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dimanche 7 avril 2013

Intermède dominical.

C'est aujourd'hui dimanche ; rassurez-vous, je ne vais vous chanter "Roses blanches" mais je ne me sens pas le courage et l'humeur d'aborder l'un des sujets sérieux que j'ai laissés en route, à la fois la série sur l'éducation et l'autre sur la défense. J'y reviendrai mais je me donne aujourd'hui un peu de liberté pour une ou deux idées qui me trottent dans la tête et ceci afin de m'en libérer.

Durant la semaine, j'ai souvent pour habitude, afin de fuir les niais encombrements autoglorificateurs des radios bignoles (Europe, RMC, RTL), car j'écoute souvent la radio devant mon ordinateur, de me réfugier sur France Culture. Impossible le dimanche, car les cultes y occupent le terrain et il faut se farcir successivement les catholiques, les protestants, les juifs, les francs-maçons et je ne sais quelles sectes ou obédiences de la même farine. J'avoue mal comprendre comment un État laïc comme la France (Dieu sait -- pardon de cette formule qui réintroduit si malencontreusement le loup dans la bergerie -- qu'on nous bassine suffisamment à propos de la laïcité) peut admettre et même soutenir de telles pratiques, même si elles se limitent, j'espère, à une seule demi-journée dans la semaine.

Nouvelles du front (si j'ose dire - on verra plus loin pourquoi) : Jérôme Cahuzac toujours et encore ! Il a avoué désormais avoir un compte à l'étranger mais tout le reste à son propos demeure très mystérieux, y compris la somme de 600.000 euros qui est dérisoire vu la complexité et la lourdeur de l'ingénierie financière mise en œuvre (sur la télé suisse RTS du jour Darius Rochebin dit qu'il y avait en fait, sur le compte ouvert en" nonante deux", 15 millions!) : sur les buts et la destination réels de ce compte d'abord (j'ai entendu, par hasard hier, chez Ardisson, Edwy Plenel confirmer, d'une voix infiniment plus autorisée que la mienne, l'hypothèse que j'avais moi-même risquée, en toute innocence, sur l'ouverture de ce compte en vue du financement de la candidature présidentielle éventuelle de Michel Rocard en 1995 ; dans cette perspective, on pourrait imaginer que ce compte a été alimenté, entre autres, par les fonds secrets que Rocard aurait été en mesure d'emporter, à son départ de Matignon, en 1991, comme c'est la coutume, paraît-il, de tous nos Premiers Ministres) ; en outre désormais, faux en écriture publique pour certifier aux Suisses que cet argent avait été effectivement déclaré au fisc français ; enfin, cerise sur le gâteau, faux cheveux, puisque, à lire la presse sur le sujet, Jérôme Cahuzac se donnait lui-même comme exemple et comme mannequin de l'implantation capillaire parfaite auprès de ses clients potentiels. Il aura longtemps tout réussi, même sans sa moumoute, à moins qu'à l'inverse du reste, il n'ait présenté comme des faux très réussis ses VRAIS cheveux! Quel homme !

Reste à savoir si le PSG aura véritablement réussi à éliminer Messi du match retour de mercredi prochain à Barcelone ; difficile d'imaginer acheter Messi lui-même mais après tout le Qatar a bien réussi à faire lever la sanction prise contre Zlatan pour le match aller ; peu importe ce que cela a coûté et à qui ça a rapporté, l'argent n'a pas d'odeur ....et heureusement (comme dit, après Vespasien, Jérôme Cahuzac) et surtout pas celle du pétrole.

 

jeudi 29 décembre 2011

Achetez-vous un footballeur argentin!



J'ai publié le dimanche 7 août 2011 un blog que peu d'entre vous ont dû lire et que je reprends ici avant de lui donner une suite dans la journée.Si vous connaissez et suivez tant soit peu le foot, vous rendrez hommage à ma claivoyance estivale.

"Vu la conjoncture économique et financière actuelle, on ne sait plus où trouver des placements sûrs et fructueux.

L'or a atteint une limite ; l'immobilier reste certes une piste exploitable, mais si l'on doit passer par les banques, les taux d'intérêt ont monté et le feront encore. Il reste toutefois la voie royale : le footballeur argentin.

Si vous songez que Palerme à acheté Javier Pastore il y a deux ans pour 8 millions d'euros et vient de le vendre au PSG pour 42 millions, dites-moi un peu où vous pouvez trouver un placement qui vous rapporte, par an, 200 % (laissons tomber, s'il vous plaît, les miettes et les intérêts composés !).

Il faut tout de même vous méfier, car Dieu sait que, dans le milieu du football, les aigrefins, voire les repris de justice, sont légion, à commencer par ceux que l'on appelle joliment les "agents" (sans doute par référence à la police mais par antiphrase) qui, souvent, passent directement de la paille humide des cachots aux fauteuils de leurs jets privés ou aux positions les plus officielles dans nos médias. Je ne vise naturellement personne!

Certes, tout le monde n'a pas la chance de tomber sur un émir du Qatar qui, à peine descendu de son chameau, investit 100 millions dans une équipe bidon qui se permet d'en claquer 42 pour acheter un danseur de tango maigrelet, venu de Cordoba.

Javier Pastore est un charmant jeune homme, grand et svelte. Ses biographes s'accordent à lui accorder une taille d'un 1,87 mètre mais le font peser tantôt 75, tantôt 78 kilos, ce qui, pour un prix total de 42 millions d'euros, met tout de même le kilo de Javier aux alentours de 500.000 à 600.000 euros. Son poids est un peu imprécis mais ses états de service footballistiques sont encore nettement plus flous.

Ayant dû quitter l'Argentine suite à la quasi-faillite du club Huracan où il venait de signer un an avant, il aurait fait un séjour de test de recrutement à l'AS Saint-Étienne qui finalement n'en a pas voulu. C'est assurément une grosse bêtise sur le plan commercial quand on voit la suite, quels que soient les talents de footballeur de Pastore.

On nous le présente également comme l'une des gloires du football argentin ( le nouveau Messie, nous assène-t-on, mais on doit se souvenir que Barcelone a recruté le vrai Messi à 13 ans, le faisant venir en Catalogne avec toute sa famille pour un traitement médical !) et surtout de son équipe nationale. En fait, vus de plus près, ses états de service comme international ne sont pas des meilleurs.

En fait, il ne l'a guère été vraiment. Il a joué dans une sélection non officielle (à Barcelone contre une sélection de Catalogne où il est entré en deuxième mi-temps le 22 décembre 2009) ; il a été sélectionné contre l'Allemagne mais sans jouer. Le premier match international où il a joué est celui contre le Canada, le 25 mai 2010, dans une rencontre de préparation du Mondial sans trop d'histoire puisque l'Argentine a gagné cinq à zéro. En fait, son seul vrai match officiel et non amical, en Afrique du Sud, a été, le 22 juin 2010, contre la Grèce, où il a joué, en tout et pour tout, 13 minutes en seconde mi-temps. Pour le nouveau Messie qu'on veut nous vendre c'est tout de même un peu léger face au vrai Messi qui, à l'âge de Pastore (il a exactement 2 ans de plus) comptait déjà 14 sélections internationales.

Ajoutons qu'à Palerme, en deux saisons, Pastore n'a marqué que 17 buts (4 la première année et 13 la seconde), alors que Messi, certes dans un autre emploi, en a inscrit, pour le Barça 108 durant la même période.

En tout cas les Palermitains ont fait, dans cette affaire Pastore, une excellente opération. Il n'est pas sûr qu'il en soit de même pour le PSG.

Il est fort à craindre que le prince du Qatar soit le dindon de la farce, ce qui n'est pas véritablement fait pour me chagriner!"

dimanche 7 août 2011

Placement en temps de crise : achetez-vous un footballeur argentin!




Vu la conjoncture économique et financière actuelle, on ne sait plus où trouver des placements sûrs et fructueux.

L'or a atteint une limite ; l'immobilier reste certes une piste exploitable, mais si l'on doit passer par les banques, les taux d'intérêt ont monté et le feront encore. Il reste toutefois la voie royale : le footballeur argentin.

Si vous songez que Palerme à acheté Javier Pastore il y a deux ans pour 8 millions d'euros et vient de le vendre au PSG pour 42 millions, dites-moi un peu où vous pouvez trouver un placement qui vous rapporte, par an, 200 % (laissons tomber, s'il vous plaît, les miettes et les intérêts composés !).

Il faut tout de même vous méfier, car Dieu sait que, dans le milieu du football, les aigrefins, voire les repris de justice, sont légion, à commencer par ceux que l'on appelle joliment les "agents" (sans doute par référence à la police mais par antiphrase) qui, souvent, passent directement de la paille humide des cachots aux fauteuils de leurs jets privés ou aux positions les plus officielles dans nos médias. Je ne vise naturellement personne!

Certes, tout le monde n'a pas la chance de tomber sur un émir du Qatar qui, à peine descendu de son chameau, investit 100 millions dans une équipe bidon qui se permet d'en claquer 42 pour acheter un danseur de tango maigrelet, venu de Cordoba.

Javier Pastore est un charmant jeune homme, grand et svelte. Ses biographes s'accordent à lui accorder une taille d'un 1,87 mètre mais le font peser tantôt 75, tantôt 78 kilos, ce qui, pour un prix total de 42 millions d'euros, met tout de même le kilo de Javier aux alentours de 500.000 à 600.000 euros. Son poids est un peu imprécis mais ses états de service footballistiques sont encore nettement plus flous.

Ayant dû quitter l'Argentine suite à la quasi-faillite du club Huracan où il venait de signer un an avant, il aurait fait un séjour de test de recrutement à l'AS Saint-Étienne qui finalement n'en a pas voulu. C'est assurément une grosse bêtise sur le plan commercial quand on voit la suite, quels que soient les talents de footballeur de Pastore.

On nous le présente également comme l'une des gloires du football argentin ( le nouveau Messie, nous assène-t-on, mais on doit se souvenir que Barcelone a recruté le vrai Messi à 13 ans, le faisant venir en Catalogne avec toute sa famille pour un traitement médical !) et surtout de son équipe nationale. En fait, vus de plus près, ses états de service comme international ne sont pas des meilleurs.

En fait, il ne l'a guère été vraiment. Il a joué dans une sélection non officielle (à Barcelone contre une sélection de Catalogne où il est entré en deuxième mi-temps le 22 décembre 2009) ; il a été sélectionné contre l'Allemagne mais sans jouer. Le premier match international où il a joué est celui contre le Canada, le 25 mai 2010, dans une rencontre de préparation du Mondial sans trop d'histoire puisque l'Argentine a gagné cinq à zéro. En fait, son seul vrai match officiel et non amical, en Afrique du Sud, a été, le 22 juin 2010, contre la Grèce, où il a joué, en tout et pour tout, 13 minutes en seconde mi-temps. Pour le nouveau Messie qu'on veut nous vendre c'est tout de même un peu léger face au vrai Messi qui, à l'âge de Pastore (il a exactement 2 ans de plus) comptait déjà 14 sélections internationales.

Ajoutons qu'à Palerme, en deux saisons, Pastore n'a marqué que 17 buts (4 la première année et 13 la seconde), alors que Messi, certes dans un autre emploi, en a inscrit, pour le Barça 108 durant la même période.

En tout cas les Palermitains ont fait, dans cette affaire Pastore, une excellente opération. Il n'est pas sûr qu'il en soit de même pour le PSG.
Il est fort à craindre que le prince du Qatar soit le dindon de la farce, ce qui n'est pas véritablement fait pour me chagriner, d'autant que, dans un tel cas, on peut penser que les transferts sportifs ne servent pas, pour une fois, à blanchir de l'argent sale!

jeudi 16 septembre 2010

Parlementaire ou poulet fermier

Joyeuse séance de comedia dell’arte hier, mercredi 15 septembre 2010 à l'assemblée nationale, où faut-il le préciser c’était jour de télé, donc de présence massive et de pitreries parlementaires.

Faute d'avoir trouvé quelque moyen que ce soit de s'opposer au vote de la loi sur les retraites ou, en tout cas, d’en ralentir l'adoption, les députés socialistes avaient mise en oeuvre la procédure classique du blocage des débats par interventions successives. Elle est peu télégénique puisque elle se déroule en séance de nuit et l’on ne peut pas, comme outre-atlantique, venir simplement lire la Bible à la tribune !

Le président ayant interrompu l’obstruction, sans fâcher vraiment personne car tout le monde voulair aller se coucher, ayant compris, depuis longtemps, que, comme le ministre lui-même, les carottes étaient cuites, les députés socialistes PS ont jugé à la fois spectaculairte (c’était jour de télé), ostentatoirement et à peu de frais républicain, et surtout GENIAL de venir à l'assemblée porteurs de leurs écharpes tricolores. Hélas, la plupart d'entre eux, quoique députés-maires (voire plus si affinités avec d’autres sinécures) ne peuvent porter qu'une seule écharpe. S'ils avaient pu en avoir deux voire trois, cela aurait donné un spectacle plus coloré et surtout aurait permis de se faire une idée plus précise de la sincérité de la volonté affichée au sein de leur parti de combattre le cumul des mandats.
Le spectacle était néanmoins assez joli. Le clou en a été l'intervention de M. Ayrault, député-maire de Nantes et chef du groupe parlementaire socialiste qu’on a pu voir longuement à la tribune dans cet appareil.

Il faut dire que le bougre porte beau une soixantaine soigneusement entretenue, tant sur le plan dermatologique que capillaire. Sa fonction éminente comme le soin apporté à son apparence le recommandaient tout naturellement pour monter à la tribune, en plan américain. Si les vues générales de la gauche, tricolores et chamarrées, étaient assez réussies et riches de symboles pour la future élection, face à la terne grisaille de la droite sans écharpes, le spectacle de M. Ayrault, en gros plan, était, à lui seul, fort réjouissant.

Comme les volaillers avisés ont toujours soin de mettre, sur le devant de la vitrine, leur poulet fermier le plus dodu, le mieux paré et le plus appétissant, le parti socialiste avait envoyé à la tribune son représentant le plus avenant. Orné de son écharpe (label non pas rouge comme pour les volailles, mais à la fois rose et tricolore) Ayrault évoquait irrésistiblement un poulet de concours, fermier naturellement, quelle qu’en soit l'origine, élevé en liberté au bon air du large. Loué ou la Bresse sont dans ce domaine plus réputés que Nantes ; cela aurait pu faire pencher en faveur de Montebourg, au mépris de la hiérarchie interne du PS.

Ce qui m’étonne le plus dans cette affaire est la méconnaissance, aussi bien par les députés socialistes que les autres, et surtout par le président de l'assemblée nationale, des dispositions strictes qui régissent, de façon très précise, le port de l'écharpe tricolore.

Aussi pour apporter un peu de sérieux à ce débat qui tourne à la farce (pardon pour cette formule culinaire, involontairement adéquate), vais-je venir à leur secours, un peu tardivement j'en conviens, en rappelant le règlement.

« Le décret n° 2000-1250 du 18 décembre 2000 (Journal officiel du 23 décembre 2000) a fixé un dispositif laissant aux élus communaux la liberté de porter l'écharpe en ceinture ou en écharpe, et précise l'ordre dans lequel doivent être portées les couleurs. L'ordre retenu, faisant figurer le bleu près du col, a pris en compte les observations historiques, iconographiques et les usages anciens les plus répandus, par différenciation avec l'ordre adopté par les parlementaires, depuis plus d'un siècle, qui place le rouge près du col. La modification réglementaire présente donc l'avantage de distinguer optiquement un parlementaire d'un maire, étant bien entendu qu'en cas de cumul de mandat (député-maire, sénateur-maire) c'est le mandat national qui prévaut. Les dispositions de l'article D. 2122-4 du code général des collectivités territoriales stipulent que les maires portent l'écharpe tricolore avec glands à franges d'or dans les cérémonies publiques »

J’avoue qu’en la circonstance la position de Monsieur Ayrault à la tribune ne m’a pas permis de juger la présence et la position du gland de l’orateur. Je n’ai pas songé non plus, hélas, à noter la disposition des couleurs de l’écharpe, pourtant décisive en pareil cas ; je ne sais donc pas si le rougé était « près du col » ce qui est une obligation absolue pour un parlementaire. Peut-être, en cas de non respect de cette éxigence, B. Accoyer aurait-il pu légitimement refuser à son collègue Ayrault l’accés à la tribune

Le plus grave est toutefois ailleurs. En effet, les textes sont parfaitement clairs.
« En ce qui concernent les parlementaires, les articles 163 du règlement de la l'Assemblée nationale et 107 du règlement du Sénat précisent que les députés et les sénateurs portent des insignes « lorsqu'ils sont en mission, dans les cérémonies publiques et en toutes circonstances où ils ont à faire connaître leur qualité ». »

Il en résulte que le port de l’écharpe tricolore à une séance normale de l’Assemblée nationale est rigoureusement proscrit, ce que tout le monde semble ignorer, mais qui ouvre peut-être des possibilités de recours. Affaire à suivre.

mercredi 19 mai 2010

Usbek for President!

Je suis fatigué de prodiguer aux puissants de ce monde des conseils qu’ils ne suivent jamais, alors qu'Usbek Consulting and Co. leur fait gratuitement les meilleures suggestions.

Tenez, sans aller plus loin qu’aujourd’hui ! Vous croyez peut-être, dans votre candeur naïve, qu’occupent les "unes" de nos médias audio-visuels les graves problèmes du moment, de la chute vertigineuse de l’euro (qui serait pourtant bonne pour nos exportations, si nous avions encore quelque chose à vendre, à part des Rafales, que le Brésil ne manquera pas de nous acheter dès que nous lui aurons donné l’argent pour les payer !) au problème des retraites (qui fait difficulté, car nous sommes le pays où les retraités sont les plus jeunes, tout en ayant eu le temps de travail hebomadaire le plus court quand ils étaient en activité). Tout cela constitue ce que l’on appelle si joliment « l’exception française » !

Vous n’y êtes pas du tout ! Les deux sujets majeurs du jour sont le Paris-Saint Germain et les modalités du retour de Clotilde Reiss.

Le Paris-Saint Germain est un club de foortball ; je crois savoir qu’il a été plus ou moins acheté par un fonds de pension américain nommé Colony (ou à peu près). Pauvres épargnants américains ! Ils sont déjà tombés dans les griffes de Madoff et voilà qu’ils ont, en plus, le PSG dans les pattes. Bref, le PDG du PSG ( rime riche!), dont j’ai cru comprendre qu’il avait fait carrière dans la musique, les médias et la communication, a entrepris de marquer son règne par la lutte contre les bandes de supporters qui s’entretuent gaiement, dans des « fights », après les matchs, avec un insuccès total, puisqu’on ne compte guère qu’un seul mort et, en plus, dans les rangs de la tribune Boulogne pourtant réputée la plus féroce. Il a donc trouvé un système informatique qu’il juge ingénieux et qui n’est que stupide. Un ordinateur aura désormais comme tâche de répartir les hooligans (et les autres) dans les tribunes pour éviter leur regroupement. Le but réel me paraît être d’augmenter le prix des places, à la mode anglaise.

Cette information l’a disputé tout le jour, dans les unes, à la nouvelle de la libération de l’assassin de Chapour Baktiar, dont on se demandait avec angoisse si Brice Hortefeux allait signer l’ordre d’expulsion, qui seul commandait, en fait, au plan strictement légal, le renvoi de celui qui avait si habilement découpé en morceaux sa victime après l’avoir trucidée. Double mystère : Voulait-il renvoyer la tête et les mains de Bakhtiar à des commanditaires méfiants ? Condamné en 1994 à la réclusion perpétuelle et la peine de sûreté étant de 18 ans, comment 1994 + 18 peuvent faire 2010 ? L’arithmétique auvergnate n’est plus ce qu’elle était !

On nous a expliqué que tout cela ne relevait que du pur hasard et ce pince-sans- rire de Kouchner l’a encore répété urbi et orbi. Un marrant ce Kouchner, il arrive à débiter ce genre de blague, avec conviction et sans exquisser le moindre sourire. Il aurait pu faire carrière au théâtre.

Mais devant Usbek, tout ce petit monde ne tient pas la route. C’était pourtant simple avec des idées, un plan de communication impeccable et des dépenses réduites au minimum.

En ces temps de RGPP et de rigueur, il n’y a pas de petites économies. C’est comme pour les grèves ; puisqu’on finira toujours par négocier, pourquoi ne pas commencer par là au lieu d’attendre dix mois, en l’occurrence ; on savait dès le début que les Iraniens voulaient faire libérer les deux hommes et n'embastillaient Clotilde que pour l’échanger ; qu’elle soit Blandine ou Mata-Hari, peu importait ! En cédant d'emblée sur ces points qu'on a fini par lâcher, le bilan était des meilleurs !

Economies : dix mois de pension complète pour nos deux Iraniens, logés, nourris et blanchis aux frais de la France ; ça coûte tout ça! En plus Clotilde Reiss a passé neuf mois à nos frais aussi, à l’ambassade de France où le service n’est sans doute pas trop mal.

Transports : pourquoi décaler bêtement (et en plus de deux jours seulement) l’échange des otages. L’avion (spécial), qui devait aller chercher Clotilde Reiss, pouvait tout à fait et sans problème, à l’aller, au lieu de faire le voyage à vide, amener les deux Iraniens, moyennant un infime aménagement de l’emploi du temps de Monsieur Hortefeux.

Economies très importantes vu le prix de l’heure de vol d’un tel appareil, sans même évoquer l’aspect écologique et les quintaux ou tonnes de CO² ainsi économisés. Ajoutons la bonne manière faite aux Iraniens par la livraison à domicile en avion spécial.

Bien sût, dans un tel cas, il devenait difficile de faire croire à la coïncidence mais épargner à Kouchner le ridicule de ces contorsions, qui n’ont trompé personne, n’a pas de prix !

Enfin, et c’est tout le secret du coup comme disent les bridgeurs. Bien sûr, il faut savoir que Mahmoud Ahmadinejad (« savoir c’est pouvoir » comme disait Machiavel) est un fou de football. Dès lors pourquoi ne pas lui avoir proposé de troquer les 250.000 euros encaissés par l’Iran (comme caution pour Clotilde Reiss) contre le Paris-Saint-Germain ? Bien sûr, il se serait sans doute un peu méfié, surtout s’il connaît tant soit peu le foot français, mais un Usbek aurait su lui faire valoir qu’on pouvait fort bien aménager le Parc des Princes en arène pour y organiser avec les clubs de supporters des « fights » sanglants avec mises à mort au lieu de leurs habituelles et minables séances de baston entre Auteuil et Boulogne . Solution élégante, économique et satisfaisant tout le monde (y compris nos médias) . Bref de l’ Usbek Consulting and Co tout pur !