute de quoi on est tenu de rembourser le coût des études. Pourquoi ne pourrait-on imaginer un système de cet ordre qui règlerait définitivement ce genre de questions ?
Le principal problème n'est toutefois pas là, au point de vue sportif surtout. Je ne sais lequel les protagonistes de l’affaire aurait parlé de joueurs « grands et costauds » donc blacks ! Les grands « costauds » seraient-ils exclusivement des Africains et les Arabes comme les Européens ne seraient-ils que des mauviettes. Comment nos Chabal et Douillet peuvent-ils laisser tenir pareils propos ?
Il y a là un malentendu qui tient à l’ignorance même de l’évolution du football. On a assisté à une évolution technique, qui a conduit, pour partie, chacun le sait , à l’usage de produits anabolisants. Cela a fait que, dans les dernières décennies, dans bien des sports, la taille et le poids des joueurs ont globalement augmenté, même si on n'a pas atteint, dans le football, les sommets que connaît, par exemple, le rugby. Les « packs » (les huit joueurs de la mêlée) qui, il y a 20 ans, pesaient aux alentours de 750 kilos, y frôlent désormais la tonne ! On voit donc de plus en plus de joueurs de football qui ne sont plus les petits formats d'antan, mais qui atteignent (blancs ou noirs) le mètre 90 ou même dépassent les deux mètres comme l'international anglais Crouch.
Cette évolution n’est pas forcément, loin de là, un plus dans la technique individuelle des joueurs et tous les spécialistes ne s’en réjouissent pas, sans faire la moindre référence à la couleur des joueurs ! On peut remarquer que les trois meilleurs joueurs du monde (le trio au sein duquel a été désigné le dernier « ballon d'or ») est constitué d'un Argentin (Messi) et de deux Espagnols (Iniesta et Xavi Hernandez) qui sont très loin d'être des grands costauds (1,70 pour les deux derniers, le meilleur d'entre eux, Messi, prétendant à 1,69) ! De ce fait, on peut légitimement s'interroger sur la politique globale actuelle qui, dans des schémas de jeu très défensifs, recrute volontiers des grands costauds (quelle que soit leur couleur). Certains, (et cela paraît être le cas de L. Blanc) peuvent donc rêver de retrouver de grands techniciens et de fins stratèges comme Kopa ou Platini, pour prendre de grandes références inévitablement anciennes, car les tendances du recrutement français moderne ne sont pas allées dans ce sens. Tout cela n'a rien à voir avec la couleur bien évidemment !
Dans ces débats, la plupart des intervenants ne connaissent à peu près rien au football et ils le montrent souvent dans leurs propos. Une petite illustration comique de la chose dans une récente émission d’Yves Calvi où le problème a été abordé. L'inévitable Patrick Lozès ayant évoqué la venue d’un Messi, le grand spécialiste de la démographie qui lui faisait face, lui a répondu vivement, en déclarant de façon inattendue, dans sa première phrase, qu'il était lui-même « agnostique ». Il avait simplement confondu « Messi » et « Messie » ! La messe est dite !
vendredi 25 mars 2011
Football et politique
Je sens que, si j'aborde encore dans mon post d'aujourd'hui un sujet sérieux du type de ceux que j'ai traités dans les jours qui ont précédé, je vais sombrer dans la plus totale déprime. Essayons donc de distinguer, ici ou là, quelque coin de ciel bleu dans le sinistre horizon qui s'offre à nous.
Contre toute attente les seuls discours qui m'ont amusé un peu dans les derniers jours sont ceux ... (Je vous le donne en dix et même en cent)...des footballeurs Ils ne sont pourtant pas très causants, en général, les joueur de foot (sauf l’ineffable Luis Fernandez dans son « Luis attaque » !), mais là, à la veille d'une rencontre capitale pour notre pays et à l'occasion du retour dans la sélection nationale de deux de ses figures emblématiques, ils ont eu, légitimement et abondamment, les honneurs de la radio comme de la télévision ; leurs propos ont été si indéfiniment répétés que je n'ai pas beaucoup de mérite à m'en souvenir, même en ne leur ayant apporté que peu d’attention.
Pour les lecteurs qui ne sont peut-être pas tous au courant de l'actualité sportive nationale, la France rencontre ce soir en football un adversaire de taille. Ce n'est pas l'Espagne, ce n’est pas le Brésil, ce n’est pas l’Argentine, mais... le Luxembourg dont la dernière vitoire sur la France remonte à 1914 ! Il n'empêche que nos spécialistes ont créé, dans les médias, un climat d'angoisse insupportable, le thème japonais commençant à dater. C’est logique car, sur le plan sportif comme sur le plan bancaire, ce petit État a des ressources insoupçonnées ! En outre, comme le dit Laurent Blanc, l’intello du foot français puisqu’il porte lunettes, sur le terrain, on doit craindre « les embouteillages » (sic et authentique), à croire qu’au Luxembourg, la taille des terrains de football est proportionnelle à la surface du Grand Duché. C'est pourquoi, en dernier ressort, nous avons dû faire appel à deux de nos vedettes que de regrettables incidents avaient, jusqu'à présent, écartées de l'équipe de France.
Le premier est Patrice Evra. Naturellement, comme la plupart des joueurs français qui savent à peu près taper dans un ballon, il joue à l'étranger. En ce qui le concerne, il joue en Angleterre, à Manchester United pour être plus précis. Comme joueur Patrice Evra est un robuste et honnête tâcheron, défenseur sur le côté gauche si je me souviens bien, dont le talent le plus clair est de faire des croche-pieds aux attaquants adverses qu'il n'a pas réussi auparavant à pousser en touche ou à accrocher par le maillot. Son vrai talent est ailleurs, car il y a la un orateur qui s'ignore et dont le maniement de la langue française peut susciter plus d'étonnement que ses pratiques footballistiques.
Un seul exemple car je ne suis que d’assez loin les discours de Patrice Evra. Durant un stage de l'équipe de France tenu « à la neige », avant je ne sais quelle compétition, Evra, « porte-parole » de l’équipe, avait expliqué qu'ils étaient allés en forêt, dans la neige, « faire de la raclette ». Après tout, peu familier de ces réalités alpestres, peut-être Evra s'était-il muni d’un réchaud à alcool et de fromage plutôt que de raquettes, ayant pensé qu’il s’agissait d’un pique-nique. La chose a, en tout cas, alimenté tous les zappings !
Evra est toutefois infiniment moins pittoresque que son rival médiatique actuel, Franck Ribery. Celui-ci se caractérise surtout par une physionomie quelque peu frankensteinnienne, due à un accident de voiture survenu dans sa jeunesse et au cours duquel il est passé à travers un pare-brise. Cette triste circonstance ne l'a pas empêché toutefois de réussir dans la vie et de séduire d’opulentes mineures en émargeant au Bayern de Munich pour 400 ou 500.000 € par mois. Il peut ainsi s'offrir de coûteuses fantaisies érotiques dont la presse s'est abondamment fait l'écho et que je vous épargnerai donc ici.
Si cet accident de son enfance lui a laissé des cicatrices, il l’a apparemment privé aussi de quelques neurones car les prestations verbales de ce joueur sont des plus curieuses. Par chance ou par malheur, il a renoncé à sa résolution de ne plus s’exprimer qu’en allemand dans les médias, pour punir la France de ses mauvaises manières à son endroit ! Quoiqu’il soit revenu au français, on avait sans doute mis à son retour en équipe de France quelques conditions autres conditions dont l’une était sans doute qu'il vienne s'expliquer et présenter des excuses. Par prudence, on avait eu soin, à cette fin, de lui rédiger un texte qu'il a péniblement ânonné devant micros et caméras, en témoignant de la façon la plus claire le peu d'adhésion qu'il apportait à ce qu'on lui faisait dire. Les improvisations vaseuses qu'il a cru bon d'ajouter au texte ont assez largement démenti le message délivré. On espère qu’il sera meilleur devant les terribles Luxembourgeois.
Il nous reste fort heureusement les politiques et le sujet du jour est constitué par des analyses psycho-lexicographiques du mot « croisade » qui est au centre des débats pour avoir été récemment employé, d'une façon que d'aucuns jugent inopportune, par notre ministre de l'intérieur que le professeur Bayrou n’a pas manqué d’admonester pour son ignorance de l’histoire. La défense présentée par notre Premier Ministre, alléguant que le français « a évolué depuis le douzième siècle », est un peu discutable (je suis prudent dans l’espoir d’éviter la diffamation !), tant sur le plan de l’histoire elle-même (les neuf croisades ont duré deux siècles, du XIe au XIIe) que sur celui de la lexicologie (car si l’on peut aujourd’hui parler, par exemple, d’une « croisade » en faveur de l’éducation minimale des footballeurs, quand on voit s’opposer l’Occident chrétien à un Sud musulman, même s’il n’est plus sarrazin, le mot « croisade » voit, inévitablement converger sa dénotation avec cette connotation. Mais voilà que je fais le cuistre au lieu de voler au secours du pouvoir, ce qui, pour moi, est la prudence la plus élémentaire dans notre beau pays.
Je crois que Monsieur Fillon aurait pu alléguer, pour défendre son ministre, qu’on lui fait un mauvais procès. En effet, me semble-t-il, le premier à employer le mot « croisades » a été le Premier Ministre de la Russie, V. Poutine. Il a d'ailleurs eu, sur cette affaire, un léger différend avec son Président, prédécesseur et futur successeur Medvedev, puisque ces deux hommes politiques russes semblent s'être engagés dans un amusant jeu d’échange de séné et de rhubarbe fonctionnels. Comme ce blog à, en Russie, un inattendu potentiel de lecteurs (pas moins de 11 hier, grâce, je pense, à Expat) et que je sais que quelques-uns d'entre eux sont de parfaits connaisseurs de la langue russe, il faudrait savoir comment on dit « croisade » en russe et les sens exacts de ce terme. Cela permettrait peut-être à nos ministres de trouver une sortie honorable à ce que certains regardent comme une erreur de langage, sans être contraint d’avoir recours comme eux, en dernière analyse, au Petit Larousse qui peut sembler une référence linguistique un peu légère. Je les invite donc à faire, ce que je ne ferai pas ici faute de temps, c’est-à-dire à consulter mon cher Trésor de la langue française (dans sa version électronique si commode) où ils pourront trouver une information sinon plus sûre ou du moins plus étendue. Quelle qu'elle soit, il me semble que, dans le contexte actuel, les références à Godefroi de Bouillon et Saint Louis risquent de s'imposer, même si l’on peut plaider l'innocence ministérielle en la matière.
Contre toute attente les seuls discours qui m'ont amusé un peu dans les derniers jours sont ceux ... (Je vous le donne en dix et même en cent)...des footballeurs Ils ne sont pourtant pas très causants, en général, les joueur de foot (sauf l’ineffable Luis Fernandez dans son « Luis attaque » !), mais là, à la veille d'une rencontre capitale pour notre pays et à l'occasion du retour dans la sélection nationale de deux de ses figures emblématiques, ils ont eu, légitimement et abondamment, les honneurs de la radio comme de la télévision ; leurs propos ont été si indéfiniment répétés que je n'ai pas beaucoup de mérite à m'en souvenir, même en ne leur ayant apporté que peu d’attention.
Pour les lecteurs qui ne sont peut-être pas tous au courant de l'actualité sportive nationale, la France rencontre ce soir en football un adversaire de taille. Ce n'est pas l'Espagne, ce n’est pas le Brésil, ce n’est pas l’Argentine, mais... le Luxembourg dont la dernière vitoire sur la France remonte à 1914 ! Il n'empêche que nos spécialistes ont créé, dans les médias, un climat d'angoisse insupportable, le thème japonais commençant à dater. C’est logique car, sur le plan sportif comme sur le plan bancaire, ce petit État a des ressources insoupçonnées ! En outre, comme le dit Laurent Blanc, l’intello du foot français puisqu’il porte lunettes, sur le terrain, on doit craindre « les embouteillages » (sic et authentique), à croire qu’au Luxembourg, la taille des terrains de football est proportionnelle à la surface du Grand Duché. C'est pourquoi, en dernier ressort, nous avons dû faire appel à deux de nos vedettes que de regrettables incidents avaient, jusqu'à présent, écartées de l'équipe de France.
Le premier est Patrice Evra. Naturellement, comme la plupart des joueurs français qui savent à peu près taper dans un ballon, il joue à l'étranger. En ce qui le concerne, il joue en Angleterre, à Manchester United pour être plus précis. Comme joueur Patrice Evra est un robuste et honnête tâcheron, défenseur sur le côté gauche si je me souviens bien, dont le talent le plus clair est de faire des croche-pieds aux attaquants adverses qu'il n'a pas réussi auparavant à pousser en touche ou à accrocher par le maillot. Son vrai talent est ailleurs, car il y a la un orateur qui s'ignore et dont le maniement de la langue française peut susciter plus d'étonnement que ses pratiques footballistiques.
Un seul exemple car je ne suis que d’assez loin les discours de Patrice Evra. Durant un stage de l'équipe de France tenu « à la neige », avant je ne sais quelle compétition, Evra, « porte-parole » de l’équipe, avait expliqué qu'ils étaient allés en forêt, dans la neige, « faire de la raclette ». Après tout, peu familier de ces réalités alpestres, peut-être Evra s'était-il muni d’un réchaud à alcool et de fromage plutôt que de raquettes, ayant pensé qu’il s’agissait d’un pique-nique. La chose a, en tout cas, alimenté tous les zappings !
Evra est toutefois infiniment moins pittoresque que son rival médiatique actuel, Franck Ribery. Celui-ci se caractérise surtout par une physionomie quelque peu frankensteinnienne, due à un accident de voiture survenu dans sa jeunesse et au cours duquel il est passé à travers un pare-brise. Cette triste circonstance ne l'a pas empêché toutefois de réussir dans la vie et de séduire d’opulentes mineures en émargeant au Bayern de Munich pour 400 ou 500.000 € par mois. Il peut ainsi s'offrir de coûteuses fantaisies érotiques dont la presse s'est abondamment fait l'écho et que je vous épargnerai donc ici.
Si cet accident de son enfance lui a laissé des cicatrices, il l’a apparemment privé aussi de quelques neurones car les prestations verbales de ce joueur sont des plus curieuses. Par chance ou par malheur, il a renoncé à sa résolution de ne plus s’exprimer qu’en allemand dans les médias, pour punir la France de ses mauvaises manières à son endroit ! Quoiqu’il soit revenu au français, on avait sans doute mis à son retour en équipe de France quelques conditions autres conditions dont l’une était sans doute qu'il vienne s'expliquer et présenter des excuses. Par prudence, on avait eu soin, à cette fin, de lui rédiger un texte qu'il a péniblement ânonné devant micros et caméras, en témoignant de la façon la plus claire le peu d'adhésion qu'il apportait à ce qu'on lui faisait dire. Les improvisations vaseuses qu'il a cru bon d'ajouter au texte ont assez largement démenti le message délivré. On espère qu’il sera meilleur devant les terribles Luxembourgeois.
Il nous reste fort heureusement les politiques et le sujet du jour est constitué par des analyses psycho-lexicographiques du mot « croisade » qui est au centre des débats pour avoir été récemment employé, d'une façon que d'aucuns jugent inopportune, par notre ministre de l'intérieur que le professeur Bayrou n’a pas manqué d’admonester pour son ignorance de l’histoire. La défense présentée par notre Premier Ministre, alléguant que le français « a évolué depuis le douzième siècle », est un peu discutable (je suis prudent dans l’espoir d’éviter la diffamation !), tant sur le plan de l’histoire elle-même (les neuf croisades ont duré deux siècles, du XIe au XIIe) que sur celui de la lexicologie (car si l’on peut aujourd’hui parler, par exemple, d’une « croisade » en faveur de l’éducation minimale des footballeurs, quand on voit s’opposer l’Occident chrétien à un Sud musulman, même s’il n’est plus sarrazin, le mot « croisade » voit, inévitablement converger sa dénotation avec cette connotation. Mais voilà que je fais le cuistre au lieu de voler au secours du pouvoir, ce qui, pour moi, est la prudence la plus élémentaire dans notre beau pays.
Je crois que Monsieur Fillon aurait pu alléguer, pour défendre son ministre, qu’on lui fait un mauvais procès. En effet, me semble-t-il, le premier à employer le mot « croisades » a été le Premier Ministre de la Russie, V. Poutine. Il a d'ailleurs eu, sur cette affaire, un léger différend avec son Président, prédécesseur et futur successeur Medvedev, puisque ces deux hommes politiques russes semblent s'être engagés dans un amusant jeu d’échange de séné et de rhubarbe fonctionnels. Comme ce blog à, en Russie, un inattendu potentiel de lecteurs (pas moins de 11 hier, grâce, je pense, à Expat) et que je sais que quelques-uns d'entre eux sont de parfaits connaisseurs de la langue russe, il faudrait savoir comment on dit « croisade » en russe et les sens exacts de ce terme. Cela permettrait peut-être à nos ministres de trouver une sortie honorable à ce que certains regardent comme une erreur de langage, sans être contraint d’avoir recours comme eux, en dernière analyse, au Petit Larousse qui peut sembler une référence linguistique un peu légère. Je les invite donc à faire, ce que je ne ferai pas ici faute de temps, c’est-à-dire à consulter mon cher Trésor de la langue française (dans sa version électronique si commode) où ils pourront trouver une information sinon plus sûre ou du moins plus étendue. Quelle qu'elle soit, il me semble que, dans le contexte actuel, les références à Godefroi de Bouillon et Saint Louis risquent de s'imposer, même si l’on peut plaider l'innocence ministérielle en la matière.
jeudi 11 novembre 2010
Un métier rémunérateur et plein de promesses : chômeur !
Tout le monde s'accorde à reconnaître que Raymond Domenech, dit « Raymond la science », a été complètement nul comme sélectionneur de l'équipe de France de football. Rien à dire sur le sujet et peut donc ne pas y revenir mais évoquer quelques aspects moins connus du personnage que ses derniers exploits remettent dans l’actualité.
Domenech a toujours été très discret sur ses origines et ses débuts dans la vie, ne donnant guère à connaître que l'origine catalane de sa famille qui avait dû quitter l'Espagne au début de la guerre civile. Il y a là une grande banalité et nombre d’Espagnols sont venus s'installer en France dans les mêmes conditions. Le petit Raymond a débuté au football à Lyon, sa ville d'origine et il y a assez bien réussi puisqu'il a pu, devenir professionnel à l’OL, il est vrai bien avant la récente période de succès de cette équipe. Il a même connu quelques sélections en équipe de France, sans jamais être un joueur de premier plan.Sa carrière fait penser à celle de son protecteur Aimé Jacquet (l’accent en moins) qui, après une carrière de joueur aussi médiocre, a été, avant lui sélectionneur de l'équipe de France, le premier favorisant même sottement la carrière du second dont il partage la médiocrité (« asinus asinum fricat »). Le seul titre de gloire sportif de Domenech a été sa brutalié comme défenseur, qui lui a valu le surnom du « boucher », suite à quelques fractures de tibias et de peronnées..
Ce qui caractérise Domenech est, d’abord et surtout, la haute opinion qu’il a de lui-même comme de son intelligence qu’il juge de toute évidence supérieure ( la fréquentation de Mémé Jacquet et de la plupart des footballeurs le confortant dans ce jugement) et le fait qu'il s'est toujours considéré comme très au-dessus de sa condition, aussi bien comme joueur de football que comme sélectionneur et dans tout autre emploi.
En fait, il s'est toujours et d’abord pris pour une sorte d’Alain Delon quoiqu'il n'en ait pas le physique, même s'il juge manifestement très satisfaisant son physique ténébreux.S’il en est besoin, on en a la preuve dans les rêves de carrière artistique qui n'a jamais cessé de nourrir ; il s'est essayé, avec un égal insuccès, tant au théâtre (comme acteur) qu’au cinéma où il a joué son propre jouer un rôle dans un film de Marc Esposito où sa prestation fut si réussie que la scène fut coupée au montage. Faute de mieux, il a joué à la télévision, sur M6 il est vrai, la grande scène de la demande en mariage à sa compagne Estelle Denis, en direct et à la stupéfaction générale, à 22 heures 45 le 17 juin 2008. Etant en direct, la scène n'a pas pu être coupée cette fois et elle a connu un succès incontestable dans la mesure où elle succédait immédiatement à la défaite éliminatoire de l'équipe de France face à l'Italie dans l'Euro 2008.
Rien de ce qui lui arrive ne devrait l’étonner car il a les informations les plus sûres quant à ses futurs succès ; en grand amateur d'astrologie, il ne doit jamais manquer d'interroger les astres sur la suite de sa carrière.
Pour le moment, après avoir touché, pendant plus de 15 ans, de la Fédération Française de Football, un salaire mensuel de disaines de milliers d’euros, il a pu, après son licenciement pour faute grave, s'inscrire légitimement au Pôle Emploi (Paris XVe) pour y toucher une indemnité de chômage qui s'établirait, dit-on, entre 5600 et 5900 € par mois. Comme il demande, par ailleurs, près de 3 millions d'euros à la FFF via les prud'hommes, surtout pour le préjudice moral, il n’a assurément pas de raison réelle de se plaindre.
Ce curieux personnage ne dédaigne pas non plus les petits profits ; faute de pouvoir jouer les mauvais garçons au cinéma ou à la télévision, il s'emploie à le faire dans la vie et se trouve par là engagé dans de curieuses affaires. En 1994, à Boston, lors de Coup du monde de foot, il aurait été surpris, en train de revendre, au marché noir, des billets pour le match Corée du Sud-Bolivie, Après avoir payé une amende, il a finalement été libéré par la police américaine. Il a été mêlé aussi à une affaire aussi louche que minable sur les pronostics à propos des sélections de joueurs dont il était lui-même chargé. Là encore, il a arrêté les frais et les choses se sont perdues dans les sables.
Il faut espérer que les services de Pôle Emploi du 15e arrondissement sont occupés par les grèves et/ou ne lisent pas les journaux, car leur allocataire de luxe semble s'engager dans une carrière publicitaire en faveur des jeux en ligne à la télévision. Sans se laisser abattre par ses échecs précédents, Domenech se lance dans l’imitation de Jean-Claude Vandamme, dans un remake, façon poker, du film Kickboxer. Domenech s ‘y entraîne, non pas au kick-boxing mais au poker ! Si les entraînements sont fastidieux, il peut au moins les faire en famille car sa compagne Estelle Denis est une grande spécialiste de la question et fait dans ce même bizness. Reste à savoir si "Bwin", site autrichien de poker en ligne, son employeur, a bien veillé à déclarer les activités et surtout les rémunérations du chômeur Domenech aux services fiscaux français et au Pôle Emploi parisien.
En tout cas un bel exemple pour les millions de chômeurs français !
Domenech a toujours été très discret sur ses origines et ses débuts dans la vie, ne donnant guère à connaître que l'origine catalane de sa famille qui avait dû quitter l'Espagne au début de la guerre civile. Il y a là une grande banalité et nombre d’Espagnols sont venus s'installer en France dans les mêmes conditions. Le petit Raymond a débuté au football à Lyon, sa ville d'origine et il y a assez bien réussi puisqu'il a pu, devenir professionnel à l’OL, il est vrai bien avant la récente période de succès de cette équipe. Il a même connu quelques sélections en équipe de France, sans jamais être un joueur de premier plan.Sa carrière fait penser à celle de son protecteur Aimé Jacquet (l’accent en moins) qui, après une carrière de joueur aussi médiocre, a été, avant lui sélectionneur de l'équipe de France, le premier favorisant même sottement la carrière du second dont il partage la médiocrité (« asinus asinum fricat »). Le seul titre de gloire sportif de Domenech a été sa brutalié comme défenseur, qui lui a valu le surnom du « boucher », suite à quelques fractures de tibias et de peronnées..
Ce qui caractérise Domenech est, d’abord et surtout, la haute opinion qu’il a de lui-même comme de son intelligence qu’il juge de toute évidence supérieure ( la fréquentation de Mémé Jacquet et de la plupart des footballeurs le confortant dans ce jugement) et le fait qu'il s'est toujours considéré comme très au-dessus de sa condition, aussi bien comme joueur de football que comme sélectionneur et dans tout autre emploi.
En fait, il s'est toujours et d’abord pris pour une sorte d’Alain Delon quoiqu'il n'en ait pas le physique, même s'il juge manifestement très satisfaisant son physique ténébreux.S’il en est besoin, on en a la preuve dans les rêves de carrière artistique qui n'a jamais cessé de nourrir ; il s'est essayé, avec un égal insuccès, tant au théâtre (comme acteur) qu’au cinéma où il a joué son propre jouer un rôle dans un film de Marc Esposito où sa prestation fut si réussie que la scène fut coupée au montage. Faute de mieux, il a joué à la télévision, sur M6 il est vrai, la grande scène de la demande en mariage à sa compagne Estelle Denis, en direct et à la stupéfaction générale, à 22 heures 45 le 17 juin 2008. Etant en direct, la scène n'a pas pu être coupée cette fois et elle a connu un succès incontestable dans la mesure où elle succédait immédiatement à la défaite éliminatoire de l'équipe de France face à l'Italie dans l'Euro 2008.
Rien de ce qui lui arrive ne devrait l’étonner car il a les informations les plus sûres quant à ses futurs succès ; en grand amateur d'astrologie, il ne doit jamais manquer d'interroger les astres sur la suite de sa carrière.
Pour le moment, après avoir touché, pendant plus de 15 ans, de la Fédération Française de Football, un salaire mensuel de disaines de milliers d’euros, il a pu, après son licenciement pour faute grave, s'inscrire légitimement au Pôle Emploi (Paris XVe) pour y toucher une indemnité de chômage qui s'établirait, dit-on, entre 5600 et 5900 € par mois. Comme il demande, par ailleurs, près de 3 millions d'euros à la FFF via les prud'hommes, surtout pour le préjudice moral, il n’a assurément pas de raison réelle de se plaindre.
Ce curieux personnage ne dédaigne pas non plus les petits profits ; faute de pouvoir jouer les mauvais garçons au cinéma ou à la télévision, il s'emploie à le faire dans la vie et se trouve par là engagé dans de curieuses affaires. En 1994, à Boston, lors de Coup du monde de foot, il aurait été surpris, en train de revendre, au marché noir, des billets pour le match Corée du Sud-Bolivie, Après avoir payé une amende, il a finalement été libéré par la police américaine. Il a été mêlé aussi à une affaire aussi louche que minable sur les pronostics à propos des sélections de joueurs dont il était lui-même chargé. Là encore, il a arrêté les frais et les choses se sont perdues dans les sables.
Il faut espérer que les services de Pôle Emploi du 15e arrondissement sont occupés par les grèves et/ou ne lisent pas les journaux, car leur allocataire de luxe semble s'engager dans une carrière publicitaire en faveur des jeux en ligne à la télévision. Sans se laisser abattre par ses échecs précédents, Domenech se lance dans l’imitation de Jean-Claude Vandamme, dans un remake, façon poker, du film Kickboxer. Domenech s ‘y entraîne, non pas au kick-boxing mais au poker ! Si les entraînements sont fastidieux, il peut au moins les faire en famille car sa compagne Estelle Denis est une grande spécialiste de la question et fait dans ce même bizness. Reste à savoir si "Bwin", site autrichien de poker en ligne, son employeur, a bien veillé à déclarer les activités et surtout les rémunérations du chômeur Domenech aux services fiscaux français et au Pôle Emploi parisien.
En tout cas un bel exemple pour les millions de chômeurs français !
samedi 26 juin 2010
Du bénévolat sportif
La brillante prestation de l’équipe de France de football, au-delà de l’aspect proprement sportif où nous avons pu voir à l’oeuvre les plus talentueux de nos footballeurs, dont les grand clubs allemands, anglais, italiens et espagnols se disputent les faveux (les has beens allant, eux, se faire voir chez les Grecs !) nous a aussi permis de juger de l’état moral et intellectuel de ces mêmes sportifs.
J’ai encore entrevu hier Evra, qui, se laissant à aller à baisser un instant la vitre arrière fumée de sa Mercedes dernier modèle (moins bien toutefois que celle de Gallas à 500.000 euros !), confiait au monde sa souffrance en termes choisis ...par son conseiller en communication. Titi-la-paluche, avec Denisot, n'était pas mauvais non plus assurant, dans le même mouvement, à trente secondes d'intervalle, que Nico n'avait pas tenu les propos que lui avait prêtés l'Esquipe, mais affirmant aussi qu'il n'avait pas entendu, dans le brouhaha du verstiaire, ce qu'avait dit Anelka! Et Denisot, ravi de son escapade à Barcelone et de son déjeûner sur la Rambla, de sourire niaisement, comme à son habitude!
On a beaucoup glosé sur toutes ces affaires et on même pu entendre à ce sujet le très sérieux Pascal Boniface, fondateur (en 1991) et patron de l’IRIS (non pas la superbe fleur bulbeuse de nos jardins, mais l’Institut de Recherches Internationales et Stratégiques). Je l’ai vu chez Calvi, dans « C plus clair » il y a quelques jours, nous faire des révélations sur ce thème. qu’on peut, de loin, juger inattendu.
Il faut toutefois dire que la polyvalence polygraphique de Boniface l’installe en quasi-permanence chez Calvi, de la géopolitique au foot en passant par Gaza (une autre de ses spécialités où il ne réussit pas toujours !), ce qui est déjà peut-être de sa part, du moins je le suppose, une forme de bénévolat.
En effet, si l’on en croit un récent rapport de la Cour des comptes, Calvi est fort habile à gérer ses propres affaires avec France Télévision, où, lit-on, il serait payé deux fois ...à temps plein. Parvient-il aussi à ne pas rémunèrer ses invités autrement que par la publicité gratuite qu’il leur fait pour leurs ouvrages ? Je ne sais pas. Ce sont sans doute ces divers profits qui lui ont permis de mettre un terme artificiel à sa précoce calvitie (Calvi-tie ! Hi ! Hi ! Hi !), en se faisant faire sur le crâne ces implantations capillaires moins réussies, il faut en convenir, que celles de PPDA, mais sans doute tout aussi coûteuses vu leur densité que rend indispensable la coiffure du dit Calvi! Mais revenons au bénévolat !
Les commentateurs, mais surtout les intéressés (hiérarques de tous poils de la Fédération Française de Football), nous ont répété à l’envi qu’ils étaient tous BENEVOLES et, de ce fait même, tous/tout prêts à renoncer à des fonctions fédérales, presidentielles, vice-présidentielles ou plus subalternes encore qu’ils s’imposent sans la moindre rémunération. A ce jour, un seul a démissionné, en Afrique du Sud d’ailleurs, dans un mouvement d’humeur qu’il a dû aussitôt regretter.
Il y a, dans le sport français, un principe que j’hésite, s’agissant du bénévolat , à qualifier de « règle d’or ». En effet, en France, dans toute délégation sportive officielle se rendant à l’étranger, il y a toujours au moins autant de dirigeants que de sportifs ! Si l’on prend le cas de l’Afrique du Sud, il ne manquait, semble-t-il, là-bas que Noël Le Graët, vice-président, que ses obligations professionnelles et politiques, ont sans doute retenu en France à ce moment, à moins que, fine mouche, il n’ait jugé préférable de ne pas être en RSA pour se tenir en réserve de la république du ballon rond, dans le réduit breton.
En revanche, on a vu, revu, entendu et réentendu, à vrai dire de moins en moins au fur et à mesure que le désastre se confirmait, le président L’esquelette, le Papy Mougeot du foot français (75 ans aux prunes !). Voilà un homme qui est le parfait prototype du bénévole des hautes sphères du sport français. Cet ancien prof d’anglais (l’anglais parlé avec l’accent de Béziers ça doit être réjouissant, putain con!) hante, depuis un quart de siècle, les hauteurs de la « Fédé ». 25 ans de haut bénévolat, vous vous rendez compte! J’espère qu’on lui a donné toutes les médailles.
On a suivi, dans la chronique non pas sportive mais judiciaire, les problèmes qu’a connus, naguère, Christian Bimes, bénévole président de la Fédération française de tennis durant une bonne quinzaine d’années et que la justice a fini par contraindre à rendre son tablier de bénévole. Bimes, en plus, lui, plus jeune, avait sacrifié sa carrière professionnelle de pharmacien, ses multiples obligations et déplacements bénévoles ne lui laissant guère le temps d’être dans dans son officine toulousaine ! Putain con encore ! Décidément, le Sud-Ouest, fief des « rad-soc », toujours proches de l’assiette au beurre, est aussi celui des présidents de Fédé ou de Ligues (Blanco, Gachassin, etc.) !
Comme on a pu le voir, le bénévolat d’un bénévole de la Fédé de foot comporte de vrais risques, en particulier sanitaires, liés surtout aux obligatoires avantages en nature. Comme à l’armée, le haut bénévole est logé, nourri et vêtu, même à SOS Racisme, comme l’a montré en son temps un Harlem Désir ! Ses 75 balais n’empêchent pas le président L’esquelette de posséder toute l’impressionnate garde-robe des joueurs et du coach, depuis les luxueux survêtements multicolores jusqu’aux chaussures et aux parkas et doudounes qu’imposaient les frimas alpins d’abord, sud-africaines ensuite.
Les risques majeurs du bénévole de haute volée sont toutefois surtout au plan alimentaire ou, plus précisément, gastronomique! Il suffit de voir l’état d’un Serge Blanco après quelques années de bénévolat rugbystique et ving kilos de plus ! Contraints par leur statut, de ne fréquenter que les meilleures tables, ce ne sont, pour ces « gros pardessus », que restaurants de luxe, ripailles, grands crus, cigares voire escort-girls ; les vieux dirigeants ont plus que les jeunes sportifs le droit à de jeunes beautés exotiques, aptes à réveiller leurs sens alanguis par des décennies d'austère bénévolat.
Quant au gite, il est digne du couvert, avec ces suites à 600 euros que dénonçait Rama Yade, juste avant de s’en laisser réserver de plus coûteuses encore qu’elle n’a même pas occupées. Les fauteuils profonds et les lits moëlleux sont autant de menaces pour les corps, naguère aguerris, de ces anciens sportifs désormais bénévoles sans être pour autant ascétiques.
Ajoutons que, dans ces grands compétitions, où il n’est pas inutile de se gagner la faveur ou la cécité providentielles d’un arbitre par quelques enveloppes bien garnies et judicieusement glissées sous la table, doivent bien circuler quelques petites valises dont le contenu en cash n'est pas très précis et surtout n’appelle pas de reçu ni même de traçabilité!
Allez, je vais vous faire ça à la louche , mais "avec modération" comme pour le tabac, le pinard, les graisses, les sucreries et désormais les paris sportifs ! Disons que le bénévole de quelque importance se fait( en voyages, avantages en nature et/ou notes de frais) mille à mille cinq cents euros par jour.
Qui ne voudrait pas, à ce tarif, être bénévole et qui l’étant, pourrait être assez fou pour abandonner ce fructueux sacerdoce ignoré du fisc ? Pauvre L’esquelette qui en est réduit à nous faire le coup du capitaine courageux qui se refuse à quitter le bord pour ne pas abandonner dans la tempète un navire dont il a depuis longtemps perdu le contrôle.
Au fait vous savez,je pense,que cette attitude courageuse ne tient, en réalité,qu’au fait qu’un navire abandonné par son capitaine devient une épave ; cet héroïsme n’est donc en fait qu’une exigence mercantile des assurances maritimes !
J’ai encore entrevu hier Evra, qui, se laissant à aller à baisser un instant la vitre arrière fumée de sa Mercedes dernier modèle (moins bien toutefois que celle de Gallas à 500.000 euros !), confiait au monde sa souffrance en termes choisis ...par son conseiller en communication. Titi-la-paluche, avec Denisot, n'était pas mauvais non plus assurant, dans le même mouvement, à trente secondes d'intervalle, que Nico n'avait pas tenu les propos que lui avait prêtés l'Esquipe, mais affirmant aussi qu'il n'avait pas entendu, dans le brouhaha du verstiaire, ce qu'avait dit Anelka! Et Denisot, ravi de son escapade à Barcelone et de son déjeûner sur la Rambla, de sourire niaisement, comme à son habitude!
On a beaucoup glosé sur toutes ces affaires et on même pu entendre à ce sujet le très sérieux Pascal Boniface, fondateur (en 1991) et patron de l’IRIS (non pas la superbe fleur bulbeuse de nos jardins, mais l’Institut de Recherches Internationales et Stratégiques). Je l’ai vu chez Calvi, dans « C plus clair » il y a quelques jours, nous faire des révélations sur ce thème. qu’on peut, de loin, juger inattendu.
Il faut toutefois dire que la polyvalence polygraphique de Boniface l’installe en quasi-permanence chez Calvi, de la géopolitique au foot en passant par Gaza (une autre de ses spécialités où il ne réussit pas toujours !), ce qui est déjà peut-être de sa part, du moins je le suppose, une forme de bénévolat.
En effet, si l’on en croit un récent rapport de la Cour des comptes, Calvi est fort habile à gérer ses propres affaires avec France Télévision, où, lit-on, il serait payé deux fois ...à temps plein. Parvient-il aussi à ne pas rémunèrer ses invités autrement que par la publicité gratuite qu’il leur fait pour leurs ouvrages ? Je ne sais pas. Ce sont sans doute ces divers profits qui lui ont permis de mettre un terme artificiel à sa précoce calvitie (Calvi-tie ! Hi ! Hi ! Hi !), en se faisant faire sur le crâne ces implantations capillaires moins réussies, il faut en convenir, que celles de PPDA, mais sans doute tout aussi coûteuses vu leur densité que rend indispensable la coiffure du dit Calvi! Mais revenons au bénévolat !
Les commentateurs, mais surtout les intéressés (hiérarques de tous poils de la Fédération Française de Football), nous ont répété à l’envi qu’ils étaient tous BENEVOLES et, de ce fait même, tous/tout prêts à renoncer à des fonctions fédérales, presidentielles, vice-présidentielles ou plus subalternes encore qu’ils s’imposent sans la moindre rémunération. A ce jour, un seul a démissionné, en Afrique du Sud d’ailleurs, dans un mouvement d’humeur qu’il a dû aussitôt regretter.
Il y a, dans le sport français, un principe que j’hésite, s’agissant du bénévolat , à qualifier de « règle d’or ». En effet, en France, dans toute délégation sportive officielle se rendant à l’étranger, il y a toujours au moins autant de dirigeants que de sportifs ! Si l’on prend le cas de l’Afrique du Sud, il ne manquait, semble-t-il, là-bas que Noël Le Graët, vice-président, que ses obligations professionnelles et politiques, ont sans doute retenu en France à ce moment, à moins que, fine mouche, il n’ait jugé préférable de ne pas être en RSA pour se tenir en réserve de la république du ballon rond, dans le réduit breton.
En revanche, on a vu, revu, entendu et réentendu, à vrai dire de moins en moins au fur et à mesure que le désastre se confirmait, le président L’esquelette, le Papy Mougeot du foot français (75 ans aux prunes !). Voilà un homme qui est le parfait prototype du bénévole des hautes sphères du sport français. Cet ancien prof d’anglais (l’anglais parlé avec l’accent de Béziers ça doit être réjouissant, putain con!) hante, depuis un quart de siècle, les hauteurs de la « Fédé ». 25 ans de haut bénévolat, vous vous rendez compte! J’espère qu’on lui a donné toutes les médailles.
On a suivi, dans la chronique non pas sportive mais judiciaire, les problèmes qu’a connus, naguère, Christian Bimes, bénévole président de la Fédération française de tennis durant une bonne quinzaine d’années et que la justice a fini par contraindre à rendre son tablier de bénévole. Bimes, en plus, lui, plus jeune, avait sacrifié sa carrière professionnelle de pharmacien, ses multiples obligations et déplacements bénévoles ne lui laissant guère le temps d’être dans dans son officine toulousaine ! Putain con encore ! Décidément, le Sud-Ouest, fief des « rad-soc », toujours proches de l’assiette au beurre, est aussi celui des présidents de Fédé ou de Ligues (Blanco, Gachassin, etc.) !
Comme on a pu le voir, le bénévolat d’un bénévole de la Fédé de foot comporte de vrais risques, en particulier sanitaires, liés surtout aux obligatoires avantages en nature. Comme à l’armée, le haut bénévole est logé, nourri et vêtu, même à SOS Racisme, comme l’a montré en son temps un Harlem Désir ! Ses 75 balais n’empêchent pas le président L’esquelette de posséder toute l’impressionnate garde-robe des joueurs et du coach, depuis les luxueux survêtements multicolores jusqu’aux chaussures et aux parkas et doudounes qu’imposaient les frimas alpins d’abord, sud-africaines ensuite.
Les risques majeurs du bénévole de haute volée sont toutefois surtout au plan alimentaire ou, plus précisément, gastronomique! Il suffit de voir l’état d’un Serge Blanco après quelques années de bénévolat rugbystique et ving kilos de plus ! Contraints par leur statut, de ne fréquenter que les meilleures tables, ce ne sont, pour ces « gros pardessus », que restaurants de luxe, ripailles, grands crus, cigares voire escort-girls ; les vieux dirigeants ont plus que les jeunes sportifs le droit à de jeunes beautés exotiques, aptes à réveiller leurs sens alanguis par des décennies d'austère bénévolat.
Quant au gite, il est digne du couvert, avec ces suites à 600 euros que dénonçait Rama Yade, juste avant de s’en laisser réserver de plus coûteuses encore qu’elle n’a même pas occupées. Les fauteuils profonds et les lits moëlleux sont autant de menaces pour les corps, naguère aguerris, de ces anciens sportifs désormais bénévoles sans être pour autant ascétiques.
Ajoutons que, dans ces grands compétitions, où il n’est pas inutile de se gagner la faveur ou la cécité providentielles d’un arbitre par quelques enveloppes bien garnies et judicieusement glissées sous la table, doivent bien circuler quelques petites valises dont le contenu en cash n'est pas très précis et surtout n’appelle pas de reçu ni même de traçabilité!
Allez, je vais vous faire ça à la louche , mais "avec modération" comme pour le tabac, le pinard, les graisses, les sucreries et désormais les paris sportifs ! Disons que le bénévole de quelque importance se fait( en voyages, avantages en nature et/ou notes de frais) mille à mille cinq cents euros par jour.
Qui ne voudrait pas, à ce tarif, être bénévole et qui l’étant, pourrait être assez fou pour abandonner ce fructueux sacerdoce ignoré du fisc ? Pauvre L’esquelette qui en est réduit à nous faire le coup du capitaine courageux qui se refuse à quitter le bord pour ne pas abandonner dans la tempète un navire dont il a depuis longtemps perdu le contrôle.
Au fait vous savez,je pense,que cette attitude courageuse ne tient, en réalité,qu’au fait qu’un navire abandonné par son capitaine devient une épave ; cet héroïsme n’est donc en fait qu’une exigence mercantile des assurances maritimes !
jeudi 24 juin 2010
La France zone inondable?
La marée de la connerie déferle décidémment sur notre pauvre pays.
La semaine dernière, il nous a fallu subir Galopin de Villouzeau qui envisage une carrière politique pour laquelle il est aussi doué que moi-même pour l’archiépiscopat !
Le pauvre homme. Parce qu’il prend des porcelets dans ses bras (en lieu et place de Marie-Laure que cette concurrence re réjouit guère sans doute) et se rend dans les « quartiers », quitte à aller se faire désinfecter au centre de décontamination anti-plébéien de Neuilly sur Seine, le pauvre homme croit qu’il va rallier les suffrages du bon peuple de France.
Il est vrai que c’est ce qu’il nous done à croire, alors que tout porte à penser que, le moment venu, il sera tout disposé à se réconcilier avec Sarkozy et à négocier avec lui, pour les lentilles d’un poste, les maigres pourcentages de voix que quelques égarés d’un autre âge auront eu la sottise de lui apporter au premier tour !
Le foklore footballistique sud-africain était à peine terminé que les sponsors, qui avaient été assez stupides pour mettre leurs millions sur cette bande de bras cassés analphabètes, commençaient à battre en retraite et à retirer des écrans les ruineuses publicités où les Anelka, Henry et consorts faisaient de la figuration (la seule chose qu’ilsarrivent à faire, non sans de multiples répétitions). De toute façon, pub ou pas, c’est nous qui payons et ça fait marcher le commerce de la pub !
Si nous y avons gagné, dans l’immédiat, en n’ayant plus à voir et revoir ces spots débiles, nous avons dû en revanche subir les incohérentes, ineptes et lamentables excuses des Ribery ou des Evra. Leurs agents et conseillers en com’.les ont en effet sommés de venir s’agenouiller et battre leur coulpe devant le bon peuple de France, dans le but de sauvegarder leur précieuse « image », ce qui, dans le cas de ces deux lousticet du premier surtout,s est une formule particulièrement adéquate et dont j’espère que vous apprécierez tout le sel.
Non seulement nous avons eu droit aux pleurnicheries et aux roulements d’yeux
de la Sarah Bernhardt de la santé sportive, mais voilà que notre président-magicien organise à l’Elysée, omnibus rebus relictis, une réunion de crise sur le ballon rond et reçoit, le lendemain , dans les mêmes conditons, le jour de la grève générale contre le nouveau régiume des retraites, un Thierry Henry revenu de RSA par avion spécial (avec Roselyne ?).
Petit couac dans la com’ officielle pourtant méditée ; si l’on avait dit, dans un premier temps que cette entrevue avait lieu à la demande de l’Elysée et que « Titi-la paluche » était « convoqué », on ne sait plus trop désormais qui a voulu voir qui et moins encore pourquoi!
Pauvre France !
La semaine dernière, il nous a fallu subir Galopin de Villouzeau qui envisage une carrière politique pour laquelle il est aussi doué que moi-même pour l’archiépiscopat !
Le pauvre homme. Parce qu’il prend des porcelets dans ses bras (en lieu et place de Marie-Laure que cette concurrence re réjouit guère sans doute) et se rend dans les « quartiers », quitte à aller se faire désinfecter au centre de décontamination anti-plébéien de Neuilly sur Seine, le pauvre homme croit qu’il va rallier les suffrages du bon peuple de France.
Il est vrai que c’est ce qu’il nous done à croire, alors que tout porte à penser que, le moment venu, il sera tout disposé à se réconcilier avec Sarkozy et à négocier avec lui, pour les lentilles d’un poste, les maigres pourcentages de voix que quelques égarés d’un autre âge auront eu la sottise de lui apporter au premier tour !
Le foklore footballistique sud-africain était à peine terminé que les sponsors, qui avaient été assez stupides pour mettre leurs millions sur cette bande de bras cassés analphabètes, commençaient à battre en retraite et à retirer des écrans les ruineuses publicités où les Anelka, Henry et consorts faisaient de la figuration (la seule chose qu’ilsarrivent à faire, non sans de multiples répétitions). De toute façon, pub ou pas, c’est nous qui payons et ça fait marcher le commerce de la pub !
Si nous y avons gagné, dans l’immédiat, en n’ayant plus à voir et revoir ces spots débiles, nous avons dû en revanche subir les incohérentes, ineptes et lamentables excuses des Ribery ou des Evra. Leurs agents et conseillers en com’.les ont en effet sommés de venir s’agenouiller et battre leur coulpe devant le bon peuple de France, dans le but de sauvegarder leur précieuse « image », ce qui, dans le cas de ces deux lousticet du premier surtout,s est une formule particulièrement adéquate et dont j’espère que vous apprécierez tout le sel.
Non seulement nous avons eu droit aux pleurnicheries et aux roulements d’yeux
de la Sarah Bernhardt de la santé sportive, mais voilà que notre président-magicien organise à l’Elysée, omnibus rebus relictis, une réunion de crise sur le ballon rond et reçoit, le lendemain , dans les mêmes conditons, le jour de la grève générale contre le nouveau régiume des retraites, un Thierry Henry revenu de RSA par avion spécial (avec Roselyne ?).
Petit couac dans la com’ officielle pourtant méditée ; si l’on avait dit, dans un premier temps que cette entrevue avait lieu à la demande de l’Elysée et que « Titi-la paluche » était « convoqué », on ne sait plus trop désormais qui a voulu voir qui et moins encore pourquoi!
Pauvre France !
mardi 22 juin 2010
A quand le vaccin contre le déshonneur?
Grand moment de télévision et d'émotion avec la prestation sud-africaine de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé sportive.
Renonçant à ses couleurs favorites (du rose au fuschia), elle avait choisi un blanc virginal, parfaitement assorti au blanc de ses yeux qu’elle n’a cessé de rouler durant toute son intervention, ce qui, au départ du moins, a fait craindre de sa part une crise de haut-mal ! Heureusement, Roselyne nous rassurait, en même temps, par le purpurin de sa bouche qui, pour une fois, tendait moins au cul de poule qu’à la vuvuzela locale.
Comment ne pas évoquer à son propos le songe d’Athalie ;
« Ma mère Jézabel devant moi s'est montrée,
Comme au jour de sa mort pompeusement parée.
Ses malheurs n'avaient point abattu sa fierté...
Roselyne nous a offert alors un numéro digne de la tragédie classique, quelque chose d’un peu intermédiaire entre le récit de Théramène et l’apostrophe de Cinna :
« Tu t’en souviens Evra, Tant d’heur et tant de gloire
Ne peuvent pas si tôt sortir de ta mémoire.
Mais ce qu'on ne pourrait jamais s'imaginer,
Evra, tu t’en souviens et veut m’déshonorer ! ».
Séquence émotion (authentique hélas !):
« Le football français affronte un désastre moral . Je l’ai dit aux joueurs, dans un entretien extrêmement émouvant. J’ai vu les yeux de chacun d’entre eux ».
Roselyne, dramatique :
« Ce sont vos gosses, nos enfants [Roselyne aurait-elle fauté avec l’un de nos Bleux ?] , pour qui peut-être vous ne serez plus les héros. C’est l’élan de vos compagnes [à l’attention spéciale de Madame Ribery !], de vos amis, de vos supporteurs, que vous avez peut-être brisé. C’est l’image de la France que vous avez ternie. Pour beaucoup d’entre vous, c’est peut-être votre dernier match de Coupe du monde. Vous en avez rêvé quand vous étiez enfant ».
A propos du football français, on tombe là de Corneille et Racine à Sully Prudhomme :
« Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas,
Sa blessure fine et profonde :
Il est brisé, n'y touchez pas ».
Rideau !
Renonçant à ses couleurs favorites (du rose au fuschia), elle avait choisi un blanc virginal, parfaitement assorti au blanc de ses yeux qu’elle n’a cessé de rouler durant toute son intervention, ce qui, au départ du moins, a fait craindre de sa part une crise de haut-mal ! Heureusement, Roselyne nous rassurait, en même temps, par le purpurin de sa bouche qui, pour une fois, tendait moins au cul de poule qu’à la vuvuzela locale.
Comment ne pas évoquer à son propos le songe d’Athalie ;
« Ma mère Jézabel devant moi s'est montrée,
Comme au jour de sa mort pompeusement parée.
Ses malheurs n'avaient point abattu sa fierté...
Roselyne nous a offert alors un numéro digne de la tragédie classique, quelque chose d’un peu intermédiaire entre le récit de Théramène et l’apostrophe de Cinna :
« Tu t’en souviens Evra, Tant d’heur et tant de gloire
Ne peuvent pas si tôt sortir de ta mémoire.
Mais ce qu'on ne pourrait jamais s'imaginer,
Evra, tu t’en souviens et veut m’déshonorer ! ».
Séquence émotion (authentique hélas !):
« Le football français affronte un désastre moral . Je l’ai dit aux joueurs, dans un entretien extrêmement émouvant. J’ai vu les yeux de chacun d’entre eux ».
Roselyne, dramatique :
« Ce sont vos gosses, nos enfants [Roselyne aurait-elle fauté avec l’un de nos Bleux ?] , pour qui peut-être vous ne serez plus les héros. C’est l’élan de vos compagnes [à l’attention spéciale de Madame Ribery !], de vos amis, de vos supporteurs, que vous avez peut-être brisé. C’est l’image de la France que vous avez ternie. Pour beaucoup d’entre vous, c’est peut-être votre dernier match de Coupe du monde. Vous en avez rêvé quand vous étiez enfant ».
A propos du football français, on tombe là de Corneille et Racine à Sully Prudhomme :
« Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas,
Sa blessure fine et profonde :
Il est brisé, n'y touchez pas ».
Rideau !
lundi 21 juin 2010
Football et politique
On n’y échappe décidément pas ; en plus des insipides commentaires d’insipides rencontres dont les plus insipides parmi les insipidissimes sont assurément celles de l’équipe de France, il faut désormais, en plus, se taper les reflexions stipendiées de commentateurs clairement payés par les onze officines de paris, pour glisser, dans leurs impétueuses logorrhées, des remarques aguicheuses sur les cotes, afin de pousser au crime les innocents amateurs de ballon rond qu’épargnait jusqu’à présent le démon du jeu !
C’est autre chose avec quelques hommes politiques qui mettent à profit l’épidémie de la Coupe du monde pour revenir derrière les micros et sur les écrans.
C’est le cas de Dany le rouge qui exploite, au sein des Verts, l’avantage que lui donne sa culture footballistique. Nul ne songe à demander de parler foot. à la pauvre Cécile Duflot et moins encore au coréen vert, n° 2 de la bande. Vous savez, c’est lui a traité de « vieille étique » ou de « vieille éthique », la pauvre Eva Joly ! Je n’ai pas bien su pourquoi Dany avait, pour s’en indigner, opté en faveur de la seconde orthographe plutôt que pour la première. On peut bien pardonner un certain flou orthographique à cet homme d’origine coréenne adopté à sept ans dans une famille normande et qui se nomme si opportunément « Placé » ! Il est passé déjà des radicaux de gauche (mais si ça existe !) à Europe-Ecologie où, quoique son physique ne le justifie guère, on le surnomme déjà « Placé-bo ».
Même Bayrou qu’on croyait porté exclusivement sur la race chevaline qu’il encourage, s’y met à son tour ; il voit dans la France, non pas « une mère affligée » comme Agrippa d’Aubigné, mais plutôt une sorte d’équipe de France actuelle, sans qu’on sache bien pourquoi, sinon pour s’inscrire lui aussi dans le registre actuel de la métaphore sportive.
Le plus drôle de tous est toutefois, sans le moindre conteste, Galopin de Villouzeau qui, pour le coup, mérite assurément cette contrepèterie un peu gamine. Il a affirmé, sur France 3 me semble-t-il, car la « République solidaire », fâcheusement concurrencés par Anelka (encore un coup de Sarko !), n’avait pu décrocher mieux, que ce qui manquait à la France était un grand « numéro dix ». Suivez mon regard ! Galopin en Platini ou en Zidane, ça ne doit pas être triste !
En fait, me voici un peu réconcilié avec le foot et la Coupe du Monde depuis que cet après-midi, lundi 21 juin 2010, j’ai machinalement allumé la télé pour me reposer un moment sur le coup de 14 heures 30. C’était le début de Portugal-Corée du Nord ; à ce moment, 1-0 pour le Portugal que je juge d’ailleurs, sans avoir la compétence de Monsieur de Villepin, l’une des trois meilleures équipes avec l’Argentine et le Brésil ( à mon sens, mais ne le répétéz pas, c’est la meileure des trois).
M’accordant une petite demi-heure, j’ai finalement regardé toute la deuxième mi-temps durant laquelle les Portugais, qui, pour le coup, non seulement étaient « gais » comme le prétendait feu Desproges, mais ont été carrément inspirés et euphoriques, passant six buts aux Coréens. Les pauvres sont bons pour le camp de rééducation sitôt rentrés au pays, s'ils y rentrent.
Grand moment de football sur lequel a plané Christiano Ronaldo, qui est souvent une tête à claques, mais qui a été, ces quarante-cinq minutes durant, éblouissant de beauté, de technique et de talent. Certes il n’a marqué qu’un seul but, (le sixième), que je ne vous décris même pas, car vous allez le voir et le revoir des dizaines de fois dans tous les zappings de la quinzaine comme le beau sourire d’enfant qui a alors illuminé son visage !
« Felix Lusitania », cher Benoît, tandis que notre pauvre France doit se contenter de Frankenstein Ribery et de Crazy Anelka, alors que nous avons tout de même, mais sur le banc, un Gourcuff, que ces olibrius, sans doute par jalousie, de son talent, de son intelligence et de sa beauté (sans parler de leur probable association islamique !) parviennent à faire écarter par un sélectionneur, de toute évidence, de plus en plus promis à la camisole.
Bien incapable d’attirer les commentaires par son jeu, l’équipe de France donne en revanche d’excellents spectacles de farce, ou le duo déjà cité reçoit le soutien de deux ou trois autres joueurs du même acabit, dont le « capitaine » Pat' Evra, l’homme qui se déplace en « raclette » dans les forêts alpines ! C’est lui qui était porteur de la feuille de papier où, sous la dictée téléphonique d’un de leurs conseillers juridiques, l’un de ceux qui, dans la bande, savent écrire, avait trace, d’une main maladroite, les quelques lignes qui marquaient leur position face à l’affaire Anelka et dénonçaient le traitre qui ne peut guère être qu’un des rares Français de souche !
La présence dans cette déclaration de deux ou trois mots tout à fait étrangers à leur vocabulaire et dont ils ignorent même sûrement jusqu’à l’existence suffit à rendre évident le mode d’élaboration de ce texte. Domenech, après avoir considére l’objet comme un étron fumant, l’a finalement pris en main, du bout des doigts, pour en donner lecture, ne sachant manifestement pas quoi en faire après et donnant, un instant, l’impression qu’il allait le laisser tomber dans la boue !
Il ne reste plus qu’à espérer, mais comment y croire vu le niveau des Bafana-Bafana
qui ne sont là qu’en tant qu'équipe nationale du pays-hôte, que la France reçoive, dans le dernier match, la correction qu’elle mérite.
C’est autre chose avec quelques hommes politiques qui mettent à profit l’épidémie de la Coupe du monde pour revenir derrière les micros et sur les écrans.
C’est le cas de Dany le rouge qui exploite, au sein des Verts, l’avantage que lui donne sa culture footballistique. Nul ne songe à demander de parler foot. à la pauvre Cécile Duflot et moins encore au coréen vert, n° 2 de la bande. Vous savez, c’est lui a traité de « vieille étique » ou de « vieille éthique », la pauvre Eva Joly ! Je n’ai pas bien su pourquoi Dany avait, pour s’en indigner, opté en faveur de la seconde orthographe plutôt que pour la première. On peut bien pardonner un certain flou orthographique à cet homme d’origine coréenne adopté à sept ans dans une famille normande et qui se nomme si opportunément « Placé » ! Il est passé déjà des radicaux de gauche (mais si ça existe !) à Europe-Ecologie où, quoique son physique ne le justifie guère, on le surnomme déjà « Placé-bo ».
Même Bayrou qu’on croyait porté exclusivement sur la race chevaline qu’il encourage, s’y met à son tour ; il voit dans la France, non pas « une mère affligée » comme Agrippa d’Aubigné, mais plutôt une sorte d’équipe de France actuelle, sans qu’on sache bien pourquoi, sinon pour s’inscrire lui aussi dans le registre actuel de la métaphore sportive.
Le plus drôle de tous est toutefois, sans le moindre conteste, Galopin de Villouzeau qui, pour le coup, mérite assurément cette contrepèterie un peu gamine. Il a affirmé, sur France 3 me semble-t-il, car la « République solidaire », fâcheusement concurrencés par Anelka (encore un coup de Sarko !), n’avait pu décrocher mieux, que ce qui manquait à la France était un grand « numéro dix ». Suivez mon regard ! Galopin en Platini ou en Zidane, ça ne doit pas être triste !
En fait, me voici un peu réconcilié avec le foot et la Coupe du Monde depuis que cet après-midi, lundi 21 juin 2010, j’ai machinalement allumé la télé pour me reposer un moment sur le coup de 14 heures 30. C’était le début de Portugal-Corée du Nord ; à ce moment, 1-0 pour le Portugal que je juge d’ailleurs, sans avoir la compétence de Monsieur de Villepin, l’une des trois meilleures équipes avec l’Argentine et le Brésil ( à mon sens, mais ne le répétéz pas, c’est la meileure des trois).
M’accordant une petite demi-heure, j’ai finalement regardé toute la deuxième mi-temps durant laquelle les Portugais, qui, pour le coup, non seulement étaient « gais » comme le prétendait feu Desproges, mais ont été carrément inspirés et euphoriques, passant six buts aux Coréens. Les pauvres sont bons pour le camp de rééducation sitôt rentrés au pays, s'ils y rentrent.
Grand moment de football sur lequel a plané Christiano Ronaldo, qui est souvent une tête à claques, mais qui a été, ces quarante-cinq minutes durant, éblouissant de beauté, de technique et de talent. Certes il n’a marqué qu’un seul but, (le sixième), que je ne vous décris même pas, car vous allez le voir et le revoir des dizaines de fois dans tous les zappings de la quinzaine comme le beau sourire d’enfant qui a alors illuminé son visage !
« Felix Lusitania », cher Benoît, tandis que notre pauvre France doit se contenter de Frankenstein Ribery et de Crazy Anelka, alors que nous avons tout de même, mais sur le banc, un Gourcuff, que ces olibrius, sans doute par jalousie, de son talent, de son intelligence et de sa beauté (sans parler de leur probable association islamique !) parviennent à faire écarter par un sélectionneur, de toute évidence, de plus en plus promis à la camisole.
Bien incapable d’attirer les commentaires par son jeu, l’équipe de France donne en revanche d’excellents spectacles de farce, ou le duo déjà cité reçoit le soutien de deux ou trois autres joueurs du même acabit, dont le « capitaine » Pat' Evra, l’homme qui se déplace en « raclette » dans les forêts alpines ! C’est lui qui était porteur de la feuille de papier où, sous la dictée téléphonique d’un de leurs conseillers juridiques, l’un de ceux qui, dans la bande, savent écrire, avait trace, d’une main maladroite, les quelques lignes qui marquaient leur position face à l’affaire Anelka et dénonçaient le traitre qui ne peut guère être qu’un des rares Français de souche !
La présence dans cette déclaration de deux ou trois mots tout à fait étrangers à leur vocabulaire et dont ils ignorent même sûrement jusqu’à l’existence suffit à rendre évident le mode d’élaboration de ce texte. Domenech, après avoir considére l’objet comme un étron fumant, l’a finalement pris en main, du bout des doigts, pour en donner lecture, ne sachant manifestement pas quoi en faire après et donnant, un instant, l’impression qu’il allait le laisser tomber dans la boue !
Il ne reste plus qu’à espérer, mais comment y croire vu le niveau des Bafana-Bafana
qui ne sont là qu’en tant qu'équipe nationale du pays-hôte, que la France reçoive, dans le dernier match, la correction qu’elle mérite.
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samedi 19 juin 2010
Afrique ; football et anthropologie
Dans les premiers temps de la colonisation française en Afrique, il y eut une époque où l’on considérait que l’Afrique pouvait render fous les Européen,s qui s’y risquaient ! C’était le « coup de bambou », où se mêlaient la chaleur, la solitude et le pastis. Du « coup de bambou » au « coup de torchon », il n’y avait souvent qu’un pas !
L’équipe de France de football a-t-elle été victime du coup de bambou, ce qui a pu amener notre Domenech au coup de torchon ! Le sélectionneur national a, en effet, viré Anelka de l’équipe à la mi-temps de France-Mexique, l’attaquant français ayant traité son « coach » e « fils de pute », en lui conseillant amicalement d’« aller se faire enculer ! ». Ces échanges amicaux faisant suite à ceux qu’on a prêtés, successivement, à Malouda, puis à Gallas (qui a le bras (d’honneur) plus vigoureux que les mollets) et aux amabilités d’Abidal envers Rama Yade, il semble bien y avoir là une phénomène généralisé de « coup de bambou ». L’aimable Roselyne a tout intérêt à sortir de sa valise sa tenue d’infirmière et quelques camisoles de force plutôt que son masque et ses restes de vaccins.
Dans une approche anthropologico-sportive, on doit toutefois prendre aussi en compte qu’en Afrique (et au Benin surtout, où le marche de Cotonou, capitale du vaudou, offre aux amateurs tous les ingrédients de la sorcellerie locale, des squelettes et crânes de bestioles diverses jusqu’aux ingrédients les plus insolites) officient une nuée de grands marabouts spécialisés dans la manipulation magique des matchs de football. Toutes les équipes africaines ont dû arriver en RSA bardées de grigris par leurs propres supporters et accablés de mauvais sorts placés sur elles par les partisans de leurs adversaires !
Pour les équipes européennes, qui ont toutes l’air de traîner des pieds dès la fin de la première demi-heure de jeu, on doit toutefois envisager une autre hypothèse. On a vu, juste avant la Coupe du monde, que nos joueurs français (de Ribery à Govou, en passant par Benzema) sont de grands amateurs d’amours tarifées (et fort cher semble-t-il, puisqu’on a parlé de passes (mais pas du ballon !) à 2000 euros !). Or, dans tous les hôtels d’Afrique, se pratique le système de « l’amour qui passe » et à des tarifs bien moindres, même si ces aspects, mercantiles et mesquins, n’ont guère d’importance pour nos footballeurs milliardaires.
Après avoir vu hier, dans Angleterre-Algérie, que les Rooney, Gerard et Lampard n’étaient pas, de toute évidence, dans leur assiette, apparaissant, dès le début de la rencontre, épuisés, sans ressort, se faisant contrer ou même prendre le ballon comme des enfants. Etaient-ils ensorcelés ? Je crois plutôt à voir ces trois rosbifs, blancs comme des lavabos voire même rôsâtres comme Rooney, qu’ils ont du ceder un peu trop aux tocs-tocs discrets de « l’amour qui passe » à l’africaine.
Attention, il ne s’agit pas là de simples accès de libido britannique, même colorés d’exotisme. Ces joueurs, en bon s Anglais, ont dû lire, dans leur jeunesse, des récits de voyages et à dû rester dans leurs imaginations adolescentes quelques images fantasmées des Hottentotes qui passent, en matière de femmes, pour des curiosités anthropologiques. Comment ne pas aller voir de plus près la fameuse stéatopygie des Vénus hottentotes ? Certes, on peut l’admrer de loin, de visu , mais comment ne pas avoir envie de la tâter in vivo, ne serait-ce que pour raconter ça, entre deux Guiness, aux amis du pub verspéral ? En outre, il y a le fameux « tablier » des Hottentotes et là rien de visible, il faut donc bien aller voir la chose de plus près, in situ. Résultat, car on ne peut se limiter à une seule expérience en matière scientifique, on se retrouve sur les genoux face aux Algériens !
L’équipe de France de football a-t-elle été victime du coup de bambou, ce qui a pu amener notre Domenech au coup de torchon ! Le sélectionneur national a, en effet, viré Anelka de l’équipe à la mi-temps de France-Mexique, l’attaquant français ayant traité son « coach » e « fils de pute », en lui conseillant amicalement d’« aller se faire enculer ! ». Ces échanges amicaux faisant suite à ceux qu’on a prêtés, successivement, à Malouda, puis à Gallas (qui a le bras (d’honneur) plus vigoureux que les mollets) et aux amabilités d’Abidal envers Rama Yade, il semble bien y avoir là une phénomène généralisé de « coup de bambou ». L’aimable Roselyne a tout intérêt à sortir de sa valise sa tenue d’infirmière et quelques camisoles de force plutôt que son masque et ses restes de vaccins.
Dans une approche anthropologico-sportive, on doit toutefois prendre aussi en compte qu’en Afrique (et au Benin surtout, où le marche de Cotonou, capitale du vaudou, offre aux amateurs tous les ingrédients de la sorcellerie locale, des squelettes et crânes de bestioles diverses jusqu’aux ingrédients les plus insolites) officient une nuée de grands marabouts spécialisés dans la manipulation magique des matchs de football. Toutes les équipes africaines ont dû arriver en RSA bardées de grigris par leurs propres supporters et accablés de mauvais sorts placés sur elles par les partisans de leurs adversaires !
Pour les équipes européennes, qui ont toutes l’air de traîner des pieds dès la fin de la première demi-heure de jeu, on doit toutefois envisager une autre hypothèse. On a vu, juste avant la Coupe du monde, que nos joueurs français (de Ribery à Govou, en passant par Benzema) sont de grands amateurs d’amours tarifées (et fort cher semble-t-il, puisqu’on a parlé de passes (mais pas du ballon !) à 2000 euros !). Or, dans tous les hôtels d’Afrique, se pratique le système de « l’amour qui passe » et à des tarifs bien moindres, même si ces aspects, mercantiles et mesquins, n’ont guère d’importance pour nos footballeurs milliardaires.
Après avoir vu hier, dans Angleterre-Algérie, que les Rooney, Gerard et Lampard n’étaient pas, de toute évidence, dans leur assiette, apparaissant, dès le début de la rencontre, épuisés, sans ressort, se faisant contrer ou même prendre le ballon comme des enfants. Etaient-ils ensorcelés ? Je crois plutôt à voir ces trois rosbifs, blancs comme des lavabos voire même rôsâtres comme Rooney, qu’ils ont du ceder un peu trop aux tocs-tocs discrets de « l’amour qui passe » à l’africaine.
Attention, il ne s’agit pas là de simples accès de libido britannique, même colorés d’exotisme. Ces joueurs, en bon s Anglais, ont dû lire, dans leur jeunesse, des récits de voyages et à dû rester dans leurs imaginations adolescentes quelques images fantasmées des Hottentotes qui passent, en matière de femmes, pour des curiosités anthropologiques. Comment ne pas aller voir de plus près la fameuse stéatopygie des Vénus hottentotes ? Certes, on peut l’admrer de loin, de visu , mais comment ne pas avoir envie de la tâter in vivo, ne serait-ce que pour raconter ça, entre deux Guiness, aux amis du pub verspéral ? En outre, il y a le fameux « tablier » des Hottentotes et là rien de visible, il faut donc bien aller voir la chose de plus près, in situ. Résultat, car on ne peut se limiter à une seule expérience en matière scientifique, on se retrouve sur les genoux face aux Algériens !
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