DZIEN DOBZY
DZIEKI ZNAJOMEJ POLCE MOGE PODZIEKOWAC LEKTOROM
POLSKIM ZA ZWIEDZANIE MOJEGO BLOGU
POZDROWIENIA !!!
Comment le fait, tout soudain et inexpliqué, d'avoir eu, dans la semaine qui vient de s'écouler et, en quelques jours, plus de 100 visites de lecteurs de Pologne, peut-il ne pas tourner la tête d'un pauvre blogueur persan comme moi. J'ai donc sollicité une de mes amies polonaises pour m'écrire, dans cette langue polonaise dont j'ignore tout, quelques mots de remerciement à mes honorables lecteurs et mes distinguées lectrices. J'espère qu'elle ne m'a pas fait une blague en y mettant, en guise de remerciements quelques propos peu amènes pour les premiers ou salaces pour les secondes !
Les statistiques permanentes de Google, fort bien tenues et des plus vigilantes, nous réservent des surprises et j'en ai eu une hier puisqu'en milieu de journée, j'avais eu 37 visites de Pologne contre 30 de France!
Le lectorat français voire francophone est sans problème bien entendu, mais on a affaire à trois phénomènes des plus étranges.
D'une part un lectorat aux États-Unis qui est constitué essentiellement de gens qui ne lisent sans doute pas les textes mais sont en quêye d'adresses de blogs et en profitent pour vous inonder de messages sous forme de commentaires, généralement commerciaux et mercantiles ou destinés à les attirer dans les blogs des auteurs de ces messages.
Un deuxième lectorat, plus étrange que le premier dont les mobiles sont parfaitement évidents quoi que ce bombardement soit insupportable, est constitué par des lecteurs souvent isolés mais qui sont situés dans d'étranges contrées, qui vont de la Namibie aux Iles Cook et qui, dans la plupart des cas, sont des visites qui ne se reproduise plus dans la suite.
Un troisième lectorat est constitué par des arrivées massives et inattendues, sans rapport avec le sujet du texte. Ainsi, parfois plusieurs dizaines de lecteurs surgissent de pays lointains, l'Australie par exemple, ou proches, comme l'Allemagne, où j'ai habituellement quelques lecteurs qui sont, pour la plupart sans doute,des gens que je connais. Il peut soudain s'y trouver, sans qu'on distingue la moindre cause à ce mouvement, plusieurs dizaines de lecteurs qui disparaitront tout aussi vite.
En dehors de ces phénomènes qui sont à la fois sporadiques et relativement peu nombreux, le lectorat de ce blog est constitué, pour l'essentiel je pense, par des amis que j'ai dans différents pays exotiques comme le Canada, la Belgique, les aires créolophones et l'Afrique, La Russie est un cas à part car je pense que les lecteurs de mon blog qui y apparaissent sont en réalité des lecteurs d'Expat qui est assez aimable pour signaler mes articles, même si nous ne sommes sans doute pas toujours d'accord sur leur contenu.
À demain donc pour un blog plus conforme à mes habitudes. Et encore merci à toute la Pologne ... en français cette fois !
COMMENTAIRE
Anonyme a ajouté un nouveau commentaire sur votre message "Usbek
en Pologne" :
Évidemment j'ai immédiatement confié le texte en
polonais au traducteur de Google qui :
1/ propose quelques ajustements
orthograqphiques :
"Essayez avec cette orthographe : DZIEN DOBRY DZIEKI
ZNAJOMEJ POLCE MOGE PODZIEKOWAC LEKTOREM POLSKIM ZA ZWIEDZANIE MOJEGO BLOGU
POZDROWIENIA !!!"
2/ traduit :
"DOBZY JOUR
MERCI étagères, je peux
remercier un ami d'annonceurs
POLONAIS POUR VISITER MON BLOG
MEILLEURS
VOEUX!"
Pour reprendre un calembour passé de mode les Polonais sont donc
logés à la même enseigne que nous, chacun se demandant : Mon Dieu, dans quel
état j'erre ?
COMMENTAIRE DU COMMENTAIRE
Je suis pleinement responsable des fautes de lecture ou plutôt de reccopiage !
DERNIERE MINUTE ; CE MATIN LA POLOGNE MENE DEVANT LA FRQNCE DE ONZE VISITES /
lundi 21 janvier 2013
dimanche 20 janvier 2013
Université et recherche : Rapport Le Déaut (2013)
Monsieur Le Déaut n'étant pas forcément connu de
tous les lecteurs, je vous livre donc un extrait de sa biogra
phie qui figure en fin
de ce rapport : "Député depuis 25 ans d’une
circonscription de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves Le Déaut est actuellement
Premier vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix
scientifiques et technologiques (OPECST), dont il a assuré trois fois la
présidence depuis 1989. Depuis 2004, il est aussi Premier vice-président du
Conseil régional de Lorraine, délégué au Développement et à la Mobilisation
économique (Innovation, Recherche, Enseignement supérieur). Il appartient par
sa formation initiale à la communauté de l’enseignement supérieur et de la
recherche, puisqu’il est docteur es sciences en biochimie, et professeur des
universités. Il a dirigé le laboratoire de biosciences de l’aliment, et l’unité
de sciences biologiques de l'université de Nancy.
Dans le cadre de l’OPECST, il a réalisé quelque 11
études, concernant lesbiotechnologies, mais aussi les énergies renouvelables,
la société de l’information et la gouvernance de l’Internet, ou encore des
questions au cœur des controverses entre la science et la société comme les
déchets nucléaires, l’amiante, les OGM, le chlordécone. Son dernier rapport,
publié en janvier 2012, a concerné l’innovation face aux peurs et aux risques,
thème sur lequel il assure depuis plusieurs années un enseignement à Sciences
Po Paris."
Parmi les multiples
activités de J.Y. Le Déaut, cette dernière référence n'est sans doute pas la
meilleure dans le climat que connaît l'institution citée! Toutefois, on doit
aussi admettre que toutes ces tâches, aussi diverses que multiples, ont dû
quelque peu éloigner le rapporteur des réalités de l'université française, même
s'il est clair qu'il n'oublie jamais ni la Lorraine ni les biotechnologies. On
le sait dès l'épigraphe un peu insolite de son texte « Des mines de fer ... aux
mines de matière grise »... en passant, mine de rien, par les mines de sel ?
Je ne signalerai toutefois ici
que quelques points de ce long rapport qui ont attiré mon attention au cours de
la lecture cursive que j'en ai faite dans un premier temps. Je ne les classe
nullement ici par ordre d'importance mais en fonction de la place que les
points évoqués occupent dans ce texte de près de 170 pages.
La question des étudiants
étrangers.
L'auteur du rapport remarque avec
fierté que "notre pays demeure bien placé en termes d'attractivité : nous
accueillons aujourd'hui 284 000 étudiants étrangers. Ces derniers représentent
12 % de nos effectifs et ce pourcentage s'élève à plus de 40 % au niveau du
doctorat. Cette performance nous place au troisième ou quatrième rang mondial
selon les années. Nous devons veiller à conserver cet atout".
Je serais moins enthousiaste et j'ajouterais
une ou deux remarques à ce constat qui marque une si vive satisfaction sur ce
point. Par expérience, j'ai observé que bon nombre d'étudiants étrangers, en
particulier originaires du Sud, de l'Est ou du Moyen-Orient, sont en fait de
faux étudiants ; ils trouvent, dans l'inscription dans nos universités, un
moyen commode et peu coûteux à la fois de bénéficier de la sécurité sociale et surtout
d'obtenir une carte de séjour.
C'est tout particulièrement vrai
au niveau du doctorat, ce qui explique d'ailleurs aisément que le pourcentage
d'étrangers s'élève alors à 40 %. Bien entendu, bon nombre de ses étudiants
étrangers ont, par ailleurs, un travail illicite qui leur permet de subsister,
car leurs pays d'origine n'entretiennent guère les boursiers sur un grand pied ...quand
ils ont des bourses. Bien entendu aussi, beaucoup d'entre eux ne parviennent
pas jusqu'au terme de leurs études et ils ne s'en soucient guère. Les récentes
dispositions pour contrôler et limiter le nombre des inscriptions auront sans
doute des effets heureux en la matière.
Il y aurait beaucoup à dire sur
le passage du rapport qui concerne les doctorats et plus globalement
l'enseignement des sciences "dures" (SSM). Ce point mériterait à lui
seul un long développement particulier, car on se trouve en présence de
conséquences; parfois fâcheuses, de la prétendue recherche de l'harmonisation
enropéenne et, au delà, du fameux processus de Bologne qui visait, en
particulier, à harmoniser par le haut les études doctorales en Europe, alors
que, dans les faits, rien n'a changé, comme j'ai eu l'occasion de l'évoquer
précédemment, avec, par exemple, particulier le cas des co-tutelles franco-allemandes
; se posent, vu les différences de procédures, des problèmes complexes qui vont
bien au-delà du port de la toge ou des formules latines des thèses
hollandaises!
Le problème a commencé dès 1984 ; auparavant, l'accès aux fonctions de professeur des universités était, en France, strictement conditionné par la thèse de doctorat d'État que de nombreux pays d'Europe nous enviaient. La loi Savary a remplacé le doctorat d'État, dans les faits, par l'imposture du "diplôme d'habilitation à diriger des recherches", l'HDR. Le mot "habilitation" lui-même n'était qu'un calque abusif de ce que les Allemands appellent ainsi mais qui fait suite au doctorat et surtout exige du candidat la rédaction d'une seconde étude, plus importante que la thèse et sur un sujet tout différent, qui doit être soutenue devant un jury similaire à celui du doctorat. Seul ce très gros travail supplémentaire (Privatdozent en Allemagne) ouvre au professorat d'université. Rien de tel avec notre HDR ! L'accès au professorat d'université est bien plus difficile en Allemagne qu'en France, ce qui explique d'ailleurs le nombre des candidatures d'Outre-Rhin à des postes français vacants! Sur ces questions, le rapport contient diverses erreurs sur lesquels je ne reviens pas car j'ai eu l'occasion de les signaler.
En fait, le rapport traite à mon avis fort mal par manque de hauteur de vue ce que souligne le nombre extravagant au "code de l'éducation" dans un texte qui se veut de réflexion et de prospective.
La question des sciences dures à l'université illustre cet aspect. Pour les sciences de la structure et de la matière qui en sont le coeur, la concurrence initiale entre les classes préparatoires (les "prépas") qui, d'emblée, attirent désormais TOUS les très bons et bons étudiants, fait que les filières universitaires ne recueillent que les celles et ceux qui n'ont pas réussi à se faire admettre dans l'une des multiples classes préparatoires qui existent maintenant avec la prolifération des écoles d'ingénieurs. Comment s'étonner de la médiocrité des docteurs issus directement d'un tel système universitaire où les meilleurs éléments, qui sont tous issus des grandes écoles comme tous nos Prix Nobel et Médailles Fields, ne viennent à l'université que pour y inscrire leurs thèses ?
La solution proposée par J-Y Le Déaut me paraît très insatisfaisante, car, en fait, rien n'empêche actuellement les élèves des classes préparatoires de s'inscrire à l'université, ce que faisaient autrefois tous les élèves qui, dans les classes préparatoires littéraires à la rue d'Ulm (hypokhâgnes et khâgnes), s'inscrivaient systématiquement à l'université sans jamais y mettre les pieds et y passaient la propédeutique (ou, dans la suite, le DUEL ou le DEUG selon les époques), puis des certificats de licence, car chacun savait qu'ils n'intégreraient pas tous "l'école" ! Certains "khâgneux" qui faisaient trois années de khâgne (« les cubes ») et étaient parfois, de ce fait, titulaires d'une bonne demi-douzaine de certificat de diverses licences (car on ne pouvait entrer à "l'école" avec une licence complète!), pour lesquels il n'avait jamais suivi le moindre cours à l'université, se contentant des enseignements qu'ils recevaient dans les classes préparatoires. De ce fait, ils n'avaient ensuite aucune difficulté à regagner le système universitaire lui-même, où ils étaient même souvent, vu l'excellence de leur préparation, quatre années durant, les meilleurs éléments.
On espère que la solution proposée par Monsieur Le Déaut n'est pas simplement inspirée, comme on peut le croire à certains propos, par l'idée de tirer 180 € par an aux élèves des classes préparatoires pour alimenter les budgets d'universités où ils ne se rendent jamais !
Je reviendrai sur ce texte mais
je vous allèche dès maintenant par quelques perles ou curiosités de ce texte.
Le rapporteur croit aux vertus du
verbe comme le montre son goût pour les changements de noms dont on pense
qu'ils changeront aussi les choses. Un exemple : "Je propose de donner à la
structure de coopération l'appellation de "communauté d'universités"
et non celle de "grande université".". Le gras est d'origine et marque l'importance attachée à la formule !
Pour conclure ce blog une
dernière formule du rapport, parmi les meilleures :
« Quand on a un socle qui est
gravé dans le marbre [sic], il faut
donner de la souplesse et le droit d'expérimenter ».
On regrette le
nombre excessif de fautes dans ce texte, à commencer par la première ligne de
la première page du rapport où, dans les remerciements (page VII), la ministre
compétente, Madame Fioraso, est prénommée "Geneviive"!
Libellés :
classes préparatoires,
doctorat,
grandes écoles,
recherche,
université
vendredi 18 janvier 2013
FMI et crise : Au fou!
Connaissez-vous Olivier Jean Blanchard ?
Pas grave. J'ai consulté pour vous Wikipedia et vous
en livre l'essentiel.
"Olivier Jean Blanchard est né le 27
décembre 1948 à Amiens.
Ancien
étudiant en économie et en mathématiques à Dauphine et Nanterre, il décide de partir faire un doctorat au MIT quand il se rend compte, bien qu'il ait été en DES, qu’il y avait beaucoup de « trous » dans ses
connaissances. Il obtient son doctorat (PhD) en sciences économiques au MIT en 1977 sous la direction de Stanley Fischer.
Après sa
thèse, il enseigne à Harvard, comme "Assistant
professor" de 1977 à 1981, comme "Associate professor" de 1981 à
1983. En 1983, il part enseigner au MIT, comme "Assistant professor" jusqu'en 1985,
comme "Professeur" par la suite. Il y a été directeur du département
d'économie de 1998 à 2003.
Classé parmi
les néo-keynesiens, il est un spécialiste de l’économie du travail (nature du marché du travail, rôle des institutions, origine du chômage) ; il a beaucoup travaillé sur la
situation du chômage en Europe. En 1986, il a proposé un mécanisme d'hystérèse. Il a étudié également le rôle de la politique monétaire et la transition des anciens pays socialistes vers l’économie de marché. Il s'est enfin illustré dans la politique budgétaire
en approfondissant la question des déficits et des dettes publics.
Il a été membre du Conseil d'analyse économique, de 1997 à
2008, auprès de l'ancien premier ministre français, Lionel Jospin.
Olivier Blanchard est membre du conseil de l'Econometric Society et de
l'American Academy of Arts and Sciences.
Il a aussi été vice-président de la plus importante association d'économistes
en Amérique du Nord, l'American Economic Association. Il a agi à
titre de conseiller économique pour plusieurs pays et organismes nationaux et
internationaux tels que l'European Economic Policy Forum Panel.
Il
est conseiller auprès de la FED de Boston et de la FED
de New York.
Il est depuis 2006
membre du conseil scientifique de l'école d'économie de Paris. Depuis le 1er
septembre 2008, il est chef économiste
au Fonds monétaire international (FMI).
Proche du Parti socialiste français, il se définissait en 2008 « très à gauche en 1968 avant de devenir social démocrate en apprenant l'économie et attendu 20 ans que le Parti socialiste ne le devienne[1] ».
Il a néanmoins apporté son soutien à Nicolas Sarkozy (UMP) dans la campagne présidentielle de 2007 en France[7], mais a critiqué par la suite certaines mesures du « paquet fiscal. » Il continue, avec quelques autres économistes, à conseiller le président Nicolas Sarkozy."
Le Pourquoi du Comment ?
Je vous renvoie pour ça à "Marianne.net" du jour dont
je ne vous donne que le début, essentiel en la circonstance.
"L'aveu est incroyable, presque inimaginable.
Quatre ans après le déclenchement de la Grande Crise qui secoue les économies
occidentales avec une violence sans égale depuis 1929, l’un des plus grands
économistes de la planète, en l’occurrence le directeur du département
Recherche du Fonds Monétaire International, vient de publier un rapport dans
lequel il avoue que le FMI - et avec lui, l’ensemble des dirigeants européens,
ministres des finances, Banque centrale, Commission européenne… – ont gravement
sous-estimé les effets néfastes des politiques d’austérité infligées aux Etats
les plus endettés.
Oui, vous avez bien lu : Olivier Blanchard, l’une des sommités économiques les plus renommées au monde, admet noir sur blanc, dans un rapport de 43 pages rendu public le 3 janvier dernier, que le FMI s’est trompé sur toute la ligne. Et la faute provient d’une simple erreur de calcul, sur un coefficient bien connu dans la discipline : le multiplicateur".
Oui, vous avez bien lu : Olivier Blanchard, l’une des sommités économiques les plus renommées au monde, admet noir sur blanc, dans un rapport de 43 pages rendu public le 3 janvier dernier, que le FMI s’est trompé sur toute la ligne. Et la faute provient d’une simple erreur de calcul, sur un coefficient bien connu dans la discipline : le multiplicateur".
Pincez-moi que je me réveille !
jeudi 17 janvier 2013
Pilules et boulettes
Du Mali à la pilule
en passant par le mariage gay, les sujets se multiplient dans nos médias, mais
la qualité de l'information ne s'en améliore pas pour autant.
Je relevais hier la
boulette géographico-journalistique de J.J. Bourdin, un des ténors de notre PAF
(que Ruquier avait renoncé à employer car il demandait, a-t-on dit, 5000 euros
par prestation!) et qui confond le Niger et la Somalie ; je ne suis pas sorti
plus édifié du spectacle d'une partie de l'émission de Calvi, hier 16 janvier 2013
à 17h45, où le sujet était les fameuses pilules contraceptives de troisième et
quatrième générations. Elles semblent, en effet, en mesure de susciter de graves
problèmes cardio-vasculaires chez certaines des femmes qui les prennent.
Les intervenants
étaient comme toujours assez prudents voire lénifiants : un gynécologue qui
était comme on dit à la Réunion « comme un chat dans un arrosoir » c'est-à-dire
très mal à l'aise ce qui se comprend, une pharmacienne qui ne pouvait pas dire
grand-chose, un journaliste spécialisé qui marchait un peu sur la pointe des
pieds même s'il avançait, de temps en temps, quelques points de divergence et
une sociologue de l'INSERM qui était la seule un peu courageuse, sans toutefois
aller jusqu'à faire trembler les vitres des labos pharmaceutiques.
Je vous passe les détails
du risque qui a été désormais répété partout ; la pilule de deuxième génération
posait des problèmes de ce genre à deux femmes sur 10 000 (ce qui est
assez peu je vous l'accorde ... sauf pour celles à qui ça arrive!) tandis que
celles de troisième et de quatrième générations ont fait passer ce type de
risque à 4 sur 10 000 ce qui reste toujours très peu, mais double quand
même le risque.
On nous a noyé sous
les considérations scientifiques vaseuses, d'où il ressortait qu'en gros, il n'
y avait à peu près aucune différence entre les pilules contraceptives de
deuxième génération qui donnaient assez satisfaction pour continuer à être très
utilisées et celles de troisième et quatrième générations. Comme le genre du
blog est, par définition, court, je vous la fais courte comme toujours.
Je savais la vérité
sur tout cela pour l'avoir entendue de la bouche même d'une autorité
incontestable qui est celle du professeur Robert Debré que j'avais entendu par
hasard sur RMC, dans "les grandes gueules", quelques jours
auparavant. Il y expliquait, de façon lumineuse, l'existence de ces quatre générations de pilules
contraceptives, de toute évidence très voisines. Elle tient essentiellement,
selon lui, à ce que, lorsque les pilules de deuxième génération n'ont plus été
protégée par leurs brevets et ont donc autorisé la production de ce qu'on
appelle aujourd'hui des "génériques", de coûts moindres, les
laboratoires, pour maintenir voire accroître leurs bénéfices, ont inventé des
pilules de troisième génération et, lorsque ces pilules de troisième génération
ont elles-mêmes atteint le seuil fatidique de réduction de leur profitabilité,
on a créé des pilules de quatrième génération selon le même principe,... en
attendant la cinquième !
Cette argumentation
me paraît à la fois logique, fondée et convaincante. On a évoqué également dans
cette même émission le rôle des visiteurs médicaux qui, évidemment font la "formation"
des gynécologues et surtout la publicité des laboratoires qui les emploient. C'est
à la fois efficace, logique et commode pour des médecins qui apparemment, comme
le disait le gynécologue de service, « travaillent 12 heures par jour » (les
pauvres !) et n'ont donc pas, de ce fait, le temps de s'informer. Si l'on ajoute
à cela quelques croisières touristiques (déguisées en colloques) offertes par
les labos pour les prescripteurs les plus efficaces, on comprend facilement le
succès d'un médicament nouveau.
Un autre point évoqué
(la France est la championne du monde de l'utilisation des pilules
contraceptives avec 70 % des femmes qui les emploient contre 30 % aux États-Unis)
a été l'évocation des plus discrètes (le gynécologue n'en a rien dit !) d'autres
modes de contraception, qu'on évoque toujours et partout de façon vague ...sans
jamais les préciser.
L'un d'entre eux est
le stérilet qui a l'avantage d'être un simple tortillon de plastique qui ne
risque donc pas d'avoir les graves effets secondaires cardio-vasculaires
qu'entraînent les pilules mais qui a, pour les labos, l'immense inconvénient de ne
coûter pratiquement rien et d'avoir une durée de vie qui est celle de la
matière plastique donc, hélas, éternelle.
La sociologue de
l'INSERM, la seule à en parler, ajoutait d'ailleurs que la légende très
répandue (et que les médecins gynécologues se gardent de combattre) est qu'on
ne peut mettre ces stérilets qu'aux femmes qui ont déjà eu un enfant. C'est totalement faux. Il y a là, en réalité,
une méthode de contraception très efficace et très simple mais qui présente l'immense
inconvénient d'être très peu coûteuse et de ne rien rapporter aux labos, à la
différence des pilules dont se vendent chaque année des centaines de millions!
Libellés :
AVC,
information,
labos,
pilule contraceptive
mercredi 16 janvier 2013
Otages : la meilleure du jour. Honni soit qui Mali pense (suite)
9h08 sur radio "bignoles" RMC, Jean-Jacques Bourdin exprime son indignation devant la manœuvre des shebabs qui veulent organiser la mise en scène de l'exécution de l'otage français qui est sans doute déjà mort. Bourdin, avec ces accents d'indignation dans lesquels il excelle et dont il use de plus en plus à tout propos, annonce solennellement que, pour lutter contre cette ignoble propagande, il ne dira plus un mot à propos de l'otage de… Niamey.
Notre spécialiste, après tout, ne confond guère que le Niger avec la Somalie et il y a que quelques milliers de kilomètres entre Niamey et Mogadiscio. J'admets que tout le monde peut se tromper, mais non seulement il ne s'en rend pas compte mais nul ne s'aperçoit de cette bourde (c'est, de sa part, le cas de le dire !) dans son entourage de jouvenceaux hilares et débridés le matin, sans doute faute même, par ignorance de la géographie, de la percevoir.
Cette information étant sinon la plus importante du moment du moins la plus scandaleusement comique, je vous la livre immédiatement et je reviendrai un peu plus tard sur les affaires maliennes pour lesquelles il y a pas mal à dire
11 heures
Notre spécialiste, après tout, ne confond guère que le Niger avec la Somalie et il y a que quelques milliers de kilomètres entre Niamey et Mogadiscio. J'admets que tout le monde peut se tromper, mais non seulement il ne s'en rend pas compte mais nul ne s'aperçoit de cette bourde (c'est, de sa part, le cas de le dire !) dans son entourage de jouvenceaux hilares et débridés le matin, sans doute faute même, par ignorance de la géographie, de la percevoir.
Cette information étant sinon la plus importante du moment du moins la plus scandaleusement comique, je vous la livre immédiatement et je reviendrai un peu plus tard sur les affaires maliennes pour lesquelles il y a pas mal à dire
11 heures
Honni soit qui
Mali pense (suite)
« L'espoir
changea de camp, le combat changea d'âme ».
Si ce vers de
Victor Hugo figure dans le récit de la bataille de Waterloo (ce n'était pas
Grouchy mais Blücher !), les choses sont en train de changer au Mali où
l'opération "Serval" est à géométrie des plus variables. Entre nous,
drôle de nom pour une opération que celui d'un mini-félin africain plus proche
du chat que de son lointain cousin le lion, qui ronronne (comme le chat ce que
ne fait pas le cousin léonin), qui crache et surtout pisse toutes les deux
minutes !
Les militaires
en retraite érigés en experts (certains ont même ouvert boutique) ne quittent
plus écrans et micros. Selon eux, comme selon notre Président, l'intervention
française devait se situer au plan purement logistique et ne mettre guère en
œuvre que des troupes françaises stationnées en Afrique, au Tchad ou en Côte
d'Ivoire. Or voilà que nos médias se précipitent sur les mamans et les papas de
militaires qui s'envolent toutes affaires cessantes pour Bamako ; on nous
annonce soudain que 2500 soldats français seront engagés dans une opération qui
n'a plus rien de purement logistique. Si l'on ajoute qu'un nombre égal de
soldats africains serait envoyé au Mali par la Communauté de l'Afrique de
l'Ouest, ce n'est pas moins de 5000 ou 6000 hommes que vont devoir affronter le
pauvre millier de désormais "terroristes" qui occupaient le Nord et que les
bombardements auraient poussés à attaquer désormais le Sud..
Pour être simple
et pour ceux qui sont peu familiers avec la géographie du Mali, assez étonnante
d'ailleurs, cet Etat a la forme d'un immense sablier dont la partie haute (le Nord) est
bien plus grande que le Sud. Les djihado-terroristo-indépendantistes qui,
jusqu'à présent, ne se tenaient que dans la partie haute du sablier ont
désormais franchi son rétrécissement médian, en attaquant en particulier
Diabali qui est situé à l'ouest de Mopti, seule ville importante qui se situe,
en gros, juste sur la partie rétrécie du sablier malien.
On peut certes
s'interroger sur les raisons qui ont poussé les troupes du Nord à franchir
cette limite Nord-Sud et à attaquer le Sud. Nos retraités militaires devenus
experts comme un certain nombre de prétendus spécialistes du Mali suggèrent
qu'il y a là une erreur stratégique de leur part, ce que, personnellement (en
tant que "marsouin" deuxième classe de réserve), je ne crois absolument
pas. Ces prétendus experts soulignent que les premières frappes aériennes
françaises sur les villes du Nord occupées qui les auraient poussé à ces
attaques. Je n'en crois rien, pour la simple et bonne raison, qu'elles ont
semble-t-il commencé avant ces
frappes qui n'ont été qu'une riposte. En réalité, les responsables militaires de ces
islamistes ont choisi d'attaquer le Sud pour donner un but militaire et
idéologique à leurs troupes, qui, depuis quelques mois, ne cessaient de
s'opposer voire de s'affronter entre elles. C'est d'ailleurs là l'analyse de ce
journaliste anglophone que je citais hier et qui me paraît plus raisonnable que
nos prétendus experts.
Les troupes
maliennes ont une fois de plus montré à Diabali leur totale incapacité à
résister à des soldats expérimentés bien armés. En revanche, le combat tend à
devenir désormais très inégal tant sur le plan du nombre (5000 ou 6000 hommes du
côté de Bamako contre un gros millier chez les nordistes) comme des armements
(les Français disposent probablement d'une centaine de véhicules lourds, dont
des chars d'assaut qui d'ailleurs ne semblent pas une arme très adaptée aux
configurations du terrain, sans parler - et je l'ai vu de mes yeux - des
missiles anti-chars dont on voit mal l'utilité !). Ajoutons-y l'armada
aérienne qui rendrait la lutte totalement inégale, si elle se déroulait sur un
terrain favorable à de telles actions. En fait, et on le voit déjà, il est
infiniment probable que les nordistes vont engager le combat sur celui de la
guérilla dans un terrain qui leur est parfaitement familier.
Ce qui est le
plus curieux dans cette affaire est le début de la "guerre psychologique"
et là aussi nous sommes bien armés avec les "conseillers médias" de nos
forces ! On peut l'observer, à travers
en particulier des médias mauritaniens qui sont favorables aux islamistes du
Nord ; on y parle déjà, en effet de "retraits tactiques" ou de "replis
stratégiques", lorsque ces troupes du Nord sont obligées de se replier
devant les bombardements et bientôt les assauts. Tout cela cela fait penser à
la propagande allemande de la Deuxième Guerre Mondiale où les déculottées
teutonnes sur le front de l'Est devenaient, dans les médias hitlériens ou vichystes, des "replis
sur des positions préparées à l'avance »!
Quant aux
frappes et aux bombardements, c'est une arme à double tranchant. Si dans les
bombardements de Gao et deTombouctou, on a parlé d'une centaine de morts chez
les combattants djihadistes, il est peu probable que les populations civiles aient
été totalement épargnées ; il semble, en tout cas, du côté de Diabali, que les
nordistes aient commencé à prendre en otages des notabilités locales ainsi que
leurs familles qui serviront de "boucliers humains", sans parler des enlèvements en Algérie (un Français et cinq
Japonais) que j'apprends en écrivant ce blog!
"Quelle connerie
la guerre!", comme écrivait Prévert et chantait Barbara.
mardi 15 janvier 2013
Honni soit qui Mali pense (suite)
Dans Atlantico de ce jour, une citation d'Andy Morgan, un blogueur anglo-saxon connaisseur du Nord-Mali, dans un post publié trois jours avant l'intervention militaire française.
Comme vous pouvez le vérifier dans mers précédents textes, sa conclusion rejoint l'une des miennes qui était d'attendre que les factions indépendantistes et/ou djihadistes se battent entre elles au lieu de les attaquer. Voici un extrait de son texte :
"Peut-être qu'il n'y a pas besoin de défaire les groupes islamistes. Peut être qu'ils imploseront tout simplement sous la pression de leurs propres conflits internes. Peut-être que cette désintégration est aussi la raison de la décision de pousser vers le sud. Personne ne connait les politiques tribales fractionnées du Sahara mieux que lui [le chef d'Ansar Dine], et le souvenir de la désintégration de la rébellion touareg, après la signature du Pacte national en 1992, l'a marqué profondément. Il sait que l'inaction conduit à la désintégration. Si vous voulez unir vos troupes, partez en guerre, ou alors, provoquez l'ennemi pour qu'il vous attaque."
lundi 14 janvier 2013
Honni soit qui Mali pense (suite et, sans doute, pas fin)
C'est parti et
Dieu seul sait où cela va nous conduire !
Il y a déjà
quatre morts au moins du côté français et on en parle guère, alors que la
moindre victime en Afghanistan faisait les gros titres de la presse et
l'ouverture des journaux télévisés. Botus et mouche cousue !
Quant aux
dommages collatéraux, il va falloir s'y préparer car il y en
déjà...inévitablement. Si bombarder, pour la première fois, une colonne de 4x4
Toyota dans le désert, ne risque guère d'en provoquer, comme je le remarquais dans
un post précédent, il va en être tout autrement si l'on bombarde également désormais
des villes de l'importance de Gao. Il y a même là une conséquence double pour
ce qui concerne les populations civiles, puisqu'elles se mettent maintenant à
les fuir pour gagner le désert en espérant y être moins exposées.
Il est surtout à
craindre que les Islamistes, qui ne sont pas tombés de la dernière pluie et ne sans
doute pas totalement idiots, ont dû suivre les événements des guerres
précédentes et ont dû entendre parler des "boucliers humains" ; ils
ne vont pas tarder à mettre deux ou trois gamins du cru, ramassés au hasard ici
ou là, à bord de leurs Toyotas et à en regrouper dans leurs camps ou dépôts.
Voilà qui leur permettra de prendre désormais en photos avec leurs téléphones
portables des victimes civiles, de préférence des enfants, et d'alimenter la
presse mondiale qui pour le moment manque singulièrement d'images et s'en régalera.
Naturellement ce
ne sont pas les militaires qui fanfaronnent, en béret vert, devant les caméras qui
s'en soucient ! D'ailleurs la presse est plus à Bamako et que sur le terrain à
sept ou huit cent kilomètres an Nord, selon l'usage actuel des "envoyés
spéciaux" qui se gardent bien de s'approcher des terrains opérationnels).
Bien entendu, le
discours de notre président, au sortir du conseil de défense de l'Elysée, a été
tout à fait lénifiant et a surtout mis en évidence que la France n'a aucun
intérêt direct et personnel dans toute cette affaire. Il n'a évidemment parlé
ni des probables ressources pétrolières et gazières du Nord-Mali (car il est
peu probable que la frontière entre l'Algérie et le Mali soit également celle
des gisements de la première qui éviterait soigneusement de se faufiler jusque
dans le sous-sol du second) et moins encore du Niger. Cet Etat est, somme toute,
un enjeu beaucoup plus important pour la France que le Mali lui-même car non
seulement nous y trouvons l'uranium nécessaire à l'essentiel de notre
production électrique, mais également le minerai que nous nous sommes engagés à
fournir aux Etats auxquels nous vendons des centrales, en leur garantissant la
fourniture d'un combustible que nous n'avons pas ! Mais après tout, peut-être
ignore-on que le Mali et le Niger ont en commun une belle et très longue
frontière.
La seule chose
sûre en la circonstance est que, quel que soit le résultat final des courses,
c'est de toute façon la France, l'ancienne puissance coloniale, qui portera le
chapeau!
Inscription à :
Articles (Atom)