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lundi 11 mars 2013

Ecole 2013. Retour en arrière . N° 19. "Un métier d’avenir : chronopsychologue" (mon blog du 22 mai 2010)


Petite devinette: quel est le point commun entre Sri Meenakshi, Sainte Gwenn, la pupazza frascatana, Anne Boleyn et la France?

Ne traînons pas trop car vous avez peu de chances de trouver, d'autant que le cas d'Anne Boleyn est douteux !Toutes sont censées avoir eu, avaient ou ont TROIS seins. En effet, le temps du bon Sully est dépassé car, avec la cuisine et l’administration, la psychologie est désormais la troisième mamelle de la France !
Il y a, en effet, dans les universités de France, autant d’étudiants en psychologie que dans l’ensemble des vingt-six autres Etats européens. En réalité, l’une des raisons de cet étrange engouement, que nul n’évoque bien entendu, était, jusqu’à récemment, que la licence de psychologie passait pour la plus facile et permettait ainsi, à moindres frais et sans grands efforts, de se présenter au concours des IUFM.

On a beau faire intervenir, sous le plus léger prétexte (chute dans les escaliers, perte d’un objet, escapade d’un chat ou d’un chien) et expédier sous toutes les latitudes lors des catastrophes lointaines, nos équipes de psychologues français, le chômage menace. Certains, plus malins, s’installent à leur compte, mais les gogos qui viennent chercher dans leur cabinet des conseils sur leur vie professionnelle ou l’orientation de leurs enfants sont rares et sans doute le marché ne peut que se rétrécir vu la nature des prestations fournies. Restent le « coaching », qui a encore un certain succès, et la voyance, qui marque toutefois une forme de reconversion plus radicale, en apparence du moins.

Ecoutant ce samedi matin, 22 mai 2010, vers 9 heures, sur France-Infos, le quarante-deuxième « sujet » du mois sur les rythmes scolaires, j’ai recueilli, au passage, une information majeure qui éclaire soudain d’un jour nouveau et surtout optimiste, l’avenir des innombrables futurs psychologues français.

La chronopsychologie est née ! Vive la chronopsychologie !

Une bonne nouvelle ne vient jamais seule ! La chronopsychologie est, en effet, accompagnée de ses petites soeurs qui sont la chronobiologie, la chronopédagogie voire l’imminente et inévitable chronodidactique !

Les lamentables sciences de l’éducation vont, à nouveau, avoir du grain à moudre. Ce brave Chronos qui avait, dans la légende des dieux grecs, la mauvaise habitude de dévorer ses enfants a renoncé, de nos jours, à ces mauvaises manières et produit désormais des sciences nouvelles où vont pouvoir s’engouffrer nos psychologues !

La grande découverte de ces chrono-machins-choses est qu’au lieu d’avoir, dans le monde, le plus petit nombre de jours de classe et le nombre le plus élevé d’heurs de travail par jour, il vaudrait mieux, pour la France, une répartition plus raisonnable des heures d’école dans chacune des journées qui deviendraient par là même plus nombreuses. Foutre ! Comme disait le bon Père Duchêne!

Comment parvenir à une conclusion si radicalement novatrice, sans le précieux recours à la chronopsychologie? Mais nous ne sommes pas au bout de nos étonnements devant les révélations de la chronopsychologie ! Elle va bientôt intervenir dans le recrutement des enseignants, tel profil psychologique vous destinant, de façon évidente et incontournable, à l’enseignement de la grammaire ou des sciences naturelles, quels que puissent être, en apparence, vos talents et vos goûts pour telle ou telle discipline.

Mieux encore, nos chronopédagogues et nos chronodidacticiens détermineront enfin, dans des conditions et selon des méthodes scientifiques, quels jours et à quelles heures du jour doivent se situer les cours de maths ou d’histoire.

Je ne suis pas sûr que, finalement, le bon moment pour aborder de si graves sujets soit le samedi d’ouverture du long week-end de la Pentecôte ? Une équipe d’assistance et de conseil chronopsychologique s’impose, de toute évidence, dans la mise en place du calendrier et de la grille horaire des programmes de France-Infos !

mercredi 26 décembre 2012

Le temps des des bests off et des troisièmes couteaux


Quand je pense qu'on ne cesse de nous bassiner avec les vacances des enseignants, alors que ceux qui se livrent à cet exercice passent leur temps, pour la plupart, à regarder la télévision et à écouter la radio, j'en reste baba.

En particulier, dans le cas de France Télévision et plus spécialement de France 2, je reste confondu devant la noria incessante des présentateurs qui, dès que les périodes de vacances approchent et, a fortiori, durant ces dernières, surgissent soudain du néant médiatique, pour nous présenter les journaux télévisés et, comme toujours, y introduire, pour dix secondes, des présentateurs, tout aussi inconnus, eux-mêmes spécialistes des ours des Pyrénées ou des otages du Nigéria.

Faut-il rappeler, une fois de plus, à Messieurs Hollande, Ayrault, Moscovici et Cahuzac qui désespèrent d'arriver à faire des économies, que France Télévision réunit, dit-on, 11 000 employés et regroupe un nombre de sociétés que la Cour des comptes ne parvient même pas à compter, mais que les spécialistes estiment proche de la cinquantaine. Si on cherche à faire des économies, leur lieu d'application est facile à trouver, d'autant que ce métier consiste, lorsqu'on n'est pas à la cafétéria, au bistrot ou en vacances, à lire les dépêches de l'AFP ou à donner la parole à une foultitude de collaborateurs hautement spécialisés qui le feront à leur tour à votre place.

Cela dit, il n'en est pas différemment sur les trois "radios-bignoles" de notre beau pays, RMC, Europe et RTL, qui se disputent férocement le titre de première radio de France, à grands coups d'interviews bidons d'auditeurs débiles qui sont, en fait, chargés; d'abord et surtout, de vanter les mérites de la radio sur laquelle ils causent et de cirer les pompes de l'analphabète qui les interviewe. Tout le monde sait cela et je n'insiste pas.

Le pire est que nous sommes entrés, avec la proximité de Noël et du Jour de l'an, dans la phase où tous les grands professionnels qui officient durant l'année disparaissent de l'antenne au profit de deuxièmes ou de troisièmes couteaux qui d'ailleurs, comment dit dans ce milieu, « font le job » avec autant d'absence de talent et de compétences que les titulaires, mais introduisent un peu de changement.

Dans mon zapping du matin, je me suis amusé à constater que, sur Europe 1, l'inévitable Monsieur Elkabbach (sans doute déjà à la Mamounia, épuisé qu'il était par son immense interview de François Hollande) était remplacé par je ne sais, que Monsieur Toussaint, Madame Polony et tous les autres avaient disparu tout aussi bien. On avait feint de laisser les clefs à Monsieur Cabrol; qui, sans doute, redoutait la pluie qu'il annonçait lui-même.

Naturellement on nous a servi un des bests off de Nicolas Canteloup (même régime pour tout la semaine au moins) et Madame Julie a toutefois eu l'honnêteté, inattendue mais subreptice, d'enregistrer (depuis Courchevel ou Ibiza) que c'était "presque du direct" ! On prend vraiment les auditeurs pour des cons, ce qui, est, après tout, logique et normal puisque ce sont des cons !

Sur RTL, cette période d'étiage radiophonique avait conduit à inviter, une fois de plus, Monsieur Michel-Édouard Leclerc dont la binette est une réclame vivante pour les poissonneries de ses établissements. Je pense que la plupart des journalistes se servent à l'oeil chez Leclerc, vu la fréquence de ses apparitions et la nature de son discours. Il consiste essentiellement à répéter quatre ou cinq fois le nom de sa boutique, à faire état de son humanisme mercantile (il se pose toujours en bienfaiteur de l'humanité tout en soulignant sottement ses succès commerciaux), et à mêler, en parts égales, dans ses propos, les fautes de français, les trivialités ou grossièretés (pour faire peuple!) et les expressions techniques (du genre « faire le job » « le flux l'emporte sur les marges »).

Inutile de préciser pour les pauvres couillons d'auditeurs de ces radios-bignoles que tout cela est en boite et que ces braves prétendus journalistes sont en fait à la neige ou sur les plages tropicales !

lundi 1 août 2011

Canal+ au rabais !

Je suggérerais volontiers à la direction de Canal+ de consentir à ses abonnés un rabais de 30 % ou 50% durant les mois de juillet et août puisque, au fond, on ne nous sert, dans ces périodes, que des plats réchauffés ( "Le petit journal" de Yann Barthes, ce qui est loin d'être le pire), ou des fonds de tiroirs confiés à des deuxièmes ou troisièmes couteaux de la production habituelle. Certes, durant ces mêmes mois nous échappons, en revanche, aux insipides voire grotesques matchs de foot de la "Ligue 1", mais ce n'est qu'une mince compensation, purement négative par ailleurs.

L'exemple est donné par le "créneau" de l'émission populaire du samedi soir occupé durant l'année par Thierry Ardisson et "Son salut les terriens" qui, entre nous, a déjà beaucoup baissé, en dépit de présence de Stéphane Guillon, avec en particulier "l'invité de 20 heures" qui est, en général, désormais, une naine hermaphrodite ou une transsexuelle du même métal. Ardisson, qui doit faire écrire ses "vannes" par Baffie et qui jouit enfin d'un repos bien mérité, est remplacé par l'ambitieux "Grand Mag" d'Ali Baddou qui ne paraît pourtant pas avoir "rencontré son public", comme on dit dans le jargon du PAF. On est, en effet, tombé, semble-t-il, du petit million de téléspectateurs de Thierry Ardisson (c'est déjà bien payé pour de la promo !) à 300 000 pour Ali Baddou. Pourtant ce dernier a fait d'incontestables efforts ; il présente en effet cette émission, dont il paraît être le patron et le Monsieur Loyal, lavé, tondu, rasé de frais et parfois même cravaté. Cela n'a apparemment pas suffi à attirer le public, mais il est vrai que l'intendance ne suit pas.

La chose ne tient pas tant à Baddou lui-même qui, au fond ne fait et ne dit pas grand-chose. Accordons-lui que des années de fréquentation de Michel Denisot et de Mouloud Achour entraîne, inévitablement, chez quiconque, une régression intellectuelle, voire mentale. Les deux acolytes qu'il s'est donnés dans cette émission sont des plus étranges.

L'un est Nicolas Rey qu'autrefois Pascale Clarke, dans le cadre de ses bonnes oeuvres ou pour des raisons moins avouables, avait recueilli dans son émission "Un café! L'addition" (assez bonne au demeurant - pas Pascale Clarke mais l'émission), pour lui faire faire une chronique aussi nulle que le reste des productions de cet auteur. Le terme "auteur" paraît sans doute ici exagéré voire impropre pour qui a entendu ou lu Nicolas Rey, mais, comme il affiche des ambitions littéraires, je me risque à l'utiliser. Quant au verbe "il affiche", il est parfaitement approprié, car le bougre a, de toute évidence, une très haute opinion de son physique comme en témoignent les centaines de portraits de lui dont il inonde l'internet (beaucoup datent de vingt ans, période de ce qu'il juge être celle de sa splendeur juvénile)

Sa chronique du "Grand Mag" s'ouvre naturellement sur un portrait de lui, avec une barbe de quatre jours comme il convient à un intellectuel parisien et où il offre toutes les apparences du noctambule alcoolique qui sort d'une poubelle !

Ses chroniques sont aussi médiocres que ses productions antérieures, tant pour la forme que pour les sujets ; la dernière fois, le choix d'une publicité rédactionnelle (si l'on peut dire!) pour le Fouquet's devrait toutefois lui assurer le gîte et couvert pour une semaine au moins.

Le second chroniqueur, dont le visage demeure inconnu (il doit moins se plaire à lui même que N. Rey ; vérification faite dans Google, c'est en effet un binoclard prognathe et lui aussi mal rasé qui se nomme Loïc Prigent et est, dit-on, "réalisateur". Je ne sais pas s'il a quelque chose à voir avec Loïk le Floch-Prigent qui tint naguère le haut du pavé parisien et de la chronique financière avant de faire un séjour prolongé à la Santé. Ce réalisateur/chroniqueur a opté, lui, pour le style mitraillette (699 mots-minute), sans doute en hommage à Delarue désormais banni de nos petits écrans. Ce dernier toutefois, à côté de Prigent, s'exprimait avec une désespérante lenteur. Rien donc de bien nouveau à cela ; la seule originalité de cette production est que les prises de vue des reportages qu'il commente sont filmées de la même façon et dans un montage avec un permanent effet de sautillement des plus désagréables mais que L. Prigent doit juger puissamment novateur et artistique.

Bref tout cela est de la plus grande médiocrité et ne peut guère convenir qu'à une période estivale où toutes les chaînes meublent avec n'importe quoi. On passera à autre chose dès la fin du mois d'août.

À survécu également aux vacances du "Grand journal", Ariane Massenet qui, semble-t-il, opère aussi ailleurs en compagnie de sa soeur. Sur Canal, elle "anime" une émission de variétés et d'actualité vers 19 heures semble-t-il, qui n'est guère que la 25ème resucée du même principe qui consiste à réunir en deux équipes des personnalités en mal de publicité ou de promo. Une des fois où j'ai vu cette émission, l'une de ces deux équipes était constituée de Frantz-Olivier Giesbert et de Christine Boutin (couple des plus improbables comme aurait dit Frédéric Mitterrand). D'autres protagonistes sont de quasi permanents, étant disponibles à tout propos, comme Fabrice Eboué (qui vient faire sa pub) ou d'illustres inconnus qui doivent sortir tout droit de "VIP" ou de la "Ferme célébrités".

Tout cela repose sur de puissantes innovations ludiques, du style du jeu du "ni oui ni non" ou de l'identification, parmi quatre phrases proposées, de celle qui a été réellement prononcée par la personne en cause. Le "concept", vous le voyez, est extrêmement nouveau et permet de meubler l'antenne sans trop de frais et d'efforts jusqu'à la fin du mois d'août.

Je pense que les abonnés de Canal+ apprécieraient de se voir privés de ces plates niaiseries, si la chaîne voulait bien, comme je suggérais, leur ristourner la moitié ou même le tiers du prix de leur abonnement.

mercredi 28 juillet 2010

Vacances ! Vacances !

On nous bassine sans cesse avec les vacances des enseignants, mais il y quelques corporations qui ne se défensent pas si mal sur ce terrain. Je ne parle même pas des aiguilleurs du ciel, qui, avant la si fâcheuse disparition des « clearances », travaillaient, bon an mal an (et sans compter les jours de grève), une petite centaine de jours par an, ni des magistrats dont les vacances ne sont pas mal non plus.

Je veux parler ici des médias audiovisuels (publics ou privés d’ailleurs) qui désormais, dès avant la fin du mois de juin, commencent non seulement à nous accabler de « bests of » et de « redifs » (leur charmante modestie naturelle les incite à penser que nous ne pouvons que nous réjouir de rediffusions multiples de leurs productions), mais ouvrent les micros et écrans qu’ils délaissent pour deux mois à des quantités invraisemblables de figures nouvelles, dont on se demande bien ce qu’elles peuvent faire durant le reste de l’année. Sans que ceci explique tout à fait cela, on peut se demander si l’on ne comprend pas mieux, par de tels détails, les effectifs colossaux d’une société comme France-Télévision par exemple.

Regardant depuis trois ou quatre jours régulièrement le 13 heures de France2, j’ai été frappé par la noria incessante des présentatrices ; une nouvelle chaque jour ! Peut-être un directeur de l’information lubrique (un remplaçant probablement lui aussi), en profite-t-il pour organiser, chaque soir, de petits castings intimes en vue de la sélection de la présentatrice du lendemain ? Elles sont assez girondes dans l’ensemble pour faire face avec succès à ce genre d’épreuve. C’est un peu la même chose pour les hommes, mais je n’ose imaginer que Madame Arlette Chabot, cette femme si respectable, puisse se livrer à pareilles turpitudes.

Sur le plan professionnel, rien à dire ! Je pense que la plupart des individus qui savent à peu près lire sont capables de le faire sur un prompteur pour les dépèches d’agence qui y défilent. J’ai même proposé depuis longtemps, pour assurer à France Télévision quelques revenus supplémentaires et rendre plus divertissants ces lamentables JT, de permettre à n’importe qui, pour une somme assez modique (disons 2000 euros), de venir présentre le JT du jour. Je suis certain que les candidats seraient nombreux et, petit geste commencial auquel ils seraient sensibles, on leur offrirait le DVD de leur prestation à la sortie.


Petit incident rigolo, hier mardi sur France2, où la présentatrice du jour qui nous lisait le sujet sur le malheureux otage français ne s’est pas émue de voir apparaître à l’écran, en illustration, la binette d’Yvan Colonna. La technique doit être aussi en vacances et le maladroit remplaçant avait passé le sujet « Colonna » avant le sujet « otage ». La demoiselle ne s’en est pas émue ! Peut-être n’a t-elle même pas compris et, de ce fait, elle s’est abstenue de présenter des excuses aux téléspectateur un peu plus éveillés qu’elle.

Aurait-elle eu un peu plus d’esprit (mais en demande-t-on dans ce genre d’emploi, au féminin comme au masculin ; on a autrefois fait payer le fait d’en avoir trop à ce pauvre Bruno Masure !) qu’elle aurait pu en plaisanter. Quelle chance pour la France si au lieu de s’en prendre à ce pauvre vieux, les ben ladistes avaient enlevé Yvan Colonna comme les images nous le donnaient à penser ! Bon débarras ; il aurait pu aller là-bas garder des chameaux en lieu et place de ses chèvres corses ; en outre, cela aurait rappelé le bon vieux temps où Khadafi apportait son aide aux autonomistes corses !

Ce même journal de mardi 27 juillet 2010 m’a permis de constater qu’Isabelle Baechler qui nous a régalé, ce jour, de son « sujet » mensuel (sur je ne sais quoi), est toujours « en activité ». On se demande elle aussi ce qu’elle peut bien faire de son temps à France2. Le quintal qu’a pris, en quelques années, cette autrefois charmante journaliste empêche depuis des décennies de la faire apparaître à l’écran, même en 16/9 !. Mais à quoi diable peut-elle employer ses journées elle aussi ? La question est purement rhétorique car quiconque a, comme moi, fréquenté un tant soit peu les bureaux et les studios de nos radios et télés publiques sait qu’entre les « rendez-vous à l’expérieur » (chez le coiffeur, au bistrot du coin ou ailleurs), les causettes dans les bureaux et la cafétéria, on peut tout à fait arriver à passer agréablement sa journée tout en justifiant le paiement de son salaire mensuel !