On nous bassine en pensant sans doute amuser le tapis politique français avec les affrontements permanents entre le catalan Valls et la guyanaise Taubira sur la question des peines de prisons. Etait-ce un calcul politicien pour distraire le bon peuple ou Madame Taubira (naguère Taubira-Delanon) pense-t-elle, elle aussi, être candidate (à nouveau pour ce qui la concerne) à la présidence de la République, après avoir été une farouche partisane de l'indépendance de son département d'outre-mer d'origine ? On peut tout attendre d'une femme capable de conversions si radicales qu'elle s'est présentée à la présidence d'une République qu'elle dénonçait comme colonialiste et qu'elle avait projet de quitter.
Passons là-dessus. Soyons concrets, réalistes et économes et ne comptez pas sur moi pour vous parler du baisser de pantalon de Barack Hussein. Réunissons plutôt deux sujets de préoccupations majeurs pour les Français : le surpeuplement de nos prisons et le rétablissement de l'examen d'entrée en sixième, le premier pouvant tout à fait être une épreuve de l'examen envisagé, en réunissant à la fois le problème d'arithmétique traditionnel et l'épreuve de français qui, faute de pouvoir désormais, comme autrefois, être une dictée, vu l'état des connaissances orthographiques des impétrants, doit plutôt s'orienter vers la compréhension élémentaire d'un texte courant.
Les données de base sont très simples et je les simplifie encore en vous donnant des chiffres à la louche, quitte pour vous à aller les vérifier à l'unité près, dans les statistiques, si le coeur vous en dit.
Il manque 10 000 places dans les prisons françaises qui accueillent et abritent en même temps et par ailleurs 10 000 étrangers qui y purgent des peines, sans doute assez longues, puisque les courtes peines ne hantent plus ces lieux. Elève Machin, voyez-vous une ou des solutions simples à ce problème ? Vous avez deux heures.
On peut en distinguer deux qui sont quasi immédiates, quoique de natures différentes et pouvant éventuellement se combiner dans la suite. Le rapprochement de ces deux chiffres, remarquablement identiques, donne à penser que si l'on renvoie dans leur pays d'origine les 10.000 étrangers condamnés et emprisonnés, le problème de la surpopulation carcérale (n'attendons pas cette expression de nos candidats au futur examen d'entrée en sixième) sera, de facto, immédiatement résolu. Cette mesure pourrait en outre se combine, dans l'avenir, avec l'expulsion automatique et préalable des étrangers susceptibles d'être condamnés à une peine de prison, avant même qu'ils y entrent.
Non seulement on ferait ainsi de la place dans nos prisons, mais on soulagerait d'autant le fonctionnement de l'appareil judiciaire qui est, par encombrement, aussi lent qu'insatisfaisant (sans qu'on ait toutefois songé à réduire les vacances de la justice qui sont, me semble-t-il, aussi longues, sinon plus, que celles de l'enseignement).
Mais, me direz-vous et, à partir de là, je laisse tranquilles les candidats à l'examen d'entrée en sixième, vous êtes en train de rétablir la "double peine" que la France s'honore d'avoir (inconsidérément) supprimée et qui faisait qu'un étranger, même en situation régulière, ayant commis un crime ou un délit, pouvait d'abord être condamné à la prison (première peine), puis interdit de séjour sur le territoire français et reconduit à la frontière (ce qui en faisait une deuxième ou plutôt une "seconde" peine puisqu'il n'y en a pas de troisième, au moins dans l'immédiat.
Cette mesure, dont on peut discuter la logique et l'opportunité, se fonde sur un principe de droit pénal, qui, comme toujours, ne peut s'énoncer qu'en latin ("Non bis in idem" ce qui est du latin de cuisine ; on devrait avoir ici l'ablatif et non l'accusatif; mais le solécisme n'est pas un motif d'annulation) et qui est repris par la Convention européenne des droits de l'homme, en dépit du fait que, dans le code pénal français, le principe de la peine complémentaire existe et que cet argument même, on le verra, peut-être écarté.
Ce point peut faire l'objet de quelques observations.
La première est que le respect des recommandations européennes est à géométrie très variable ; par exemple la règle des 3 % du déficit budgétaire, bien plus importante voire essentielle, pour nos sociétés, n'a jamais été observée depuis qu'elle a été solennellement énoncée. Pour cette affaire de "double peine", je vous épargnerai ici le détail des discussions sur ce point qui ont duré depuis 1945 où l'ordonnances du 2 novembre 1945 permettait "l'expulsion d'un étranger dont la présence constitue une menace pour l'ordre public". On voit déjà par là que les dispositions européennes s'appliquent avec beaucoup d'élasticité.
La mesure la plus simple et qui évite tout débat oiseux serait sans doute celle que j'évoquais précédemment, c'est-à-dire l'expulsion directe et préalable d'un étranger convaincu de crime ou de délit ; l'interdiction du territoire français qui lui serait faite tiendrait lieu alors de "peine de substitution" et la question ne se poserait pas. Ce serait évidemment, en outre, une considérable économie, non seulement dans le fonctionnement de la justice mais également dans le coût de l'incarcération puisque le prix de la reconduite à la frontière (par low-costs ou charters bien sûr et non en classe affaires) serait très inférieur à celui du maintien en prison qui est de l'ordre de 200 euros par jour, tarif bien supérieur à celui du séjour dans un hôtel quatre étoiles.
Nous serions alors fondés à nous asseoir, d'ailleurs confortablement, sur les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme de 1991 et de 2000, dont on constate d'ailleurs facilement qu'elles ne sont pas respectées par plusieurs pays européens qui ne passent pas pour des dictatures ou des tyrannies. C'est ainsi les cas de la Belgique, de la Grande-Bretagne (qui, comme toujours, se moque des oukases européens comme de sa première chemise) et même ( et c'est la cerise sur le gâteau) du si scrupuleux Danemark qu'on nous cite toujours en exemple, aussi bien dans les études sérieuses que dans les feuilletons télévisés et où tout étranger condamné à une peine d'emprisonnement est expulsé à sa sortie de prison selon les dispositions d'un vote du Parlement du 24 juin 2011.
Serions-nous plus respectueux des décisions européennes et de la démocratie que le Danemark ? Cela se saurait assurément !
Que les bonnes âmes, dont j'entends déjà les glapissements d'indignation, se calment et attendent de recevoir leur feuille d'impôts 2012. Pour moi, qui l'ai eue hier, 986 euros de plus qu'en 2011 pour un revenu imposable augmenté de 1299 euros soit en impôt supplémentaire 75% de cette modeste augmentation de revenu, les impôts de l'année augmentant, par rapport à 2011, de plus de 18% ! Comment disait notre vénéré Président "stabilité des prélèvement fiscaux"? Je me trompe ?
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dimanche 1 septembre 2013
lundi 20 août 2012
Vacances ro(u)maines
Si la gauche marche dans les pas de la droite, le coût total et réel de ces expulsions (3000 € par personne disait-on autrefois) et de ces contrats prétendument de « réinsertion sur place » (3500 € par contrat disait-on alors) aurait diminué, puisque actuellement le tarif, transport non compris, est de 300 euros par adulte et de 100 euros par enfant ce qui, pour les PECO, est encore considérable et par là même attractif.
Tout cela ne sert donc évidemment à rien et les expulsés reviennent quelques semaines voire quelques jours plus tard, au terme de leurs "vacances roumaines", comme le reconnaissent d'ailleurs ouvertement, dans les médias, les belles âmes que j'évoquais.
Naturellement, on ne parle guère de la situation des Roms en Roumanie que j'entendais décrire, ce matin même, par la présidente d'une association caritative en termes quasi rousseauistes, ces pauvres gens ayant quitté leurs coquettes demeures roumaines pour les caravanes et les bidonvilles de France. Autant en rire! Si généreuse qu'elle soit, cette brave dame doit ignorer l'histoire des Roms . Je lui rappellerai donc, ou plutôt je lui apprendrai, que ce n'est qu'en 1864 que l'esclavage et le servage des Roms ont été définitivement abolis en Roumanie!
On se garde aussi d'évoquer la politique officielle roumaine qui, dans les faits, suscite au moins, à défaut de l'organiser, la migration des Roms vers l'Europe de l'Ouest, en dépit des milliards d'euros que verse, en toute innocence ou sottise (à vous de choisir), la Communauté européenne pour favoriser l'intégration de ces Roms en Roumanie. L'UE, qui nous donne des leçons sur ce terrain, comme sur bien d'autres, serait bien inspirée de balayer devant sa porte et de s'enquérir de ce que deviennent, réellement, les milliards qu'elle verse à la Roumanie pour intégrer les Roms. Sans doute servent-ils au moins à payer le salaire, le train de vie et les multiples voyages du Secrétaire d'État roumain à l'intégration des Roms (Si! Si! ça existe!).
Pour en revenir à nos belles âmes, du moins à celles qui apparaissent sur les écrans et causent dans les postes, on pourrait aisément en esquisser une typologie sommaire. En gros, cela va du pédago en retraite (cheveux et barbe blanches, lunettes et look post soixante-huitard, le genre ponte de la MAIF ou de la MGEN) à la chaisière (vieille fille quelque peu racornie, le cheveu long et sale, lunettes en bataille). Je serais assez d'avis de mettre en oeuvre pour ces belles âmes une mesure très simple et qui permettrait rapidement, dans ce domaine, de trier le bon grain de l'ivraie.
Il suffirait de créer une nouvelle décoration (on sait que les Français en sont friands). On pourrait la nommer « le mérite manouche » ou « la légion d'honneur tsigane» et elle serait accordée à tout défenseur des Roms qui prendrait en charge (logement, nourriture, etc.) un Rom ou éventuellement une famille rom. Le nombre de personnes prises en charge de cette façon déterminerait l'accès à des grades de plus en plus élevés dans l'ordre ainsi créé (chevalier, officier, grand officier, grand croix, etc.). Pour les belles âmes qui, pour des raisons diverses et personnelles, ne pourraient ou ne souhaiteraient pas loger un Rom ou une famille rom, on établirait, par équivalence, une contribution fiscale volontaire (de 5000 à 20000 € par exemple) qui permettrait, dans les mêmes conditions d'accès aux divers grades de ces ordres, de s’y voir intégrer. Naturellement, l'attribution de telles décorations, s’assortirait du droit de porter l’insigne de l’ordre, soit à la boutonnière (en liséré ou en rosette selon les cas), soit en décoration pendante pour ceux et celles qui souhaitent manifester de façon plus claire et plus visible leur soutien aux Roms. Ne restent à fixer que le nom de l'ordre, la couleur du ruban et le dessin de la médaille mais je pense qu'il ne manquera pas de suggestions à la solution de ces questions, de toute évidence mineures, une fois que ma proposition aura été adoptée.
Cela dit, où sont les vrais responsables? A Paris ou à Bucarest ?
mardi 4 janvier 2011
Mélenchon ou Melanchthon ?
Le malin génie qui doit habiter mon ordinateur fait que toutes les fois que je m'assieds devant lui avec l'intention d'écrire un post sur un sujet quelconque, j'en écris, en fait, un autre qui n'a rien à voir avec celui que je projetais.
Un exemple du jour ! Ce matin, je voulais pouvoir enfin déverser ma bile sur la publicité et les publicitaires, qui, contenue depuis des lustres, nuit à ma santé, mais voilà que j'ai écouté Jean-Luc Mélenchon et que ses propos acides sur le PS en général et Manuel Valls en particulier m’ont orienté vers un tout autre sujet.
Un mot sur Mélenchon d'abord, en particulier pour expliquer ce titre que d'aucuns jugeront sans doute quelque peu sibyllin ou, en tout cas, inattendu. Je ne sais pas quelle est l'origine du patronyme Mélenchon, mais il m’a toujours fait irrésistiblement penser, à celui du grand théologien allemand du protestantisme Melanchthon, grand érudit qui avait hellénisé son nom allemand tout en lui conservant son sens de « terre noire ». Il faut dire que l'évolution actuelle de notre Jean-Luc n'est pas faite pour écarter ce rapprochement un peu douteux.
En effet, de même que Melanchthon (1497-1560), auteur de la Convention d’Augsbourg (1530) se considérait comme le dépositaire de la pensée théologique luthérienne, de même notre Mélenchon est devenu l’augure et l'utilisateur exclusif de la pensée de gauche française. Il faut dire que le bougre a de la verve et que son succès médiatique fait qu'il en use de plus en plus, non sans quelque talent.
Il faut reconnaître aussi qu'il a fait des progrès sur le plan de l’information et que ses propos ne sont pas toujours dépourvus de fondements politiques et économiques depuis qu'il a abandonné la pure et simple vocifération qui fondait ses premiers succès et dont la pauvre Lolo Ferrari a fait les frais.
Je ne prendrai que l'exemple de la dernière déclaration de Manuel Vals sur le « déverrouillage » des 35 heures qui l’inspirait ce matin.
Une vacherie que vous avez oubliée, cher Jean-Luc (les conseils d’Usbek, pour judicieux qu’ils soient - je me garderai ici d’un incongru imparfait du subjonctif dont notre président est depuis peu tombé amoureux - sont toujours gratuits) c’est que notre "petit Manuel" (comme vous dites, mais avec une minuscule) est d’autant plus qualifié pour parler du travail qu’il n’a, lui-même, jamais travaillé de sa vie, comme nombre de nos hommes politiques, dont notre Premier ministre.
L'ennui est que, comme ses ennemis de droite, Mélenchon ne retient de tout cela que l'aspect politicien (je ne dis pas « politique » pour ne pas salir ce beau mot !) ; il faut bien reconnaître que les commentaires que l'on entend ou lit vont tous dans ce sens. On dénonce la dérive à droite d'une partie du parti socialiste et Mélenchon met dans le même sac Strauss-Kahn et Vals.
Je dois dire que ma lumière dans ce domaine est toute récente et que je n'ai été informé de cet aspect des choses qu'au cours de l'émission d'hier (3 janvier 2011) « C est plus clair » de Calvi au cours de laquelle, comme toujours, la plupart des protagonistes n'étaient là que pour faire une figuration aussi quotidienne qu’insipide (ils ne doivent pas avoir grand-chose d'autre à faire, ces « invités » qui ne viennent, en fait, que faire la promotion de leur journal ou de leur ouvrage du moment, ou les deux comme C. Barbier). L'un des rares invités intéressants est un professeur d'économie, Jean-Marie Daniel, qui a le rare mérite de ne rien vendre, de ne pas ramener sans cesse sa fraise et surtout d’avoir des interventions toujours fort instructives et particulièrement bien informées.
Hier, à la différence des trois autres « invités » permanents, égaux à eux-mêmes (la seule originalité était que Pascal Perrineau, s'il avait comme toujours soigné son brushing, n'avait pas mis de rouge à lèvres) et qui tenaient les mêmes discours que tout le monde, J.M. Daniel a fait observer que Manuel Valls cherche peut-être , avant les autres candidats potentiels du PS, à anticiper et à s'inscrire dans une logique européenne que défendra probablement la présidence hongroise, avec l'appui de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne et qui consistera à supprimer, dans l'UE, toute réglementation de la durée du travail. Si cette analyse est exacte (et, en général, les analyses de J.M. Daniel le sont), Manuel Vals (qui lui a un nom d’eau minérale ardéchoise, juste retour des choses pour "le petit Manuel" que R. Chapuis, député de l'Ardèche, a fait entrer en politique comme attaché parlementaire), le moment venu, apparaîtra comme le plus lucide des prétendants socialistes dans des analyses économiques qui sont, en général, sont totalement débiles rue de Solférino.
Autre flèche que vous fournit gratuitement Usbek, cher Jean-Luc : si la mère porteuse des 35 heures a bien été Martine Aubry, le géniteur qui a fourni le sperme (dont, dit-on, il n’est pas avare) était Dominique Strauss-Kahn !
Àffaire à suivre.
Un exemple du jour ! Ce matin, je voulais pouvoir enfin déverser ma bile sur la publicité et les publicitaires, qui, contenue depuis des lustres, nuit à ma santé, mais voilà que j'ai écouté Jean-Luc Mélenchon et que ses propos acides sur le PS en général et Manuel Valls en particulier m’ont orienté vers un tout autre sujet.
Un mot sur Mélenchon d'abord, en particulier pour expliquer ce titre que d'aucuns jugeront sans doute quelque peu sibyllin ou, en tout cas, inattendu. Je ne sais pas quelle est l'origine du patronyme Mélenchon, mais il m’a toujours fait irrésistiblement penser, à celui du grand théologien allemand du protestantisme Melanchthon, grand érudit qui avait hellénisé son nom allemand tout en lui conservant son sens de « terre noire ». Il faut dire que l'évolution actuelle de notre Jean-Luc n'est pas faite pour écarter ce rapprochement un peu douteux.
En effet, de même que Melanchthon (1497-1560), auteur de la Convention d’Augsbourg (1530) se considérait comme le dépositaire de la pensée théologique luthérienne, de même notre Mélenchon est devenu l’augure et l'utilisateur exclusif de la pensée de gauche française. Il faut dire que le bougre a de la verve et que son succès médiatique fait qu'il en use de plus en plus, non sans quelque talent.
Il faut reconnaître aussi qu'il a fait des progrès sur le plan de l’information et que ses propos ne sont pas toujours dépourvus de fondements politiques et économiques depuis qu'il a abandonné la pure et simple vocifération qui fondait ses premiers succès et dont la pauvre Lolo Ferrari a fait les frais.
Je ne prendrai que l'exemple de la dernière déclaration de Manuel Vals sur le « déverrouillage » des 35 heures qui l’inspirait ce matin.
Une vacherie que vous avez oubliée, cher Jean-Luc (les conseils d’Usbek, pour judicieux qu’ils soient - je me garderai ici d’un incongru imparfait du subjonctif dont notre président est depuis peu tombé amoureux - sont toujours gratuits) c’est que notre "petit Manuel" (comme vous dites, mais avec une minuscule) est d’autant plus qualifié pour parler du travail qu’il n’a, lui-même, jamais travaillé de sa vie, comme nombre de nos hommes politiques, dont notre Premier ministre.
L'ennui est que, comme ses ennemis de droite, Mélenchon ne retient de tout cela que l'aspect politicien (je ne dis pas « politique » pour ne pas salir ce beau mot !) ; il faut bien reconnaître que les commentaires que l'on entend ou lit vont tous dans ce sens. On dénonce la dérive à droite d'une partie du parti socialiste et Mélenchon met dans le même sac Strauss-Kahn et Vals.
Je dois dire que ma lumière dans ce domaine est toute récente et que je n'ai été informé de cet aspect des choses qu'au cours de l'émission d'hier (3 janvier 2011) « C est plus clair » de Calvi au cours de laquelle, comme toujours, la plupart des protagonistes n'étaient là que pour faire une figuration aussi quotidienne qu’insipide (ils ne doivent pas avoir grand-chose d'autre à faire, ces « invités » qui ne viennent, en fait, que faire la promotion de leur journal ou de leur ouvrage du moment, ou les deux comme C. Barbier). L'un des rares invités intéressants est un professeur d'économie, Jean-Marie Daniel, qui a le rare mérite de ne rien vendre, de ne pas ramener sans cesse sa fraise et surtout d’avoir des interventions toujours fort instructives et particulièrement bien informées.
Hier, à la différence des trois autres « invités » permanents, égaux à eux-mêmes (la seule originalité était que Pascal Perrineau, s'il avait comme toujours soigné son brushing, n'avait pas mis de rouge à lèvres) et qui tenaient les mêmes discours que tout le monde, J.M. Daniel a fait observer que Manuel Valls cherche peut-être , avant les autres candidats potentiels du PS, à anticiper et à s'inscrire dans une logique européenne que défendra probablement la présidence hongroise, avec l'appui de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne et qui consistera à supprimer, dans l'UE, toute réglementation de la durée du travail. Si cette analyse est exacte (et, en général, les analyses de J.M. Daniel le sont), Manuel Vals (qui lui a un nom d’eau minérale ardéchoise, juste retour des choses pour "le petit Manuel" que R. Chapuis, député de l'Ardèche, a fait entrer en politique comme attaché parlementaire), le moment venu, apparaîtra comme le plus lucide des prétendants socialistes dans des analyses économiques qui sont, en général, sont totalement débiles rue de Solférino.
Autre flèche que vous fournit gratuitement Usbek, cher Jean-Luc : si la mère porteuse des 35 heures a bien été Martine Aubry, le géniteur qui a fourni le sperme (dont, dit-on, il n’est pas avare) était Dominique Strauss-Kahn !
Àffaire à suivre.
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