Il m'arrive de temps en temps, en fin de journée, de regarder le Grand Journal de Michel Denisot sur Canal+, qui n’a de « grand » que le nom. Titulaire d'un abonnement sur cette chaîne, il faut bien que je la regarde, de toute façon, de temps en temps par flemme de le supprimer et par fidélité aux Guignols du temps de Gaccio.
Je trouve, en effet, que globalement, les émissions d'information de Canal+, qu'il s'agisse de la nouvelle édition de midi ou du journal du soir sont de plus en plus médiocres, sacrifiant en particulier au jeunisme (il faut soigner la clientèle qu'on pense être celle de la chaîne, mais il faudrait virer l’antique Denisot) et à la diversité ethnique, avec un bon lot de Beurs ou de Blacks qui, comme les Blancs, peuvent être soit bons ou mauvais, soit tantôt bons, tantôt mauvais. La nouvelle Black du Grand Journal est, en particulier, tout à fait charmante dans sa fonction qui est de sourire de ses 46 dents et Ali Baddou, en passeur de plats dans l'édition du milieu de journée, est tout à fait dans son rôle.
Ce que je reproche à Denisot, qui est égal à lui-même c'est-à-dire paradoxalement d'une médiocrité et d'une nullité également rassurantes, est de nous prendre pour des imbéciles. La seule chose qu'il ait comprise au cours d'une carrière déjà longue est que la publicité télévisée casse les pieds des téléspectateurs. Il a donc beaucoup réfléchi et choisi une tactique qu'il a jugé subtile et qui n'est que stupide et malhonnête. Elle consiste à nous mentir pour nous faire patienter. Ainsi, avant les interruptions publicitaires, qui interrompent la première partie de son journal du soir (deux ou trois je crois car je n'ai jamais vraiment compté), Denisot nous annonce-t-il, d'un air qu'il veut gourmand,que nous allons retrouver son Journal et je cite exactement : « Dans DEUX minutes ».
Trouvant ses DEUX minutes un peu longuettes, j’ai pris la peine hier de chronométrer ces interruptions publicitaires de deux minutes. Elles en font en fait cinq et comprennent à la fois des messages publicitaires payants et des messages publicitaires de la chaîne sur les prochaines émissions dont nous pourrons nous régaler sur cette antenne. Si l’on met, à la louche, à 100.000 euros la minute de publicité, ça fait au moins 500.000 euros d’escamotés au passage.
Quand je dis que Denisot nous prend pour des cons, je me trompe. Ce n'est pas nous en fait qu'il traite ainsi mais le CSA et M. Michel Boyon, car je suppose que la publicité obéit à des règles qui ne paraissent pas très rigoureusement observées à Canal + en la circonstance puisque la chaîne elle-même nous ment effrontément sur la durée de sa publicité.
Personnellement que M. Michel Denisot, dont je connais parfaitement la carrière et les talents, me prenne pour un con me laisse tout à fait de marbre. Je ne sais pas, en revanche, si, vu sa position et sa fonction, il en est de même pour M. Michel Boyon président du CSA.
À bon entendeur salut !
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vendredi 25 novembre 2011
jeudi 3 mars 2011
« Mais mon ptit coeur vous ne l’aurez jamais ! »

J'entendais ce matin, sur je ne sais quelle radio, Martine Aubry, hélas avec les seules paroles et sans la musique de « la strasbourgeoise », entamer son nouveau refrain, à l'adresse de Nicolas Sarkozy, « Vous n'aurez pas les Français... ». De telle paroles évoquent irrésistiblement, au moins pour nous-autres Français, une célèbre rengaine patriotique du début du XXème siècle
J'hésite, à vrai dire, au seuil d’un blog que je perçois comme franco-français à l'excès, dans la mesure où je constate que mes écrits électroniques quotidiens sont lus, de la façon la plus inattendue, par des visiteurs qui, pour 40 % au moins, sont à l'étranger, voire à l’autre bout du monde. Qu'il s'agisse d'Australiens ou de Brésiliens francophones ou qu'il s'agisse de Français émigrés dans ces lointaines contrées, les uns et les autres ne doivent guère s'intéresser à la vie politique de la France et j’ai donc scrupule à m'aventurer sur ce terrain qui fut autrefois le mien.
Il faut donc sans doute ( et que ceux et celles qui connaissent cette vieille chanson française me pardonnent) rappeler le dernier couplet de « la strasbourgeoise » puisque tel est son titre :
« Vous avez eu l'Alsace et la Lorraine,
Vous avez eu des millions d'étrangers.
Vous avez eu Germanie et Bohème,
Mais mon p'tit coeur vous ne l'aurez jamais »
Il a fallu ce propos de Martine Aubry qui affirmait que la majorité au pouvoir « n'aurait pas les Français », en les leurrant avec le théâtre d'ombres de l'islam en France ou de la laïcité, pour me ramener sur le terrain plus général encore, d’une comédie permanente de notre vie politique et médiatique que j’appellerai volontiers « le bal des faux culs ».
Il est clair que Mme Aubry, ni dans sa scolarité aux Oiseaux, ni rue de Solférino ou dans sa mairie de Lille, n’a pas dû, beaucoup et souvent, se trouver confrontée de façon directe et prolongée aux problèmes, réels et concrets, de l'immigration en France. Il en est de même pour la plupart de ces journalistes larmoyants qui, comme l'autre soir, au Grand Journal de Denisot, sur Canal +, où l'on recevait François Hollande, ne sont guère confrontés au problème de la misère de ceux qui doivent vivre avec moins de 1000 € par mois.
Le pittoresque de la chose et que François Hollande s'est vu au cours de cette émission rappeler (son et images à l'appui) sa fameuse formule « Je n'aime pas les riches ». Heureusement qu'il avait pas lancé cette formule saignante du balcon de son appartement de Cannes !
Tout ceux qui étaient autour de la table, sans même parler de Denisot lui-même et quel que soit le caractère généralement misérable ou démagogue des prestations des intervenants, sont des gens dont les revenus mensuels doivent tourner autour de dix mille euros par mois, compte tenu du fait que la plupart de ces « journalistes-sic » sont si occupés par chacun de leurs divers emplois qu’ils en ont généralement trois ou quatre en même temps. Tout cela ne les empêche pas de sortir leur mouchoir à la première occasion, histoire de verser quelques larmes crocodiliennes sur la misère d'une grande partie du bon peuple de France. Et personne ne rit et moins encore ne s'indigne publiquement quand il est invité à prendre part à ce genre de fiesta médiatique.
Il y a d'ailleurs un vrai problème, économique et social celui-ci, quand on rapproche, même de loin, ce que l'on constate dans les lieux de réjouissances ou de plaisir (des restaurants aux stations de ski) de la situation globale de la France, telle qu'elle nous est décrite par nos analystes. Il faut croire que la vraie misère des Français, réellement pauvres et malheureux, est bien plus discrète que les hypocrites épanchements de ceux qui font de cette situation lamentable leur fonds de commerce médiatique et/ou politique.
Je propose donc à Madame Aubry (à titre amical et gracieux comme toujours) le refrain original suivant dans son adresse à Nicolas Sarkozy
« Vous avez eu Lang et Michel Rocard,
Vous avez eu des millions de Français.
Vous avez eu Besson et nos tocards,
Mais mon p'tit coeur vous ne l'aurez jamais »
vendredi 14 janvier 2011
L'imposture de Denisot ou Denisot l'escroc
Vendredi 19 heures 5 ; l'imposture de Denisot avec son "Grand Journal" est démasquée.
Denisot et ses trois acolytes, en un prétendu direct, causent sur la Tunisie sans même savoir que Ben Ali a quitté le pouvoir et même la Tunisie depuis plus d'une heure. Bande d'escrocs!
Suite un peu plus tard
Michel Denisot avait déjà réussi à se faire payer une semaine de mission en Afrique, en prétendant s’y rendre pour interviewer, en parallèle, les deux présidents ivoiriens. Il n’en a, en fait, interviewé qu'un seul, Laurent Gbagbo puisque Denisot, courageux mais pas téméraire, n’a pas osé aller à l’hôtel du Golf en hélicoptère, comme l’ont pourtant fait, dans les semaines précédentes, des dizaines de journalistes.
Pour le second, Ouattara, Denisot s’est borné à un entretien depuis Paris, laissant aux techniciens de Canal plus, le risque, très minime, d’une promenade en hélico sur la lagune.
Déjà mis sur orbite journalistique, pensait-il, par sa misérable causerie avec notre président de la république (ce qui avait dû faire plaisir assurément à tous les journalistes de Canal+, je veux dire les vrais ou réputés tels), Denisot pensait préparer sa candidature au Prix Pulitzer ou, en tout cas, l’obtention laborieusee d’une carte de presse (qu'il n'a pas, je crois, comme lui manque aussi le certificat d'études primaires) avec cette mission bidon en Côte d'Ivoire digne d’un moderne Albert Londres.
L'échec a été patent sur toute la ligne et il n'a évidemment rien obtenu ni de l'un ni l'autre. En la circonstance Laurent Gbagbo a été un peu meilleur que Ouattara (carrément nul en se posant, sottement, comme soutenu par les étrangers et la finance internationale), mais sans être véritablement bon. Ainsi Laurent Gbagbo aurait-il pu envoyer dans les cordes pour le compte le sportif Michel Denisot, en lui faisant faire observer qu'à cinq minutes d'intervalle au cours de leur entretien, Denisot lui reprochait d'abord d’être un dictateur avec du sang sur les mains puis de se comporter en boulanger qui roule tout le monde dans la farine. Ces deux attitudes ne sont guère compatibles mais Gbagbo n'a pas eu l'esprit de le lui faire remarquer.
Après ce four, mauvaise journée pour Denisot que ce vendredi 14 janvier 2010 car s'est révélée, de façon éclatante, l'imposture de son "Grand Journal" qu’on présente toujours comme une émission en direct, avec, en particulier, les tours du magicien de service, les musiciens du jour « en live », les réactions "spontanées" du public et désormais les facéties québécoises de la présentatrice météo que ses pitreries laborieuses détournent même de remplir la fonction météorologique qui justifie sa présence.
En effet, ce vendredi, Michel Denisot s'était, contrairement à son habitude, privé de la présence du musculeux Joseph Macé-Scarron au profit d'une charmante journaliste tunisienne puisque la Tunisie devait être à l'ordre du jour.
Manque de pot ! À 19 heures 05, on commence, comme toujours, avec Duhamel et Barbier auxquels s'ajoute, pour une fois, la piquante rouquine tunisienne et l’on cause tranquillement de la situation en Tunisie. De toute évidence, personne ni sur le plateau ni en régie ne sait que, depuis une heure, le président Ben Ali a quitté ses fonctions et même fui la Tunisie.
Tout cela indique donc que l'émission a été réalisée, non pas en direct, comme on nous le donne toujours à penser par le comportement des participants comme de la salle, mais en un très large différé puisque la nouvelle est connue officiellement depuis dix-huit heures trente !
Le pire de tout est que, non seulement tous ces braves gens causent de la Tunisie sans connaître le fait essentiel qui rend vains tous leurs bavardages (le départ de Ben Ali) mais que, à la différence de ce qui se passerait sur n’importe quelle chaîne de télévision digne de ce nom, personne n'a songé à Canal+, nulle part, à faire passer un bandeau prévenant que cette émission réputée d'information n’est pas en direct, mais a été enregistrée, quatre heures plus tôt, à 15 heures! On ne le fera qu'à 19 heures trente-cinq, d'ailleurs sans changer quoi que ce soit, à croire qu'à Canal +, personne ne regarde Canal + !
Ce sont les inconvénients de ce genre d'imposture et surtout du faux direct que l’on veut faire passer pour du direct.
Les amis des deux otages tués au Niger ou au Mali demandent la démission du ministre de la défense, on peut espérer qu'à la suite de cette affaire, Denisot va, à son tour, présenter la sienne, mais sans la bidonner!
Denisot et ses trois acolytes, en un prétendu direct, causent sur la Tunisie sans même savoir que Ben Ali a quitté le pouvoir et même la Tunisie depuis plus d'une heure. Bande d'escrocs!
Suite un peu plus tard
Michel Denisot avait déjà réussi à se faire payer une semaine de mission en Afrique, en prétendant s’y rendre pour interviewer, en parallèle, les deux présidents ivoiriens. Il n’en a, en fait, interviewé qu'un seul, Laurent Gbagbo puisque Denisot, courageux mais pas téméraire, n’a pas osé aller à l’hôtel du Golf en hélicoptère, comme l’ont pourtant fait, dans les semaines précédentes, des dizaines de journalistes.
Pour le second, Ouattara, Denisot s’est borné à un entretien depuis Paris, laissant aux techniciens de Canal plus, le risque, très minime, d’une promenade en hélico sur la lagune.
Déjà mis sur orbite journalistique, pensait-il, par sa misérable causerie avec notre président de la république (ce qui avait dû faire plaisir assurément à tous les journalistes de Canal+, je veux dire les vrais ou réputés tels), Denisot pensait préparer sa candidature au Prix Pulitzer ou, en tout cas, l’obtention laborieusee d’une carte de presse (qu'il n'a pas, je crois, comme lui manque aussi le certificat d'études primaires) avec cette mission bidon en Côte d'Ivoire digne d’un moderne Albert Londres.
L'échec a été patent sur toute la ligne et il n'a évidemment rien obtenu ni de l'un ni l'autre. En la circonstance Laurent Gbagbo a été un peu meilleur que Ouattara (carrément nul en se posant, sottement, comme soutenu par les étrangers et la finance internationale), mais sans être véritablement bon. Ainsi Laurent Gbagbo aurait-il pu envoyer dans les cordes pour le compte le sportif Michel Denisot, en lui faisant faire observer qu'à cinq minutes d'intervalle au cours de leur entretien, Denisot lui reprochait d'abord d’être un dictateur avec du sang sur les mains puis de se comporter en boulanger qui roule tout le monde dans la farine. Ces deux attitudes ne sont guère compatibles mais Gbagbo n'a pas eu l'esprit de le lui faire remarquer.
Après ce four, mauvaise journée pour Denisot que ce vendredi 14 janvier 2010 car s'est révélée, de façon éclatante, l'imposture de son "Grand Journal" qu’on présente toujours comme une émission en direct, avec, en particulier, les tours du magicien de service, les musiciens du jour « en live », les réactions "spontanées" du public et désormais les facéties québécoises de la présentatrice météo que ses pitreries laborieuses détournent même de remplir la fonction météorologique qui justifie sa présence.
En effet, ce vendredi, Michel Denisot s'était, contrairement à son habitude, privé de la présence du musculeux Joseph Macé-Scarron au profit d'une charmante journaliste tunisienne puisque la Tunisie devait être à l'ordre du jour.
Manque de pot ! À 19 heures 05, on commence, comme toujours, avec Duhamel et Barbier auxquels s'ajoute, pour une fois, la piquante rouquine tunisienne et l’on cause tranquillement de la situation en Tunisie. De toute évidence, personne ni sur le plateau ni en régie ne sait que, depuis une heure, le président Ben Ali a quitté ses fonctions et même fui la Tunisie.
Tout cela indique donc que l'émission a été réalisée, non pas en direct, comme on nous le donne toujours à penser par le comportement des participants comme de la salle, mais en un très large différé puisque la nouvelle est connue officiellement depuis dix-huit heures trente !
Le pire de tout est que, non seulement tous ces braves gens causent de la Tunisie sans connaître le fait essentiel qui rend vains tous leurs bavardages (le départ de Ben Ali) mais que, à la différence de ce qui se passerait sur n’importe quelle chaîne de télévision digne de ce nom, personne n'a songé à Canal+, nulle part, à faire passer un bandeau prévenant que cette émission réputée d'information n’est pas en direct, mais a été enregistrée, quatre heures plus tôt, à 15 heures! On ne le fera qu'à 19 heures trente-cinq, d'ailleurs sans changer quoi que ce soit, à croire qu'à Canal +, personne ne regarde Canal + !
Ce sont les inconvénients de ce genre d'imposture et surtout du faux direct que l’on veut faire passer pour du direct.
Les amis des deux otages tués au Niger ou au Mali demandent la démission du ministre de la défense, on peut espérer qu'à la suite de cette affaire, Denisot va, à son tour, présenter la sienne, mais sans la bidonner!
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samedi 8 janvier 2011
Deux heures de télé : vendredi 7 janvier 2011 17:45-19:45
Un peu de loisir en fin de semaine et deux heures de télévision ainsi composées une heure pour voir « C'dans l’air » de Calvi, consacré ce jour à la crise ivoirienne en relation avec la Françafrique (du moins le titre annoncé permet-il de le supposer), puis le reste pour le « Grand journal » de Denisot où, le vendredi, on fait une place plus importante à la politique qu’aux niaiseries racoleuses et/ou jeunistes.
« C dans l’air ». Les invités ne sont pas terribles à première vue.
L'inévitable Pascal Boniface qui, fort heureusement, ne sortira pas à nouveau son numéro de « Drogba for President » qu'il a déjà fait en ce même lieu et dont je vous ai parlé naguère ici-même.
Un Black, obligatoire en pareil cas comme l’unique joueur de tennis de couleur parmi les membres blancs d'un club sportif postcolonial sur ce continent. Le pauvre n’a rien à dire et se borne à des sourires approbateurs.
Une figure inconnue et inattendue en revanche, Dominique Pin, que je n'ai pas identifié d'abord, faute d'avoir assisté aux premières minutes de l'émission et auquel j'ai consacré un post hier « Dominique le(vil)Pin et Dominique de Villepin »). Cette présence aurait pu être pittoresque si Calvi, qui prétend pourtant avoir préparé son émission, avait évoqué réellement dans son émission la Françafrique. En effet, tous les bons annuaires font mention de ce D. Pin qui, durant sa carrière est passé de Kinshasa à Abidjan via le MAE (chez Bruno Delaye) et la cellule africaine de l’Elysée. Un beau parcours pour parler de la Françafrique, d’autant qu’il a été aussi, contre toute attente, au Niger, en 2006-7, comme directeur régional d’AREVA, ce qui est pour le moins insolite pour un modeste fonctionnaire du Quai. Ses propos seront chez Calvi sans le moins d'intérêt, sa contribution se limitant, pour lui aussi, aux sourires entendus de celui qui sait le fond des choses.
En revanche excellente prestation d'un journaliste spécialisé, Vincent Hugeux, qui manifestement connaît parfaitement la Côte d'Ivoire, mais surtout parle clair et franc. Ses propos ont été à la fois informés, intéressants et sincères, ce qui n'est pas souvent le cas dans ce genre d'émission. En tout cas bravo pour Vincent Hugeux et le choix de Calvi.
Alléché par cette émission, j'ai embrayé directement avec les infos et le « Grand journal » de Denisot, car le vendredi est le jour où il invite les « analystes politiques ». La présence de Luc Ferry était pour moi un élément favorable, car cet homme, manifestement intelligent , a la rare particularité de la sincérité et de l'honnêteté. Les deux autres étaient des invités habituels Thomas Legrand et l'inénarrable Joseph Macé Scarron dans son accoutrement et ses propos habituels.
Petits faits de société significatifs et plus intéressants que le fond.
On s’est d'emblée moqué, je ne sais trop pourquoi, de la veste en velours de Luc Ferry qui n'avait, à mon sens, rien de très remarquable et moins encore de comique. Ce qui est à remarquer dans ce genre d'affaire, c’est que, si l’on brocarde la tenue, somme toute des plus banales, de Luc Ferry, personne, en revanche, ne se hasarde à dire quoi que ce soit de l’accoutrement insolite de Joseph Macé-Scarron. Ce dernier en effet ne manque jamais de se présenter, ici comme partout, en T-shirt moulant (trop petit de deux tailles) pour mettre en valeur ce qu'il juge être son charme majeur, c'est-à-dire ses biceps musculeux et tatoués. Le bougre a l'air de se croire dans le back-room d’un bar gay du Marais, mais nul ne s'aviserait de rire d'une tenue aussi grotesque que déplacée, crainte de se voir taxer d'homophobie
Sur le fond de l’émission pas grand-chose à dire sinon que Luc Ferry a remis à sa place Ali Baddou, qui interromp, sans cesse et sans rime ni raison, les invités. Là aussi, silence général et habituel face à ce comportement constant (le seul à l’avoir allumé sur ce point est Michel Rocard) car chacun craint de passer pour un raciste anti-arabe. Quant au patron, Denisot, dont ce serait pourtant le rôle, n’étant jamais allé à l’école, il est transi d’admiration devant un Marocain agrégé qui parcourt vaguement trois livres dans la semaine !
Luc Ferry s'est aussi séparé de l'admiration générale qui entourait la référence obligée au livre de Stéphane Hessel sur le devoir de l'indignation. Son propos a été, comme toujours, fort raisonnable même s'il s'est écarté délibérément de l'opinion commune.
Le moment le plus drôle a été celui où l’on a demandé aux trois protagonistes pour qui ils envisageaient de voter en 2012. Luc Ferry, à la stupeur générale, a annoncé que, pour la première fois de sa vie, il envisageait de voter à gauche, mais que, s'il devait le faire, il souhaitait que ce puisse être pour François Hollande. Ce choix me paraît un peu discutable et l’hypothèse peu probable, car les chances de Flamby aux primaires du PS sont des plus minces. J’ai trouvé néanmoins la prise de position franche, les deux autres loustics assis à ses côtés se gardant bien d'affirmer aussi simplement leur préférence. Mais, au fond, en ont-ils même une ?
« C dans l’air ». Les invités ne sont pas terribles à première vue.
L'inévitable Pascal Boniface qui, fort heureusement, ne sortira pas à nouveau son numéro de « Drogba for President » qu'il a déjà fait en ce même lieu et dont je vous ai parlé naguère ici-même.
Un Black, obligatoire en pareil cas comme l’unique joueur de tennis de couleur parmi les membres blancs d'un club sportif postcolonial sur ce continent. Le pauvre n’a rien à dire et se borne à des sourires approbateurs.
Une figure inconnue et inattendue en revanche, Dominique Pin, que je n'ai pas identifié d'abord, faute d'avoir assisté aux premières minutes de l'émission et auquel j'ai consacré un post hier « Dominique le(vil)Pin et Dominique de Villepin »). Cette présence aurait pu être pittoresque si Calvi, qui prétend pourtant avoir préparé son émission, avait évoqué réellement dans son émission la Françafrique. En effet, tous les bons annuaires font mention de ce D. Pin qui, durant sa carrière est passé de Kinshasa à Abidjan via le MAE (chez Bruno Delaye) et la cellule africaine de l’Elysée. Un beau parcours pour parler de la Françafrique, d’autant qu’il a été aussi, contre toute attente, au Niger, en 2006-7, comme directeur régional d’AREVA, ce qui est pour le moins insolite pour un modeste fonctionnaire du Quai. Ses propos seront chez Calvi sans le moins d'intérêt, sa contribution se limitant, pour lui aussi, aux sourires entendus de celui qui sait le fond des choses.
En revanche excellente prestation d'un journaliste spécialisé, Vincent Hugeux, qui manifestement connaît parfaitement la Côte d'Ivoire, mais surtout parle clair et franc. Ses propos ont été à la fois informés, intéressants et sincères, ce qui n'est pas souvent le cas dans ce genre d'émission. En tout cas bravo pour Vincent Hugeux et le choix de Calvi.
Alléché par cette émission, j'ai embrayé directement avec les infos et le « Grand journal » de Denisot, car le vendredi est le jour où il invite les « analystes politiques ». La présence de Luc Ferry était pour moi un élément favorable, car cet homme, manifestement intelligent , a la rare particularité de la sincérité et de l'honnêteté. Les deux autres étaient des invités habituels Thomas Legrand et l'inénarrable Joseph Macé Scarron dans son accoutrement et ses propos habituels.
Petits faits de société significatifs et plus intéressants que le fond.
On s’est d'emblée moqué, je ne sais trop pourquoi, de la veste en velours de Luc Ferry qui n'avait, à mon sens, rien de très remarquable et moins encore de comique. Ce qui est à remarquer dans ce genre d'affaire, c’est que, si l’on brocarde la tenue, somme toute des plus banales, de Luc Ferry, personne, en revanche, ne se hasarde à dire quoi que ce soit de l’accoutrement insolite de Joseph Macé-Scarron. Ce dernier en effet ne manque jamais de se présenter, ici comme partout, en T-shirt moulant (trop petit de deux tailles) pour mettre en valeur ce qu'il juge être son charme majeur, c'est-à-dire ses biceps musculeux et tatoués. Le bougre a l'air de se croire dans le back-room d’un bar gay du Marais, mais nul ne s'aviserait de rire d'une tenue aussi grotesque que déplacée, crainte de se voir taxer d'homophobie
Sur le fond de l’émission pas grand-chose à dire sinon que Luc Ferry a remis à sa place Ali Baddou, qui interromp, sans cesse et sans rime ni raison, les invités. Là aussi, silence général et habituel face à ce comportement constant (le seul à l’avoir allumé sur ce point est Michel Rocard) car chacun craint de passer pour un raciste anti-arabe. Quant au patron, Denisot, dont ce serait pourtant le rôle, n’étant jamais allé à l’école, il est transi d’admiration devant un Marocain agrégé qui parcourt vaguement trois livres dans la semaine !
Luc Ferry s'est aussi séparé de l'admiration générale qui entourait la référence obligée au livre de Stéphane Hessel sur le devoir de l'indignation. Son propos a été, comme toujours, fort raisonnable même s'il s'est écarté délibérément de l'opinion commune.
Le moment le plus drôle a été celui où l’on a demandé aux trois protagonistes pour qui ils envisageaient de voter en 2012. Luc Ferry, à la stupeur générale, a annoncé que, pour la première fois de sa vie, il envisageait de voter à gauche, mais que, s'il devait le faire, il souhaitait que ce puisse être pour François Hollande. Ce choix me paraît un peu discutable et l’hypothèse peu probable, car les chances de Flamby aux primaires du PS sont des plus minces. J’ai trouvé néanmoins la prise de position franche, les deux autres loustics assis à ses côtés se gardant bien d'affirmer aussi simplement leur préférence. Mais, au fond, en ont-ils même une ?
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vendredi 29 octobre 2010
Les scoops de Pécresse sur RMC
Mercredi 27 octobre 2010 sur RMC à 8:30 Christophe Jakubyszin interviewe Pécresse.
Nouvelle remarque de ma part (et c'est très loin d'être la première fois que je la fais) nos vedettes de la radio et de la télévision ont désormais le régime intégral de vacances des petits écoliers aussi bien pour la Toussaint que pour Noël, Paques ou la Saint Glinglin, sans que cela frappe quiconque. Sur RMC, le petit Bourdin va en vacances chez son pépé d’Alès tandis que Michou Denisot va voir sa mémé Joséphine à Châteauroux. Michou cède dons les rênes (mais les ânes ont-ils des rênes ?), dans un pas de géant vers l’intégration, à Ali Baddou, aussi médiocre dans ce rôle, pourtant des plus simples, que dans son emploi habituel.
Mais revenons à Mme Pécresse.
Christophe Jakubyszin (on doit se préparer à lui pardonner beaucoup avec un patronyme pareil !) remplace donc Jean-Jacques Bourdin parti se ressourcer au bon air gardois. Il interroge donc ce matin-là Mme Pécresse. Dès l'introduction on sent qu'il va y avoir là de grands moments de radio « solidaire, sincère, et citoyenne » (auto-définition de RMC). Le « journaliste » du jour, dans son introduction, évoque, de façon inattendue, « l'école de Luc Ferry » ! C'est vrai bien entendu, je vous le jure, sinon ce serait pas drôle. Un pauvre Polonais comme lui peut bien confondre Jules et Luc et on ne va pas en faire un fromage ! En tout cas c'est bien parti et la suite va être à la hauteur, le « post » étant hélas est un genre trop bref pour une recension complète de toutes les sottises ou approximations de cet entretien. Je ne vous donne donc ici qu’un ou deux exemples qui ne sont pas forcément les meilleurs car en 48 heures j’ai un peu oublié.
S'agissant donc de « l'école de Luc Ferry », on nous sert bien entendu l'inévitable couplet sur les « fondamentaux », en précisant que tout enfant qui entre en sixième doit savoir lire et écrire. Interrogée sur le rétablissement de l'examen d'entrée en sixième (une idée de Copé donc a priori nulle pour tout sarkoziste pur sucre), Pécresse se déclare défavorable. Elle omet bien entendu de préciser que, dans les universités dont elle la charge,on doit désormais créer, pour les bacheliers, un enseignement liminaire de l'orthographe du français. On peut donc penser qu’il serait plus raisonnable que ce genre de formation soit créé dans l'enseignement secondaire, voire à son début, plutôt qu'après le baccalauréat !
Mais le moment le plus délicieux de cette trop brève émission a été le couplet sur la création dans nos universités d’« e-learning centers ». L'observation liminaire du « journaliste » sur le caractère peu francophone d’une telle dénomination est balayée d'un revers de main parValérie Pécresse par ailleurs, de toute évidence, bien incapable de trouver l'équivalent français pourtant tout à fait évident. Elle nous explique alors savamment que dans ces « e-learning centers », les étudiants auront un accès direct aux livres en rayons, sans demandes ni intermédiaires ; ils y disposeront de tables, de sièges pour pouvoir travailler tranquillement sur place. N’est-ce pas là ce que nous-autres pauvres francophones appelons une « bibliothèque » en accès direct, comme celle de Beaubourg pour prendre un exemple très connu.
Apparemment, Mme Pécresse n'a pas la moindre idée de l'institution qu'elle envisage de créer. Elle qui l'an dernier, à visité des universités américaines, aurait dû visiter aussi, plus près d’elle, des universités françaises. Elle aurait pu constater que, dans les campus des États-Unis, on voit, sans cesse et partout, des étudiants occupés à travailler et à lire comme à fréquenter des bibliothèques qui, là-bas, souvent sont ouvertes 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Si Madame Pécresse était un peu plus familière des universités françaises, elle saurait qu’il en est tout autrement en France, où l'on voit rarement des étudiants occupés à travailler (où le ferait-il d'ailleurs si l’idée leur en venait ?) et surtout où les bibliothèques, comme les installations sportives, sont, en général, FERMEES au moment où les étudiants pourraient s'y rendre.
Par ailleurs, pour l’information du ministre comme du « journaliste », et comme son nom l'indique, un « e-learning center » n'est pas une bibliothèque d'ailleurs comme le souligne clairement la traduction même de ce terme.
Tout cela n'était d'ailleurs qu'une simple opération de communication, destinée à préparer la visite que le président de la République (le cahier des charges ministérielles impose de toute évidence, l'évocation du nom toutes les trois phrases !) devait donner le lendemain, dans je ne sais quel lieu où étaient concentrés et présentés les plans et maquettes des principales futures installations universitaires.
En tout cas, pour ce qui concerne ces futurs cyber-centres documentaires, le problème n'est pas tant dresser les plans et même de les construire (ça fait toujours marcher le commerce et le BTP) que de disposer réellement d’un personnel qui accepterait d'y être présent au moment où les étudiants sont eux-mêmes susceptibles d’y être aussi !
Nouvelle remarque de ma part (et c'est très loin d'être la première fois que je la fais) nos vedettes de la radio et de la télévision ont désormais le régime intégral de vacances des petits écoliers aussi bien pour la Toussaint que pour Noël, Paques ou la Saint Glinglin, sans que cela frappe quiconque. Sur RMC, le petit Bourdin va en vacances chez son pépé d’Alès tandis que Michou Denisot va voir sa mémé Joséphine à Châteauroux. Michou cède dons les rênes (mais les ânes ont-ils des rênes ?), dans un pas de géant vers l’intégration, à Ali Baddou, aussi médiocre dans ce rôle, pourtant des plus simples, que dans son emploi habituel.
Mais revenons à Mme Pécresse.
Christophe Jakubyszin (on doit se préparer à lui pardonner beaucoup avec un patronyme pareil !) remplace donc Jean-Jacques Bourdin parti se ressourcer au bon air gardois. Il interroge donc ce matin-là Mme Pécresse. Dès l'introduction on sent qu'il va y avoir là de grands moments de radio « solidaire, sincère, et citoyenne » (auto-définition de RMC). Le « journaliste » du jour, dans son introduction, évoque, de façon inattendue, « l'école de Luc Ferry » ! C'est vrai bien entendu, je vous le jure, sinon ce serait pas drôle. Un pauvre Polonais comme lui peut bien confondre Jules et Luc et on ne va pas en faire un fromage ! En tout cas c'est bien parti et la suite va être à la hauteur, le « post » étant hélas est un genre trop bref pour une recension complète de toutes les sottises ou approximations de cet entretien. Je ne vous donne donc ici qu’un ou deux exemples qui ne sont pas forcément les meilleurs car en 48 heures j’ai un peu oublié.
S'agissant donc de « l'école de Luc Ferry », on nous sert bien entendu l'inévitable couplet sur les « fondamentaux », en précisant que tout enfant qui entre en sixième doit savoir lire et écrire. Interrogée sur le rétablissement de l'examen d'entrée en sixième (une idée de Copé donc a priori nulle pour tout sarkoziste pur sucre), Pécresse se déclare défavorable. Elle omet bien entendu de préciser que, dans les universités dont elle la charge,on doit désormais créer, pour les bacheliers, un enseignement liminaire de l'orthographe du français. On peut donc penser qu’il serait plus raisonnable que ce genre de formation soit créé dans l'enseignement secondaire, voire à son début, plutôt qu'après le baccalauréat !
Mais le moment le plus délicieux de cette trop brève émission a été le couplet sur la création dans nos universités d’« e-learning centers ». L'observation liminaire du « journaliste » sur le caractère peu francophone d’une telle dénomination est balayée d'un revers de main parValérie Pécresse par ailleurs, de toute évidence, bien incapable de trouver l'équivalent français pourtant tout à fait évident. Elle nous explique alors savamment que dans ces « e-learning centers », les étudiants auront un accès direct aux livres en rayons, sans demandes ni intermédiaires ; ils y disposeront de tables, de sièges pour pouvoir travailler tranquillement sur place. N’est-ce pas là ce que nous-autres pauvres francophones appelons une « bibliothèque » en accès direct, comme celle de Beaubourg pour prendre un exemple très connu.
Apparemment, Mme Pécresse n'a pas la moindre idée de l'institution qu'elle envisage de créer. Elle qui l'an dernier, à visité des universités américaines, aurait dû visiter aussi, plus près d’elle, des universités françaises. Elle aurait pu constater que, dans les campus des États-Unis, on voit, sans cesse et partout, des étudiants occupés à travailler et à lire comme à fréquenter des bibliothèques qui, là-bas, souvent sont ouvertes 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Si Madame Pécresse était un peu plus familière des universités françaises, elle saurait qu’il en est tout autrement en France, où l'on voit rarement des étudiants occupés à travailler (où le ferait-il d'ailleurs si l’idée leur en venait ?) et surtout où les bibliothèques, comme les installations sportives, sont, en général, FERMEES au moment où les étudiants pourraient s'y rendre.
Par ailleurs, pour l’information du ministre comme du « journaliste », et comme son nom l'indique, un « e-learning center » n'est pas une bibliothèque d'ailleurs comme le souligne clairement la traduction même de ce terme.
Tout cela n'était d'ailleurs qu'une simple opération de communication, destinée à préparer la visite que le président de la République (le cahier des charges ministérielles impose de toute évidence, l'évocation du nom toutes les trois phrases !) devait donner le lendemain, dans je ne sais quel lieu où étaient concentrés et présentés les plans et maquettes des principales futures installations universitaires.
En tout cas, pour ce qui concerne ces futurs cyber-centres documentaires, le problème n'est pas tant dresser les plans et même de les construire (ça fait toujours marcher le commerce et le BTP) que de disposer réellement d’un personnel qui accepterait d'y être présent au moment où les étudiants sont eux-mêmes susceptibles d’y être aussi !
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dimanche 12 septembre 2010
Rentré à Canal Plus
Vendredi 10 septembre 2010, j'ai vu pour la première fois depuis la rentrée le « Grand journal » de Canal+ nouvelle formule. Comme tous les vendredis y figurent encore toutefois les trois journalistes de rigueur.
Au milieu, selon la coutume, l’ineffable Duhamel, lisse et égal à lui-même, à la cravate près. Ce n'est pas le genre à arriver comme un Bruce Toussaint ou un Laurent Delahousse avec une barbe, certes estivale mais fâcheusement négligée ; le bougre est, comme à son habitude, rasé de près et de frais, le cheveu soigneusement peigné et calamistré. Bref, rien à dire.
En revanche il est flanqué sur sa droite de Sylvie Pierre Brossolette qui, sans doute, n'a pas véritablement changé durant l’été à moins que...(on verra pourquoi dans la suite), mais qui est tout de même un peu étonnante, pour ne pas dire effrayante, pour qui a été privée de sa vue pendant deux mois. À force de liftings, de fils d’or et de botox, elle a fini, sans le vouloir sans doute, par se faire la tête d'un Frantz Olivier Giesbert qui, au lieu de se déplumer, comme il le fait depuis quelques années, se serait pourvu d'une perruque. C’est un peu comme Mazarine Pingeot que je continue à prendre pour un travcesti de son père. On s'habitue peu à peu à la chose mais, au départ, le choc est rude.
La vraie surprise du jour est toutefois située à gauche de Duhamel où siège, comme souvent, l'inénarrable Joseph Macé Scarron dont l’apparence est plus intéressante que les propos.
Pour l'accoutrement, rien de très nouveau pour le roi du Marais ; comme toujours le T-shirt de rigueur a été choisi deux tailles au-dessous, de façon à mettre en valeur les formes sculpturales du porteur. Il est clair que, s’il n’a plus fréquenté les studios, Joseph n'a pas cessé la muscu. pendant les vacances car il entendait bien jouir de sa belle apparence sur les plages qu'il a dû fréquenter.A-t-il seulement songé à orner son torse musculeux de l’alléchant auto-collant « Vu à la télé » ?
Les maches ultra courtes permettent d’exhiber des biceps rebondis qui doivent faire pâlir de jalousie toute la meute des gringalets directeurs –adjoints de Marianne.
Sur le bras droit, rien de nouveau puisque le superbe tatouage, qu'il arbore depuis longtemps, descend pratiquement jusqu'au coude. Seul le bras gauche est donc intéressant dans cette affaire. Sur ce biceps auparavant vierge de tout tatouage et donc iconographiquement disponible, je lui avais naguère suggéré de se faire tatouer Marianne terrassant Sarkozy. De toute évidence il n'a pas suivi ce judicieux conseil, se bornant à orner le haut de son bras gauche d’un tatouage nouveau dont il nous a, pour le moment, presque dissimulé la vue. Nous n'avons pu qu’à peine entrevoir le bas de la décoration qui semble s'apparenter à ces cercles dont les amateurs éclairés aiment à orner leurs bras.
Affaire à suivre mais nous devrons sans doute attendre que Joseph vienne à Canal+ en marcel pour nous révéler dans son entier cette décoration nouvelle. J'avoue brûler d'impatience dans cette attente mais je crains que la décoration du bras gauche, vu sa taille, ne soit pas à la hauteur de celle du droit.
La dernière nouveauté du grand journal est le recrutement d'une présentatrice météo québécoise qui, comme celle qu'elle remplace, cultive la fantaisie et l'inattendu, mais en les pimentant de la rusticité de son accent de la Belle Province. En fait, la nouveauté principale est que, au lieu de prendre place entre Ali et Ariane, comme dans la météo d'antan, elle s'assied aux côtés de Michel Denisot lui-même. Il a l'air de beaucoup l'apprécier et on peut imaginer qu'il s’est chargé lui-même personnellement du casting.
Le changement de place de Miss Météo a entraîné l'apparition, dans le trio vedette de l'obèse Mouloup Achour qui encore pris quelques kilos pendant les vacances mais surtout du galon, puisque maintenant il est jugé digne de besogne un peu moins subalternes que celles qu'on lui assignait autrefois. Il semble même qu'il ait pris quelques leçons d'anglais car il paraît en mesure de s'exprimer désormais dans cette langue.
En somme, pas terrible la rentrée télé à Canal+.
Au milieu, selon la coutume, l’ineffable Duhamel, lisse et égal à lui-même, à la cravate près. Ce n'est pas le genre à arriver comme un Bruce Toussaint ou un Laurent Delahousse avec une barbe, certes estivale mais fâcheusement négligée ; le bougre est, comme à son habitude, rasé de près et de frais, le cheveu soigneusement peigné et calamistré. Bref, rien à dire.
En revanche il est flanqué sur sa droite de Sylvie Pierre Brossolette qui, sans doute, n'a pas véritablement changé durant l’été à moins que...(on verra pourquoi dans la suite), mais qui est tout de même un peu étonnante, pour ne pas dire effrayante, pour qui a été privée de sa vue pendant deux mois. À force de liftings, de fils d’or et de botox, elle a fini, sans le vouloir sans doute, par se faire la tête d'un Frantz Olivier Giesbert qui, au lieu de se déplumer, comme il le fait depuis quelques années, se serait pourvu d'une perruque. C’est un peu comme Mazarine Pingeot que je continue à prendre pour un travcesti de son père. On s'habitue peu à peu à la chose mais, au départ, le choc est rude.
La vraie surprise du jour est toutefois située à gauche de Duhamel où siège, comme souvent, l'inénarrable Joseph Macé Scarron dont l’apparence est plus intéressante que les propos.
Pour l'accoutrement, rien de très nouveau pour le roi du Marais ; comme toujours le T-shirt de rigueur a été choisi deux tailles au-dessous, de façon à mettre en valeur les formes sculpturales du porteur. Il est clair que, s’il n’a plus fréquenté les studios, Joseph n'a pas cessé la muscu. pendant les vacances car il entendait bien jouir de sa belle apparence sur les plages qu'il a dû fréquenter.A-t-il seulement songé à orner son torse musculeux de l’alléchant auto-collant « Vu à la télé » ?
Les maches ultra courtes permettent d’exhiber des biceps rebondis qui doivent faire pâlir de jalousie toute la meute des gringalets directeurs –adjoints de Marianne.
Sur le bras droit, rien de nouveau puisque le superbe tatouage, qu'il arbore depuis longtemps, descend pratiquement jusqu'au coude. Seul le bras gauche est donc intéressant dans cette affaire. Sur ce biceps auparavant vierge de tout tatouage et donc iconographiquement disponible, je lui avais naguère suggéré de se faire tatouer Marianne terrassant Sarkozy. De toute évidence il n'a pas suivi ce judicieux conseil, se bornant à orner le haut de son bras gauche d’un tatouage nouveau dont il nous a, pour le moment, presque dissimulé la vue. Nous n'avons pu qu’à peine entrevoir le bas de la décoration qui semble s'apparenter à ces cercles dont les amateurs éclairés aiment à orner leurs bras.
Affaire à suivre mais nous devrons sans doute attendre que Joseph vienne à Canal+ en marcel pour nous révéler dans son entier cette décoration nouvelle. J'avoue brûler d'impatience dans cette attente mais je crains que la décoration du bras gauche, vu sa taille, ne soit pas à la hauteur de celle du droit.
La dernière nouveauté du grand journal est le recrutement d'une présentatrice météo québécoise qui, comme celle qu'elle remplace, cultive la fantaisie et l'inattendu, mais en les pimentant de la rusticité de son accent de la Belle Province. En fait, la nouveauté principale est que, au lieu de prendre place entre Ali et Ariane, comme dans la météo d'antan, elle s'assied aux côtés de Michel Denisot lui-même. Il a l'air de beaucoup l'apprécier et on peut imaginer qu'il s’est chargé lui-même personnellement du casting.
Le changement de place de Miss Météo a entraîné l'apparition, dans le trio vedette de l'obèse Mouloup Achour qui encore pris quelques kilos pendant les vacances mais surtout du galon, puisque maintenant il est jugé digne de besogne un peu moins subalternes que celles qu'on lui assignait autrefois. Il semble même qu'il ait pris quelques leçons d'anglais car il paraît en mesure de s'exprimer désormais dans cette langue.
En somme, pas terrible la rentrée télé à Canal+.
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mercredi 9 juin 2010
Inénarrable Christine Boutin!
« Les voies du Seigneur sont impénétrables !». Ce n’est sûrement pas la présidente du Parti Chrétien Démocrate (je crois que son particule s’appelle comme ça ) qui me contredira.
Bavardant au déjeûner avec quelques amis, je leur disais que je n’avais rien écrit dans mon blog depuis deux jours, contre toutes mes habitudes addictives, et que j’envisageais d’arrêter après plus d’un millier de textes quotidiens. C’était compter sans Christine Boutin que je viens d’entendre, ce mercredi 9 juin à 18 heures 15, interviewée à France-Infos, vous vous en doutez, sur la mission que vient de lui proposer notre Nicolas qui commence désormais à se préoccuper un peu sérieusement de la présidentielle de 2012.
Pour une fois, la journaliste y allait sans ménagement ; comme toujours, nos gens de presse ne sont jamais aussi hardis que quand ils pensent avoir affaire à des politiques qu’ils jugent sans trop de défense.
Cela pouvait paraître être le cas de Madame Boutin, en vedette depuis le matin pour sa mission à 9500 euros nets par mois (plus le bureau, le secrétariat de quatre collaborateurs et la voiture de fonction avec chauffeur). Tout cela lui semble normal et à tout prendre minimal ; elle n’hésite même pas à confier qu’avec sa retraite de parlementaire et son indemnité de conseiller général, son enveloppe mensuelle s’élève à 18.000 euros. Tout à fait normal et mérité à ses yeux !
Car l’amusant de la chose est moins son aplomb, car après tout , chacun sait tout cela et elle ne veut pas prendre le risque de mentir, même avec l’autorisation voire la bénrdiction de son confesseur, que sa conviction, réaffirmée à plusieurs reprises que cette rémunération est parfaitement justifiée, non seulement par l’importance de sa mission (elle est chargée d’étudier « les conséquences sociales de la mondialisation »), mais surtout par sa certitude, affichée sans nuance ni modestie, ; que ses propositions, auxquelles ne manqueront pas d’adhérer avec enthousiasme les membres du G20, vont sauver le monde. Somme toute, pour de tel résultats, c’est vraiment donné !
La journaliste a beau la retourner sur le grill (ce n’est pas Sainte Christine mais Sainte Laurent !) en lui parlant charité chrétienne, SMIG (son seul salaire mensuel équivaut à huit fois le SMIG), etc, rien n’y fait et l’on sent bien qu’en son for intérieur, elle juge que son « expérience », son « réseau » et surtout ses capacités sont, en fait inestimables et par là même sans prix. Elle précise au passage que, virée du gouvernement Fillon, elle a refusé d’être ambassadeure au Vatican, moins pour ne pas y introduire, en sa pulpeuse personne, les tentations de la chair que pour garder toute sa «liberté de parole » ce qui s'est avéré payant puisque ses quelques pointes contre le pouvoir l'ont fait aussitôt recruter!
Au fond, elle a raison, ce n’est pas cher pour Sarkozy car si l’ingrate ne fait pas voter pour lui, il aura tout de même obtenu qu’elle se ridiculise définitivement aux yeux de la France !
Cerise sur le gâteau. Ayant écrit mon devoir du jour, je jette un oeil sur le « Grand Journal » de Denisot où est invitée... Christine Boutin qui a choisi de faire front et a couru tout le jour de studio en plateau. Elle arrive, comme tout le monde, par le fond et le grand escalier ; un peu paumée la pauvrette, car, pour séduire la France, elle ôte, dès que possible, ses lunettes. Charitable, Denisot joue les chiens d’aveugle et la guide gentiment.
Afatie, comme tout le monde, allume d’emblée Christine qui se juge, non sans quelque raison, offensée et même insultée par ses violents propos, sans avoir toutefois le courage de se lever et de partir. Grosse erreur de com’ de sa part, car cela lui aurait assuré toutes les unes du lendemain. Je pense, en fait, que sans ses lunettes et sans Denisot, elle a craint ne pas retrouver la sortie. Sur le fond, voir ci-dessus car elle avait appris son texte par coeur et nous l’a reservi à l’identique ....sans lunettes!
Bavardant au déjeûner avec quelques amis, je leur disais que je n’avais rien écrit dans mon blog depuis deux jours, contre toutes mes habitudes addictives, et que j’envisageais d’arrêter après plus d’un millier de textes quotidiens. C’était compter sans Christine Boutin que je viens d’entendre, ce mercredi 9 juin à 18 heures 15, interviewée à France-Infos, vous vous en doutez, sur la mission que vient de lui proposer notre Nicolas qui commence désormais à se préoccuper un peu sérieusement de la présidentielle de 2012.
Pour une fois, la journaliste y allait sans ménagement ; comme toujours, nos gens de presse ne sont jamais aussi hardis que quand ils pensent avoir affaire à des politiques qu’ils jugent sans trop de défense.
Cela pouvait paraître être le cas de Madame Boutin, en vedette depuis le matin pour sa mission à 9500 euros nets par mois (plus le bureau, le secrétariat de quatre collaborateurs et la voiture de fonction avec chauffeur). Tout cela lui semble normal et à tout prendre minimal ; elle n’hésite même pas à confier qu’avec sa retraite de parlementaire et son indemnité de conseiller général, son enveloppe mensuelle s’élève à 18.000 euros. Tout à fait normal et mérité à ses yeux !
Car l’amusant de la chose est moins son aplomb, car après tout , chacun sait tout cela et elle ne veut pas prendre le risque de mentir, même avec l’autorisation voire la bénrdiction de son confesseur, que sa conviction, réaffirmée à plusieurs reprises que cette rémunération est parfaitement justifiée, non seulement par l’importance de sa mission (elle est chargée d’étudier « les conséquences sociales de la mondialisation »), mais surtout par sa certitude, affichée sans nuance ni modestie, ; que ses propositions, auxquelles ne manqueront pas d’adhérer avec enthousiasme les membres du G20, vont sauver le monde. Somme toute, pour de tel résultats, c’est vraiment donné !
La journaliste a beau la retourner sur le grill (ce n’est pas Sainte Christine mais Sainte Laurent !) en lui parlant charité chrétienne, SMIG (son seul salaire mensuel équivaut à huit fois le SMIG), etc, rien n’y fait et l’on sent bien qu’en son for intérieur, elle juge que son « expérience », son « réseau » et surtout ses capacités sont, en fait inestimables et par là même sans prix. Elle précise au passage que, virée du gouvernement Fillon, elle a refusé d’être ambassadeure au Vatican, moins pour ne pas y introduire, en sa pulpeuse personne, les tentations de la chair que pour garder toute sa «liberté de parole » ce qui s'est avéré payant puisque ses quelques pointes contre le pouvoir l'ont fait aussitôt recruter!
Au fond, elle a raison, ce n’est pas cher pour Sarkozy car si l’ingrate ne fait pas voter pour lui, il aura tout de même obtenu qu’elle se ridiculise définitivement aux yeux de la France !
Cerise sur le gâteau. Ayant écrit mon devoir du jour, je jette un oeil sur le « Grand Journal » de Denisot où est invitée... Christine Boutin qui a choisi de faire front et a couru tout le jour de studio en plateau. Elle arrive, comme tout le monde, par le fond et le grand escalier ; un peu paumée la pauvrette, car, pour séduire la France, elle ôte, dès que possible, ses lunettes. Charitable, Denisot joue les chiens d’aveugle et la guide gentiment.
Afatie, comme tout le monde, allume d’emblée Christine qui se juge, non sans quelque raison, offensée et même insultée par ses violents propos, sans avoir toutefois le courage de se lever et de partir. Grosse erreur de com’ de sa part, car cela lui aurait assuré toutes les unes du lendemain. Je pense, en fait, que sans ses lunettes et sans Denisot, elle a craint ne pas retrouver la sortie. Sur le fond, voir ci-dessus car elle avait appris son texte par coeur et nous l’a reservi à l’identique ....sans lunettes!
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