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mercredi 29 mai 2013

La France au Mali : tout baigne !


"Quand nous aurons le vote de la population malienne en direction d’une nouvelle présidence, puis des élections législatives en même temps que le dialogue, en même temps que la sécurité, en même temps que les outils du développement économique, que la réinstallation de l’administration malienne dans l’ensemble du territoire, eh bien je pense que du bon travail aura été fait."

Et les villes à la campagne alors ?
 
Et tout le monde riche et bien portant plutôt que pauvre et malade ?

Telle est la conclusion de L. Fabius, au terme de son voyage à Niamey puis à Bamako (pas à Kidal rassurez-vous) , après l'adoption par le Conseil des ministres malien du projet de loi fixant au 28 juillet 2013 le premier tour de l'élection présidentielle (le second tour éventuel étant fixé au 11 août) montre que tout baigne, sans que toutefois que le terme précis de cette si favorable évolution soit précisé davantage.

Le "terminus ad quem" est, en la circonstance, le plus important mais le plus problématique, voire le plus incertain aussi ; le "terminus a quo", lui, il est désormais arrêté puisque les élections auront lieu, quoi qu'il arrive, y compris dans le Nord-Mali et à Kidal, le 28 juillet, ce qui naguère encore semblait fort improbable à tous les observateurs, mais où, comme l'a précisé notre ministre "des dispositions seront prises", sans qu'on sache en quoi elles consisteront ni comment elles régleront une question qui est à l'origine de tous les troubles du pays depuis un demi-siècle et des dissensions entre le Nord et le Sud depuis des millénaires.

Quelques menus détails restent certes à régler, comme l'établissement de listes électorales et la fabrication, inévitablement postérieure, de quelques millions de cartes d'électeurs (offrant, s'il vous plait, la photo de leur titulaire pour éviter toute fraude !). Cette fabrication (des cartes, non des listes!), comme le précise le ministre français, "a été confiée à une société" (formule d'un vague qui se veut rassurant, mais sur lequel l'absence de listes des électeurs jette une ombre d'inquiétude...). Bof ! Tout cela, vu du Quai d'Orsay, ne pose guère de problèmes.

Deux attentats meurtriers ont été commis tout récemment au Niger ; ces attaques ont visé un camp militaire nigérien à Agades et un site d'Areva à Arlit (lieu qui a déjà défrayé la chronique terroriste) donc des intérêts français. L. Fabius, au Sahel pour la deuxième fois en deux mois, s'était auparavant rendu à Niamey cette fois-ci. Tout le monde s'accorde désormais, pour le coup, à mettre en cause la Lybie d'où seraient venus les djihadistes dont certains se réclament pourtant du MUJAO. Le Premier Ministre libyen, Ali Zeidan, lui, nie ce point, ce qui rendra sans doute délicate l'action commune avec cet Etat que L. Fabius nous laisse espérer.

Il est clair que, de proche en proche, les risques terroristes et le malaise diplomatique gagnent tous les Etats de la zone. Les Tchadiens se regardaient, non sans quelques raisons, comme la "chair à canon" des troupes françaises dans le Nord-Mali où ils ont perdu deux ou trois cents hommes ; l'Algérie s'est vue atteinte dans ses oeuvres vives avec l'attaque de son champ pétrolier ; le Niger est désormais frappé (une vingtaine de morts avouée) ; la Lybie, elle, est à nouveau accusée.

Décidément, il se passe toujours quelque chose dans l'auberge sahélienne et nous ne sommes pas près d'en sortir!

 

 

dimanche 24 mars 2013

L'auberge sahélienne


Je vous arrête tout de suite. Ne cherchez pas cette auberge sahélienne dans le Guide Michelin, vous ne l'y trouverez pas. Nous y sommes pourtant, et, à mon avis, nous ne sommes pas près d'en sortir, selon la formule consacrée !

Un petit retour en arrière est nécessaire pour comprendre quelque chose à cette situation fort compliquée et sur laquelle "on ne nous dit pas tout", loin de là.

Je ne sais même pas si le nom d'Idriss Deby Itno (Il a adjoint ce nom à son précédent patronyme)vous dit quelque chose ; il est, en tout cas, beaucoup plus connu depuis le début de la guerre au Nord-Mali puisque il est le Président de la République du Tchad qui a joué un rôle décisif, dans les opérations comme dans la médiatisation de cette guerre, occultant même, sans que cette dernière s'en fâche, le rôle de la France, quoique les troupes françaises soient deux fois plus nombreuses que les Tchadiens. Il est vrai que les pertes de ces dernières ont été, en gros, 50 fois plus importantes que celles de l'armée française (cinq morts, dont trois hors de la zone Nord), même si ces données ont été soigneusement dissimulées tant du côté tchadien que du côté français.

Le Tchad est un Etat dont les relations avec ses voisins, le soudanais en particulier, sont fort agitées ; le pays lui-même ne brille pas par le calme intérieur et il subit en outre les contrecoups des relations avec ses voisins. Tantôt le Soudan (surtout jusqu'en 2009 ; les relations se sont quelque peu normalisées depuis) mais aussi la République Centrafricaine, où les choses se gâtent à nouveau.

Les relations entre le nouveau président français, élu en mai 2012, et Idriss Deby ont été passablement tumultueuses dans le deuxième semestre de l'année 2011 (rappelons que c'est le 21 mars 2012 que le président régulièrement élu du Mali Amadou Toumani Touré dit "ATT" a été renversé par le capitaine Sanogo). Le Tchad, qui n'est pas membre de la CEDEAO (Afrique de l'Ouest) mais de l'équivalent de cette organisation en Afrique centrale (la CEMAC), n'a donc pas été officiellement associé aux premières réflexions de cette assemblée sur le Mali ; il avait donc fait clairement savoir qu'il ne bougerait pas tant qu'on ne le solliciterait pas. Or, en dépit des purges que Deby a fait subir à son armée, celle-ci est sans doute la meilleure et la plus expérimentée des troupes des Etats du Sahel.

Idriss Déby, qui n'est pas précisément socialiste et qui a même fait disparaître depuis cinq ans, on ne sait trop comment, l' opposant socialiste tchadien majeur (il a été enlevé par des militaires et n'a jamais reparu), n'est donc pas fait pour s'entendre le mieux du monde avec François Hollande. S'ajoute à cela, l'affaire de l'Arche de Zoé qui n'est pas complètement réglée (en particulier pour l'indemnisation des prétendus "parents" par la France) et dans laquelle le président tchadien se déclare, si je puis dire, "blanc comme neige"!

Néanmoins, à l'automne 2012, François Hollande, passant sur ces menus  différends, comprend bien que l'intervention du Tchad est indispensable, car on ne peut guère compter, ni sur l'Europe, ni sur Obama, ni sur les troupes de la CEDEAO, ni sur celles de l'ONU ; un rendez-vous est donc pris en octobre 2012 pour une visite officielle à Paris du président Deby qui, par ailleurs, marque ses sentiments quelque peu refroidis envers la France en ne participant pas au Sommet de la Francophonie à Kinshasa, où il aurait pu rencontrer François Hollande qui a fini par s'y rendre.

Je vous épargne les détails (que je ne connais d'ailleurs pas) des tractations qui s'opèrent dans le dernier trimestre 2012 entre Paris et N'Djamena, la visite d'octobre ayant été annulée, comme on dit pudiquement et si joliment dans le langage diplomatique, « en raison d'un conflit d'agendas". François Hollande finira sans doute par céder aux exigences de Deby (et ce n'est pas fini...!) et Idriss Deby sera reçu à l'Élysée le 5 décembre 2012, en grande pompe et avec tous les honneurs, en dépit de ses réserves. Idriss Deby profite naturellement de la situation pour se faire prier et avoir l'air de ne rien céder tout en haussant ses exigences. Ne cherchez pas dans la presse française des détails sur cette rencontre ; elle s'est montrée fort discrète et seule RFI, qui ne pouvait guère faire autrement, en a parlé quelque peu.

Si Idriss Deby a fanfaronné et clamé son indépendance au sortir de son entrevue avec François Hollande et dans les comptes-rendus faits de sa visite sur le site officiel de la République du Tchad et dans la presse locale, il n'empêche qu'un mois après il annonce soudain l'envoi de plus de 2000 hommes au Mali !

Comme j'ai déjà parlé des événements qui ont suivi depuis cette date dans mes précédents posts de la série "Honni soit qui Mali pense", je n'y reviens pas et y renvoie.

Toujours est-il que l'affaire du Mali non seulement a obligé la France à mettre les pouces dans ses relations avec Idriss Deby, mais elle a permis à ce dernier à la fois de rétablir sa situation au Tchad même, où elle demeure instable, mais et surtout de se donner une image internationale qu'il n'avait guère, au sein de la zone de la CEMAC d'abord, où il joue un rôle décisif avec le président congolais Denis Sassou Nguesso. En RCA, il contraint François Bozizé à négocier avec l'opposition coalisée dans le Séléka . Les choses rebondissent d'ailleurs, aujourd'hui même, puisque les rebelles du Séléka marchent de nouveau sur Bangui et que les Français doivent sans doute y intervenir sous prétexte de protéger leurs ressortissants. Idriss Déby a également tenu un discours vengeur et  autoritaire au sein de la CEDEAO (dont le Tchad ne fait pas parti et a fortement tancé les membres officiels de cette organisation ainsi que les soldats maliens dont la place, à l'entendre, devait être au front, même si les groupes Tamasheq s'y opposent dans leur zone et si la France a cédé à leur demande à propos de l'occupation de Kidal).

Nous étions fortement engagés au Mali, dont nous devions retirer nos troupes en avril 2013 (début avril d'abord, puis dans la suite fin avril et sans préciser l'importance exacte de ces retraits); les troupes retirées n'auront pas trop de chemin à faire si elles doivent se rendre en République Centrafricaine où on annonce aujourd'hui même, 24 mars 2013, qu'elles vont intervenir.

Comme je vous le disais en commençant, nous ne sommes pas sortis de l'auberge sahélienne et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle n'est ni confortable ni accueillante et que nous n'y sommes pas, aux yeux de beaucoup, les bienvenus.

 

samedi 12 janvier 2013

Un gagnant parisien à l'Euromillion


Le bruit court qu'un certain François H. habitant rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, aurait touché le jackpot politique de l'Euromillion !

Notre président a dû enfin passer une bonne nuit, illuminée qu'elle était par deux bonnes nouvelles, même si l'une d'entre elles peut faire l'objet de quelques appréciations divergentes.

La première a été qu'en dépit des bruits alarmistes qu'on avait eu soin de répandre hier durant la journée pour donner plus d'éclat à l'issue heureuse des 48 heures d'entretiens sociaux, le texte a été adopté. Comme prévu et comme on le savait, le texte proposé par le Medef a été refusé par la CGT et FO. L'astuce a donc consisté jusqu'au bout à entretenir le suspense et à faire croire à la défaite pour pouvoir crier victoire avec plus de force et d'éclat. La recette est vieille comme le monde ! Ça ne mange pas de pain mais je ne pense pas, hélas, que ça permettra d'inverser la courbe du chômage avant la fin de l'année, ce qu'on nous promet et ce que je souhaite comme tout le monde bien entendu.

La seconde prétendue bonne nouvelle d'hier a été l'entrée effective de la France dans le conflit malien, ce que, il y a peu de temps encore, notre président semblait vouloir éviter à tout prix. Certes, nous avons la bénédiction du conseil de sécurité de l'ONU, qui en est à sa troisième résolution dont on a vu dans le passé ce qu'elles valent. Tout le monde, en restant sur son séant bien entendu, nous encourage ; les États-Unis nous félicitent et iront jusqu'à nous prêter quelques drônes d'observation (moins visibles que des Marines !) avec leur mode d'emploi, Les Européens, Anglais et Allemands en particulier, nous adressent tous leurs vœux de succès sans pour autant bouger ; il paraît même que deux Etats de l'Afrique de l'Ouest (dont l'exemplaire Nigéria!) suivent avec beaucoup d'intérêt les choses et sont même prêts à nous envoyer quelques soldats nigérians dont ils ont pourtant bien besoin chez eux.

J'entendais ce matin sur France-Info deux grands experts en matière d'intervention militaire : Monsieur Longuet, ex-ministre de la Défense nationale et grand connaisseur en stratégie militaire de ce simple fait et Madame Guigou, qui préside de la commission des affaires étrangères, plus habituée aux robes d'avocat et de magistrats qu'aux battle-dress. L'un et l'autre ont causé dans le poste pour ne rien dire, ce qui n'est pas trop grave.

J'ai même entendu l'envoyé spécial de France Info qui avait la prudence lui aussi de nous entretenir depuis Bamako sur les combats de Konna, à 500 km au Nord-Est, dont il ne savait manifestement pas grand-chose, car, comme en Syrie, les "envoyés spéciaux" sont de plus en plus prudents, ce qui rend leur témoignage de plus en plus aléatoire et par là inutile !

Pour faire bonne mesure, on a même essayé, semble-t-il, de glisser la Somalie sous le Mali et d'y libérer l'agent de la DGSE qui avait y été capturé. Cette action aurait, semble-t-il, causé trois victimes du côté français dont l'otage lui-même; en principe, en Azawad, vu la densité de la population, on ne risque guère  les "dommages collatéraux".

Nous ne sommes pas sortis de l'auberge sahélienne comme je l'ai dit à diverses reprises dans mes blogs « Honni qui Mali pense ».. Je n'y reviens donc pas.

Un moment pittoresque toutefois dans la radio du matin, l'interview d'une brave Réunionnaise, belle-sœur de l'otage du Nigéria, à qui on a omis sans doute d'expliquer que le Nigéria n'est pas le Mali ni même le Niger. Chacun sait que les Français ignorent la géographie et qu'au Nigéria l'enlèvement des otages est une petite activité artisanale, couramment pratiquée puisque des sociétés d'assurances se chargent de les racheter à prix abordables, ce qui crée une situation totalement différente de celle que connaissent nos otages du Mali et du Niger. Mais on ne peut pas demander quand même aux journalistes, en plus de prendre des risques au bar du Hilton ou de l'Intercontinental, de connaître un peu la géographie.

"Wait and see" comme disent nos amis anglais qui nous encouragent de loin..

Passé le moment de l'euphorie, attendons la suite car le texte approuvé hier sur la "flexisécurité" risque fort d'être amendé à l'Assemblée nationale par quelques députés de la majorité qui veulent faire valoir à la tribune et par des amendements l'éclat de leur rositude. Quant au Mali, les pilotes de nos hélicos et nos avions d'observation seront bien inspirés de se souvenir qu'on en est plus aux antiques pétoires des Tamasheq et qu'on a rapporté de Libye des missiles sol-air dernier cri dont on pourrait bien faire usage dans les rangs des Islamistes.

Pour nous, ça va Mélanronchonner, mais on commence à y être habitué et c'est "Pour la France !" comme on dit (mais pour combien de temps ?) à l'UMPSUDI.

 

samedi 25 juin 2011

Islam africain

J’ai parfois abordé, en passant, le problème de l’Islam africain, qui ne semble pas préoccuper le moins du monde nos politiques qui, comme toujours, ne découvriront l’affaire que quand elle leur explosera à la figure.

Je pose ce problème, depuis quinze ans au moins, pour avoir constaté l’évolution des choses en Afrique même, mais aussi aux Comores, où les Emirats ont essayé, depuis longtemps, de prendre pied, en particulier en offrant d’y créer, à leurs frais, une université islamique. Ce projet avait été contré par la création en 2004 d’une université comorienne mixte qui, à ce moment, accueillait 1707 étudiants dont 43% de filles ! Je ne sais pas où en sont les choses aujourd’hui.

L’islamisation radicale ou plus précisément la wahabisation du Sahel est un processus engagé, sournoisement ici, ouvertement là, depuis longtemps. Cela va du paiement des conversions à l’Islam (stratégie un moment chère à Khadafi, à une époque, avec des tarifs spéciaux pour les chefs d’Etat, comme Bongo qui en a bénéficié – un million de $- ou les Premiers ministres -500.000$ ) et du versement de sommes très modestes à des femmes africaines (au Burkina Faso par exemple), qui consentent, pour trois sous, à se voiler complètement, jusqu’au développement d’un enseignement islamique intégriste (avec, à la clé, des bourses pour les universités du Golfe). Ce nouvel enseignement est naturellement, en Afrique, un concurrent redoutable, vu les moyens, quasi-infinis, dont il dispose (argent et bourses), pour une école musulmane traditionnelle qui est quasi sans ressources,.

S’ajoutent à ces stratégies, comme au Tchad et au Niger, des projets d’enseignement prétendument bilingue (français et arabe), dans lesquels, en réalité, la moitié arabe du programme est exclusivement religieuse, l’enseignement général étant donné en français. De tels projets sont soutenus, à coups de milliards de dollars, par la Banque Islamique de Développement, ce qui est normal, mais aussi acceptés, de façon plus inattendue et inconsciente, par l’UNESCO et la Francophonie.

Ce constat m’a conduit, non seulement à tenter d’alerter sur cette situation (quoiqu’elle ne me concerne en rien de façon directe) et aussi, en raison d’une certaine expérience de ces terrains, à proposer des mesures qui pourraient être mises en oeuvre pour contrer de telles stratégies.
Cela m’a amené à des remarques et, au delà, à des suggestions. Elles ont souvent paru étranges aux hiérarques du Quai d’Orsay ou des institutions internationales, quand ils ont eu la rarissime curiosité de prendre connaissance de mes écrits sur ce point.

En effet, tout cela se passe à l’insu bien sûr, ou en tout cas, dans le silence prudent des responsables de la politique française dans ces zones. Ces derniers, en effet, sont comme les petits singes de la sagesse orientale, qui se cachent les yeux, les oreilles et la bouche pour ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire... du moins pendant les trois ou quatre années, confortables et fort rémunératrices, qu’ils passent en fonction diplomatique dans ces Etats.

Pour faire court, l’Afrique a pourtant trois atouts qui pourraient lui permettre de résister, si on en avait le désir. Allons, en bonne réthorique, du moins important au plus important :

1. L’école coranique traditionnelle, la « médersa » (ou les diverses variantes de ce mot, médrasa, etc.), qui perpétue la tradition séculaire d’un Islam africain ouvert et libéral. Paradoxalement, on devrait donc aider les médersas traditionnelles pour leur permettre de résister à la concurrence et à l’influence des riches et nouvelles écoles d’un Islam intégriste conquérant.
2. Les femmes. Elles sont un moyen puissant de résistance par le statut et la place qu’elles tiennent dans les sociétés sahéliennes africaines et qui n’a rien à voir avec ceux des pays de l’Islam moyen-oriental et des sociétés arabes. L’éducation des filles est donc naturellement un enjeu majeur, ce que chacun répète d’ailleurs à satiété, sans que rien ne se passe.
3. La bière. Ce dernier élément est sans doute un peu inattendu, mais c’est aussi le plus fort, car je vois mal comment un Islam même radical pourrait éradiquer des moeurs africaines cette boisson qui constitue, sans le moindre doute, le transfert de technologie européen le plus réussi.