Comme souvent, on ne peut guère compter sur les médias français pour être informé sur autre chose que la chronique de Clochemerle où les faits-divers métropolitains !
Ce matin, sur l’une des radios d'information quasi continue du matin, j'ai appris, par hasard, dans un communiqué présenté, comme toujours, comme exclusif (ces radios se nourrissent de scoops qui traînent partout depuis la veille) qu'un ministre de Gbagbo, Désiré Tagro, avait été assassiné, ce qui fait, j’en conviens un peu désordre, dans le climat officiel franco-ivoirien de justice et de réconciliation. En fait, on le savait partout depuis la veille (le 12 avril 2011) et la nouvelle était dans la plupart des bulletins internet du paysage audiovisuel sans que les grands médias veuillent trop en parler.
Il s'agit pourtant de l’un des ministres les plus proches de Gbagbo qui avait été l’un des négociateurs des accords passés naguère avec Guillaume Soro. Inutile donc de se référer à la presse française qui n'en parle guère pas et préfère évoquer le ralliement, un peu ridicule, des chefs militaires, mais on trouve plus de détails dans des sites africains, hors de Côte d’Ivoire bien sûr, les médias officiels ivoiriens faisant naturellement le silence sur l’affaire.
La version officielle, qui circule dans les milieux proches du gouvernement est que D. Tagro se serait suicidé, d’une seule balle semble-t-il, à la différence de nombre d’autres « suicidés » célèbres de l’histoire. Selon des versions, concordantes, plus détaillées et moins officielles, Tagro était présent dans le bunker au moment de l'attaque et avait été conduit, un peu brutalement, à l'Hôtel du golf. Là, il aurait été tabassé à coups de crosse par des soldats, puis achevé d'une balle. Ce sort aurait également été celui du docteur Bley, le médecin personnel de Gbagbo ; on a même parlé de deux autres ministres qui auraient également été sommairement exécutés. Difficile d’y voir clair entre les rumeurs que diffusent les partisans de Gbagbo et les demi-vérités ou gros mensonges des communiqués officiels !
Les bruits qui ont couru à propos de Gbagbo lui-même sont aussi, à certains égards, un peu étranges. Le porte-parole des Nations- Unies a ainsi annoncé d'abord (avant de se rétracter) que Laurent Gbagbo avait quitté l’Hôtel du golf et avait été mis en sécurité ailleurs ; selon certaines rumeurs, on le disait conduit dans le Nord du pays (le fief d'ADO), pour prévenir toute tentative de libération. Toutefois, le bruit du suicide du président déchu a également couru, ce qui a donné à penser à certains que l'on pourrait tout à fait, par là, préparer l'opinion à la nouvelle de sa mort.
Va-t-on assister à une épidémie de crises cardiaques chez les anciens dictateurs, Ben Ali d'abord, Moubarak ensuite et enfin Laurent Gbagbo ? Kadhafi, qui a perdu son opulente infirmière, rentrée au pays, a convoqué d’urgence son cardiologue.
DERNIERES NOUVELLES (de Politicosn.com)
"Le mystère Charles Blé Goudé.
Parmi les personnes arrêtées avec Laurent Gbagbo et placées avec lui sous la protection de la police de l’ONU au Golf Hôtel, se trouvent sa mère, Marguerite Lélé Gado, sa femme Simone, ses deux filles, les jumelles Marie-Patrick et Marie-Laurence, ainsi que son fils Michel. Des correspondants de médias français ayant cru voir, comme de nombreuses personnes, Charles Blé Goudé, la rumeur se répand que le leader des « jeunes patriotes » fait partie des détenus. En fait, il n’en est rien et le « fils spirituel » de Gbagbo restait introuvable dans la journée de mardi. Interrogé par RFI mardi matin, le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan n’a pas dévoilé l'endroit où il se trouvait, mais plusieurs sources le disent au 43e BIMA de Port-Bouët sous bonne garde, avec l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, et le porte-parole de l’ex-gouvernement Gbagbo, Ahoua Don Mello. Le général Philippe Mangou, ex-chef d'état-major des armées du président sortant, a, quant à lui, fait allégeance à Alassane Ouattara dans l'après-midi".
Mercredi 13 Avril 2011 - 06:57
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mercredi 13 avril 2011
jeudi 20 janvier 2011
La crise ivoirienne : Sommes-nous « chocolat » ?
La crise ivoirienne qui va bientôt fêter ses deux mois, n’occupe plus guère le devant de la scène médiatique française, éclipsée qu’elle est désormais par les événements de Tunisie, plus proches, plus importants et surtout plus riches de péripéties dramatiques et par les menus faits qui, plutôt dans le genre rocambolesque, se produisent sur la scène haïtienne, où les anciens présidents (« Baby Doc » et « Titid »), songent, avec des fortunes diverses, à reprendre du service devant l’impasse électorale qui se prolonge entre les trois candidats issus du premier tour.
La lutte Gbagbo-Ouattara n’est pas pour autant terminée et Laurent Gbagbo, qui dispose de tous les moyens d’information nationaux, paraît avoir mis sur pied une campagne de presse assez habile dans le contexte ivoirien actuel, puisqu’elle vise à associer, pour des motifs inavouables, au sein du « parti de l’étranger », (qui soutient son adversaire), la France et les Etats-Unis, tout en plaçant entre eux, non pas la traditionnelle pomme de discorde, mais la cabosse de cacao qui est la principale richesse nationale, largement contrôlée toutefois par des firmes agro-alimentaires américaines.
On a ainsi pu lire le 19 janvier 2011, dans « Abidjan.net », un très long article dont je ne reprends ici que quelques passages significatifs et dont la « source » serait un agent des services secrets français :
« Bon nombre d’Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s’interroger sur l’intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d’Amérique de s’associer à la France pour accomplir le coup d’Etat en Côte d’Ivoire. [...].
Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s’emparer de la Côte d’Ivoire à partir d’un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C’est, de nos jours, ce plan a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats- Unis en Côte d’Ivoire fait partie de ce plan tout comme l’installation d’un ivoiro-burkinabè, en la personne d’Alassane Ouattara, à la tête du pays. L’objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. » [...]
Depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l’écarter facilement du pouvoir. [...]
Les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire domestiquer.[...].
Nicolas Sarkozy, agent français de la Cia, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l’ont fait président de la France. Souvenez-vous de l’affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique de Villepin. [...].
La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l’hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. [Je passe sur de longues explications qui ne sont pas sans intérêt mais qui remontent à Houphouët-Boigny, puis à Konan Bedié, pour aller à la conclusion, forte comme on va le voir].
Pour des raisons diverses, certains hommes d’affaires français et des agents de la DGSE à leur solde veulent la tête de Gbagbo. Mais il faut savoir, avant tout, que la Côte d’Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n’est qu’un valet de service dans cette affaire. Il est temps de le savoir ».
Le plus intéressant est sans doute le cheminement de ce texte qui, dans « Abidjan.net », annonce comme source Nouvelle Afrique, où se trouve effectivement le même récit, dans la livraison du 13 janvier 2011. Cet article de Nouvelle Afrique est lui-même repris de Notre voie, journal d’Abidjan dont la simple vue des « unes » ne laisse aucun doute sur son caractère très « pro-Gbagbo ».
Si la stratégie politique de Gbagbo et de ses partisans (indépendamment des faits et de leur analyse), est parfaitement claire, on peut se demander s’il y a un lien avec le procès entamé, depuis plus de deux ans, dans le cadre d’une opération « mains propres » au sein de la filière café-cacao, dans lequel 22 prévenus viennent d’être mis en liberté provisoire, dans l’attente du début de leur procès, le 27 janvier 2011?
La lutte Gbagbo-Ouattara n’est pas pour autant terminée et Laurent Gbagbo, qui dispose de tous les moyens d’information nationaux, paraît avoir mis sur pied une campagne de presse assez habile dans le contexte ivoirien actuel, puisqu’elle vise à associer, pour des motifs inavouables, au sein du « parti de l’étranger », (qui soutient son adversaire), la France et les Etats-Unis, tout en plaçant entre eux, non pas la traditionnelle pomme de discorde, mais la cabosse de cacao qui est la principale richesse nationale, largement contrôlée toutefois par des firmes agro-alimentaires américaines.
On a ainsi pu lire le 19 janvier 2011, dans « Abidjan.net », un très long article dont je ne reprends ici que quelques passages significatifs et dont la « source » serait un agent des services secrets français :
« Bon nombre d’Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s’interroger sur l’intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d’Amérique de s’associer à la France pour accomplir le coup d’Etat en Côte d’Ivoire. [...].
Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s’emparer de la Côte d’Ivoire à partir d’un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C’est, de nos jours, ce plan a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats- Unis en Côte d’Ivoire fait partie de ce plan tout comme l’installation d’un ivoiro-burkinabè, en la personne d’Alassane Ouattara, à la tête du pays. L’objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. » [...]
Depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l’écarter facilement du pouvoir. [...]
Les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire domestiquer.[...].
Nicolas Sarkozy, agent français de la Cia, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l’ont fait président de la France. Souvenez-vous de l’affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique de Villepin. [...].
La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l’hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. [Je passe sur de longues explications qui ne sont pas sans intérêt mais qui remontent à Houphouët-Boigny, puis à Konan Bedié, pour aller à la conclusion, forte comme on va le voir].
Pour des raisons diverses, certains hommes d’affaires français et des agents de la DGSE à leur solde veulent la tête de Gbagbo. Mais il faut savoir, avant tout, que la Côte d’Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n’est qu’un valet de service dans cette affaire. Il est temps de le savoir ».
Le plus intéressant est sans doute le cheminement de ce texte qui, dans « Abidjan.net », annonce comme source Nouvelle Afrique, où se trouve effectivement le même récit, dans la livraison du 13 janvier 2011. Cet article de Nouvelle Afrique est lui-même repris de Notre voie, journal d’Abidjan dont la simple vue des « unes » ne laisse aucun doute sur son caractère très « pro-Gbagbo ».
Si la stratégie politique de Gbagbo et de ses partisans (indépendamment des faits et de leur analyse), est parfaitement claire, on peut se demander s’il y a un lien avec le procès entamé, depuis plus de deux ans, dans le cadre d’une opération « mains propres » au sein de la filière café-cacao, dans lequel 22 prévenus viennent d’être mis en liberté provisoire, dans l’attente du début de leur procès, le 27 janvier 2011?
vendredi 14 janvier 2011
L'imposture de Denisot ou Denisot l'escroc
Vendredi 19 heures 5 ; l'imposture de Denisot avec son "Grand Journal" est démasquée.
Denisot et ses trois acolytes, en un prétendu direct, causent sur la Tunisie sans même savoir que Ben Ali a quitté le pouvoir et même la Tunisie depuis plus d'une heure. Bande d'escrocs!
Suite un peu plus tard
Michel Denisot avait déjà réussi à se faire payer une semaine de mission en Afrique, en prétendant s’y rendre pour interviewer, en parallèle, les deux présidents ivoiriens. Il n’en a, en fait, interviewé qu'un seul, Laurent Gbagbo puisque Denisot, courageux mais pas téméraire, n’a pas osé aller à l’hôtel du Golf en hélicoptère, comme l’ont pourtant fait, dans les semaines précédentes, des dizaines de journalistes.
Pour le second, Ouattara, Denisot s’est borné à un entretien depuis Paris, laissant aux techniciens de Canal plus, le risque, très minime, d’une promenade en hélico sur la lagune.
Déjà mis sur orbite journalistique, pensait-il, par sa misérable causerie avec notre président de la république (ce qui avait dû faire plaisir assurément à tous les journalistes de Canal+, je veux dire les vrais ou réputés tels), Denisot pensait préparer sa candidature au Prix Pulitzer ou, en tout cas, l’obtention laborieusee d’une carte de presse (qu'il n'a pas, je crois, comme lui manque aussi le certificat d'études primaires) avec cette mission bidon en Côte d'Ivoire digne d’un moderne Albert Londres.
L'échec a été patent sur toute la ligne et il n'a évidemment rien obtenu ni de l'un ni l'autre. En la circonstance Laurent Gbagbo a été un peu meilleur que Ouattara (carrément nul en se posant, sottement, comme soutenu par les étrangers et la finance internationale), mais sans être véritablement bon. Ainsi Laurent Gbagbo aurait-il pu envoyer dans les cordes pour le compte le sportif Michel Denisot, en lui faisant faire observer qu'à cinq minutes d'intervalle au cours de leur entretien, Denisot lui reprochait d'abord d’être un dictateur avec du sang sur les mains puis de se comporter en boulanger qui roule tout le monde dans la farine. Ces deux attitudes ne sont guère compatibles mais Gbagbo n'a pas eu l'esprit de le lui faire remarquer.
Après ce four, mauvaise journée pour Denisot que ce vendredi 14 janvier 2010 car s'est révélée, de façon éclatante, l'imposture de son "Grand Journal" qu’on présente toujours comme une émission en direct, avec, en particulier, les tours du magicien de service, les musiciens du jour « en live », les réactions "spontanées" du public et désormais les facéties québécoises de la présentatrice météo que ses pitreries laborieuses détournent même de remplir la fonction météorologique qui justifie sa présence.
En effet, ce vendredi, Michel Denisot s'était, contrairement à son habitude, privé de la présence du musculeux Joseph Macé-Scarron au profit d'une charmante journaliste tunisienne puisque la Tunisie devait être à l'ordre du jour.
Manque de pot ! À 19 heures 05, on commence, comme toujours, avec Duhamel et Barbier auxquels s'ajoute, pour une fois, la piquante rouquine tunisienne et l’on cause tranquillement de la situation en Tunisie. De toute évidence, personne ni sur le plateau ni en régie ne sait que, depuis une heure, le président Ben Ali a quitté ses fonctions et même fui la Tunisie.
Tout cela indique donc que l'émission a été réalisée, non pas en direct, comme on nous le donne toujours à penser par le comportement des participants comme de la salle, mais en un très large différé puisque la nouvelle est connue officiellement depuis dix-huit heures trente !
Le pire de tout est que, non seulement tous ces braves gens causent de la Tunisie sans connaître le fait essentiel qui rend vains tous leurs bavardages (le départ de Ben Ali) mais que, à la différence de ce qui se passerait sur n’importe quelle chaîne de télévision digne de ce nom, personne n'a songé à Canal+, nulle part, à faire passer un bandeau prévenant que cette émission réputée d'information n’est pas en direct, mais a été enregistrée, quatre heures plus tôt, à 15 heures! On ne le fera qu'à 19 heures trente-cinq, d'ailleurs sans changer quoi que ce soit, à croire qu'à Canal +, personne ne regarde Canal + !
Ce sont les inconvénients de ce genre d'imposture et surtout du faux direct que l’on veut faire passer pour du direct.
Les amis des deux otages tués au Niger ou au Mali demandent la démission du ministre de la défense, on peut espérer qu'à la suite de cette affaire, Denisot va, à son tour, présenter la sienne, mais sans la bidonner!
Denisot et ses trois acolytes, en un prétendu direct, causent sur la Tunisie sans même savoir que Ben Ali a quitté le pouvoir et même la Tunisie depuis plus d'une heure. Bande d'escrocs!
Suite un peu plus tard
Michel Denisot avait déjà réussi à se faire payer une semaine de mission en Afrique, en prétendant s’y rendre pour interviewer, en parallèle, les deux présidents ivoiriens. Il n’en a, en fait, interviewé qu'un seul, Laurent Gbagbo puisque Denisot, courageux mais pas téméraire, n’a pas osé aller à l’hôtel du Golf en hélicoptère, comme l’ont pourtant fait, dans les semaines précédentes, des dizaines de journalistes.
Pour le second, Ouattara, Denisot s’est borné à un entretien depuis Paris, laissant aux techniciens de Canal plus, le risque, très minime, d’une promenade en hélico sur la lagune.
Déjà mis sur orbite journalistique, pensait-il, par sa misérable causerie avec notre président de la république (ce qui avait dû faire plaisir assurément à tous les journalistes de Canal+, je veux dire les vrais ou réputés tels), Denisot pensait préparer sa candidature au Prix Pulitzer ou, en tout cas, l’obtention laborieusee d’une carte de presse (qu'il n'a pas, je crois, comme lui manque aussi le certificat d'études primaires) avec cette mission bidon en Côte d'Ivoire digne d’un moderne Albert Londres.
L'échec a été patent sur toute la ligne et il n'a évidemment rien obtenu ni de l'un ni l'autre. En la circonstance Laurent Gbagbo a été un peu meilleur que Ouattara (carrément nul en se posant, sottement, comme soutenu par les étrangers et la finance internationale), mais sans être véritablement bon. Ainsi Laurent Gbagbo aurait-il pu envoyer dans les cordes pour le compte le sportif Michel Denisot, en lui faisant faire observer qu'à cinq minutes d'intervalle au cours de leur entretien, Denisot lui reprochait d'abord d’être un dictateur avec du sang sur les mains puis de se comporter en boulanger qui roule tout le monde dans la farine. Ces deux attitudes ne sont guère compatibles mais Gbagbo n'a pas eu l'esprit de le lui faire remarquer.
Après ce four, mauvaise journée pour Denisot que ce vendredi 14 janvier 2010 car s'est révélée, de façon éclatante, l'imposture de son "Grand Journal" qu’on présente toujours comme une émission en direct, avec, en particulier, les tours du magicien de service, les musiciens du jour « en live », les réactions "spontanées" du public et désormais les facéties québécoises de la présentatrice météo que ses pitreries laborieuses détournent même de remplir la fonction météorologique qui justifie sa présence.
En effet, ce vendredi, Michel Denisot s'était, contrairement à son habitude, privé de la présence du musculeux Joseph Macé-Scarron au profit d'une charmante journaliste tunisienne puisque la Tunisie devait être à l'ordre du jour.
Manque de pot ! À 19 heures 05, on commence, comme toujours, avec Duhamel et Barbier auxquels s'ajoute, pour une fois, la piquante rouquine tunisienne et l’on cause tranquillement de la situation en Tunisie. De toute évidence, personne ni sur le plateau ni en régie ne sait que, depuis une heure, le président Ben Ali a quitté ses fonctions et même fui la Tunisie.
Tout cela indique donc que l'émission a été réalisée, non pas en direct, comme on nous le donne toujours à penser par le comportement des participants comme de la salle, mais en un très large différé puisque la nouvelle est connue officiellement depuis dix-huit heures trente !
Le pire de tout est que, non seulement tous ces braves gens causent de la Tunisie sans connaître le fait essentiel qui rend vains tous leurs bavardages (le départ de Ben Ali) mais que, à la différence de ce qui se passerait sur n’importe quelle chaîne de télévision digne de ce nom, personne n'a songé à Canal+, nulle part, à faire passer un bandeau prévenant que cette émission réputée d'information n’est pas en direct, mais a été enregistrée, quatre heures plus tôt, à 15 heures! On ne le fera qu'à 19 heures trente-cinq, d'ailleurs sans changer quoi que ce soit, à croire qu'à Canal +, personne ne regarde Canal + !
Ce sont les inconvénients de ce genre d'imposture et surtout du faux direct que l’on veut faire passer pour du direct.
Les amis des deux otages tués au Niger ou au Mali demandent la démission du ministre de la défense, on peut espérer qu'à la suite de cette affaire, Denisot va, à son tour, présenter la sienne, mais sans la bidonner!
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samedi 8 janvier 2011
Deux heures de télé : vendredi 7 janvier 2011 17:45-19:45
Un peu de loisir en fin de semaine et deux heures de télévision ainsi composées une heure pour voir « C'dans l’air » de Calvi, consacré ce jour à la crise ivoirienne en relation avec la Françafrique (du moins le titre annoncé permet-il de le supposer), puis le reste pour le « Grand journal » de Denisot où, le vendredi, on fait une place plus importante à la politique qu’aux niaiseries racoleuses et/ou jeunistes.
« C dans l’air ». Les invités ne sont pas terribles à première vue.
L'inévitable Pascal Boniface qui, fort heureusement, ne sortira pas à nouveau son numéro de « Drogba for President » qu'il a déjà fait en ce même lieu et dont je vous ai parlé naguère ici-même.
Un Black, obligatoire en pareil cas comme l’unique joueur de tennis de couleur parmi les membres blancs d'un club sportif postcolonial sur ce continent. Le pauvre n’a rien à dire et se borne à des sourires approbateurs.
Une figure inconnue et inattendue en revanche, Dominique Pin, que je n'ai pas identifié d'abord, faute d'avoir assisté aux premières minutes de l'émission et auquel j'ai consacré un post hier « Dominique le(vil)Pin et Dominique de Villepin »). Cette présence aurait pu être pittoresque si Calvi, qui prétend pourtant avoir préparé son émission, avait évoqué réellement dans son émission la Françafrique. En effet, tous les bons annuaires font mention de ce D. Pin qui, durant sa carrière est passé de Kinshasa à Abidjan via le MAE (chez Bruno Delaye) et la cellule africaine de l’Elysée. Un beau parcours pour parler de la Françafrique, d’autant qu’il a été aussi, contre toute attente, au Niger, en 2006-7, comme directeur régional d’AREVA, ce qui est pour le moins insolite pour un modeste fonctionnaire du Quai. Ses propos seront chez Calvi sans le moins d'intérêt, sa contribution se limitant, pour lui aussi, aux sourires entendus de celui qui sait le fond des choses.
En revanche excellente prestation d'un journaliste spécialisé, Vincent Hugeux, qui manifestement connaît parfaitement la Côte d'Ivoire, mais surtout parle clair et franc. Ses propos ont été à la fois informés, intéressants et sincères, ce qui n'est pas souvent le cas dans ce genre d'émission. En tout cas bravo pour Vincent Hugeux et le choix de Calvi.
Alléché par cette émission, j'ai embrayé directement avec les infos et le « Grand journal » de Denisot, car le vendredi est le jour où il invite les « analystes politiques ». La présence de Luc Ferry était pour moi un élément favorable, car cet homme, manifestement intelligent , a la rare particularité de la sincérité et de l'honnêteté. Les deux autres étaient des invités habituels Thomas Legrand et l'inénarrable Joseph Macé Scarron dans son accoutrement et ses propos habituels.
Petits faits de société significatifs et plus intéressants que le fond.
On s’est d'emblée moqué, je ne sais trop pourquoi, de la veste en velours de Luc Ferry qui n'avait, à mon sens, rien de très remarquable et moins encore de comique. Ce qui est à remarquer dans ce genre d'affaire, c’est que, si l’on brocarde la tenue, somme toute des plus banales, de Luc Ferry, personne, en revanche, ne se hasarde à dire quoi que ce soit de l’accoutrement insolite de Joseph Macé-Scarron. Ce dernier en effet ne manque jamais de se présenter, ici comme partout, en T-shirt moulant (trop petit de deux tailles) pour mettre en valeur ce qu'il juge être son charme majeur, c'est-à-dire ses biceps musculeux et tatoués. Le bougre a l'air de se croire dans le back-room d’un bar gay du Marais, mais nul ne s'aviserait de rire d'une tenue aussi grotesque que déplacée, crainte de se voir taxer d'homophobie
Sur le fond de l’émission pas grand-chose à dire sinon que Luc Ferry a remis à sa place Ali Baddou, qui interromp, sans cesse et sans rime ni raison, les invités. Là aussi, silence général et habituel face à ce comportement constant (le seul à l’avoir allumé sur ce point est Michel Rocard) car chacun craint de passer pour un raciste anti-arabe. Quant au patron, Denisot, dont ce serait pourtant le rôle, n’étant jamais allé à l’école, il est transi d’admiration devant un Marocain agrégé qui parcourt vaguement trois livres dans la semaine !
Luc Ferry s'est aussi séparé de l'admiration générale qui entourait la référence obligée au livre de Stéphane Hessel sur le devoir de l'indignation. Son propos a été, comme toujours, fort raisonnable même s'il s'est écarté délibérément de l'opinion commune.
Le moment le plus drôle a été celui où l’on a demandé aux trois protagonistes pour qui ils envisageaient de voter en 2012. Luc Ferry, à la stupeur générale, a annoncé que, pour la première fois de sa vie, il envisageait de voter à gauche, mais que, s'il devait le faire, il souhaitait que ce puisse être pour François Hollande. Ce choix me paraît un peu discutable et l’hypothèse peu probable, car les chances de Flamby aux primaires du PS sont des plus minces. J’ai trouvé néanmoins la prise de position franche, les deux autres loustics assis à ses côtés se gardant bien d'affirmer aussi simplement leur préférence. Mais, au fond, en ont-ils même une ?
« C dans l’air ». Les invités ne sont pas terribles à première vue.
L'inévitable Pascal Boniface qui, fort heureusement, ne sortira pas à nouveau son numéro de « Drogba for President » qu'il a déjà fait en ce même lieu et dont je vous ai parlé naguère ici-même.
Un Black, obligatoire en pareil cas comme l’unique joueur de tennis de couleur parmi les membres blancs d'un club sportif postcolonial sur ce continent. Le pauvre n’a rien à dire et se borne à des sourires approbateurs.
Une figure inconnue et inattendue en revanche, Dominique Pin, que je n'ai pas identifié d'abord, faute d'avoir assisté aux premières minutes de l'émission et auquel j'ai consacré un post hier « Dominique le(vil)Pin et Dominique de Villepin »). Cette présence aurait pu être pittoresque si Calvi, qui prétend pourtant avoir préparé son émission, avait évoqué réellement dans son émission la Françafrique. En effet, tous les bons annuaires font mention de ce D. Pin qui, durant sa carrière est passé de Kinshasa à Abidjan via le MAE (chez Bruno Delaye) et la cellule africaine de l’Elysée. Un beau parcours pour parler de la Françafrique, d’autant qu’il a été aussi, contre toute attente, au Niger, en 2006-7, comme directeur régional d’AREVA, ce qui est pour le moins insolite pour un modeste fonctionnaire du Quai. Ses propos seront chez Calvi sans le moins d'intérêt, sa contribution se limitant, pour lui aussi, aux sourires entendus de celui qui sait le fond des choses.
En revanche excellente prestation d'un journaliste spécialisé, Vincent Hugeux, qui manifestement connaît parfaitement la Côte d'Ivoire, mais surtout parle clair et franc. Ses propos ont été à la fois informés, intéressants et sincères, ce qui n'est pas souvent le cas dans ce genre d'émission. En tout cas bravo pour Vincent Hugeux et le choix de Calvi.
Alléché par cette émission, j'ai embrayé directement avec les infos et le « Grand journal » de Denisot, car le vendredi est le jour où il invite les « analystes politiques ». La présence de Luc Ferry était pour moi un élément favorable, car cet homme, manifestement intelligent , a la rare particularité de la sincérité et de l'honnêteté. Les deux autres étaient des invités habituels Thomas Legrand et l'inénarrable Joseph Macé Scarron dans son accoutrement et ses propos habituels.
Petits faits de société significatifs et plus intéressants que le fond.
On s’est d'emblée moqué, je ne sais trop pourquoi, de la veste en velours de Luc Ferry qui n'avait, à mon sens, rien de très remarquable et moins encore de comique. Ce qui est à remarquer dans ce genre d'affaire, c’est que, si l’on brocarde la tenue, somme toute des plus banales, de Luc Ferry, personne, en revanche, ne se hasarde à dire quoi que ce soit de l’accoutrement insolite de Joseph Macé-Scarron. Ce dernier en effet ne manque jamais de se présenter, ici comme partout, en T-shirt moulant (trop petit de deux tailles) pour mettre en valeur ce qu'il juge être son charme majeur, c'est-à-dire ses biceps musculeux et tatoués. Le bougre a l'air de se croire dans le back-room d’un bar gay du Marais, mais nul ne s'aviserait de rire d'une tenue aussi grotesque que déplacée, crainte de se voir taxer d'homophobie
Sur le fond de l’émission pas grand-chose à dire sinon que Luc Ferry a remis à sa place Ali Baddou, qui interromp, sans cesse et sans rime ni raison, les invités. Là aussi, silence général et habituel face à ce comportement constant (le seul à l’avoir allumé sur ce point est Michel Rocard) car chacun craint de passer pour un raciste anti-arabe. Quant au patron, Denisot, dont ce serait pourtant le rôle, n’étant jamais allé à l’école, il est transi d’admiration devant un Marocain agrégé qui parcourt vaguement trois livres dans la semaine !
Luc Ferry s'est aussi séparé de l'admiration générale qui entourait la référence obligée au livre de Stéphane Hessel sur le devoir de l'indignation. Son propos a été, comme toujours, fort raisonnable même s'il s'est écarté délibérément de l'opinion commune.
Le moment le plus drôle a été celui où l’on a demandé aux trois protagonistes pour qui ils envisageaient de voter en 2012. Luc Ferry, à la stupeur générale, a annoncé que, pour la première fois de sa vie, il envisageait de voter à gauche, mais que, s'il devait le faire, il souhaitait que ce puisse être pour François Hollande. Ce choix me paraît un peu discutable et l’hypothèse peu probable, car les chances de Flamby aux primaires du PS sont des plus minces. J’ai trouvé néanmoins la prise de position franche, les deux autres loustics assis à ses côtés se gardant bien d'affirmer aussi simplement leur préférence. Mais, au fond, en ont-ils même une ?
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vendredi 7 janvier 2011
Abidjan : folie obsidionale à l'hôtel du golf.
"Folie obsidionale. Désordre mental qui frappe la population d'une ville assiégée. La «fièvre obsidionale» favorisait l'agitation révolutionnaire (BAINVILLE, Hist. Fr., t.2, 1924, p.219). Ce sentiment de l'«espace vital», on l'a vu, avec la fièvre obsidionale, passer de la psychologie des individus dans celle des nations et des peuples (MOUNIER, Traité caract., 1946, p.301)."
Hier, jeudi 6 janvier 2011, j'écoutais chez Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1, un entretien avec Alassane Ouattara enregistré la veille au téléphone depuis l'hôtel du golf, curieusement devenu Golf Hotel. Alassane Ouattara « homme de paix » s'y exprimait avec beaucoup de modération, n’envisageant qu'à regret l'éventualité d'une intervention des forces militaires étrangères de la CEAO. Il se déclarait prêt à faciliter le départ de Laurent Gbagbo en lui assurant en particulier une retraite honorable, la sécurité et l'absence de poursuites.
Quelques heures plus tard, coup de tonnerre ! On apprenait que le même Alassane Ouattara se prononçait soudain, de la façon la plus décidée, en faveur non seulement d'une intervention militaire, mais, plus précisément encore, de missions commandos sur Abidjan en vue de l'enlèvement par la force de son adversaire.
Le confinement à l'hôtel du golf amènerait-il Alassane Ouattara à perdre le bon sens dont il a fait preuve jusqu'alors, étant entendu que cette sage réserve était pour lui le meilleur des choix possibles, alors qu’il n’en a guère d’autre, en réalité, en dépit des soutiens extérieurs quasi unanimes (une des exceptions étant l’Angola qui soutient sans réserves Gbagbo).
S’était répandue, il y a quelques jours, la nouvelle que le cordon d’encerclement de l'hôtel du golf, assuré, sur les accès terrestres, par les troupes ivoiriennes et onusiennes allait être levé. Certains y ont vu, bien à tort, une mesure de détente alors qu’elle aurait été, au contraire, des plus dangereuses. En effet, seule cette situation de blocage des accès routiers à l'hôtel du golf a, jusqu'à présent, empêché des affrontements violents et sanglants entre les partisans des deux camps. Fort heureusement cette idée a été abandonnée dès lors qu'on a commencé à en mesurer les funestes conséquences immédiates.
À court terme du moins, la situation de Laurent Gbagbo est plus simple à gérer que celle de son adversaire. Certes, on lui refuse le visa d'accès à des pays où il n’a nulle intention d'aller et on interdit l'espace aérien à un Etat qui n'a plus guère de forces aériennes. Le nerf du conflit est l’argent, comme toujours, mais il semble que la Côte d'Ivoire ait assez récemment emprunté à Londres quelques milliards de dollars qui doivent bien s’être retrouvés quelque part. Les propositions de négociations faites par Laurent Gbagbo sont aussi commodes que fallacieuses puisque naturellement si Alassane Ouattara les acceptait, ce qu'il se garde de faire, il reconnaitrait de facto la position que l’autre président occupe dans les conditions que nous savons.
Lancer des commandos étrangers pour s'emparer par la force de Laurent Bagbo serait une pure folie. Elle est même triple.
Au plan politique d’abord, car elle conforterait Gbagbo dans sa posture de victime héroïque de sa défense de l’ivoirité face au parti de l’étranger.
Au plan militaire ensuite car il dispose, pour se défendre, de l'élite de l'armée ivoirienne avec sa garde présidentielle et même de renforts angolais.
Au plan géostratégique enfin puisque les seules troupes qu'on pourrait utiliser à une telle fin (en dehors bien sûr, espérons-le des forces françaises!) sont celles du Nigéria qui ne sont guère préparées à une telle opération et qui, d'autre part et surtout, sont assez mobilisés par la situation nationale nigérianne qui est de la plus grande gravité.
À quelques mois des élections et, dans le cas d'un échec quasi inévitable, le président Goodluck pourrait aisément devenir le président Badluck et il n’aurait plus guère qu’à manger son éternel chapeau.
Alassane Ouattara non seulement demande désormais d'enlever par la force son adversaire mais il affirme, haut et clair, qu'il sera installé à sa place avant la fin du mois de janvier 2011. Il prend donc là des risques considérables, à moins que comme on peut le craindre, il ne soit soudain frappé par le syndrome classique de la folie obsidionale.
Hier, jeudi 6 janvier 2011, j'écoutais chez Jean-Pierre Elkabbach, sur Europe 1, un entretien avec Alassane Ouattara enregistré la veille au téléphone depuis l'hôtel du golf, curieusement devenu Golf Hotel. Alassane Ouattara « homme de paix » s'y exprimait avec beaucoup de modération, n’envisageant qu'à regret l'éventualité d'une intervention des forces militaires étrangères de la CEAO. Il se déclarait prêt à faciliter le départ de Laurent Gbagbo en lui assurant en particulier une retraite honorable, la sécurité et l'absence de poursuites.
Quelques heures plus tard, coup de tonnerre ! On apprenait que le même Alassane Ouattara se prononçait soudain, de la façon la plus décidée, en faveur non seulement d'une intervention militaire, mais, plus précisément encore, de missions commandos sur Abidjan en vue de l'enlèvement par la force de son adversaire.
Le confinement à l'hôtel du golf amènerait-il Alassane Ouattara à perdre le bon sens dont il a fait preuve jusqu'alors, étant entendu que cette sage réserve était pour lui le meilleur des choix possibles, alors qu’il n’en a guère d’autre, en réalité, en dépit des soutiens extérieurs quasi unanimes (une des exceptions étant l’Angola qui soutient sans réserves Gbagbo).
S’était répandue, il y a quelques jours, la nouvelle que le cordon d’encerclement de l'hôtel du golf, assuré, sur les accès terrestres, par les troupes ivoiriennes et onusiennes allait être levé. Certains y ont vu, bien à tort, une mesure de détente alors qu’elle aurait été, au contraire, des plus dangereuses. En effet, seule cette situation de blocage des accès routiers à l'hôtel du golf a, jusqu'à présent, empêché des affrontements violents et sanglants entre les partisans des deux camps. Fort heureusement cette idée a été abandonnée dès lors qu'on a commencé à en mesurer les funestes conséquences immédiates.
À court terme du moins, la situation de Laurent Gbagbo est plus simple à gérer que celle de son adversaire. Certes, on lui refuse le visa d'accès à des pays où il n’a nulle intention d'aller et on interdit l'espace aérien à un Etat qui n'a plus guère de forces aériennes. Le nerf du conflit est l’argent, comme toujours, mais il semble que la Côte d'Ivoire ait assez récemment emprunté à Londres quelques milliards de dollars qui doivent bien s’être retrouvés quelque part. Les propositions de négociations faites par Laurent Gbagbo sont aussi commodes que fallacieuses puisque naturellement si Alassane Ouattara les acceptait, ce qu'il se garde de faire, il reconnaitrait de facto la position que l’autre président occupe dans les conditions que nous savons.
Lancer des commandos étrangers pour s'emparer par la force de Laurent Bagbo serait une pure folie. Elle est même triple.
Au plan politique d’abord, car elle conforterait Gbagbo dans sa posture de victime héroïque de sa défense de l’ivoirité face au parti de l’étranger.
Au plan militaire ensuite car il dispose, pour se défendre, de l'élite de l'armée ivoirienne avec sa garde présidentielle et même de renforts angolais.
Au plan géostratégique enfin puisque les seules troupes qu'on pourrait utiliser à une telle fin (en dehors bien sûr, espérons-le des forces françaises!) sont celles du Nigéria qui ne sont guère préparées à une telle opération et qui, d'autre part et surtout, sont assez mobilisés par la situation nationale nigérianne qui est de la plus grande gravité.
À quelques mois des élections et, dans le cas d'un échec quasi inévitable, le président Goodluck pourrait aisément devenir le président Badluck et il n’aurait plus guère qu’à manger son éternel chapeau.
Alassane Ouattara non seulement demande désormais d'enlever par la force son adversaire mais il affirme, haut et clair, qu'il sera installé à sa place avant la fin du mois de janvier 2011. Il prend donc là des risques considérables, à moins que comme on peut le craindre, il ne soit soudain frappé par le syndrome classique de la folie obsidionale.
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jeudi 6 janvier 2011
Dominique (vil)Pin et Dominique de Villepin (N° 2).
Le Moloch de l’information est insatiable ! En fait, je ne sais pas trop si notre paysage audiovisuel est un Moloch (auquel les Cananéens sacrifiaient leurs premiers nés) ou un Chronos (qui lui se bornait à dévorer ses propres enfants)
Il faut chaque jour aux medias de nouvelles idoles, aussitôt changées en victimes. Hier, mercredi 5 janvier 2011, Libération et France-Infos pensaient avoir le jack-pot du scoop (tout relatif d’ailleurs) . Pour ranimer l’affaire ivoirienne, quelque peu languissante après cinq semaines de sur-place, à peine agitée par deux ou trois missions, sans objet ni effet, de l’UA et de la CEAO, ils avaient déniché un certain Dominique Pin, ex-premier conseiller de l’ambassade de France à Abidjan de 2000 à 2002. Celui, clairement aux ordres dans l’offensive officielle française anti-Gbagbo (avec un effet de billard à trois bandes contre Dominique de Villepin, comme on va le voir), se posait en sauveur de Ouattara, en 2001-2002, ce dernier étant alors menacé de mort par les sbires de Gbagbo ! Il était, comme l’ambassadeur Renaud Vignal (arrivé à Abidjan en 2001), partisan de la fermeté envers Gbagbo. Ils voulaient, selon le joli lapsus de Dominique Pin, ramener Gbagbo « à la maison » (qu’il corrige vite en « à la raison »!) tandis que Villepin, à l’Elysée, imposait, en sa faveur, une « politique de postures ».
On comprend aisément que lorsqu’en 2002, Chirac fait de Dominique de Villepin son ministre des affaires étrangères, les jours du premier conseiller de l’ambassade en Côte d’Ivoire, en outre son quasi parfait homonyme, Dominique le « vil » Pin, sont comptés. L’équipe Renaud Vignal-Dominique (vil) Pin fait aussitôt sa valise ! Début 2003, Laurent Gbagbo tirera tous les profits de tout cela, comme on l’a vu dans un précédent post. En 2003, Gbagbo humilie alors, du même coup, un Galopin terrorisé par les manifestants qui le bloquent, ravi de lui sauver la mise tout en lui faisant perdre la face.
Notre presse nationale, toujours si merveilleusement informée, commence, à partir de là, à pédaler dans la semoule. Le (vil) Pin, mis sur la touche, occupe divers postes diplomatiques ou consulaires (Séville, Madrid), avant un retour en Afrique un peu insolite pour un « diplomate », puisqu’il entre alors dans l’industrie, comme directeur régional d’Areva-Niger ! Le noble Villepin lui n’est plus dans la course, loin de là ! En juillet 2007, Pin est viré par le gouvernement nigérien qui le soupçonner de fricoter avec la rébellion touareg, sans doute à raison, car AREVA doit payer pour tenter de protéger ses employés contre les attaques ou les enlèvements par les rebelles!
Y-a-t-il un double Pin, à moins que la DGSE n’ait, en Afrique, un agent double bien engagé dans la Françafrique?
Le (vil) Pin d’Abidjan est pour l’état-civil ( à en croire un annuaire diplomatique d’époque et de style) PIN Dominique, Louis, Joseph, né le 7 mai 1948, alors que PIN Dominique, Guy, Jean Yves est né, lui, le 16 juin 1947, selon sa propre notice du Who’s Who. Ingénieur de formation, ce Pin-là est le spécialiste français du traitement des déchets. Il a longtemps dirigé la SITA, (spécialisée dans ce domaine), avant d’être, depuis 2003, directeur général délégué de Suez-Environnement, ce qu confirme le site de cette société. Or ce dernier titre de DG de Suez-Environnement est le plus souvent attribué au premier Pin comme vous pouvez aisément le vérifier un peu partout!
Volontairement ou non, on confond donc allègrement les deux PIN, mais il faut bien dire que les choses ne sont pas claires, loin de là, et cela d’autant plus que l’un et l’autre sont ignorés de Wikipedia, quand ils ne sont pas purement et simplement confondus, ce que favorisent encore les proximités industrielles et commerciales (fortuites aussi ?) entre AREVA et SUEZ.
Elémentaire mon cher Watson !
Il faut chaque jour aux medias de nouvelles idoles, aussitôt changées en victimes. Hier, mercredi 5 janvier 2011, Libération et France-Infos pensaient avoir le jack-pot du scoop (tout relatif d’ailleurs) . Pour ranimer l’affaire ivoirienne, quelque peu languissante après cinq semaines de sur-place, à peine agitée par deux ou trois missions, sans objet ni effet, de l’UA et de la CEAO, ils avaient déniché un certain Dominique Pin, ex-premier conseiller de l’ambassade de France à Abidjan de 2000 à 2002. Celui, clairement aux ordres dans l’offensive officielle française anti-Gbagbo (avec un effet de billard à trois bandes contre Dominique de Villepin, comme on va le voir), se posait en sauveur de Ouattara, en 2001-2002, ce dernier étant alors menacé de mort par les sbires de Gbagbo ! Il était, comme l’ambassadeur Renaud Vignal (arrivé à Abidjan en 2001), partisan de la fermeté envers Gbagbo. Ils voulaient, selon le joli lapsus de Dominique Pin, ramener Gbagbo « à la maison » (qu’il corrige vite en « à la raison »!) tandis que Villepin, à l’Elysée, imposait, en sa faveur, une « politique de postures ».
On comprend aisément que lorsqu’en 2002, Chirac fait de Dominique de Villepin son ministre des affaires étrangères, les jours du premier conseiller de l’ambassade en Côte d’Ivoire, en outre son quasi parfait homonyme, Dominique le « vil » Pin, sont comptés. L’équipe Renaud Vignal-Dominique (vil) Pin fait aussitôt sa valise ! Début 2003, Laurent Gbagbo tirera tous les profits de tout cela, comme on l’a vu dans un précédent post. En 2003, Gbagbo humilie alors, du même coup, un Galopin terrorisé par les manifestants qui le bloquent, ravi de lui sauver la mise tout en lui faisant perdre la face.
Notre presse nationale, toujours si merveilleusement informée, commence, à partir de là, à pédaler dans la semoule. Le (vil) Pin, mis sur la touche, occupe divers postes diplomatiques ou consulaires (Séville, Madrid), avant un retour en Afrique un peu insolite pour un « diplomate », puisqu’il entre alors dans l’industrie, comme directeur régional d’Areva-Niger ! Le noble Villepin lui n’est plus dans la course, loin de là ! En juillet 2007, Pin est viré par le gouvernement nigérien qui le soupçonner de fricoter avec la rébellion touareg, sans doute à raison, car AREVA doit payer pour tenter de protéger ses employés contre les attaques ou les enlèvements par les rebelles!
Y-a-t-il un double Pin, à moins que la DGSE n’ait, en Afrique, un agent double bien engagé dans la Françafrique?
Le (vil) Pin d’Abidjan est pour l’état-civil ( à en croire un annuaire diplomatique d’époque et de style) PIN Dominique, Louis, Joseph, né le 7 mai 1948, alors que PIN Dominique, Guy, Jean Yves est né, lui, le 16 juin 1947, selon sa propre notice du Who’s Who. Ingénieur de formation, ce Pin-là est le spécialiste français du traitement des déchets. Il a longtemps dirigé la SITA, (spécialisée dans ce domaine), avant d’être, depuis 2003, directeur général délégué de Suez-Environnement, ce qu confirme le site de cette société. Or ce dernier titre de DG de Suez-Environnement est le plus souvent attribué au premier Pin comme vous pouvez aisément le vérifier un peu partout!
Volontairement ou non, on confond donc allègrement les deux PIN, mais il faut bien dire que les choses ne sont pas claires, loin de là, et cela d’autant plus que l’un et l’autre sont ignorés de Wikipedia, quand ils ne sont pas purement et simplement confondus, ce que favorisent encore les proximités industrielles et commerciales (fortuites aussi ?) entre AREVA et SUEZ.
Elémentaire mon cher Watson !
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mercredi 5 janvier 2011
Abidjan : Dominique (vil)Pin ou Dominique de Villepin ?
Le malin génie de mon ordinateur, dont j’évoquais hier les farces successives qui me font à chaque fois changer de propos, a encore frappé.
Pourtant Dieu sait que ce matin, mercredi 5 janvier 2011, je tenais un bon sujet. Suite au retour en France des deux ganaches du barreau parisien (« pathétiques » ou « pitoyables » selon les qualificatifs des uns ou des autres), j’avais entendu ce sinistre duo interviewé à France-Infos, en me demandant comment ils avaient pu se tirer du lit assez tôt pour intervenir à 8 heures 30 ! Rien à dire ! Les deux baveux affirmaient, de conserve et avec impudence, ne pas avoir touché un sou pour cette ridicule prestation (la question qui fâche était la flèche du Parthe d’un journaliste complaisant) après avoir fait leur numéro habituel.
Le premier, le doyen d’âge, avait causé, comme à son habitude, dans le genre noble et filandreux, s’étant paré de sa qualité d’ancien président du conseil constitutionnel français ! On se souvient de ses prestations dans cet emploi, bien conformes aux vues de Mitterrand. Tonton, qui savait bien pourquoi il l’avait installé dans une telle sinécure, avait, aimait-il à dire, deux avocats « Badinter pour le droit, Dumas pour le tordu ».
A propos de Michèle Alliot-Marie qui l’a paré de l’un de deux adjectifs que j’ai rappelés ci-dessus, Dumas a lancé, sans doute fier de sa trouvaille : « Je la laisse jaspiner ». Devant l’incompréhension du journaliste (mais que peut-on attendre d’un journaliste de France-Infos pour qui la langue française est toujours pleine de mystères), Dumas ,pour faire le savant, a invoque Lacan ! Pauvre Dumas et pauvre Lacan ! Le verbe, comme le confirme le TLF, n’est qu’argotique et non lacanien (« arg. . Jaser, bavarder. Hé! Pomme de canne! mugit une voix, tu jaspineras plus tard, sers-nous d'abord des bocks! (HUYSMANS, Marthe, 1876, p. 93). Elle n'a que ses bouts de chiffon qui la comprennent, le soir, dans les coins tranquilles, elle défait son baluchon, elle leur jaspine, pas besoin d'articuler, pour eux, c'est trop fatigant, elle parle comme les chiens (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 251) ». Dumas aurait été mieux inspiré d’invoquer Auguste Le Breton que Lacan, mais le bougre n’a jamais reculé devant une imposture !
Quant à Vergès, les journalistes qui, comme Apathie, disent qu’il aurait même défendu Hitler, devrait plutôt méditer une autre formule de Jacques Vergès Elle est rapportée par J. Givet, qui fut son ami et l’accueillit même chez lui au moment où l’avocat s’était réfugié à Genève. Je la cite d’après R. Chaudenson , Vergès Père, fils et frères. Une saga réunionnaise (Paris, l’Harmattan, 2007) :
« Un jour, [c’est J. Givet qui parle] je crois que c’était le jour même où j’ai appris qu’il allait défendre les pirates qui avaient assassiné un pilote d’El Al et je m’en était étonné devant lui, Vergès me dit : « J’aurais aussi défendu Anne Franck ». » (2007 : 243).
C’est sans doute l’un des plus ignobles propos de cet individu qui persiste à se poser en « anticolonialiste » et à être considére comme tel par quelques nigauds comme Ph.K. Felissi. Vergès ne fait pas trop état de ses relations amicales (et non professionnelles) étroites avec quelques chers disparus comme Mobutu, Eyadema ou Bongo comme avec quelques autres dictateurs africains encore bien vivants comme Idriss Deby ou Sassou Nguesso (cf. R. Chaudenson , 2007 : 229-267).
Puisque nous sommes partis de la Côte d’Ivoire, revenons y un instant car décidémment je ne pourrais aborder que demain le sujet que j’avais prévu pour aujourd’hui et dont j'ai gardé le titre.
Jacques Vergès, aujourd’hui grand défenseur de Gbagbo, depuis que , vers 2005, il en est devenu le stipendié (cf. R. Chaudenson, 2007 : 267), est passé par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel politique ivoirien. Il fut d'abord l’avocat d’Houphouët-Boigny (ennemi juré de son ami actuel Laurent G.), qui lui aurait donné certains des masques qui ornent le bureau parisien de l’avocat. Il se mit ensuite au service d’Henri Conan Bédié avant d’être un proche d’Alassane Ouattara.
Peut-on rêver meilleur « go between » pour régler la crise d’Abidjan ?
Il vous faudra toutefois attendre demain pour comprendre le titre de ce post car je suis finalement revenu à mon premier sujet et il est tard !
Pourtant Dieu sait que ce matin, mercredi 5 janvier 2011, je tenais un bon sujet. Suite au retour en France des deux ganaches du barreau parisien (« pathétiques » ou « pitoyables » selon les qualificatifs des uns ou des autres), j’avais entendu ce sinistre duo interviewé à France-Infos, en me demandant comment ils avaient pu se tirer du lit assez tôt pour intervenir à 8 heures 30 ! Rien à dire ! Les deux baveux affirmaient, de conserve et avec impudence, ne pas avoir touché un sou pour cette ridicule prestation (la question qui fâche était la flèche du Parthe d’un journaliste complaisant) après avoir fait leur numéro habituel.
Le premier, le doyen d’âge, avait causé, comme à son habitude, dans le genre noble et filandreux, s’étant paré de sa qualité d’ancien président du conseil constitutionnel français ! On se souvient de ses prestations dans cet emploi, bien conformes aux vues de Mitterrand. Tonton, qui savait bien pourquoi il l’avait installé dans une telle sinécure, avait, aimait-il à dire, deux avocats « Badinter pour le droit, Dumas pour le tordu ».
A propos de Michèle Alliot-Marie qui l’a paré de l’un de deux adjectifs que j’ai rappelés ci-dessus, Dumas a lancé, sans doute fier de sa trouvaille : « Je la laisse jaspiner ». Devant l’incompréhension du journaliste (mais que peut-on attendre d’un journaliste de France-Infos pour qui la langue française est toujours pleine de mystères), Dumas ,pour faire le savant, a invoque Lacan ! Pauvre Dumas et pauvre Lacan ! Le verbe, comme le confirme le TLF, n’est qu’argotique et non lacanien (« arg. . Jaser, bavarder. Hé! Pomme de canne! mugit une voix, tu jaspineras plus tard, sers-nous d'abord des bocks! (HUYSMANS, Marthe, 1876, p. 93). Elle n'a que ses bouts de chiffon qui la comprennent, le soir, dans les coins tranquilles, elle défait son baluchon, elle leur jaspine, pas besoin d'articuler, pour eux, c'est trop fatigant, elle parle comme les chiens (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 251) ». Dumas aurait été mieux inspiré d’invoquer Auguste Le Breton que Lacan, mais le bougre n’a jamais reculé devant une imposture !
Quant à Vergès, les journalistes qui, comme Apathie, disent qu’il aurait même défendu Hitler, devrait plutôt méditer une autre formule de Jacques Vergès Elle est rapportée par J. Givet, qui fut son ami et l’accueillit même chez lui au moment où l’avocat s’était réfugié à Genève. Je la cite d’après R. Chaudenson , Vergès Père, fils et frères. Une saga réunionnaise (Paris, l’Harmattan, 2007) :
« Un jour, [c’est J. Givet qui parle] je crois que c’était le jour même où j’ai appris qu’il allait défendre les pirates qui avaient assassiné un pilote d’El Al et je m’en était étonné devant lui, Vergès me dit : « J’aurais aussi défendu Anne Franck ». » (2007 : 243).
C’est sans doute l’un des plus ignobles propos de cet individu qui persiste à se poser en « anticolonialiste » et à être considére comme tel par quelques nigauds comme Ph.K. Felissi. Vergès ne fait pas trop état de ses relations amicales (et non professionnelles) étroites avec quelques chers disparus comme Mobutu, Eyadema ou Bongo comme avec quelques autres dictateurs africains encore bien vivants comme Idriss Deby ou Sassou Nguesso (cf. R. Chaudenson , 2007 : 229-267).
Puisque nous sommes partis de la Côte d’Ivoire, revenons y un instant car décidémment je ne pourrais aborder que demain le sujet que j’avais prévu pour aujourd’hui et dont j'ai gardé le titre.
Jacques Vergès, aujourd’hui grand défenseur de Gbagbo, depuis que , vers 2005, il en est devenu le stipendié (cf. R. Chaudenson, 2007 : 267), est passé par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel politique ivoirien. Il fut d'abord l’avocat d’Houphouët-Boigny (ennemi juré de son ami actuel Laurent G.), qui lui aurait donné certains des masques qui ornent le bureau parisien de l’avocat. Il se mit ensuite au service d’Henri Conan Bédié avant d’être un proche d’Alassane Ouattara.
Peut-on rêver meilleur « go between » pour régler la crise d’Abidjan ?
Il vous faudra toutefois attendre demain pour comprendre le titre de ce post car je suis finalement revenu à mon premier sujet et il est tard !
jeudi 30 décembre 2010
« Samedi noir à Abidjan » ou « Du sang dans la lagune »
Non ce ne sont pas là les titres, à la OSS 117, de romans noirs tropicaux, mais ce pourrait être, dans quelques jours, les unes de la presse francophone à propos de la crise ivoirienne !
La visite diplomatique des trois chefs d'État de la CEAO aux deux présidents ivoiriens a tourné à la farce, comme on pouvait le prévoir. Il s'agissait pour eux, d’abord et surtout, de ne pas perdre la face après leurs rodomontades, tout en sachant très bien que cette mission ne servirait à rien, même en promettant de la renouveler début janvier. Toutefois, d’ici là, peut-être risque-t-on d’être passé aux choses sérieuses, voire dramatiques, car Laurent Gbagbo commence à comprendre que cette situation, si favorable à ses affaires qu’elle puisse paraître, ne pourra pas se prolonger longtemps, pour des raisons financières surtout.
Cette mission afro-africaine était d'ailleurs assez instructive du seul et simple fait de la différence de comportements entre les deux protagonistes majeurs. Laurent Gbagbo, à l'africaine, était tout sourire. Retrouvailles (entre patrons !), congratulations et embrassades ; un vrai chef africain recevant des grands frères chez lui. Ouattara, au contraire, visage fermé, maigrement logé à l'hôtel du Golf, apparaissait plutôt comme l’un de ces Africains expatriés ayant déjà pris les habitudes et les comportements des gens du Nord.
Si j'avais le temps, je vous ferai ici une interprétation de ces deux scènes en termes de proxémique, cette micro-science si heureusement développée par Edward T. Hall dans son beau livre Silent Language. On y apprend que, dans chaque culture, sont déterminés, informellement mais avec précision, les rapports de comportement entre des interlocuteurs et, en particulier, la distance à laquelle il convient de se tenir par rapport à la personne à laquelle on parle. Ainsi les Arabes qui se tiennent très près de leur interlocuteur et ne manquent jamais de le tripoter au cours de l’interaction seront-ils regardés avec une certaine suspicion par des Japonais dont les codes interactionnels sont tout différents et qui, de ce fait, (j’invente) ne doivent jamais être à moins de 65 cm de leur interlocuteur et surtout s'abstenir soigneusement de le toucher (c’est vrai !).
On parle à nouveau d’une marche sur l'hôtel du Golf pour samedi prochain. Il en avait déjà été question dans le passé mais celui qui l'évoquait était Charles Blé Goubé, personnage à mon sens très dangereux dont le regard évoque pour moi celui des enfants-soldats. En la circonstance, c'est tout autre chose, car l’idée vient de Laurent Gbagbo lui-même. Certes il laissera naturellement à l'un ou l'autre de ses séides le soin de mener l'opération sur le terrain et on la présentera comme spontanée. On ne sait jamais, Ouattara pourrait se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et un accident est si vite arrivé. Cela ne mange pas de pain et dans la suite on pourra sans mal se tordre les mains sur son cercueil en déplorant le sort qui l'a frappé. Pourquoi pas même, après tout, organiser des funérailles nationales en profitant de la venue de la mission de la CEAO, puisque chez les Musulmans on enterre très vite les défunts ?
Comme même dans des circonstances aussi inquiétantes, il faut tout de même rire un peu, Laurent Bagbo reçoit aujourd'hui le renfort inattendu des pépés comiques, les deux verts octogénaires (et même plus!), Roland Dumas et Jacques Vergès qui, à l’heure où j’écris ces lignes, sont peut-être même déjà à boire le champagne dans l'avion pour Abidjan.
La chose peut paraître un peu inattendue, du moins aux yeux de la presse française, mais elle est en fait tout à fait logique même si leurs buts ne sont pas identiques, en partie du moins.
Les deux hommes, que tout semble séparer, sont unis par une passion commune de l'argent, du luxe et de la jouissance dans tous les domaines et un peu, mais si peu, par la politique.
Laurent Gbagbo, il faut le reconnaître, a été le seul homme politique ivoirien à résister à Houphouët-Boigny et à choisir l'exil plutôt que l'obéissance. Il a donc été durant son séjour en France accueilli par le parti socialiste dont il faisait même partie me semble-t-il, Simone étant, elle, une marxiste pur sucre. C'était l'époque du mitterrandisme et Roland Dumas en est aujourd'hui le dernier vestige. Rien d’étonnant donc à ce qu'il fasse une virée à Abidjan, tous frais payés naturellement (en première classe et en hôtel cinq étoiles !), avec, en prime et pour le bounga-bounga, quelques accortes négrillonnes propres à ranimer ses sens alanguis (« C'est l’amour qui passe !» comme on dit dans les grands hôtels d'Afrique).
Pour Jacques Vergès c'est un peu la même chose en ce qui concerne le paiement des frais et le programme coquin des soirées. S'y ajoute toutefois la nécessité impérieuse pour lui de relancer un peu la promotion de sa modeste personne (à 85 ans pas de retraite !) qu’on tend à oublier. Son carnet d’adresses de dictateurs africains (les meilleurs clents de cet « anticlonialiste ») s’est vidé ! On ne parle plus guère de lui depuis quelques mois en dépit de ses efforts au théâtre (à son âge ça ne paie pas !) et il faut relancer un peu la machine de la réclame. Cette affaire pourrait l'y aider, à condition pourtant qu'il rentre en France avant un éventuel « samedi noir à Abidjan » qui ferait désordre dans le tableau.
La visite diplomatique des trois chefs d'État de la CEAO aux deux présidents ivoiriens a tourné à la farce, comme on pouvait le prévoir. Il s'agissait pour eux, d’abord et surtout, de ne pas perdre la face après leurs rodomontades, tout en sachant très bien que cette mission ne servirait à rien, même en promettant de la renouveler début janvier. Toutefois, d’ici là, peut-être risque-t-on d’être passé aux choses sérieuses, voire dramatiques, car Laurent Gbagbo commence à comprendre que cette situation, si favorable à ses affaires qu’elle puisse paraître, ne pourra pas se prolonger longtemps, pour des raisons financières surtout.
Cette mission afro-africaine était d'ailleurs assez instructive du seul et simple fait de la différence de comportements entre les deux protagonistes majeurs. Laurent Gbagbo, à l'africaine, était tout sourire. Retrouvailles (entre patrons !), congratulations et embrassades ; un vrai chef africain recevant des grands frères chez lui. Ouattara, au contraire, visage fermé, maigrement logé à l'hôtel du Golf, apparaissait plutôt comme l’un de ces Africains expatriés ayant déjà pris les habitudes et les comportements des gens du Nord.
Si j'avais le temps, je vous ferai ici une interprétation de ces deux scènes en termes de proxémique, cette micro-science si heureusement développée par Edward T. Hall dans son beau livre Silent Language. On y apprend que, dans chaque culture, sont déterminés, informellement mais avec précision, les rapports de comportement entre des interlocuteurs et, en particulier, la distance à laquelle il convient de se tenir par rapport à la personne à laquelle on parle. Ainsi les Arabes qui se tiennent très près de leur interlocuteur et ne manquent jamais de le tripoter au cours de l’interaction seront-ils regardés avec une certaine suspicion par des Japonais dont les codes interactionnels sont tout différents et qui, de ce fait, (j’invente) ne doivent jamais être à moins de 65 cm de leur interlocuteur et surtout s'abstenir soigneusement de le toucher (c’est vrai !).
On parle à nouveau d’une marche sur l'hôtel du Golf pour samedi prochain. Il en avait déjà été question dans le passé mais celui qui l'évoquait était Charles Blé Goubé, personnage à mon sens très dangereux dont le regard évoque pour moi celui des enfants-soldats. En la circonstance, c'est tout autre chose, car l’idée vient de Laurent Gbagbo lui-même. Certes il laissera naturellement à l'un ou l'autre de ses séides le soin de mener l'opération sur le terrain et on la présentera comme spontanée. On ne sait jamais, Ouattara pourrait se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et un accident est si vite arrivé. Cela ne mange pas de pain et dans la suite on pourra sans mal se tordre les mains sur son cercueil en déplorant le sort qui l'a frappé. Pourquoi pas même, après tout, organiser des funérailles nationales en profitant de la venue de la mission de la CEAO, puisque chez les Musulmans on enterre très vite les défunts ?
Comme même dans des circonstances aussi inquiétantes, il faut tout de même rire un peu, Laurent Bagbo reçoit aujourd'hui le renfort inattendu des pépés comiques, les deux verts octogénaires (et même plus!), Roland Dumas et Jacques Vergès qui, à l’heure où j’écris ces lignes, sont peut-être même déjà à boire le champagne dans l'avion pour Abidjan.
La chose peut paraître un peu inattendue, du moins aux yeux de la presse française, mais elle est en fait tout à fait logique même si leurs buts ne sont pas identiques, en partie du moins.
Les deux hommes, que tout semble séparer, sont unis par une passion commune de l'argent, du luxe et de la jouissance dans tous les domaines et un peu, mais si peu, par la politique.
Laurent Gbagbo, il faut le reconnaître, a été le seul homme politique ivoirien à résister à Houphouët-Boigny et à choisir l'exil plutôt que l'obéissance. Il a donc été durant son séjour en France accueilli par le parti socialiste dont il faisait même partie me semble-t-il, Simone étant, elle, une marxiste pur sucre. C'était l'époque du mitterrandisme et Roland Dumas en est aujourd'hui le dernier vestige. Rien d’étonnant donc à ce qu'il fasse une virée à Abidjan, tous frais payés naturellement (en première classe et en hôtel cinq étoiles !), avec, en prime et pour le bounga-bounga, quelques accortes négrillonnes propres à ranimer ses sens alanguis (« C'est l’amour qui passe !» comme on dit dans les grands hôtels d'Afrique).
Pour Jacques Vergès c'est un peu la même chose en ce qui concerne le paiement des frais et le programme coquin des soirées. S'y ajoute toutefois la nécessité impérieuse pour lui de relancer un peu la promotion de sa modeste personne (à 85 ans pas de retraite !) qu’on tend à oublier. Son carnet d’adresses de dictateurs africains (les meilleurs clents de cet « anticlonialiste ») s’est vidé ! On ne parle plus guère de lui depuis quelques mois en dépit de ses efforts au théâtre (à son âge ça ne paie pas !) et il faut relancer un peu la machine de la réclame. Cette affaire pourrait l'y aider, à condition pourtant qu'il rentre en France avant un éventuel « samedi noir à Abidjan » qui ferait désordre dans le tableau.
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mardi 28 décembre 2010
Abidjan : Drogba for President !
Comme toujours les conseils d’Usbek (Usbek Consulting Corp.), si pertinents qu’ils soient (et en outre gratuits, ce qui est plus rare et ne gâte rien) n’ont pas été suivis.
Du fond des vallées autrichiennes, j’avais pourtant fait une suggestion, au mépris de ma santé mentale, que menaçait gravement le recours obligé au clavier teuton. Je rappelle les termes de ma proposition de solution au problème ivoirien.
« Bref je vais faire court. Après des élections qui ont eu lieu dimanche dernier en Côte d’Ivoire et en Haïti, les Haitiens n’ont toujours pas de président de la republique, tandis que les Ivoiriens en ont deux ! Nous sommes tous des francophonoes que diable et nous devons donc nous entraider. Que Thabo Mbeki reste donc chez lui puisque j ai une solution simple et radicale.
On organise à Abidjan une épreuve qualificative (bras de fer, lutte sénégalaise, 421, morpion, etc..., au choix...) entre Gbagbo et Ouattara ; le vaincu sera expédié aussitôt en Haïti pour y faire president. Apres tout, ce ne sera qu un juste retour de choses , restent à déterminer les modalités concrètes du voyage : En premièe classe aérienne ou à fond de cale ? ». Je penche, à titre personnel, en faveur de la seconde solution, pour des raisons diverses !
Si j’avais voulu plaisanter, étant à l’époque en Autriche, j’aurais pu invoquer, en la circonstance, la devise des Habsbourg. Elle souligne en effet leur stratégie d’accroissement de leur puissance politique par les mariages : "Bella gerant alii, tu felix Austria nube" . Benoît ne me commentant plus , je vais donc devoir traduire « Les autres ont recours à la guerre, toi, heureuse Autriche, au mariage ! »). « Maman Simone » n’étant, dit-on, plus seule en piste, pourquoi ne pas faire de Ouattara la troisième épouse de Laurent. Vous allez me dire que, dans cette affaire, le musulman c’est Ouattara, mais ce pourrait être là justement une raison de plus en faveur de ma suggestion ! Gai ! Gai ! Marions-les !
Une contribution, nouvelle mais majeure, à ce concours d’inventions de solutions au conflit ivoirien a été apportée hier, contre toute attente, par Pascal Boniface, l’un des piliers de « C dans l'air », l’émission de Calvi. Ce dernier qui était naturellement en vacances, comme tout l’audiovisuel français, se serait sans doute esclaffé devant une telle proposition qui a laissé de marbre son remplaçant.
Boniface, expert en géopolitique et en football (il se partage équitablement entre ces deux passions), les a enfin réunies hier.
N’avait-il pas éliminé d’excessives libations festives ou bu un coup de trop pour lutter contre le froid polaire? Je ne sais. Toujours est-il qu’après avoir longuement souligné l’impossibilité de régler ce conflit vu l’inflexibilité de Gbagbo (tous ses propos étant un tissu d’évidences et de banalités, sous le regard doucement ironique d’un Glaser peu loquace), Boniface a sorti, pour finir, son arme secrète propre à résoudre miraculeusement le conflit : le footballeur ivoirien de Chelsea Didier Drogba. L’idée lumineuse de Boniface est que si Drogba demande gentiment à Gbagbo de retirer, ce dernier ne pourra le refuser à l’idole des tiffosi ivoiriens !
Infirmiers emmenez-le !
On ne sait pas si, comme Jules César selon Suétone, Boniface (n’oubliez pas que c’est là un nom de pape !) est « trop audacieux ou trop prudent ». Sa proposition, pour inattendue qu’elle soit, est, en effet, trop timorée. Allons plus loin que le trop prudent Boniface!
Drogba for President !
Du fond des vallées autrichiennes, j’avais pourtant fait une suggestion, au mépris de ma santé mentale, que menaçait gravement le recours obligé au clavier teuton. Je rappelle les termes de ma proposition de solution au problème ivoirien.
« Bref je vais faire court. Après des élections qui ont eu lieu dimanche dernier en Côte d’Ivoire et en Haïti, les Haitiens n’ont toujours pas de président de la republique, tandis que les Ivoiriens en ont deux ! Nous sommes tous des francophonoes que diable et nous devons donc nous entraider. Que Thabo Mbeki reste donc chez lui puisque j ai une solution simple et radicale.
On organise à Abidjan une épreuve qualificative (bras de fer, lutte sénégalaise, 421, morpion, etc..., au choix...) entre Gbagbo et Ouattara ; le vaincu sera expédié aussitôt en Haïti pour y faire president. Apres tout, ce ne sera qu un juste retour de choses , restent à déterminer les modalités concrètes du voyage : En premièe classe aérienne ou à fond de cale ? ». Je penche, à titre personnel, en faveur de la seconde solution, pour des raisons diverses !
Si j’avais voulu plaisanter, étant à l’époque en Autriche, j’aurais pu invoquer, en la circonstance, la devise des Habsbourg. Elle souligne en effet leur stratégie d’accroissement de leur puissance politique par les mariages : "Bella gerant alii, tu felix Austria nube" . Benoît ne me commentant plus , je vais donc devoir traduire « Les autres ont recours à la guerre, toi, heureuse Autriche, au mariage ! »). « Maman Simone » n’étant, dit-on, plus seule en piste, pourquoi ne pas faire de Ouattara la troisième épouse de Laurent. Vous allez me dire que, dans cette affaire, le musulman c’est Ouattara, mais ce pourrait être là justement une raison de plus en faveur de ma suggestion ! Gai ! Gai ! Marions-les !
Une contribution, nouvelle mais majeure, à ce concours d’inventions de solutions au conflit ivoirien a été apportée hier, contre toute attente, par Pascal Boniface, l’un des piliers de « C dans l'air », l’émission de Calvi. Ce dernier qui était naturellement en vacances, comme tout l’audiovisuel français, se serait sans doute esclaffé devant une telle proposition qui a laissé de marbre son remplaçant.
Boniface, expert en géopolitique et en football (il se partage équitablement entre ces deux passions), les a enfin réunies hier.
N’avait-il pas éliminé d’excessives libations festives ou bu un coup de trop pour lutter contre le froid polaire? Je ne sais. Toujours est-il qu’après avoir longuement souligné l’impossibilité de régler ce conflit vu l’inflexibilité de Gbagbo (tous ses propos étant un tissu d’évidences et de banalités, sous le regard doucement ironique d’un Glaser peu loquace), Boniface a sorti, pour finir, son arme secrète propre à résoudre miraculeusement le conflit : le footballeur ivoirien de Chelsea Didier Drogba. L’idée lumineuse de Boniface est que si Drogba demande gentiment à Gbagbo de retirer, ce dernier ne pourra le refuser à l’idole des tiffosi ivoiriens !
Infirmiers emmenez-le !
On ne sait pas si, comme Jules César selon Suétone, Boniface (n’oubliez pas que c’est là un nom de pape !) est « trop audacieux ou trop prudent ». Sa proposition, pour inattendue qu’elle soit, est, en effet, trop timorée. Allons plus loin que le trop prudent Boniface!
Drogba for President !
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lundi 6 décembre 2010
D Abidjan a Port au Prince
Autant Abidjan occupe tous les medias et non sans raisons...autant le black out est a peu pres complet sur Port au Prince ou pourtant, en termes puremement, betememt et simplement comptables, il y a eu, suite a l election presidentielle, plus de morts, a ce jour, qu en Cote d Ivoire. Puisse cesser et surtout ne pas s installer ce sinistre concours entre les deux Etats.
La situation ivoirienne a le triste merite d une forme de clarte , chaque president de la republique s est empresse de se donner un premier mimistre lequel s empresse a son tour aussitot de proceder a la distribution des portefeuilles histoire de s assurer le plus de soutiens possibles dana les jours qui viennent et qui seront tres difficiles.
Les conseillers du president ivoirien n ont pas ete meilleurs que ceux du president francais en 1997 . On murmurait qu un accord secret avait ete passe entre Gbagbo et Soro [le premier se faisant elire en 2010 pour laisser la place au second en 2015] et voila que Soro devient premier ministre de Ouatarra [A qui se fier et qui a trahi qui?]. Les Baoule qui ne devaient, en aucun cas, voter pour Ouatarra lui ont apporte massivement leurs voix...
Du cote de Port au Prince silence total et on remanifeste a nouveau dans les rues contre des elections dont les resultats demeurent inconnus apres une semaine, On ne parle plus guere que des chanteurs...
La situation ivoirienne a le triste merite d une forme de clarte , chaque president de la republique s est empresse de se donner un premier mimistre lequel s empresse a son tour aussitot de proceder a la distribution des portefeuilles histoire de s assurer le plus de soutiens possibles dana les jours qui viennent et qui seront tres difficiles.
Les conseillers du president ivoirien n ont pas ete meilleurs que ceux du president francais en 1997 . On murmurait qu un accord secret avait ete passe entre Gbagbo et Soro [le premier se faisant elire en 2010 pour laisser la place au second en 2015] et voila que Soro devient premier ministre de Ouatarra [A qui se fier et qui a trahi qui?]. Les Baoule qui ne devaient, en aucun cas, voter pour Ouatarra lui ont apporte massivement leurs voix...
Du cote de Port au Prince silence total et on remanifeste a nouveau dans les rues contre des elections dont les resultats demeurent inconnus apres une semaine, On ne parle plus guere que des chanteurs...
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