On connaît, même si la vogue en est un peu passée quoique son actualité demeure, la « Ronda de còca », chantée sur des rimes en -ment et directement inspirée de la chanson « Tout le monde ment » de Massilia Sound System qui, elle-même s’inspirait de « High Tençon » des Fabulous Trobadors.
Extrait un peu aménagé, pour mémoire :
« On nous ment, on nous ment
C'est du vent, on nous balade
On nous vend que des salades
Y'en a marre des boniments ».
L'affaire de Calais et de SeaFrance nous en offrent une illustration dont les détails apparaissent peu à peu et dont, il faut bien le dire, nous n'avons guère besoin.
On nous a longtemps et totalement caché que des « dérives » étranges avaient été depuis deux ans relevées à propos de SeaFrance et du règne sans partage imposé dans cette entreprise par une CFDT aux mœurs et aux pratiques les plus étranges.
Un rapport de la Cour des comptes notait ainsi la totale emprise du syndicat dans les recrutements de l'entreprise (ce cas n’est pas unique !). En avril 2010, apprend-on désormais, le parquet de Boulogne-sur-Mer a ouvert une enquête pour "abus de confiance" à la suite d'une plainte de la direction de SeaFrance. « Gestion opaque, abus, menaces », les soupçons sont aussi graves que nombreux !
Même les rodomontades de Jacques Chérèque, le patron de la CFDT nationale, illustrent le principe des Fabulous Trobadors. En effet, il nous a fait quelques effets de manche assez réussis à la télévision sur l'exclusion des « fanatiques » du Pas-de-Calais. Or, on apprend désormais qu'en réalité l'instance syndicale nationale n'a pas le pouvoir statutaire d'exclure les membres qu'elle menace pourtant de cette sanction.
Autres mystères ! Contre toute attente, le tribunal a prononcé la liquidation de SeaFrance alors que tout avait été fait pour donner à penser à l’indulgence, à commencer par les délais accordés pour une situation qu’on juge désormais sans mystère et sans issue. Il n'en a rien été, ce qui amène à se poser des questions ! « On nous ment ! »
La première question et un des premiers mensonges tient aux prétendues négociations avec L. Dreyfus (qui apparaît désormais associé avec les méchants Danois!), dont on ne sait plus très bien, à force d'en entendre parler et de revenir sur cette affaire, s'il avait proposé de sauver 620 emplois, comme on l’a dit d'abord, puis 500, le chiffre étant désormais tombé à 300 (rappelons que le total des employés de SeaFrance est de 880). On finit donc par se demander si toute cette mise en scène n'est pas destinée, indépendamment du fait de faire étalage de la volonté gouvernementale de sauver des emplois) à mettre SeaFrance au fond du trou pour rendre la négociation finale plus facile sur le plan social et plus avantageuse pour les repreneurs.
On sauvera, désormais, dans la joie et non dans l’amertume et la colère, 300 emplois sur 880 et surtout on va permettre, à moindre prix, le rachat des actifs. Il semble en effet qu'on évalue maintenant le rachat des ferries à 5 millions d'euros, alors que leur valeur, au début de cette affaire, était estimée à 150 millions d’euros au moins!
Pas fou! Serait-on revenu à ce beau temps qu'on a connu, il y a quelques décennies, quand certains (suivez mon regard !) s'étaient fait une spécialité de racheter des affaires en difficulté pour liquider aussitôt l'essentiel du personnel ou sa totalité et revendre les actifs? On n'a pas manqué d'affaires de ce genre et tout semble indiquer qu'on est en train de revenir à ces joyeuses pratiques.
Tout cela n'empêche pas les leaders de la CFDT calaisienne de continuer à rouler des mécaniques et à faire saillir leurs muscles syndicaux, ce qui leur est d'autant plus facile que leurs patrimoines immobiliers personnels les mettent sans doute définitivement à l'abri du besoin !
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mardi 10 janvier 2012
mercredi 4 janvier 2012
La boite de Pandore

Après avoir ri jaune ce week-end suite au camouflet que lui a infligé notre président, Monsieur le ministre Mariani doit désormais rire sous cape, lui qui, après avoir, le vendredi, estoqué les syndicalistes de SeaFrance, avait été obligé de céder au diktat sarkozien et de donner sa bénédiction à la réunion de lundi dernier, à l’Elysée, qui a remis sur les rails le sauvetage de SeaFrance.
Tout donnait à penser qu’on avait, là, ouvert la redoutable boîte de Pandore ; les choses n'ont pas d’ailleurs pas traîné. « Et nous ! Et nous ! Et nous ! ». Comme chantait naguère Dutronc.
À peine la réunion était-elle achevée (même si rien de définitif n’en était sorti) que la tête de PétroPlus sortait de la dite boîte et réclamait à son tour un traitement similaire. Il faut dire que les deux affaires ne sont pas sans lien, puisqu'il s'agit, dans un cas comme dans l'autre, de canards boiteux. Cette raffinerie de Petit Couronne a appartenu naguère encore à la Shell qui a largué cet outil industriel encombrant (il est classé Seveso, niveau haut) en 2008, au moment où étaient déjà engagés les grands projets de construction de raffineries géantes comme celle de l'Inde qui, me semble-t-il, produira 20 ou 30 fois ce que produit ou plutôt ce que produisait PetroPlus, en outre à l’usage exclusif des marchés extérieurs.
La France s'est donnée une petite semaine de plus pour régler le cas SeaFrance puisque le jugement définitif, qu'on attendait pour lundi dernier, ne sera rendu que la semaine prochaine. Encore une minute, Monsieur le bourreau ! Vu l'état de notre économie industrielle et la date encore lointaine des élections, il risque d'y avoir du pain sur la planche pour les sauveteurs d’entreprises.
Il ne fait, en effet, aucun doute que les fermetures successives d'usines et la croissance rapide du chômage risquent de plomber sérieusement la campagne de notre président. On parle de « réduire la voilure », mais notre flotte industrielle risque de devoir se « mettre à la cape », voire de se retrouver « à sec de toile », pour continuer dans les métaphores nautiques. Tout au plus peut-on tenter de « louvoyer » quelque peu avec les « emplois aidés » qui feront tomber quelques décimales des chiffres du chômage, dans le meilleur des cas.
Il faut reconnaître qu'on ne comprend pas grand-chose aux affaires de SeaFrance et que, comme souvent, les médias disent tout et son contraire, en oubliant ou en ignorant l'essentiel.
Ainsi ai-je entendu le leader syndicaliste CFDT de SeaFrance déclarer, sur je sais quelle radio, que les cadres de la SNCF (propriétaire de SeaFrance) coûtaient fort cher à cette société (700.000 € si j'ai bien compris, sans toutefois retenir sur quelle période). Ce leader syndical a déclaré aussi, pour expliquer les très faibles parts de marché qui restent à SeaFrance sur le trafic Trans-Manche, qu'une compagnie danoise lui faisait la plus forte concurrence avec, comme souvent, des équipages de nationalités multiples et exotiques, beaucoup moins payés que les équipages français de SeaFrance et moins portés à la revendication. Il faut dire que ceux de SeaFrance ne doivent pas avoir trop à plaindre puisqu'ils ont refusé avec indignation, naguère semble-t-il, d’être assimilés au personnel de la SNCF et de voir leur salaire aligné sur celui des cheminots.
De toute façon on en revient à ce que la lutte est tout à fait inégale dans la branche puisque SeaFrance cumule tous les handicaps : trop de ferries puisque la moitié suffirait, trop de personnel, ce personnel pléthorique étant en outre mieux payé, non pas que les marins étrangers de la compagnie danoise mais que des employés du même genre à la SNCF qui, en général, ne passent pas pour les plus mal lotis sur ce plan.
Comment tout cela finira-t-il ? Il est bien difficile de le savoir mais l'important, en la circonstance, est que les choses traînent au moins jusqu'à la fin du mois de mai !
J’ai appris ce matin avec consternation que la dernière fabrique artisanale de bérets basques traditionnels était, elle aussi, tout près de déposer son bilan. Si l'on ne trouve pas d'autre solution, on pourrait au moins recaser quelques marins de SeaFrance à fabriquer des bérets basques... en ajoutant à la gamme des productions habituelles des bérets de marins.
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mardi 3 janvier 2012
SeaFrance : le modèle grec
Ironie de l'histoire et approche de l'élection présidentielle, voici que les Grecs, que nous avons tant moqués naguère, vont pouvoir venir nous conseiller dans l'affaire de SeaFrance
Au lendemain des voeux présidentiels du nouvel an et de la promesse de la relance de l'emploi, l’affaire SeaFrance faisait évidemment désordre. Aussi M. Mariani, qui n'avait pas eu de mots assez durs pour les syndicalistes de l'entreprise, a dû ranger dans sa poche ses arguments sur le fanatisme des dits syndicats et mettre son mouchoir dessus pour découvrir soudain les vertus et la nécessité du sauvetage de SeaFrance.
C'est sur ce point que nous aurions besoin des Grecs et peut-être même, parmi eux, vu la nature de l’activité en cause, des plus grands spécialistes de la matière puisque, comme on le sait, l'industrie majeure de la Grèce, outre la falsification des documents comptables, est l'armement maritime. Dans ce beau pays, les armateurs arrivent à cumuler avantageusement l'immensité de leurs profits avec une absence totale de fiscalité sur ces mêmes profits. L’idéal serait de trouver comme consultant un armateur orthodoxe.
Mais le plus amusant de l'affaire est ailleurs. Il est clair, en effet, que ce sauvetage par l'État de SeaFrance est tout à fait contraire aux règles européennes, puisqu'il s'agirait, en fait, d'une pure et simple subvention, tout à fait illégale bien sûr, à une entreprise privée, même si elle est la propriété de la SNCF. Comme l'ont fait autrefois les Grecs, avec le concours ruineux de Goldman Sachs et comme les Etats européens (dont la France bien sûr) n'ont pas cessé de le faire. Aussi faut-il donc inventer une combine quelconque pour faire semblant de donner le change à Bruxelles.
Le pittoresque de la chose, en la circonstance, est que les deux subterfuges qui ont été imaginés par nos experts, s'étalent dans toute la presse française qui, il faut l'espérer, ne parvient pas jusqu'à Bruxelles !
Ces deux entourloupes sont des plus simples et quasi naïves.
La première consiste à se servir comme intermédiaire de la SNCF qui achèterait les bateaux de SeaFrance, avec l'argent de l'Etat bien sûr, pour les louer ensuite, pour un prix symbolique bien entendu, à l'entreprise devenue coopérative.
La seconde combine consiste à payer (grâce aussi à une subvention de l’Etat) de grosses indemnités de licenciement aux travailleurs de SeaFrance. Ces derniers ensuite reverseraient ces indemnités dans un pot commun "coopératif" pour trouver les 30 ou 40 millions nécessaires à la survie, toute provisoire et problématique d'ailleurs, de cette entreprise nouvelle.
Il est clair que, dans un cas comme dans l'autre, la mystification est des plus évidentes, au point qu'on hésite même à parler de mystification ! C’est évidemment l'État qui paiera dans l'un et l'autre cas, que ce soit en donnant à SeaFrance les moyens d'acheter les navires pour les louer ensuite, pour rien, à la coopérative, soit en lui donnant, sous la table, l'argent qui sera ensuite versé à titre d'indemnités de licenciement.
Tout cela est de la plus grande naïveté et ne trompe absolument personne, car à Bruxelles, pendant ce temps, tout le monde regarde l’avion. L’entourloupe a pour seul avantage de donner une posture avantageuse aux sauveteurs de SeaFrance, pour quelques mois du moins, mais ils n’en veulent pas davantage !
En effet, il est tout à fait évident que, dans un cas comme dans l'autre, ce qui compte est de gagner quelques semaines (124 jours pour être précis) ; à partir du mois de juin 2012, je pense que tout le monde se désintéressera totalement de l’état et de l'avenir de SeaFrance.
Tout cela est d'autant plus totalement absurde que ces mesures sont, en fait, autant d’emplâtres sur une jambe de bois.
SeaFrance est, en effet, depuis plusieurs années, dans la plus grande difficulté pour une raison extrêmement simple qui est qu’elle n’a plus de clients car les données du trafic sur (ou sous) la Manche ont été complètement changées.
Cela est dû surtout au tunnel sous la Manche par lequel passent désormais au moins 50 % du trafic (un peu plus même pour les passagers, un peu moins pour le fret). Le reste du marché est occupé par des sociétés qui, pratiquant des tarifs bien moindres que SeaFrance qui est en manifeste sureffectif, ont monopolisé tout le reste du trafic.
Au-delà de son sauvetage, tout illusoire et provisoire bien entendu, le problème de SeaFrance est qu'elle a plus de personnel que de clients et qu'elle n'en aura pas davantage dans six mois, fût-elle une coopérative financée en douce par les deniers de l'État via les prétendues indemnités de licenciement.
On comprend tout à fait, dans ces conditions, qu’un certain nombre de travailleurs de SeaFrance, qui ont les yeux ouverts, soient très réservés voire réticents à l'égard de cette solution. S'ils peuvent se réjouir de voir leurs indemnités gonflées par le concours de l'État, ils savent qu'ils vont les perdre dans les mois qui viennent à travers le naufrage, inévitable et prévu, de la nouvelle société coopérative.
Je leur conseillerais volontiers, comme l’autre, « Prends l’oseille et tire-toi ! », si toutefois l’on ne met pas comme condition au versement des indemnités gonflées (50.000 ou 60.000 euros), l’engagement de les reverser aussitôt dans la coopérative !
Au lendemain des voeux présidentiels du nouvel an et de la promesse de la relance de l'emploi, l’affaire SeaFrance faisait évidemment désordre. Aussi M. Mariani, qui n'avait pas eu de mots assez durs pour les syndicalistes de l'entreprise, a dû ranger dans sa poche ses arguments sur le fanatisme des dits syndicats et mettre son mouchoir dessus pour découvrir soudain les vertus et la nécessité du sauvetage de SeaFrance.
C'est sur ce point que nous aurions besoin des Grecs et peut-être même, parmi eux, vu la nature de l’activité en cause, des plus grands spécialistes de la matière puisque, comme on le sait, l'industrie majeure de la Grèce, outre la falsification des documents comptables, est l'armement maritime. Dans ce beau pays, les armateurs arrivent à cumuler avantageusement l'immensité de leurs profits avec une absence totale de fiscalité sur ces mêmes profits. L’idéal serait de trouver comme consultant un armateur orthodoxe.
Mais le plus amusant de l'affaire est ailleurs. Il est clair, en effet, que ce sauvetage par l'État de SeaFrance est tout à fait contraire aux règles européennes, puisqu'il s'agirait, en fait, d'une pure et simple subvention, tout à fait illégale bien sûr, à une entreprise privée, même si elle est la propriété de la SNCF. Comme l'ont fait autrefois les Grecs, avec le concours ruineux de Goldman Sachs et comme les Etats européens (dont la France bien sûr) n'ont pas cessé de le faire. Aussi faut-il donc inventer une combine quelconque pour faire semblant de donner le change à Bruxelles.
Le pittoresque de la chose, en la circonstance, est que les deux subterfuges qui ont été imaginés par nos experts, s'étalent dans toute la presse française qui, il faut l'espérer, ne parvient pas jusqu'à Bruxelles !
Ces deux entourloupes sont des plus simples et quasi naïves.
La première consiste à se servir comme intermédiaire de la SNCF qui achèterait les bateaux de SeaFrance, avec l'argent de l'Etat bien sûr, pour les louer ensuite, pour un prix symbolique bien entendu, à l'entreprise devenue coopérative.
La seconde combine consiste à payer (grâce aussi à une subvention de l’Etat) de grosses indemnités de licenciement aux travailleurs de SeaFrance. Ces derniers ensuite reverseraient ces indemnités dans un pot commun "coopératif" pour trouver les 30 ou 40 millions nécessaires à la survie, toute provisoire et problématique d'ailleurs, de cette entreprise nouvelle.
Il est clair que, dans un cas comme dans l'autre, la mystification est des plus évidentes, au point qu'on hésite même à parler de mystification ! C’est évidemment l'État qui paiera dans l'un et l'autre cas, que ce soit en donnant à SeaFrance les moyens d'acheter les navires pour les louer ensuite, pour rien, à la coopérative, soit en lui donnant, sous la table, l'argent qui sera ensuite versé à titre d'indemnités de licenciement.
Tout cela est de la plus grande naïveté et ne trompe absolument personne, car à Bruxelles, pendant ce temps, tout le monde regarde l’avion. L’entourloupe a pour seul avantage de donner une posture avantageuse aux sauveteurs de SeaFrance, pour quelques mois du moins, mais ils n’en veulent pas davantage !
En effet, il est tout à fait évident que, dans un cas comme dans l'autre, ce qui compte est de gagner quelques semaines (124 jours pour être précis) ; à partir du mois de juin 2012, je pense que tout le monde se désintéressera totalement de l’état et de l'avenir de SeaFrance.
Tout cela est d'autant plus totalement absurde que ces mesures sont, en fait, autant d’emplâtres sur une jambe de bois.
SeaFrance est, en effet, depuis plusieurs années, dans la plus grande difficulté pour une raison extrêmement simple qui est qu’elle n’a plus de clients car les données du trafic sur (ou sous) la Manche ont été complètement changées.
Cela est dû surtout au tunnel sous la Manche par lequel passent désormais au moins 50 % du trafic (un peu plus même pour les passagers, un peu moins pour le fret). Le reste du marché est occupé par des sociétés qui, pratiquant des tarifs bien moindres que SeaFrance qui est en manifeste sureffectif, ont monopolisé tout le reste du trafic.
Au-delà de son sauvetage, tout illusoire et provisoire bien entendu, le problème de SeaFrance est qu'elle a plus de personnel que de clients et qu'elle n'en aura pas davantage dans six mois, fût-elle une coopérative financée en douce par les deniers de l'État via les prétendues indemnités de licenciement.
On comprend tout à fait, dans ces conditions, qu’un certain nombre de travailleurs de SeaFrance, qui ont les yeux ouverts, soient très réservés voire réticents à l'égard de cette solution. S'ils peuvent se réjouir de voir leurs indemnités gonflées par le concours de l'État, ils savent qu'ils vont les perdre dans les mois qui viennent à travers le naufrage, inévitable et prévu, de la nouvelle société coopérative.
Je leur conseillerais volontiers, comme l’autre, « Prends l’oseille et tire-toi ! », si toutefois l’on ne met pas comme condition au versement des indemnités gonflées (50.000 ou 60.000 euros), l’engagement de les reverser aussitôt dans la coopérative !
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