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lundi 19 novembre 2012

Vendée-Globe à tous les étages ou Nuit d'ivresse.


Je vous laisse le choix du titre :

Nuit de tempête que Météo France avait oublié de signaler par cette alerte orange pourtant si fréquente désormais.

Nuit d'ivresse (mais pas du tout "câline" comme dans la célèbre chanson et moins encore "d'amour").

 Nuit de tempête sur l'UMP, scrutin interne auprès duquel l'élection au poste de Premier Secrétaire du PS, il y a quelques années, apparaît désormais comme une douce rigolade. « Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr ! ». En fait, ce qui a manqué à l'UMP, c'est un candidat-stratège comme la maire de Lille (au fait, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, toutes les fois que j'entends l'expression « la maire de Lille », ça me fait penser à « la Mère Denis »; en outre, toutes deux lavent plus blanc, dans la grande tradition de propreté du Nord de la France).

Madame Aubry, voilà une femme qui sait y faire et on l'a encore vu récemment avec son Harlem qui pourtant n'était pas un objet de Désir ! A l'époque, étant elle-même candidate, elle avait eu prudente sagesse de gérer, de chez elle, cette élection ; elle jouait donc à domicile, ce qui lui a permis de retarder et d'arranger la publication des résultats jusqu'au moment où ils lui convenaient enfin. En somme, elle en a gardé sous le coude puisqu'elle avait encore sous le pied ses bonnes grosses fédérations du Nord et surtout des Bouches-du-Rhône !

Rien de tel à l'UMP ; un vrai foutoir ! Alors qu'on en était encore à compter les bulletins, vers minuit (le dit comptage, poursuivi après proclamation des résultats par les deux intéressés eux-mêmes, ayant été, pour finir, interrompu par la Commission bidule prétendument compétente à quatre heures du matin), les deux candidats avaient déjà annoncé leur élection respective. Le premier, sans s'embarrasser de chiffres, fonçant dans le brouillard comme toujours; le second, avec cette précision arithmétique (224 voix d'avance) qui passe pour donner crédibilité aux plus gros mensonges.

Si l'on veut bien se souvenir des affaires étasuniennes de Floride, on dira que ça se passe toujours comme ça partout dans le Midi et que ce n'est pas dans le Nord qu'on verrait ça, car, là, on a de bonnes vieilles traditions de fraude solide et bien organisée. Pour en revenir au Vendée-Globe, le FN et les Bleu Marine doivent se fendre la pêche devant l'esquif de l'UMP qui, loin d'avoir démâté comme d'autres,  a lui, au contraire, un skipper et un mât de trop, ce qui ne rend pas la navigation plus commode et plus sûre.

Il y avait nous disait-on en concurrence un organisateur et un homme d'Etat mais désormais, on se demande qui est qui.

Toutefois la vraie bonne grosse nouvelle de cette nuit d'ivresse est ailleurs. Mes coutumières insomnies m'ont permis d'apprendre, parmi les premiers et par le communiqué envoyé à l'Agence France-Presse par Audrey Pulvar elle même, qu'elle mettait un terme à ses relations avec son compagnon. Pour rester dans le lexique nautique, mieux vaut larguer avant d'être largué. On s'en fout mais comme disait ce matin ce brave Nicolas Canteloup : « Elle veut pu le voir !" ».

Que les spécialistes du PS me le confirment, Ségolène n'en avait-elle pas fait de même lors de je ne sais quelle élection ?

Personnellement, je pense que leur rupture date du moment, relativement récent, où Audrey s'est acheté les lunettes qu'elle arbore désormais de façon constante. Remarquez, c'est devenu une mode chez ceux et celles qui passent à la télé et qui, autrefois ôtaient leurs lunettes habituelles pour faire plus joli. Aujourd'hui, un certain nombre de nos journalistes affectent de porter lunettes, pensant sans doute, par la, donner un lustre intellectuel à leurs ignorances et leur inculture. Regardez ce brave Monsieur Delahousse, lui, le port des lunettes le détourne du maniement incessant de sa mèche ravageuse.

Ce sont ces lunettes qui ont sans doute révélé à Audrey Pulvar, quand elle a enfin découvert son Arnaud dans sa marinière, que ce dernier, en réalité, rêvait moins d'Arcelor que du Vendée Globe Challenge. Elle a donc noblement choisi de lui rendre sa liberté pour ne pas brimer son appétit du grand large. J'observe d'ailleurs aussi que, dans son message public et même médiatique de rupture, elle a eu la délicatesse de ne pas le nommer et de le désigner par cette périphrase officielle qu'on est bien obligé d'interpréter comme ironique : « le ministre du redressement productif ».

 Le plus curieux de l'affaire est que, meublant mes insomnies par l'écoute nocturne de France-Info qui ressasse sans cesse les mêmes messages, j'ai constaté que la nouvelle très officielle de l'annonce de la rupture du couple par Audrey que j'avais entendue et réentendue jusque vers quatre heures du matin, avait disparu des nouvelles de la nuit au bulletin de 4 heures et demie. Si endormis que soient les permanents de France Info qui ont la charge nocturne de l'antenne, ils ont dû finir par comprendre l'incongruité du voisinage entre les morts de Gaza et les péripéties pipolesques du couple journalistico-ministériel et percevoir que cela faisait presque aussi désordre que les élections à l'UMP.

 "Ah quelle nuit!" comme chantait feu Sacha Distel.

 

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