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vendredi 13 décembre 2013

Ecole, statistiques et immigration

J'espère que cette accumulation initiale de 13 ne conduira pas à faire à ce livre, dont j'écris aujourd'hui les dernières pages, un sort trop malheureux. Il me faut néanmoins, un jour ou l'autre, mettre un terme à cette divagation sur notre école, mais j’aurais pu mieux choisir la date.
Je suis d'autant plus contraint à conclure que j'ai vu, il y a deux jours, sur France 5, une émission que j'ai déjà évoquée dans un billet précédent à propos de Madame Moisan, directrice, au ministère de l'éducation nationale, de la prévision et de la prospective (Vaste programme – du moins en ce moment -comme avait dit autrefois le Général, certes  sur un autre sujet mais, au fond, pas si éloigné que ça, comme on le verra dans la suite). Elle voisinait dans cette émission avec une rectrice en retraite, le président de quelque association parisienne de parents d'élèves, et un jeune homme qui, au bout de huit années de galère, avait rendu son tablier de professeur de ZEP. Comme souvent dans ce genre d'émission, les propos étaient très parisiens (Calvi veut éviter les frais de déplacement) et, en outre, le pauvre professeur de collège qui connaissait assurément le terrain mieux que les autres, en était réduit, le plus souvent, à faire de la figuration, en particulier du fait de la faconde de Madame Moisan.
Celle-ci, de formation mathématique comme on pouvait le supposer, nous a beaucoup parlé statistique, ce qu'imposait à la fois sa fonction et l'occasion qui avait conduit à réunir ces quatre personnes et qui était évidemment les résultats du PISA. Comme souvent les propos échangés (en dépit de l’absence de l’inévitable Christophe Barbier qui me fait fuir à tout coup) étaient sans grand intérêt. Le seul point qui ait véritablement retenu mon attention, même si ce ne fut guère le cas pour les autres participants, fut une remarque adjacente de Madame Moisan, signalant, au passage et sans s’y attacher, que la chute brutale des résultats scolaires français, du moins en croire les statistiques, se situait vers 1995.
Je ne suis en rien spécialiste de l'histoire de l'éducation et moins encore statisticien et je livre telle quelle une hypothèse en laissant le soin à des spécialistes le soin de la confirmer ou de la réfuter
J’ai en effet été frappé moins par le fait que le début de la chute des résultats scolaires français se situe en 1995 que par l’observation que 1995 se situe en gros une vingtaine d'années après la mise en œuvre de la politique dite du « regroupement familial » par Giscard d'Estaing durant sa présidence. Je me borne ici à quelques remarques sommaires.
Jusqu’à 1960, le taux de natalité de la population immigrée est inférieur à celui des Français, parfois largement. L'immigration féminine est alors rare et la population immigrée est surtout formée, en grande partie, de travailleurs qui sont des hommes isolés dont les familles restent au pays. La situation commence à changer en 1970. Dès 1971, on note 71.000 naissances de mère étrangère pour moins de 3,2 millions d'étrangers.
À partir de 1974, les choses changent radicalement avec la fin de l'immigration de travailleurs masculins isolés ; ce sont surtout dès lors des femmes (et des enfants) qui immigrent au titre du regroupement familial qu’organise le décret d’avril 1976. Ce changement amène un rythme soutenu de naissances au sein de l'immigration, malgré la stagnation et même parfois le recul du nombre des étrangers, surtout dû désormais aux naturalisations.
Pour résumer, depuis les années 1990, on observe une augmentation continuelle de l'immigration familiale en France et l’incidence de ce changement démographique a des incidences majeures sur l’école. Revenons un peu en arrière sur une remarque j'ai fait à plusieurs reprises dans mes blogs
La raison majeure de la dégradation des résultats de notre système éducatif me paraît tenir à deux facteurs essentiels.
D'une part, le changement considérable du public scolaire à la fois sous l'effet de la massification antérieure et sous celui de la nouvelle politique d'immigration à partir de 1975 00dont la principale caractéristique était le regroupement familial.
D'autre part, l'absence de modification des programmes et des objectifs de l'école, alors que le public scolaire a été radicalement modifié, ce qui aurait dû amener une réflexion sur l'adaptation des objectifs scolaires à cette nouvelle population, au moins durant les premières périodes de sa scolarisation.
Même si c'est un point de détail, j'ai tout de même été stupéfait d'entendre l'une de ces spécialistes (je ne sais plus si c'est l'ex rectrice ou la directrice des statistiques) qu'il y a 30 ans, donc vers 1995, les enfants français n'étaient pas tous scolarisés. ! Je vous jure qu’elle a dit ça ! Dans la bouche d’une si haute autorité éducative, une telle affirmation me paraît tout de même relever d’une stupéfiante ignorance ou d’une nullité crasse en calcul mental, les deux pouvant bien sûr coexister 
En tout cas, je n'ai nulle part entendu dire par aucun expert, ni en éducation ni en démographie ou en statistique, que la politique de regroupement familial avait été un facteur très important dans la dégradation de l’état de notre système scolaire et donc qu’il fallait, de toute évidence, en tenir compte et en tirer les conséquences. C'est en effet le regroupement familial qui a fait que, même si les migrants adultes continuent à former dans la population générale un pourcentage relativement modeste et qui se réduit du fait des naturalisations, il en a été tout autrement dans les populations scolarisables et ou scolarisées, en particulier pour ce qui est de l’intégration culturelle et linguistique des nouveaux arrivants ou des enfants nés dans des familles non francophones (mixtes ou non)..
Pour un témoin comme moi qui a habité Marseille durant plusieurs années, cette remarque est évidente, puisque j'y ai vu, durant toute cette période, des mères de famille maghrébines, comoriennes (Marseille est sans doute la ville comorienne la plus importante) ou africaines, tenant par la main ou traînant dans leur jupes ou leurs boubous, une demi-douzaine de marmots, ce qui n'est guère le cas des mères de famille « françaises de souche » comme dit l'autre. De ce fait, assez logiquement l'incidence majeure de ce facteur n'a cessé de croître entre (pour fixer les dates d'une façon arbitraire) 1975 et 1995, les faits majeurs apparaissant dans les statistiques de la réussite scolaire à partir de cette dernière date, selon Madame Moisan, témoin des plus autorisés par sa fonction de DEPP).
Je ne reviens pas sur les problèmes que pose la scolarisation d'enfants qui ne parlent pas le français dans un système scolaire qui n'est pas fait pour eux et où l’on persiste à croire, dur comme fer, (naïvement ou sottement comme vous voudrez) qu'enseigner enfrançais équivaut à enseigner le français ! 
Qu'on n’aille pas m’objecter que les CLIN ; les ZEP ou, ici ou là, les pitreries de cet acabit, poursuivent cet objectif et répondent de façon efficace à ces besoins évidents. Il s'agit là, comme autrefois dans les CEFISEM, de dispositifs qui ont toutes les allures de paysages à la Potemkine ! Il suffit de voir ce qui se passe dans les pays qui ont fait vraiment le choix de mettre en place des dispositifs spécifiques pour les enfants de la migration qui ne parlent pas la langue du pays, pour constater que c'est évidemment la seule solution, mais que c'est précisément celle qu'on se refuse, en France, à mettre en œuvre et même à envisager.
Je suis d'autant plus convaincu de la pertinence de ce point de vue que j'ai vécu de nombreuses années à la Réunion, où le problème a été longtemps le même, du fait que la plupart des enfants qui entraient à l'école parlaient le créole réunionnais et non le français. Je m’y suis heurté, durant toutes ces années, à la résistance farouche des autorités administratives éducatives locales comme à celle de la plupart des enseignants, de français surtout. Les choses ne sont pas réglées actuellement et il suffit pour s'en convaincre de regarder les statistiques de l'échec scolaire qui doivent  être familières à Madame Moisan  et devraient lui donner à réfléchir! 
Je me garderai, au terme de ce parcours, de formuler des conclusions et de suggérer des propositions dont on peut espérer que la plupart des responsables sont parfaitement conscients, même s'ils se refusent tous farouchement à les mettre en œuvre. Il en sera de même sans doute de la « Refondation du système éducatif » par la majorité de gauche actuellement au pouvoir. La ferait-elle d’ailleurs, contre la volonté de ses électeurs et de la plupart des enseignants, que le gouvernement de droite qui lui succédera vraisemblablement s'emploierait aussitôt à remettre en place les bonnes vieilles structures de notre système éducatif qui ont si sûrement et si heureusement fait leurs preuves avec Jules Ferry !

dimanche 10 mars 2013

Les mystères du blog.


Aujourd'hui, jour du Seigneur, je ne traiterai pas de problème particulier mais d'un certain nombre de questions que je me pose à propos de ce blog.

Il possède un nombre de lecteurs relativement réduit mais stable (autour de 150 par jour), dont probablement une majorité d'habitués, compte-tenu de la stabilité même de ce chiffre. La majorité sont évidemment des Français et un certain nombre d'autres, étrangers probablement, se répartisse dans diverses régions et pays du monde ; cette circonstance tient parfois à ce que j'y possède quelques amis, comme en Allemagne, au Canada, en Afrique ou dans les départements d'outre-mer français.

Toutefois surviennent, de temps en temps, des événements étranges que je ne parviens pas à m'expliquer et le but de ce post est précisément de solliciter des explications de la part de lecteurs seraient en mesure de m'en fournir ou de m'en suggérer.

Le cas le plus étrange est celui de la Pologne, où j'ai, depuis un mois environ et sans que les sujets dont je traite soient en cause, une quarantaine de visiteurs quotidiens. J'ai même essayé d'entrer en contact avec eux, en mettant quelques lignes en polonais dans un ou l'autre de mes textes, mais je n'ai reçu aucune réponse et je persiste à ne pas comprendre de qui et de quoi il s'agit.

C'est une simple curiosité de ma part, car rien n'interdit bien entendu que ce post soit lu en Pologne. J'ai cru que le fait qu'Expat signale mon blog dans le sien qui est je pense lu en Russie et plus globalement en Europe de l'Est était à l'origine de cet afflux soudain de visiteurs polonais mais il est d'un avis différent et ne croit guère à cette explication.

Ce qui m'a conduit à écrire ce texte est un événement survenu hier même ou, contre toutes mes habitudes, j'ai mis deux textes dans la même journée à deux heures d'intervalle ; le premier s'intitulait « Petites blagues présidentielles » et, très franco-français, il concernait bien entendu notre Président de la République.

Deux heures plus tard, ayant lu un texte paru sur internet au Tchad à propos de l'offensive franco-tchadienne au Mali, qui me paraissait très intéressant, car il laissait prévoir, cette fois du côté du gouvernement local, une crise que je pressentais depuis longtemps, j'ai placé un second post qui était la simple reproduction de l'article lu dans le site tchadien et dont le contenu est fort différent de la version française officielle que nous servent tous les médias.

Deux heures plus tard, vers 13 heure 30, ayant, par hasard, consulté mes statistiques puisque j'avais contrevenu à mes habitudes, j'ai vu qu'il y avait eu un afflux extraordinaire de visiteurs, sans doute plus de 150, dont une grande majorité issue de trois pays qui sont les États-Unis (60), Singapour (40) et le Japon.

Comme sans doute pas mal d'entre vous, j'ai chaque jour un certain nombre de commentaires de lecteurs américains ; je devrais dire de "prétendus" lecteurs, car le but réel des commentaires qui m'envoient n'est que de m'attirer en fait à visiter leur propre site sans qu'ils aient réellement un intérêt quelconque pour le mien et les sujets qu'il traite. Je pense que ce sont là des envois automatiques et que bon nombre d'entre vous sont dans le même cas.

Mais, hier, en la circonstance, le nombre de lecteurs aux États-Unis était cinq ou six fois plus important et il n'y avait pas plus commentaires que d'habitude. Il s'agissait donc clairement d'un autre phénomène. Je ne crois pas que ces visiteurs aient été attirés par les "tags" que j'avais mis à ce blog ("Tchad, Mali, guerre") car je les avais utilisés dans plusieurs des blogs précédents sur cette même situation africaine sans susciter le même afflux de visiteurs. D'autre part quid des 40 visites depuis Singapour ?

Si vous avez des idées sur ces questions, des éléments d'explication ou d'hypothèse, je serais très heureux de les recevoir en commentaires.

 

Bonne journée

vendredi 4 mai 2012

Vous avez dit "Immigration" ?


Ces dernières semaines, pour des raisons sur lesquelles il est inutile d'insister, on a beaucoup parlé immigration et de ce fait, naturellement, on a dit, partout, beaucoup de sottises et nombre de contre-vérités.

Un mot d'abord, dans une perspective historique, sur la formule souvent avancée selon laquelle la France est une terre d'immigration. Une telle affirmation devrait au moins être nuancée, surtout si on l'envisage au plan historique.

On sait qu'aux XVIIe et XVIIIe siècles, la France a mis en place une politique de colonisation qui a conduit beaucoup de Français à quitter le territoire européen pour créer des colonies et s'y installer. C'est le cas de la Nouvelle-France, qui allait alors du Canada à la Louisiane et occupait une bonne partie de l'Amérique du Nord, de la Guyane, des Antilles et des colonies de l'océan Indien. Ce mouvement de colonisation était dû, en particulier, à ce que la France était alors un pays surpeuplé qui avait du mal à nourrir sa population. La France était de loin le pays le plus peuplé d'Europe; sa population était le double de celle de la Grande-Bretagne et l'équivalent de celle de la Russie.

Bien loin d'être une terre d'immigration, la France était, au contraire, une terre d'émigration, d'où cette politique de colonisation de peuplement. En Espagne, par exemple, les immigrants français étaient si nombreux et si envahissants qu'on les appelait « les rats » !

Les choses ont beaucoup changé dans la suite et ce sont en particulier les énormes saignées démographiques des guerres napoléoniennes d'abord, puis de la Grande Guerre ensuite qui, jointes au développement industriel, ont obligé la France à devenir une terre d'immigration. Comme tous les pays du monde, la France, selon les périodes de son histoire et les besoins de son économie, a donc été soit une terre d'émigration (au XVIIe et XVIIIe siècle) soit une terre d'immigration dans la suite, sans qu'il y ait là une "essence" ou une vocation quelconques.

Un mot également sur les mouvements de population en provenance d'Afrique du Nord qui font aujourd'hui problème aux yeux de beaucoup.
On se plaint du développement en France, dans les banlieues en particulier, de l'islamisme radical. Là encore on ignore l'histoire démographique et sociale, plus récente cette fois. Il n'y a pas si longtemps (à la louche trois ou quatre décennies), les gouvernements français, "dans leur grande sagesse", ont encouragé, vivement et systématiquement, la venue en France d'"imams" 'étrangers avec l'idée affichée, que si les jeunes, immigrants ou "beurs", issus de l'immigration, allaient prier à la mosquée, la chose les détournerait de brûler des voitures et de se mal conduire dans nos banlieues. La prière plutôt que le hash !

C'était l'époque où les professeurs d'université maghrébins qui devaient venir en France sur invitation professionnelle avaient les plus grandes peines à obtenir des visas, alors que le moindre imam salafiste qui faisait la même demande, se voyait aussitôt accorder l'autorisation de gagner notre pays et de s'y installer, accueilli à bras ouverts. Comme souvent nos politiques avaient la vue basse et on a pu juger, quelques années plus tard, des résultat de cette politique.

La situation actuelle de l'immigration n'est pas bien meilleure et nos conduites, en la matière, sont assez incohérentes.

Un petit problème mais significatif est celui de la population étrangère dans nos prisons qui, on le sait, sont surpeuplées. Il y avait dans nos prisons en 2004, 22,2% d'étrangers (ce pourcentage étant, dans certains zones comme la région parisienne de 30% voire 50%!). Ce pourcentage est naturellement très supérieur à celui des étrangers dans la population française (lisez à cet égard les rapports officiels sur cette question, ils sont à mourir de rire par la crainte panique d'y stigmatiser qui que ce soit en quoi que ce soit). Des esprits simples, envisageraient, en pareil cas, d'expulser vers leurs pays ces étrangers qui se conduisent si mal (ce que font d'autres Etats!) puisqu'on ne sait pas où les mettre. Que nenni! La France terre d'asile, grande et généreuse, va construire des prisons pour eux, dès qu'elle aura trouvé l'argent pour ce faire !

Question plus commune : celle de la langue. Il ne manque pas de pays où toute demande de naturalisation est soumise à un contrôle, souvent sévère, de la pratique et de la maîtrise de la langue du pays dont on désire acquérir la nationalité. Pour prendre un seul exemple en Europe avec un pays qui passe généralement pour un modèle, c'est le cas du Danemark.

Chez nous, depuis une bonne dizaine d'années, on a décidé de vérifier le niveau de compétence des candidats à la nationalité française ; on a même créé, à cette fin, sur le modèle du DELF (diplôme élémentaire de langue française) un DILF (I = initial) qui était destiné à vérifier la compétence linguistique des impétrants.

Naturellement on a aussitôt fixé des objectifs très élevés et souvent absurdes (plus d'exigences pour ce niveau dit "A.1.1" que pour le niveau au-dessus "A.1"), avec cinq ou six cents heures de cours (je ne sais plus trop) ; on a rédigé un cahier des charges extravagant pour les institutions habilitées à donner ces enseignements, en précisant, avec la plus grande rigueur, le nombre de toilettes et de salles informatiques dont devraient disposer les dits établissements qui, pour finir, n'existent pas réellement, faute de moyens. On s'est beaucoup moins interrogé alors, en revanche, sur la compétence et la qualification des gens qui auraient dû être chargés de dispenser les enseignements et, moins encore encore, sur les motivations des candidats éventuels et les conditions dans lesquelles seraient dispensés ces enseignements qui, pour la plupart, n'ont d'ailleurs jamais existé. J'entendais pourtant, tout récemment encore, le président candidat revenir sur cette question de la maîtrise du français de la part des candidats à la naturalisation.

Tout cela est donc une vaste blague ; quand on compare notre législation à celles de beaucoup de pays, on s'aperçoit qu'elle est, en fait, des plus laxistes mais surtout incohérente ; les dispositions, follement restrictives, qui ont été arrêtées ne sont en réalité jamais mises en place. C'est l'Ubu de l'administration, souvent aveugle, qui demeure tout puissant en la matière. En cette circonstance, nous sommes, comme toujours, le pays où l'on fabrique le plus de lois, mais où on les applique le moins.

Quant aux réalités statistiques de l'immigration, elles sont des plus floues et, pour une fois, la chose serait plutôt à l'honneur de notre pays, puisque la France s'interdit dans les statistiques toute référence à l'origine ethnique des recensés.

Le paradoxe est qu'un certain nombre de ces recensés potentiels (le CRAN par exemple), au lieu de se réjouir d'une telle disposition, la critique et exige, en principe du moins, des statistiques ethniques, d'ailleurs absurdement fondéees sur le "ressenti" des "déclarants"! Quid de Claude Nougaro qui chantait "Je voudrais être un noir!", sans parler de Michael Jackson?

samedi 31 décembre 2011

Bonne et heureuse année à toutes et tous




Il est un devoir auquel je pense avoir toujours manqué durant toutes ces années (cinq me semble-t-il) pendant lesquelles j'ai écrit des blogs, c'est celui de présenter mes voeux à celles et ceux qui me font l’honneur et l’amitié de me lire. Ce n'est pas faute d'y avoir pensé, mais jusqu'à ce que je me mette sous l'aile protectrice de Google et du Premier Amendement, je ne disposais pas des informations que Google met, en revanche, à la disposition de ses blogueurs. Comment aurais-je pu présenter des vœux dans le vide sidéral du net ?

Ces informations ne sont pas seulement statistiques mais informent en particulier sur l'origine des lecteurs. Je consulte, de temps en temps, cette rubrique et je suis toujours étonné de ce que j’y apprends. J’y constate en effet, sans surprise, que plus des deux tiers de mes lecteurs sont en France ; le reste, en revanche, se répartit, pour l'essentiel entre la Russie (souvent en tête grâce aux mentions qu'Expat fait de mon blog dans le sien), le Canada et les États-Unis. Viennent ensuite la Réunion (où j'ai quelques amis) la Belgique et l'Allemagne. Tout cela est assez explicable. Ce qui est plus curieux en revanche et ce sur quoi je m'interroge est de voir soudain se manifester inopinément plusieurs dizaines de lecteurs en Australie ou au Japon sans pourtant le sujet traité concerne, en quoi que ce soit, l'un de l'autre de ces pays. Ce sont les mystères du net et mieux vaut ne pas trop s'attarder.

Ce qui est intéressant en revanche est l'identification des systèmes d’exploitation qui est également faites dans les statistiques de Google. Comme on peut s'y attendre, Windows se taille la part du lion avec les trois-quarts des consultations mais j'ai eu la surprise d'y découvrir l'autre jour une consultation par un système que je ne connaissais pas que j'ai mis à l'honneur en tête de ce blog. Quelques explications sur l'origine bantoue de ce terme, données par son site, même si ces indications ne sont pas tout à fait ce que j'en pensais : « « Ubuntu » est un ancien mot africain qui signifie "humanité aux autres". Ubuntu signifie également "Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous". La distribution Ubuntu Linux apporte l'esprit Ubuntu au monde logiciel ».
Honneur donc aux langues et civilisations bantoues que j'ai eu l'occasion d'évoquer dans ce blog à propos de l'inénarrable thèse sur le zoulou et le créole haïtien de l’ancien (et peut-être futur) Président de la République d’Haïti, Jean-Bertrand Aristide.

Chères lectrices et chers lecteurs, bonne et heureuse année 2012 à vous et aux vôtres et à l'année prochaine.