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lundi 19 mars 2012

Du halal à la charia

Un de mes amis québécois m'a adressé, suite à la lecture de mes blogs (je devrais écrire "blogue", à la québécoise) sur le "halal" des extraits d'un blogue de Djemila Benhabib.

"Diplômée en science physique, en science politique et en droit international, Djemila Benhabib consacre une partie de son temps à l’écriture. Ses deux livres Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident (2011) et Ma vie à contre-Coran (2009) connaissent un succès fulgurant. Elle intervient régulièrement dans les médias sur des questions reliées à l’islam politique qu’elle dénonce avec véhémence. Elle collabore à l’émission BazzoTv à Télé Québec et "Plus on est de fous plus on lit" à la première chaine de Radio-canada. Résolument engagée pour la démocratie dans les pays arabes et musulmans, elle milite en faveur de la laïcité et des droits des femmes. Elle a travaillé comme journaliste et a fait de nombreux reportages à l’étranger".

Son texte confirme tout à fait mon point de vue et mes réserves qui ne sont en rien de l'ordre de la religion mais exclusivement de l'hygiène et même de la santé. Je la cite :

"Une enquête d’Envoyé Spécial de France-Télévision diffusée au début du mois de mars révélait, témoignages solides à l’appui, qu’en Ile-de France et dans de nombreuses villes de France la totalité des bovins, ovins et caprins sont abattus selon les méthodes halal.

Le magazine Marianne a interrogé plusieurs experts qui confirment le contenu de l’enquête. « Selon Gilbert Mouthon, professeur à l’Ecole Vétérinaire de Maison Alfort (94) et expert auprès des tribunaux, « pour des raisons économiques, tous les animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les techniques halal. Et le phénomène est en train de gagner toute la France, où on estime que 80% des moutons sont abattus selon les méthodes halal ». Le principe est simple : des dérogations – légitimes – ont été accordées pour permettre les abattages rituels, halal et cascher, à des moments clairement identifiés. Or ces méthodes présentent bien plus de risques sanitaires que les méthodes conventionnelles, très codifiées. Ce qui implique, pour les abatteurs, une fois ces moments réservés aux pratiques rituelles passées, d’arrêter les chaînes d’abattage pour les nettoyer et les désinfecter. Ce que de moins en moins de professionnels se résolvent à faire, préférant généraliser les pratiques rituelles et augmenter leurs profits. » Le problème posé, analyse le Dr Jean-Louis Thillier, auteur de nombreux rapports officiels sur la sécurité sanitaire, c’est celui du non-respect des normes d’hygiène, conduisant à une augmentation des contaminations à l’Echerichia Colli, ces terribles bactéries qui provoquent tant d’insuffisances rénales chez les enfants. Au cours de ce type d’abattages rituels, le contenu de l’œsophage et des intestins des animaux risque de souiller la viande, particulièrement les quartiers avant qui finissent dans les steaks hachés. Voilà pourquoi l’étiquetage indiquant comment les animaux ont été abattus est si important. Le consommateur est en droit de savoir. »

Selon Djemila Benhabib, le halal va surtout très au-delà de la simple question de la viande, dans une stratégie globale de l'intégrisme musulman.

"Car le halal est une espèce de cordon sanitaire qui préserve la « pureté » des musulmans du reste de la société d’accueil. C’est en cela qu’il est devenu un formidable enjeu politique. En définitif, en avouant sa ressemblance avec tous, l’autre n’est plus tout à fait l’autre. On retrouve en l’autre ce qu’il y a en nous. C’est précisément cette ouverture à l’autre que combat férocement l’idéologie de l’islam politique en formatant ses adeptes pour les distinguer du NOUS collectif citoyen".

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