Je suggérerais volontiers à la direction de Canal+ de consentir à ses abonnés un rabais de 30 % ou 50% durant les mois de juillet et août puisque, au fond, on ne nous sert, dans ces périodes, que des plats réchauffés ( "Le petit journal" de Yann Barthes, ce qui est loin d'être le pire), ou des fonds de tiroirs confiés à des deuxièmes ou troisièmes couteaux de la production habituelle. Certes, durant ces mêmes mois nous échappons, en revanche, aux insipides voire grotesques matchs de foot de la "Ligue 1", mais ce n'est qu'une mince compensation, purement négative par ailleurs.
L'exemple est donné par le "créneau" de l'émission populaire du samedi soir occupé durant l'année par Thierry Ardisson et "Son salut les terriens" qui, entre nous, a déjà beaucoup baissé, en dépit de présence de Stéphane Guillon, avec en particulier "l'invité de 20 heures" qui est, en général, désormais, une naine hermaphrodite ou une transsexuelle du même métal. Ardisson, qui doit faire écrire ses "vannes" par Baffie et qui jouit enfin d'un repos bien mérité, est remplacé par l'ambitieux "Grand Mag" d'Ali Baddou qui ne paraît pourtant pas avoir "rencontré son public", comme on dit dans le jargon du PAF. On est, en effet, tombé, semble-t-il, du petit million de téléspectateurs de Thierry Ardisson (c'est déjà bien payé pour de la promo !) à 300 000 pour Ali Baddou. Pourtant ce dernier a fait d'incontestables efforts ; il présente en effet cette émission, dont il paraît être le patron et le Monsieur Loyal, lavé, tondu, rasé de frais et parfois même cravaté. Cela n'a apparemment pas suffi à attirer le public, mais il est vrai que l'intendance ne suit pas.
La chose ne tient pas tant à Baddou lui-même qui, au fond ne fait et ne dit pas grand-chose. Accordons-lui que des années de fréquentation de Michel Denisot et de Mouloud Achour entraîne, inévitablement, chez quiconque, une régression intellectuelle, voire mentale. Les deux acolytes qu'il s'est donnés dans cette émission sont des plus étranges.
L'un est Nicolas Rey qu'autrefois Pascale Clarke, dans le cadre de ses bonnes oeuvres ou pour des raisons moins avouables, avait recueilli dans son émission "Un café! L'addition" (assez bonne au demeurant - pas Pascale Clarke mais l'émission), pour lui faire faire une chronique aussi nulle que le reste des productions de cet auteur. Le terme "auteur" paraît sans doute ici exagéré voire impropre pour qui a entendu ou lu Nicolas Rey, mais, comme il affiche des ambitions littéraires, je me risque à l'utiliser. Quant au verbe "il affiche", il est parfaitement approprié, car le bougre a, de toute évidence, une très haute opinion de son physique comme en témoignent les centaines de portraits de lui dont il inonde l'internet (beaucoup datent de vingt ans, période de ce qu'il juge être celle de sa splendeur juvénile)
Sa chronique du "Grand Mag" s'ouvre naturellement sur un portrait de lui, avec une barbe de quatre jours comme il convient à un intellectuel parisien et où il offre toutes les apparences du noctambule alcoolique qui sort d'une poubelle !
Ses chroniques sont aussi médiocres que ses productions antérieures, tant pour la forme que pour les sujets ; la dernière fois, le choix d'une publicité rédactionnelle (si l'on peut dire!) pour le Fouquet's devrait toutefois lui assurer le gîte et couvert pour une semaine au moins.
Le second chroniqueur, dont le visage demeure inconnu (il doit moins se plaire à lui même que N. Rey ; vérification faite dans Google, c'est en effet un binoclard prognathe et lui aussi mal rasé qui se nomme Loïc Prigent et est, dit-on, "réalisateur". Je ne sais pas s'il a quelque chose à voir avec Loïk le Floch-Prigent qui tint naguère le haut du pavé parisien et de la chronique financière avant de faire un séjour prolongé à la Santé. Ce réalisateur/chroniqueur a opté, lui, pour le style mitraillette (699 mots-minute), sans doute en hommage à Delarue désormais banni de nos petits écrans. Ce dernier toutefois, à côté de Prigent, s'exprimait avec une désespérante lenteur. Rien donc de bien nouveau à cela ; la seule originalité de cette production est que les prises de vue des reportages qu'il commente sont filmées de la même façon et dans un montage avec un permanent effet de sautillement des plus désagréables mais que L. Prigent doit juger puissamment novateur et artistique.
Bref tout cela est de la plus grande médiocrité et ne peut guère convenir qu'à une période estivale où toutes les chaînes meublent avec n'importe quoi. On passera à autre chose dès la fin du mois d'août.
À survécu également aux vacances du "Grand journal", Ariane Massenet qui, semble-t-il, opère aussi ailleurs en compagnie de sa soeur. Sur Canal, elle "anime" une émission de variétés et d'actualité vers 19 heures semble-t-il, qui n'est guère que la 25ème resucée du même principe qui consiste à réunir en deux équipes des personnalités en mal de publicité ou de promo. Une des fois où j'ai vu cette émission, l'une de ces deux équipes était constituée de Frantz-Olivier Giesbert et de Christine Boutin (couple des plus improbables comme aurait dit Frédéric Mitterrand). D'autres protagonistes sont de quasi permanents, étant disponibles à tout propos, comme Fabrice Eboué (qui vient faire sa pub) ou d'illustres inconnus qui doivent sortir tout droit de "VIP" ou de la "Ferme célébrités".
Tout cela repose sur de puissantes innovations ludiques, du style du jeu du "ni oui ni non" ou de l'identification, parmi quatre phrases proposées, de celle qui a été réellement prononcée par la personne en cause. Le "concept", vous le voyez, est extrêmement nouveau et permet de meubler l'antenne sans trop de frais et d'efforts jusqu'à la fin du mois d'août.
Je pense que les abonnés de Canal+ apprécieraient de se voir privés de ces plates niaiseries, si la chaîne voulait bien, comme je suggérais, leur ristourner la moitié ou même le tiers du prix de leur abonnement.
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lundi 1 août 2011
mercredi 17 novembre 2010
Sarko Dé-Batman
Quel homme que notre président magicien !
Au cours d'un aller-retour Paris-Séoul (à peine le temps de descendre de l'avion pendant qu'on faisait le plein !), il conçoit un plan diabolique à triple détente (et frein dans le moyeu comme aurait dit le regretté Pierre Dac !) pour opérer le remaniement promis. De retour le samedi matin, il charge Claude Guéant, que la rumeur mettait déjà Place Bauvau, de donner la liste des nouveaux ministres dès le dimanche soir, sans plus de précision. Joli coup de billard à triple bande : Guéant chargé de l'annonce ne sera donc pas ministre ; les Européens-Ecologistes-Verts qui se sont réunis durant le week-end et qui ont phosphoré dur pendant deux jours pour imaginer un tel nom pour leur « formation-réseau-coopérative » ne pourront donc avoir qu'une place, incertaine et subalterne, aux JT de 20 heures du samedi comme du dimanche ; en effet, à peine entreverra-t-on Dany, Eva et José agiter de conserve leurs bedaines dans une bourrée rustique ; en outre, de cette façon, non seulement on passe en toute certitude aux 20 heures, mais surtout on les occupe dans leur ensemble puisque le choix subtil de 20 heures 15 pour l’annonce mobilise l'antenne avant et après la déclaration de l'Élysée. Des professionnels je vous dis !
Mais il fallait aussi jouer fin sur le calendrier, pour la suite. Le lundi 15 était trop tôt, en coupant prématurément l’effet d’annonce du dimanche. L'idéal pour Sarko était le mercredi jour du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement, mais hélas, le soir, était programmé Angleterre-France à Wembley et entre 90 minutes de Sarko et 90 minutes de foot, nombre de mauvais Français risquaient de ne pas faire "le bon choix". Ce fut donc pour mardi 16. Au total samedi, dimanche, lundi, mardi : Carton plein ! Bingo !
Match inégal : Sarko « DéBatman » contre Pujadas-Chazal-Denisot. « Combien faut-il de poux pour manger un lion ?/ Cent maravedis valent-ils une piastre ? » Le score, connu d'avance, fut sans appel : 3-0 ! Débat mais, « à dire le vrai », comme disait la regrettée M’ame Ruggieri, « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».
Certes, Claire trônait, très en beauté, entre les deux magots comme ces dames espagnoles qui se plaisaient, pour mettre en valeur leur beauté, à se promener avec une guenon sur l’épaule ; Claire en avait même deux ! Elle avait assurtément bien travaillé son look, mais un peu moins sa dialectique.
Pujadas avec sa tête de Playmobil, comme le dit si justement Patrick Timsit, avait mis son casque-perruque de jais sur son crâne si curieusement aplati qu'on se demande ce qu'il peut y avoir dedans, tant il est bas de plafond. Maman Pujadas a dû avoir un accouchement difficile et il a fallu, en catastrophe, prendre la ventouse des toilettes pour tirer d'affaire le minot.
Quant à Denisot, égal à lui-même, il avait comme toujours, son air de chien battu et son demi-sourire niais. On s'attend toujours à l'entendre dire « Désolé !», comme sa marionnette des Guignols.
Le vrai moment drôle a été, en fait avant, sur Canal+, lors de la présentation de l'interview. Denisot, forcément absent, s’est fait filmer seul à 20 heures à l’Elysée à l’intention de son pépé de Chateauroux; il avait confié les manettes du Grand Journal à Ali Baddou qui, pour cette circonstance exceptionnelle, s'était rasé. Afati était chargé de préparer le terrain. D'une façon étrange, il insista lourdement sur le fait que les trois intervieweurs étaient (je vous jure que c'est vrai !) des « journalistes assermentés » ! Il a même répété cette étonnante formule trois fois au moins sinon quatre en quelques phrases, à croire qu'il ne sait pas ce que le mot « assermenté » veut dire, à moins qu'il ne s'agisse, vu l'échantillon journalistique retenu, du « serment d'hypocrite ! ». À la réflexion, je me demande s'il ne sortait pas d'un apéro avec son ami Borloo car, dans la suite, voulant illustrer le propos qu'il jugeait central pour la circonstance, la dette globale de la France , il a choisi d'en illustrer le montant en faisant apparaître à l'écran le chiffre même de cette dette qu'il a lui-même lu (je vous jure que c'est vrai et vous pouvez aisément vérifier) en précisant qu'elle était de « un milliard, six cent cinquante millions», alors même que s'affichait évidemment le vrai chiffre soit 1.650 milliards! L'écart n'était que de un à 1000, nul n’a soufflé mot sur le plateau, ni Ali ni Ariane qui, de toute évidence n’en savent rien non plus ! Non seulement Afati ignore ce montant que tout le monde connaît, mais il est même incapable d'en lire le chiffre. Avec notre président de la Cour des Comptes, qui ne sait pas combien font 7 fois 9 et Afati qui confond les millions et les milliards, on est bien parti ! On se croirait revenu au bon vieux temps de feu Krasucki !
Pour les 90 minutes de Débat-man rien à dire. Le service de communication de l'Élysée a bien travaillé mais ce n’était poas trop dur ! On attendait les « journalistes assermentés » sur tous les sujets qu'on pouvait prévoir, sans s’occuper de ceux qui fâchent dont on était bien bien sûr qu'on ne parlerait pas (genre Compiègne- Chantilly, mensonges Woerth, Galop ou rétrocommissions Balladur). DéBatman a donc pu balancer dans les gencives des « assermentés » comme de la Gauche, à propos des retraites, le Rocard 1981 (consternation générale quand Mitterrand annonce le passage à 60 ans !) comme le Rocard 91 (le rapport sur les retraites) ; les écoutes mitterrandiennes ont été opportunément et efficacement évoquées pour les « fadettes » et les ordinateurs volés, mais le mieux a été l’épisode des Roms. DéBatman a pu démontrer, dates et références multiples à l'appui, que tout cela avait été mis en avant et monté en épingle par les journalistes présents qui, dans la suite, après avoir glosé à l’infini sur les critiques de la méchante Commissaire européenne, se sont en effet gardés d'annoncer qu'elle avait été désavouée, de facto, par la Commission elle-même.
Je dis ici de facto pour causer comme DéBatman qui nous a sorti, vieux souvenirs de ses études de droit ou traces de révisions, récentes mais vaines, avec le fiston, un « expressis verbis» qui a laissé pantois ses trois adversaires. Je me garderai bien de lui dire que c'est du latin de cuisine juridique, dont je ne suis pas sûr qu'on aurait pu le trouver sous la plume de Cicéron ! Denisot qu’on nous avait montré discrètement se marrant pendant l’épisode sur les Roms car il n’avait pas de JT d’époque sur la conscience (en plus il était alors en vacances chez son pépé de Chateauroux) est resté comme deux ronds de flan devant la citation latine, sans savoir si c’était du lard ou du cochon ! Les deux autres et surtout la pauvre Claire sur laquelle DéBatman s’est acharné ont été KO debout pendant de longues minutes !
Bref ! Score final sans appel : 3-0. De toute façon, ce genre de match est d’avance truqué puisque, sur chaque question, DéBatman est toujours le seul à avoir le sifflet qui lui permet de marquer la fin de la reprise, une fois qu'il a tirée la flèche du Parthe qu'il avait préparée pour chacune de ces si prévisibles questions.
Au cours d'un aller-retour Paris-Séoul (à peine le temps de descendre de l'avion pendant qu'on faisait le plein !), il conçoit un plan diabolique à triple détente (et frein dans le moyeu comme aurait dit le regretté Pierre Dac !) pour opérer le remaniement promis. De retour le samedi matin, il charge Claude Guéant, que la rumeur mettait déjà Place Bauvau, de donner la liste des nouveaux ministres dès le dimanche soir, sans plus de précision. Joli coup de billard à triple bande : Guéant chargé de l'annonce ne sera donc pas ministre ; les Européens-Ecologistes-Verts qui se sont réunis durant le week-end et qui ont phosphoré dur pendant deux jours pour imaginer un tel nom pour leur « formation-réseau-coopérative » ne pourront donc avoir qu'une place, incertaine et subalterne, aux JT de 20 heures du samedi comme du dimanche ; en effet, à peine entreverra-t-on Dany, Eva et José agiter de conserve leurs bedaines dans une bourrée rustique ; en outre, de cette façon, non seulement on passe en toute certitude aux 20 heures, mais surtout on les occupe dans leur ensemble puisque le choix subtil de 20 heures 15 pour l’annonce mobilise l'antenne avant et après la déclaration de l'Élysée. Des professionnels je vous dis !
Mais il fallait aussi jouer fin sur le calendrier, pour la suite. Le lundi 15 était trop tôt, en coupant prématurément l’effet d’annonce du dimanche. L'idéal pour Sarko était le mercredi jour du premier conseil des ministres du nouveau gouvernement, mais hélas, le soir, était programmé Angleterre-France à Wembley et entre 90 minutes de Sarko et 90 minutes de foot, nombre de mauvais Français risquaient de ne pas faire "le bon choix". Ce fut donc pour mardi 16. Au total samedi, dimanche, lundi, mardi : Carton plein ! Bingo !
Match inégal : Sarko « DéBatman » contre Pujadas-Chazal-Denisot. « Combien faut-il de poux pour manger un lion ?/ Cent maravedis valent-ils une piastre ? » Le score, connu d'avance, fut sans appel : 3-0 ! Débat mais, « à dire le vrai », comme disait la regrettée M’ame Ruggieri, « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».
Certes, Claire trônait, très en beauté, entre les deux magots comme ces dames espagnoles qui se plaisaient, pour mettre en valeur leur beauté, à se promener avec une guenon sur l’épaule ; Claire en avait même deux ! Elle avait assurtément bien travaillé son look, mais un peu moins sa dialectique.
Pujadas avec sa tête de Playmobil, comme le dit si justement Patrick Timsit, avait mis son casque-perruque de jais sur son crâne si curieusement aplati qu'on se demande ce qu'il peut y avoir dedans, tant il est bas de plafond. Maman Pujadas a dû avoir un accouchement difficile et il a fallu, en catastrophe, prendre la ventouse des toilettes pour tirer d'affaire le minot.
Quant à Denisot, égal à lui-même, il avait comme toujours, son air de chien battu et son demi-sourire niais. On s'attend toujours à l'entendre dire « Désolé !», comme sa marionnette des Guignols.
Le vrai moment drôle a été, en fait avant, sur Canal+, lors de la présentation de l'interview. Denisot, forcément absent, s’est fait filmer seul à 20 heures à l’Elysée à l’intention de son pépé de Chateauroux; il avait confié les manettes du Grand Journal à Ali Baddou qui, pour cette circonstance exceptionnelle, s'était rasé. Afati était chargé de préparer le terrain. D'une façon étrange, il insista lourdement sur le fait que les trois intervieweurs étaient (je vous jure que c'est vrai !) des « journalistes assermentés » ! Il a même répété cette étonnante formule trois fois au moins sinon quatre en quelques phrases, à croire qu'il ne sait pas ce que le mot « assermenté » veut dire, à moins qu'il ne s'agisse, vu l'échantillon journalistique retenu, du « serment d'hypocrite ! ». À la réflexion, je me demande s'il ne sortait pas d'un apéro avec son ami Borloo car, dans la suite, voulant illustrer le propos qu'il jugeait central pour la circonstance, la dette globale de la France , il a choisi d'en illustrer le montant en faisant apparaître à l'écran le chiffre même de cette dette qu'il a lui-même lu (je vous jure que c'est vrai et vous pouvez aisément vérifier) en précisant qu'elle était de « un milliard, six cent cinquante millions», alors même que s'affichait évidemment le vrai chiffre soit 1.650 milliards! L'écart n'était que de un à 1000, nul n’a soufflé mot sur le plateau, ni Ali ni Ariane qui, de toute évidence n’en savent rien non plus ! Non seulement Afati ignore ce montant que tout le monde connaît, mais il est même incapable d'en lire le chiffre. Avec notre président de la Cour des Comptes, qui ne sait pas combien font 7 fois 9 et Afati qui confond les millions et les milliards, on est bien parti ! On se croirait revenu au bon vieux temps de feu Krasucki !
Pour les 90 minutes de Débat-man rien à dire. Le service de communication de l'Élysée a bien travaillé mais ce n’était poas trop dur ! On attendait les « journalistes assermentés » sur tous les sujets qu'on pouvait prévoir, sans s’occuper de ceux qui fâchent dont on était bien bien sûr qu'on ne parlerait pas (genre Compiègne- Chantilly, mensonges Woerth, Galop ou rétrocommissions Balladur). DéBatman a donc pu balancer dans les gencives des « assermentés » comme de la Gauche, à propos des retraites, le Rocard 1981 (consternation générale quand Mitterrand annonce le passage à 60 ans !) comme le Rocard 91 (le rapport sur les retraites) ; les écoutes mitterrandiennes ont été opportunément et efficacement évoquées pour les « fadettes » et les ordinateurs volés, mais le mieux a été l’épisode des Roms. DéBatman a pu démontrer, dates et références multiples à l'appui, que tout cela avait été mis en avant et monté en épingle par les journalistes présents qui, dans la suite, après avoir glosé à l’infini sur les critiques de la méchante Commissaire européenne, se sont en effet gardés d'annoncer qu'elle avait été désavouée, de facto, par la Commission elle-même.
Je dis ici de facto pour causer comme DéBatman qui nous a sorti, vieux souvenirs de ses études de droit ou traces de révisions, récentes mais vaines, avec le fiston, un « expressis verbis» qui a laissé pantois ses trois adversaires. Je me garderai bien de lui dire que c'est du latin de cuisine juridique, dont je ne suis pas sûr qu'on aurait pu le trouver sous la plume de Cicéron ! Denisot qu’on nous avait montré discrètement se marrant pendant l’épisode sur les Roms car il n’avait pas de JT d’époque sur la conscience (en plus il était alors en vacances chez son pépé de Chateauroux) est resté comme deux ronds de flan devant la citation latine, sans savoir si c’était du lard ou du cochon ! Les deux autres et surtout la pauvre Claire sur laquelle DéBatman s’est acharné ont été KO debout pendant de longues minutes !
Bref ! Score final sans appel : 3-0. De toute façon, ce genre de match est d’avance truqué puisque, sur chaque question, DéBatman est toujours le seul à avoir le sifflet qui lui permet de marquer la fin de la reprise, une fois qu'il a tirée la flèche du Parthe qu'il avait préparée pour chacune de ces si prévisibles questions.
samedi 30 octobre 2010
Retraites, manifestations et bouses de vache.
J'ai raconté autrefois, dans des circonstances analogues, un apologue que l'on trouve dans « Propos de O.L. Baranton confiseur » d’Auguste Detoeuf.. Comme je l’ai fait il y a bien longtemps et dans un autre blog que ce fut celui où j'opère actuellement, je vais le raconter à nouveau, vu sa remarquable pertinence en ces jours, en priant ceux ou celles qui l’auraient déjà lu autrefois de me pardonner cette redite.
Deux gendarmes cheminent paisiblement sur un chemin de campagne. Soudain, ils rencontrent une énorme bouse de vache qui trône au milieu du sentier. Saisi d'une étrange inspiration, le premier propose au second : « Si tu manges cette bouse de vache, je te donne 10 francs ! » . Tenté par cette offre, le second gendarme, non sans quelque mal, avale la bouse, au grand désespoir du premier qui est obligé de s'exécuter et de lui donner la pièce pariée. Un peu plus loin, nos gendarmes découvrent une seconde bouse de vache. Le premier gendarme, qui ne s'est pas remis de son échec, propose alors au second : « Si je mange cette bouse, est-ce que tu me rends mes 10 francs ? ». Pari conclu, le premier gendarme mange la seconde bouse et récupère ainsi ses dix francs. Ayant mangé chacun leur bouse de vache, nos deux gendarmes reprennent leur route.
Dans bien des conflits sociaux français, dont la fin est, dès le départ, tout à fait prévisible, on peut rappeler cet apologue ; dans la plupart des cas, finalement, après des incidents qui font du tort aux deux parties et par là à tout pays, on se retrouve au point de départ comme les gendarmes de l'histoire. On pourrait mettre en évidence les causes de cette spécificité française, mais la forme brève partiquée ici se prête mal à ce genre d’analyse !
Je pensais, une fois de plus à cette apologue, en écoutant avant-hier, 28 octobre, Michel Rocard qu'on interviewait au « Grand journal » de Canal+ sur l'affaire des retraites. Très en forme notre Michel polaire que le froid conserve de toute évidence ! Les maquilleuses de Canal+y étaient aussi pour quelque chose ; elles avaient fait merveille et nous avaient préparé, poudré à frimas, un octogénaire juvénile et épanoui.
Naturellement, Ali Baddou (Denisot était en vacances chez son pépé) s'est bien gardé de lui poser les bonnes questions pourtant incontournables ! « Pourquoi, étant Premier Ministre, il n'avait pas engagé une réforme des retraites, que le grand rapport qu'il avait lui-même commandé, faisait apparaître comme indispensable et inévitable à la fois ? » ; « Pourquoi la gauche au pouvoir dans la suite n'avait pas engagé davantage, dans la suite, une telle réforme ? », « Pourquoi, avec la création par Jospin du fameux « fonds pour les retraites », on s’était borné à une mesurette qui montrait bien que l'on n'avait aucune intention de toucher réellement au système ? » ou enfin « Pourquoi il avait fallu attendre Balladur pour que soit effectuée la première réforme réelle ? ». Il est vrai que ce pauvre Ali ignore clairement tout de ces affaires et ne s’en soucie en rien.
Néanmoins, comme souvent, Rocard a fait apparaître un point de vue lucide, raisonnable et mesuré, en montrant que, dans toute cette affaire des retraites, on s’affrontait surtout sur des symboles plutôt que sur la réalité des choses, puisque, actuellement, l'âge moyen de cessation d'activité en France se situe à 58 ans et de ce fait, ni à 60 ni à 62 et donc moins encore à 65 ou 67 ! Il a également rappelé (et je l’ai souvent fait moi-même) que les étapes essentielles de cette réforme des retraites ont été posées depuis longtemps, avec en particulier, l'accroissement du nombre des années de cotisation, dont la finalité cachée était en fait de réduire les retraites elles-mêmes, en faisant en sorte que de moins en moins de retraités puissent les percevoir dans leur intégralité.
Les gendarmes, ceux du pouvoir comme ceux de la rue, ont désormais mangé leur bouse de vache et la vie peut reprendre comme auparavant, l'économie du pays ayant une fois de plus souffert, en vain, de la sottise de nos dirigeants comme comme de celle ceux qui s'opposent à eux.
Une satisfaction toutefois, le grand manitou de la CGT-SNCF, Didier Le Reste vient de partir en retraite,... à 55 ans naturellement. C’est bien normal après une vie épuisante comme « contrôleur » (ce métier si « pénible » dans lequel le compostage des billets, une heure ou deux par jour, entraîne des callosités du pouce droit quasi définitives). Fort heureusement, D. Le Reste avait très vite, à la SNCF où il était entré à 20 ans, opté pouir le syndicalisme politique (CGT-PCF) et de ce fait, a pu passer sans travailler (comme la plupart de nos grands dirigeants syndicaux) l’essentiel (j’allais dire « le reste », mais ce sont les deux-tiers !) de sa vie réputée professionnelle.
Deux gendarmes cheminent paisiblement sur un chemin de campagne. Soudain, ils rencontrent une énorme bouse de vache qui trône au milieu du sentier. Saisi d'une étrange inspiration, le premier propose au second : « Si tu manges cette bouse de vache, je te donne 10 francs ! » . Tenté par cette offre, le second gendarme, non sans quelque mal, avale la bouse, au grand désespoir du premier qui est obligé de s'exécuter et de lui donner la pièce pariée. Un peu plus loin, nos gendarmes découvrent une seconde bouse de vache. Le premier gendarme, qui ne s'est pas remis de son échec, propose alors au second : « Si je mange cette bouse, est-ce que tu me rends mes 10 francs ? ». Pari conclu, le premier gendarme mange la seconde bouse et récupère ainsi ses dix francs. Ayant mangé chacun leur bouse de vache, nos deux gendarmes reprennent leur route.
Dans bien des conflits sociaux français, dont la fin est, dès le départ, tout à fait prévisible, on peut rappeler cet apologue ; dans la plupart des cas, finalement, après des incidents qui font du tort aux deux parties et par là à tout pays, on se retrouve au point de départ comme les gendarmes de l'histoire. On pourrait mettre en évidence les causes de cette spécificité française, mais la forme brève partiquée ici se prête mal à ce genre d’analyse !
Je pensais, une fois de plus à cette apologue, en écoutant avant-hier, 28 octobre, Michel Rocard qu'on interviewait au « Grand journal » de Canal+ sur l'affaire des retraites. Très en forme notre Michel polaire que le froid conserve de toute évidence ! Les maquilleuses de Canal+y étaient aussi pour quelque chose ; elles avaient fait merveille et nous avaient préparé, poudré à frimas, un octogénaire juvénile et épanoui.
Naturellement, Ali Baddou (Denisot était en vacances chez son pépé) s'est bien gardé de lui poser les bonnes questions pourtant incontournables ! « Pourquoi, étant Premier Ministre, il n'avait pas engagé une réforme des retraites, que le grand rapport qu'il avait lui-même commandé, faisait apparaître comme indispensable et inévitable à la fois ? » ; « Pourquoi la gauche au pouvoir dans la suite n'avait pas engagé davantage, dans la suite, une telle réforme ? », « Pourquoi, avec la création par Jospin du fameux « fonds pour les retraites », on s’était borné à une mesurette qui montrait bien que l'on n'avait aucune intention de toucher réellement au système ? » ou enfin « Pourquoi il avait fallu attendre Balladur pour que soit effectuée la première réforme réelle ? ». Il est vrai que ce pauvre Ali ignore clairement tout de ces affaires et ne s’en soucie en rien.
Néanmoins, comme souvent, Rocard a fait apparaître un point de vue lucide, raisonnable et mesuré, en montrant que, dans toute cette affaire des retraites, on s’affrontait surtout sur des symboles plutôt que sur la réalité des choses, puisque, actuellement, l'âge moyen de cessation d'activité en France se situe à 58 ans et de ce fait, ni à 60 ni à 62 et donc moins encore à 65 ou 67 ! Il a également rappelé (et je l’ai souvent fait moi-même) que les étapes essentielles de cette réforme des retraites ont été posées depuis longtemps, avec en particulier, l'accroissement du nombre des années de cotisation, dont la finalité cachée était en fait de réduire les retraites elles-mêmes, en faisant en sorte que de moins en moins de retraités puissent les percevoir dans leur intégralité.
Les gendarmes, ceux du pouvoir comme ceux de la rue, ont désormais mangé leur bouse de vache et la vie peut reprendre comme auparavant, l'économie du pays ayant une fois de plus souffert, en vain, de la sottise de nos dirigeants comme comme de celle ceux qui s'opposent à eux.
Une satisfaction toutefois, le grand manitou de la CGT-SNCF, Didier Le Reste vient de partir en retraite,... à 55 ans naturellement. C’est bien normal après une vie épuisante comme « contrôleur » (ce métier si « pénible » dans lequel le compostage des billets, une heure ou deux par jour, entraîne des callosités du pouce droit quasi définitives). Fort heureusement, D. Le Reste avait très vite, à la SNCF où il était entré à 20 ans, opté pouir le syndicalisme politique (CGT-PCF) et de ce fait, a pu passer sans travailler (comme la plupart de nos grands dirigeants syndicaux) l’essentiel (j’allais dire « le reste », mais ce sont les deux-tiers !) de sa vie réputée professionnelle.
samedi 8 mai 2010
Un tabou linguistique : la rigueur
Un beau morceau de rhétorique, ce jeudi 6 mai 2010 ,au "Grand Journal" de Canal Plus (je n’ai pas vu l’émission elle-même mais le bref extrait qui en a été rediffusé, le lendemain, dans le cadre de l’émission « politique » du vendredi).
Madame Lagarde, compensant la sinistrose de son propos par le rose de son tailleur, nous a explique comment, pour faire des économies, rendues indispensables par la situation, elle allait se lancer dans la chasse au gaspi, ses premières cibles étant les « niches fiscales », où elle entend « raboter » à hauteur de cinq milliards. Cette métaphore menuisière prenait tout son sel, vu l’allure et la vêture de Madame Lagarde qui aurait plutôt dû, pour de tels propos, se parer d’un bourgeron prolétaire !
Le comique de l’affaire n’est pas, dans cette affaire, qu’on va entrer dans la rigueur sans oser le dire et même en frappant ce terme d’un véritable tabou linguistique ; ce sera, pour nos ministres, une forme nouvelle du petit jeu du ni oui ni non. Tout le monde le voit bien et la chose n’a rien de drôle. En revanche, entendre Madame Lagarde, ministre des finances depuis trois ans, découvrir soudain l’existence de « niches ficscales », dont la suppression va non seulement dans le sens de l’égalité des citoyens devant la loi, mais aussi dans celui de l’économie globale, est des plus drôlatiques, pour user d’un adjectif qui reste dans la couleur optimiste que nous imposent les circonstanceset notre gouvernement.
Mais la situation était encore plus comique le lendemain, quand Michel Denisot, pour sa session politique de la semaine, a repassé cet épisode à l’intention de ses trois journalistes invités (Raphaële Baquée du Monde n’opère pas tout à fait dans ce registre, mais elle n’était là que pour la promotion de son dernier livre, dont ses deux collègues ont fait un éloge échevelé, à charge de revanche ultérieure bien entendu). Il y avait donc là cinq « journalistes » (les trois invités plus Patati et naturellement Denisot, qui a dû garder sa carte de presse sportive !), sans compter Ali Baddou et Ariane Massenet, qui sont sans doute catalogués comme tels, ne serait-ce que pour le fisc.
Le statut fiscal privilégié des journalistes avait déjà été mis en cause par Alain Juppé, alors Premier Ministre, qui avait sans doute, par là, précipité lui-même sa chute, en dressant contre lui toute la profession, la presse de droite ne lui étant pas la moins hostile. Le résultat avait été le remplacement final de la réduction exceptionnelle pour frais professionnels, de 30% je crois, (acquise sans justification particulière) par une « allocation pour frais d’emploi » qui, pour les revenus 2009, permet de déduire, indépendammant des 10% de tous les salariés, 7.650 euros ! Les 10% forfaitaires ouverts à tous peuvent en outre être remplacés par des déductions de frais réels, au sein desquels on ne distingue sans doute pas facilement les frais effectivement supportés par le journaliste contribuable de ceux qui font l’objet de notes de frais prises en charge, a posteriori, par l’employeur.
Naturellement aucun des sept « journalistes » ou réputés tels n’a songé, un instant, à évoquer, à propos des niches fiscales, le cas des professions de presse. On est vite passé à autre chose, en fonction du principe majeur de la réforme en France : « Toute réforme est excellente dans la mesure où elle ne s’applique pas à soi » !
Le « journaliste » Ali Baddou, spécialiste de la littérature et des choses de l’esprit au Grand Journal, avait du pain sur la planche ce vendredi 7 mai 2010; on recevait en effet, deux grands auteurs, Prouteau, ex-patron du GIGN et garde du corps patenté de Mazarine Pingeot durant sa jeunesse, et Christophe Rocancourt, arnaqueur de profession, désormais reconverti dans la littérature et qui publie, s’il vous plaît, chez Flammarion, ce qui suffit à donner une idée de ce qu’est devenue l’édition française ! Du grain à moudre pour Ali Baddou qui s’est toutefois montré très discret sur ces deux loustics.
En revanche, il a été disert à propos d'un petit livre sur les « gestes » les plus fameux du football, des « mains » de Maradona ou d’Henry au « coup de boule » de Zidane. Dans son exaltation sportive et voulant mettre un grain de sel personnel dans un domaine qui lui est peu familier, Ali a ajouté, en commentant ces trois « gestes » fameux que leur seul point commun était que tout le monde les avait vus… sauf l’arbitre. C’est doublement faux ! Les deux « mains » n’ont guère été rendues visibles et en tout cas évidentes qu’après coup, par la télévision et la répétition quasi infinie de ces images. En revanche, dire que le geste de Zidane n’a pas été vu par l’arbitre, dans son altercation avec Materrazi, est proprement inouï, dans la mesure où le joueur français a reçu un carton rouge et a été immédiatemetn exclu. Denisot, grand spécialiste du football, a sans doute un peu fait la gueule, sans oser pourtant corriger les ignorances d'Ali Baddou, l’intello de service !
Madame Lagarde, compensant la sinistrose de son propos par le rose de son tailleur, nous a explique comment, pour faire des économies, rendues indispensables par la situation, elle allait se lancer dans la chasse au gaspi, ses premières cibles étant les « niches fiscales », où elle entend « raboter » à hauteur de cinq milliards. Cette métaphore menuisière prenait tout son sel, vu l’allure et la vêture de Madame Lagarde qui aurait plutôt dû, pour de tels propos, se parer d’un bourgeron prolétaire !
Le comique de l’affaire n’est pas, dans cette affaire, qu’on va entrer dans la rigueur sans oser le dire et même en frappant ce terme d’un véritable tabou linguistique ; ce sera, pour nos ministres, une forme nouvelle du petit jeu du ni oui ni non. Tout le monde le voit bien et la chose n’a rien de drôle. En revanche, entendre Madame Lagarde, ministre des finances depuis trois ans, découvrir soudain l’existence de « niches ficscales », dont la suppression va non seulement dans le sens de l’égalité des citoyens devant la loi, mais aussi dans celui de l’économie globale, est des plus drôlatiques, pour user d’un adjectif qui reste dans la couleur optimiste que nous imposent les circonstanceset notre gouvernement.
Mais la situation était encore plus comique le lendemain, quand Michel Denisot, pour sa session politique de la semaine, a repassé cet épisode à l’intention de ses trois journalistes invités (Raphaële Baquée du Monde n’opère pas tout à fait dans ce registre, mais elle n’était là que pour la promotion de son dernier livre, dont ses deux collègues ont fait un éloge échevelé, à charge de revanche ultérieure bien entendu). Il y avait donc là cinq « journalistes » (les trois invités plus Patati et naturellement Denisot, qui a dû garder sa carte de presse sportive !), sans compter Ali Baddou et Ariane Massenet, qui sont sans doute catalogués comme tels, ne serait-ce que pour le fisc.
Le statut fiscal privilégié des journalistes avait déjà été mis en cause par Alain Juppé, alors Premier Ministre, qui avait sans doute, par là, précipité lui-même sa chute, en dressant contre lui toute la profession, la presse de droite ne lui étant pas la moins hostile. Le résultat avait été le remplacement final de la réduction exceptionnelle pour frais professionnels, de 30% je crois, (acquise sans justification particulière) par une « allocation pour frais d’emploi » qui, pour les revenus 2009, permet de déduire, indépendammant des 10% de tous les salariés, 7.650 euros ! Les 10% forfaitaires ouverts à tous peuvent en outre être remplacés par des déductions de frais réels, au sein desquels on ne distingue sans doute pas facilement les frais effectivement supportés par le journaliste contribuable de ceux qui font l’objet de notes de frais prises en charge, a posteriori, par l’employeur.
Naturellement aucun des sept « journalistes » ou réputés tels n’a songé, un instant, à évoquer, à propos des niches fiscales, le cas des professions de presse. On est vite passé à autre chose, en fonction du principe majeur de la réforme en France : « Toute réforme est excellente dans la mesure où elle ne s’applique pas à soi » !
Le « journaliste » Ali Baddou, spécialiste de la littérature et des choses de l’esprit au Grand Journal, avait du pain sur la planche ce vendredi 7 mai 2010; on recevait en effet, deux grands auteurs, Prouteau, ex-patron du GIGN et garde du corps patenté de Mazarine Pingeot durant sa jeunesse, et Christophe Rocancourt, arnaqueur de profession, désormais reconverti dans la littérature et qui publie, s’il vous plaît, chez Flammarion, ce qui suffit à donner une idée de ce qu’est devenue l’édition française ! Du grain à moudre pour Ali Baddou qui s’est toutefois montré très discret sur ces deux loustics.
En revanche, il a été disert à propos d'un petit livre sur les « gestes » les plus fameux du football, des « mains » de Maradona ou d’Henry au « coup de boule » de Zidane. Dans son exaltation sportive et voulant mettre un grain de sel personnel dans un domaine qui lui est peu familier, Ali a ajouté, en commentant ces trois « gestes » fameux que leur seul point commun était que tout le monde les avait vus… sauf l’arbitre. C’est doublement faux ! Les deux « mains » n’ont guère été rendues visibles et en tout cas évidentes qu’après coup, par la télévision et la répétition quasi infinie de ces images. En revanche, dire que le geste de Zidane n’a pas été vu par l’arbitre, dans son altercation avec Materrazi, est proprement inouï, dans la mesure où le joueur français a reçu un carton rouge et a été immédiatemetn exclu. Denisot, grand spécialiste du football, a sans doute un peu fait la gueule, sans oser pourtant corriger les ignorances d'Ali Baddou, l’intello de service !
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