Messages les plus consultés

Affichage des articles dont le libellé est rugby. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rugby. Afficher tous les articles

samedi 4 mai 2013

Du sport à la télé


C'est aujourd'hui samedi et je renoncerai donc à quelques sujets sérieux que je méditais d'aborder ici pour parler de sport, surtout dans les médias, quitte à décevoir quelques-uns de mes lecteurs et surtout, sans doute, hélas, de mes lectrices.

Parmi les rares confidences personnelles que je me permets ici, j'avoue que, durant ma vie, j'ai beaucoup aimé les sports et que j'en ai aussi fait beaucoup. Je n'en fais plus guère, mais, en revanche, je m'intéresse volontiers, quand cela en vaut la peine, au spectacle sportif, surtout dans les sports que j'ai pratiqués et ils sont assez nombreux.

Mercredi 1er mai 2013 au soir, j'étais donc devant mon téléviseur, non sans une certaine gourmandise, pour voir comment Barcelone aurait digéré le 4-0 encaissé à Munich la semaine précédente. Je n'avais pas beaucoup d'espoir, à vrai dire, surtout quand, en début de match, on a pu voir Messi, sur la touche, enfoncé dans sa doudoune, dans son fauteuil et dans sa morosité, ce qui annonçait clairement qu'il ne jouerait pas.

Je n'ai pas une grande estime pour le nouveau coach du Barça; Tito Vilanova, qui me paraît un homme qui ne comprend rien à rien. Quoique issu du Barça, il n'y tint jamais le moindre rôle et fit en Espagne une carrière de joueur médiocre. Même s'il n'est pas responsable de la façon dont joue le Barça, équipe qui a trouvé son inspiration dans les tactiques de Guardiola (qui est aujourd'hui au Bayern et qui me semble avoir déjà donné, contre ses anciens joueurs, des conseils fort judicieux à sa nouvelle équipe), comment, dès le match aller, en étant mené 2; puis 3 à 0, avant de l'être par 4 à 0, a-t-il pu continuer à faire jouer son équipe exactement de la même façon que si elle menait elle-même par de tels scores? Comment persister à laisser le Barça jouer à "la passe à dix" dans le rond central, au lieu de faire entrer des attaquants et de les lancer à l'assaut de la surface de réparation adverse? Compte tenu de la différence de gabarit entre les joueurs catalans et allemands, il est clair que la seule chance des visiteurs était de faire attaquer en dribbles le but allemand par Villa, Pedro et Messi et de chercher ainsi le penalty qui était la façon la plus simple de parvenir à marquer au moins un but précieux sur le terrain adverse.

Il n'en a évidemment rien été et les absurdes rodomontades de Vilanova, avant le match retour, l'ont apparemment détourné de choisir immédiatement la technique de l'attaque à outrance ; non seulement il a laissé Messi sur la touche, après avoir dit qu'il était en mesure de jouer, mais il a réservé ses attaquants au départ au lieu de leur imposer la seule stratégie possible, c'est-à-dire l'attaque à outrance par des percussions individuelles dans la surface de réparation.

On n'a rien entendu de tel dans les commentaires sur Canal Plus, dont les "experts", comme toujours, pour retenir les clients proclament sublimes les pires spectacles. J'ai d'ailleurs éteint la télé avant même le milieu de la seconde mi-temps ! Il faut savoir que les vedettes de "l'animation" à la télévision comme Denisot, Drucker et Bourdin sont anciens reporters sportifs ; ils ont évidemment réussi; dans lcs genres télévisuels populaires; par leur science, innée, immédiate et spontanée, de la sottise et de l'aveuglement de leur public !

Au passage et hors sujet, une bien bonne de l'inénarrable Bourdin sur RMC ce vendredi 3 mai 2013, à 8 heures 20, à propos des fameux tableaux de Guéant. Interviewé par Bourdin, un spécialiste de la peinture corrige Bourdin, qui lui parle de "peintre hollandais", en précisant "Non! Flamands". Bourdin, pour se rattraper aux branches, corrige, à son tour, sans comprendre, en disant "Oui, Belges Flamands", montrant par là que ses ignorances en matière d'histoire valent celles qu'il a pour la peinture (la Belgique n'est créée qu'en 1830 et il est question là d'un peintre du XVIIè siècle) ! Bof...!

Il faut savoir que, en particulier dans les médias du style de RMC-BFMTV, les journalistes sportifs, comme les autres, sont d'un niveau que je n'ose pas qualifier de lamentable. RMC, dans sa permanente autopromotion, se flatte de posséder, en matière sportive, une "Dream Team" ; ces gens-là ne sont pas meilleurs en français qu'en anglais, car ce n'est pas une équipe de rêve mais plutôt de cauchemar, quand on voit comment elle est composée.

La vedette, pour ce qui concerne le football, est un ancien tâcheron ibérique de l'équipe de France que vous reconnaîtrez assurément par son accent faubourien lyonnais qui lui fait parler des "jouOR" (pour "joueurs") et des foutbalOR, trait phonétique tout à fait caractéristique du parler des Minguettes d'où il est lui issu ; une autre caractéristique linguistique de ses propos est un goût irrépressible pour les formulations lexicales ternaires, car on a dû lui expliquer que c'était là une des élégances majeures du style français ( genre : "C'est beau, c'est grand, c'est généreux, la France"). Toutefois; manquant de vocabulaire, ill éprouve toujours quelques difficultés avec cet usage rhétorique ; s'il parvient assez facilement à trouver deux synonymes, il ne réussit jamais à trouver le troisième, ce qui entraîne des pataquès fâcheux dans tous ses propos.

Le deuxième élément de cette prétendue "Dream Team" est un ancien des Baumettes, désormais plus familier des tripots que des stades qui, comme le précédent, cherche désespérément à trouver une place d'entraîneur quelque part, sans jamais y parvenir. Il devrait plutôt essayer de se placer dans les casinos.

Le troisième élément de cette "Dream Team" de has been (payés à prix d'or Dieu seul sait pourquoi), est un ancien pilier de rugby qui, comme tous ceux qui ont occupé ce poste, a reçu trop de coups sur la tête, ce qui l'a complètement privé de jugement. Il en arrive même désormais à croire qu'il est drôle et cherche à devenir humoriste professionnel ; il se livrerait, dit-on, à des one-man-shows qui ne doivent pas être tristes, mais, après tout, Arthur et Courbet le font bien ! "A la télé un jour, à la télé toujours!" comme on dit là-bas.

Le quatrième est un boxeur ce qui nous ramène au cas précédent, à l'ambition théâtrale près.

Comme je ne suis pas un esprit chagrin (vous l'aurez remarqué), je finirai sur une note plus optimiste, en soulignant une image fugace que j'ai beaucoup appréciée mais que personne n'a évoquée ni reproduite. Il s'agit de Johnny Wilkinson, du RC Toulon, qui, à la dernière seconde de la demi-finale de Coupe d'Europe à XV a assuré par un drop la victoire sur les Saracens. Owen Farrell, le jeune demi d'ouverture adverse, qui connaît bien Wilkinson qui l'a précédé à ce poste dans le XV d'Angleterre, avait bien sûr prévu le coup ; il s'est donc précipité sur Jonny qui était en train d'ajuster son drop. Il a réussi à le mettre à terre mais sans parvenir à empêcher Wilkinson de passer son coup de pied ; ils se sont donc retrouvés à terre à suivre des yeux le ballon qui passait entre les poteaux. Farell était manifestement désespéré ; Jonny Wilkinson eut alors un geste sportif sublime, et pour consoler son adversaire, lui a posé la main sur l'épaule avec tant de cordialité et d'amitié que ce fut, là, sans doute, le plus beau ce geste sportif de l'année.

 

samedi 15 octobre 2011

"Qu'elle était verte ma vallée..."

Comment ne pas aller voir ce matin la demi-finale de la Coupe du monde de rugby entre la France et le Pays de Galles.?Ce n'est pas que les Français se soient montrés très enthousiasmants dans les matchs précédents, même dans le quart de finale contre l'Angleterre ! Il faut tout le chauvinisme extraordinaire des commentateurs français et, pour certains, leur ignorance du jeu pour s'extasier devant ce match où les Anglais ont été assez médiocres à l'image du beau Jonny Wilkinson qu'on a rarement vu si peu inspiré ou en tout cas peu heureux.

En fait j'irai voir le Pays de Galles jouer en souvenir d'une des lectures favorites de mon enfance. Comme le laisse à penser le titre de ce post, il s'agit du roman de Richard Llewellyn (dont l'orthographe même du patronyme est, à elle seule, tout un programme !) Qu'elle était verte ma vallée. L'action se situe dans le Sud du Pays de Galles, au rude pays des mineurs où l'on est plus qu'ailleurs peut-être, passionné de rugby. Un des personnages, joueur de rugby lui-même, nommé Cythfartha Lewis est réputé dans le pays pour sa science de ce jeu. Une phrase du roman qui l'évoque est restée dans ma mémoire depuis cette époque. Au moment où un adversaire tente de lui faire une feinte dans le jeu, l'auteur observe que « vouloir faire un crochet à Cythfartha Lewis, c'était comme vouloir vendre du poison à un Borgia »!

Je ne parle donc pas encore de ce match puisqu'il ne commencera que dans une bonne demi-heure. Faute de pouvoir parler de rugby puisque le match n'a pas encore commencé, je vous dirai donc, en attendant, un mot de football pour souligner là aussi l'incompétence et la mauvaise foi de nos commentateurs sportifs.

À peu près personne, sauf dans une brève allusion matinale, le lendemain du match, n'a jugé bon de souligner que, dans le match de qualification de la Coupe d'Europe de football, la France avait une fois de plus volé sa place. On avait déjà eu, lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, une qualification des plus discutables puisque elle avait été obtenue par Thierry Henri sur une main décisive à proximité des buts, cette main ayant permis à un coéquipier de marquer le but qualificateur. L'équipe de France, cette fois, a fait mieux en quelque sorte pour se qualifier en Coupe d'Europe. En effet Samir Nasri a carrément volé la qualification en obtenant un penalty non seulement tout à fait immérité mais parfaitement frauduleux. Lors d'un contact avec un défenseur bosniaque, alors que ce dernier lui tournait déjà le dos et ne le touchait même pas, il a de l'extérieur de la surface de réparation, plongé à l'intérieur de celle-ci et ainsi obtenu un penalty. Ce qui devait lui valoir un carton jaune pour simulation manifeste a permis à l'équipe de France de se qualifier, puisqu'il a lui-même marqué le but à la suite du penalty qu'il avait si scandaleusement obtenu. Le pire est que le lendemain, tous les journaux télévisés et toutes les émissions ont montré et remontré Samir Nasri marquant le but à la suite de ce penalty mais se sont bien gardés de montrer le ralenti des circonstances dans lesquelles il avait si scandaleusement obtenu ce penalty.

Est-ce si grave après tout ? Il doit y avoir un bon dieu du football qui veille sur tout cela puisqu'on sait comment s'est terminée pour l'équipe de France, qui n'aurait jamais dû être qualifiée pour l'Afrique du Sud, la mascarade de cette Coupe du monde. Espérons pour la justice sportive qu'il en sera de même en Pologne pour la France dans la Coupe d'Europe de football l'année prochaine.

Ce matin le Bon dieu du rugby a dû faire la grasse matinée car il a laissé les Gallois se battre eux-mêmes. Réduits à 14 sur une décision arbitrale trop sévère (le jaune aurait suffi à sanctionner un plaquage un peu dangereux), les Gallois ont été battus d'un petit point après avoir perdu trois touches et surtout manqué trois drops et quatre pénalités (dont une à moins de 40 mètres face aux poteaux!). Une médiocre réussite de 50% , minimale à ce niveau,(au lieu des 12% qu'ils ont eus) les faisait gagner de 10 points. Cela n'empêchera pas toutefois nos médias de pousser des cocoricos durant une semaine.

dimanche 28 novembre 2010

Les « gros pardessus » n’ont pas froid aux yeux !

Un jour où vous n’avez vraiment rien à faire, allez donc regarder le blog de Marc Lièvremont, sélectionneur de l'équipe de France de ruigby, car il vaut le détour. Je vous en livre, avec la plus grandce exactitude, l’en-tête qui pourrait tendre à vous dispenser de lire la suite :

Sous la photo de l’intéressé :
« Beau gosse, nan ?

Mon destin, ma légende.

Il y a des gens comme ça, des gens comme moi, qui sont destinés à accomplir de grandes choses. Et ça vous tombe dessus comme ça - un jour j'entraînais Dax, le lendemain j'étais propulsé à la tête de l'Equipe de France de rugby. Même pas peur. »

Pas mal non ? Mais le mieux est, ce dimanche à 4 heures 38, le commentaire de Monsieur Lièvremont à l’évocation du match d’hier contre l’Australie : « une sèche défaite »!

C’est un peu court jeune homme !

Pourtant, rien à reprocher à Monsieur Lièvremont (comme je tape mal, mais parfois avec des bonheurs dans l’erreur, j’avais écrit « Lièvre ment » !). Le match France-Australie de samedi soir avait été soigneusement préparé. Les joueurs avaient fait une visite culturelle à Versailles, ce qui leur assurait d’emblée une claire suprématie intellectuelle face aux rustiques Wallabies. Mais surtout, dans les jours qui précèdaient, on nous avait montré, une fois de plus, la machine infernale (une sorte de butoir électronique pour entraîner la mêlée tricolore)) qui devait permettre à notre équipe de pulvériser tous les autres packs du monde. Le sélectionneur en chef, Marc Lièvremont, le « beau gosse modeste », s'était même hasardé, quelque peu imprudemment, en dépit de ces avantages, à prédire que nous allions tester contre les Australopithèques l'état actuel de notre vaillant Quinze national.

La première mi-temps, bien que conclue sur un score nul de 13 à 13 heureux pour la France (ce chiffre aurait pu inquiéter des supporters superstitieux), avait montré toutefois une nette supériorité des Australiens qui avaient très vite marqué un premier essai. Les Français, eux, n'avaient marqué qu’un essai de pénalité, après quatre mêlées fermées aux cinq mètres au terme desquelles l'arbitre avait, à juste titre, sanctionné la faiblesse et les trucages d'un des piliers australiens. Il avait ajouté à cette sanction un carton jaune pour l'intéressé, mais, curieusement, cette exclusion avait changé la physionomie de la partie dans la mesure où le remplaçant du joueur exclu allait se révéler bien meilleur que le titulaire. Du coup, la mêlée australienne devenait à peu près équivalente à notre fameuse mêlée électronique.

En seconde mi-temps, les choses commencent bien pour nous puisque, au bout de deux minutes, une pénalité permet aux Français de mener au score (16 à 13). Ce sera la première et la dernière fois et pour une poignée de dizaines de secondes ! En effet, dans les 37 minutes qui suivent, les Français vont encaisser un 46 à 0 mémorable et à mon avis unique dans les annales du rugby international de ce niveau.

Un tel score est en effet celui qu'on rencontre parfois dans les coupes du monde où, pour faire nombre, sont présentes des équipes totalement nulles et qui n'ont de ce sport qu'une idée extrêmement vague et lointaine. Un match du genre Nouvelle-Zélande contre les Iles Cook !

Encore les Français peuvent-ils s'estimer heureux, car l'arbitre, sans doute pris de pitié devant l'immensité de la correction encaissée et le comportement pitoyable des Français, humiliés devant leur public et sifflés par tout le stade, à choisi d’abréger le match d'une minute, ce qui a permis au score de ne pas grossir davantage encore car la France encaissait alors un essai à la minute !

Mais ce qui était le plus étonnant était de voir, durant le match, pendant quelques rares plans de coupe, le trio des responsables de notre équipe nationale, Marc Lièvremont encadré de ses acolytes Jo Maso et Didier Retière, épanouis et impavides devant le désastre subi par leur équipe.

Dans n'importe quel autre grand pays de rugby, ces trois « gros pardessus » (ils en portaient en effet pour résister au froid du stade mais cette expression désigne, aussi, dans le monde du rugby de notre Sud-Ouest, les notables de l'encadrement de ce sport) seraient immédiatement contraints à la démission, alors que dans son blog, le responsable national, ne voit là qu’une simple « sèche défaite » et passe aussitôt à autre chose!

Il n’en sera évidemment rien chez nous, car ces rats sportifs sont bien trop confortablement installés dans le fromage de la fédération (gros salaires, gros cigares, grands crus, grand train, grands hôtels) pour songer un instant à le quitter, même après un match qui combinait si bien la Bérézina (pour le froid), Trafalgar et Waterloo (pour le résultat final).

Les "gros pardessus" n'ont pas froid aux yeux mais, en tout cas, ils ont chaud aux fesses!